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dimanche 25 janvier 2026

6.10 - MON AVIS SUR LE FILM JE SUIS VIVANT DE ALDO LADO (1971)

 


Vu le Film Je Suis Vivant de Aldo Lado (1971) avec Jean Sorel Ingrid Thulin Barbara Bach Mario Adorf Fabijan Sovagovic José Quaglio Luciano Catenac À Prague, une nuit, le corps d'un journaliste américain, Gregory Moore, est découvert dans un parc. Bien que déclaré mort par les médecins, il est toujours vivant mais il est plongé dans un état de catalepsie. Incapable de bouger ni de parler, il ne peut que se rappeler ce qui lui est arrivé... 

Petit à petit, son esprit lui délivre des flash. Il enquêtait sur la disparition inquiétante de sa petite amie, Mira. Il a découvert qu'elle n'est pas la première à disparaître sans laisser de traces et que d'autres femmes sont portées disparues. Il se souvient que son enquête l'a mené vers le « Klub 99 », un club de musique. 

Malgré l'absence de rigidité cadavérique, les médecins ont déjà programmé son autopsie. Gregory peut-il se souvenir de tout et, surtout, se réveiller à temps avant qu'il ne soit trop tard ?  

Je suis vivant est unanar galactique gros nanar un giallo italo-ouest-germano-yougoslave  mais pas du bon côté de la Force. Pas le nanar sympathique qu’on défend avec tendresse, non : le mauvais, celui qui accumule les erreurs avec un sérieux plombant. Un film raté de bout en bout, mal joué, mal réalisé, et surtout porté par un scénario aussi prometteur sur le papier qu’insipide à l’écran. 

L’idée de départ pourrait être géniale : un journaliste américain déclaré mort, allongé sur une table d’autopsie, conscient mais incapable de bouger, hurlant intérieurement qu’il est vivant. Sur le papier, c’est du pur cauchemar existentiel. À l’écran, c’est un supplice… pour le spectateur. Le film étire ce concept sans jamais savoir quoi en faire, répétant les mêmes situations jusqu’à l’épuisement, sans tension, sans rythme, sans imagination. 

La réalisation d’Aldo Lado est plate, fonctionnelle au pire sens du terme. Aucune atmosphère, aucun sens du suspense, aucun travail sur l’angoisse pourtant évidente du sujet. La caméra enregistre, elle ne raconte rien. Les scènes censées être oppressantes deviennent interminables, et celles qui devraient relancer l’intrigue tombent à plat. 

Le jeu des acteurs est à l’avenant : approximatif, souvent mauvais, parfois carrément gênant. Personne ne semble croire à ce qu’il raconte, et quand le héros ne peut ni parler ni bouger, ce n’est même pas un choix artistique fort : c’est presque une métaphore du film lui-même, inerte, incapable de provoquer la moindre émotion. 

Le scénario est un gloubi-boulga confus de flics inefficaces, de sociétés secrètes ridicules, de complotisme en carton-pâte et de nudité gratuite, placée là par automatisme, comme une clause contractuelle du cinéma des années 70. Rien n’est creusé, tout est survolé, et chaque piste ouverte mène à une impasse narrative. 

On sent un film qui se prend terriblement au sérieux, persuadé de livrer un thriller métaphysique, alors qu’il n’offre qu’un enchaînement de scènes molles, mal articulées, sans montée dramatique ni payoff. Même le final, censé apporter une forme de résolution, arrive trop tard et trop faiblement pour sauver quoi que ce soit. 

Je suis vivant n’est pas un nanar attachant : c’est un ratage complet, un exemple parfait de concept gâché, de cinéma bis sans imagination ni folie salvatrice. Un film qui aurait pu hurler « It’s alive ! »… mais qui reste désespérément mort. 

NOTE ;: 6.10

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