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mardi 30 juin 2026

CINEMA DE QUARTIER : LE LOUXOR PARIS 10EME

 


Dans le cadre des Salles de Cinéma de ma Vie , je vous propose le Cinéma Le Louxor véritable institution du quartier de Barbès à Paris 10ème où il fait l'angle du Boulevard de la Chapelle et du Boulevard de la Chapelle

J'ai connu ce cinéma en deux temps plus souvent au début avec découverte de Cinéma Bis comme au Trianon (Western spaghetti , film d'aventure) puis à la fin de sa carrière où j'ai découverts quelques films Indiens, du Maghreb ou Turques , nouvelles cartes de ma cinéphilie

C'est jusqu'à la seconde guerre mondiale l'un des cinémas d'exclusivité les plus prestigieux de Paris, dont la façade évoque un palais égyptien, et dont la salle est immense avec ses 1200 places et ses deux balcons. 
 
Dans les années 60, le Louxor propose en majorité des films français et quelques superproductions américaines. 
 
A partir de septembre 1967, le Louxor s'oriente vers le cinéma "bis", proposant alors des péplums, des films d'aventure, des westerns... 
 
Peu de temps avant la fin de sa carrière, le Louxor change de cap et se spécialise dans les films orientaux en version originale, étant alors massivement fréquenté par la population immigrée nombreuse dans ce quartier populaire. 

 

Après sa fermeture, l'emplacement devient en novembre 1986 une boîte de nuit antillaise, la "Dérobade", vite remplacée par une immense boîte de nuit "gay", le "Mégatown", qui fermera ses portes au bout de quelques années... 
 

Classé monument historique depuis 1981 (façades et toitures seulement, hélas...), il entre ensuite dans une profonde période de léthargie, devenant pour de longues années la propriété du groupe voisin "Tati" qui craignait qu'un commerce vienne concurrencer ses magasins ! 
 
Le Louxor a été acheté en 2003 par la Mairie de Paris, afin de redonner une vie future à ce lieu emblématique. 
 
Après trois années de travaux de réhabilitation, débutés en 2010, le cinéma "Louxor" renaît à la vie avec l'ouverture le 17 avril 2013 d'un établissement art et essai de trois salles (342, 140 et 74 places), et devient un haut lieu de la vie culturelle du quartier Barbès. 

 

Le "Louxor" d'avant rénovation a inspiré l'artiste-peintre Claude-Max Lochu, merci à lui pour la transmission de cette œuvre ! 
 


 

samedi 20 juin 2026

MES CINEMAS DE QUARTIER : AUTEUIL BON CINEMA (40 RUE FINTAINE PARIS 16)


 Je continue mon chemin des #CinémademaVie, avec un cinéma particulier dans mes souvenirs. Il était une fois un petit ado (moi) qui, à l'âge de 13 ans, en mars 1970, s'est retrouvé devant une porte en fer qui était, dans mon imaginaire, celle d'une prison. Il s'agissait des #OrphelinsdAuteuil, à Paris, au 16 rue Fontaine.


On ne m'avait pas prévenu, mais ma mère, hospitalisée pour de graves problèmes de santé, et comme mon grand frère avait quitté la maison, il ne restait plus que moi et mon frère de 10 ans. Le mieux, c'était donc cet établissement, où j'ai passé trois mois. Comme tout ado, dès qu'on nous enferme, on s'imagine plein de choses, et il fallait aussi des moments d'évasion.

Ces moments d'évasion, tous ces adolescents avaient le droit de les vivre dans une salle de cinéma attenante au foyer.

Et ce cinéma, c'était le #AuteuilBonCinéma, situé au 40 rue Fontaine (aujourd'hui rue La Fontaine). Créé par le Père Daniel Brottier, directeur de l'Œuvre des Orphelins-Apprentis d'Auteuil, le cinéma « Auteuil-Bon Cinéma » a été inauguré le 2 octobre 1927.

Précédemment, quelques projections épisodiques de films avaient été organisées dès l'année 1924, dans le but de distraire les garçons de 13 à 18 ans hébergés dans cette institution catholique.

Au fil du temps, les projections s'élargissent aux bienfaiteurs, aux familles des enfants et aux voisins du quartier, et les séances deviennent bimensuelles puis hebdomadaires en 1926.

Très sollicitée pour l'ouverture d'une salle de cinéma pérenne où voir des films en toute sécurité morale, l’Œuvre décide de créer un « Bon Cinéma », ouvert à tous, dans un vaste local d'une ancienne chapelle désaffectée pouvant accueillir 580 spectateurs.

Tous les dimanches, deux séances sont organisées : une matinée à 15 h 30 et une soirée à 20 h 30. (Nous, on y allait le matin, le week-end, surtout pour les internes qui ne sortaient pas, ce qui était mon cas.)

Devant le succès rencontré, d'autres séances sont par la suite proposées le jeudi et le samedi.

L'« Auteuil-Bon Cinéma » poursuivra son activité jusqu'au mois de juin 1977, année de sa fermeture pour raisons économiques, ne pouvant plus faire face à la concurrence des salles commerciales parisiennes...

Personnellement, je me souviens d'une séance, celle du film #Hibernatus avec Louis de Funès (pourquoi, mystère).

J'y suis resté trois mois et, à la rentrée, je retrouvais mon collège.

Voilà une pépite de la vie cinématographique.

(source Ciné Façades)

mardi 29 septembre 2020

MES SALLES DE QUARTIR : LE TRIANON (BOULEVARD DE ROCHECHOUART A PARIS)

 


Aujourd'hui dans le cadre des Cinémas de Quartier qui ont fait ma cinéphilie, je vais vous parler d'un endroit mythique de Paris, classé à l'inventaire des monuments historiques, le Trianon situé sur le Boulevard Rochechouart à proximité du Métro Anvers a été un moment de ma vie, un des endroits que je fréquentais quand il a été en format "salle de cinéma" ;

Amusant de proximité avec L'Elysée Montmartre haut lieu du catch en France dans les années 60/70, aujourd'hui la jeunesse branchée de Paris et de province vient se distraire de concerts (Indochine, BB Brunes, Stromae) mais également avec des pièces ou des spectacles modernes.

Mais il y a un temps, ou ce fut différent : Le Trianon a été créé en 1894, un théâtre à l'Italienne avec ses deux Balcons et son plafond haut et large, des piliers tout du long de la salle, il pouvait accueillir jusqu'à 1000 personnes dans une salle en longueur mais également large, bien différente des cages à lapins que nous propose certains circuits.

Au début il s'appelait Trianon Concert et a changé plusieurs fois de nom avant de devenir Le Trianon. Mais cela n’a pas duré longtemps un incendie important dévasta la salle ainsi en partie son voisin et il sera reconstruit et ouvrira de nouveau en 1902, avant la guerre il se spécialisera sur le Music-Hall avec des artistes comme Fréhel, Guibert ou Pierre Dac.

Puis avant la guerre et pendant 40 ans, la Salle sera un Cinéma un des plus côtés de Paris sa situation proche de Pigalle et en bas de Montmartre lui faisait attirer de nombreux spectateurs qui appréciaient la grandeur de cette salle et son grand écran, on était dans la même configuration que le Grand Rex avec ses deux balcons (pas la même déco) et des coursives et escalier assez incroyables pour un cinéma.

Moi je l'ai connu dans les années 70 , à mon arrivée avec ma mère et mon frère dans ce quartier où ma mère avait emménagée , enfin plein de cinéma près de la maison , une faune colorée et bonne enfant , une autre époque , entre Place Clichy et Barbés une dizaine de cinéma, presque tous du même côté de la rue, très fréquenté par des jeunes comme moi, où on pouvait voir au Trianon beaucoup de films d'aventures, pas en avant-première, mais on s'en foutait un peu et puis le cinéma s'est spécialisé dans les Films de Kung-fu que l'on découvrait , comme les westerns Spaghettis , on découvrait des Bruce Lee, Franco Nero, Terence Hill et Bud Spencer du vrai cinéma de quartier où on avait pas besoin de réfléchir.

Pas des chefs d'œuvres ok mais combien d'acteurs plus connus après qu'on a découvert ici, comme des Eastwood, Bronson où Van Cleef.

Une petite partie de ma vie de passionnée cinématographique a été conçu dans ce type de lieux

Vers le milieu des années 80, le cinéma ferma comme tous les autres du quartier, mais lui n'ai jamais devenu un multiplexe et garda ses ors pour ceux qui l'ont racheté et en ont fait un des hauts lieux de la culture branchée de Paris, comme l'Elysée Montmartre, La Cigale ou Le Divan du Monde.

 





 










vendredi 5 juin 2020

* MES CINEMAS DE QUARTIER : LE MAXEVILLE PARIS 9ème

Salle 7 - Dans le cadre des cinémas de ma jeunesse, je vous propose Le Maxéville qui se trouvait au fameux 14, Boulevard Montmartre Paris 9ème, je dis fameux car cette adresse à toute une histoire que le cinéma qu'une étape banale.
Car avant d'être brièvement un cinéma dans les années 70 et pas un cinéma porno (quoique) était un des premiers multiplexes qui en finissait avec les cinémas de quartier, en présentant en exclusivité les nouveautés de la semaine, mais ce n’est pas dans ce cinéma qu'on pouvait voir le cinéma du Nouvel Hollywood, non on était plus dans le cinéma français de bonne intention mais aussi de bons nanars des familles et des films érotiques c'est pour cela que j'ai dit quoique. C'est là que j'ai vu Bilitis par exemple ou Tendres Cousines de David Hamilton avec un acteur Jean Rougerie dont je m'étonnais de sa présence dans ce type de film.
Le Cinéma que je connaissais bien, car il était en face du début de la rue Vivienne , ou j'ai travaillé dans les années 80 avec le lieu saint de mon métier La Bourse de Paris, il avait le droit donc à la clientèle des jeunes commis d'Agent de Change qui pullulait dans le quartier et qui en sortant du boulot venait se faire une toile.
Mais à cette adresse depuis le début du siècle avait en sein, l'une des plus grandes brasseries de Paris avec une envergure de hauteur impressionnante (qu'on a perdu en créant les salles de cinéma) et un décorum début du siècle qui faisait très chic, un peu du style La Coupole à Montparnasse, La Grande Maxeville du nom de cette brasserie a été un monument dans son genre, faisant aussi café-concert , voir cabaret, et les plus grands noms du théâtre y venaient dîner surtout dans cette brasserie sur le Boulevard du Crime , à cause des théâtres qui présentaient beaucoup de pièce policière.
Mais la brasserie devenait ringarde et son propriétaire en avait un peu marre de ses longues années de labeur, la brasserie devint donc ce fameux cinéma avec en devanture un café et le cinéma au fond d'une galerie. Ce qui faisait qu'il restait un peu isolé, sans ses habitués, j'ai dû voir au tout et pour tout une dizaine de films ici, préférant de loin le Grand Rex.
Les salles en longueur et peu de sièges en largeur ne donnait pas un son, et il y faisait très chaud, le plafond étant bas, l'écran non plus était pas d'une grande hauteur, pas un cinéma que j'appréciais beaucoup mais que j'ai fréquenté.
Mais comme les autres  voyaient plus grand (Gaumont, UGC), il a dû fermer dans la fin des années 80 et fut remplacé un temps par trois ambassades de pays de l’est ;
Mais heureusement le statut de cette adresse est revenu à la mode grâce à l'installation dans ces mêmes lieux avec tout l'espace de la Grande Maxéville, le fameux Hard Rock Café, que j'ai eu plusieurs fois la chance de fréquenter.
Ancien temps pour moi qui intègre mon activité professionnelle et mon amour du cinéma
2b2f1.jpgmaxeville154.jpgmaxeville137.jpgmaxeville147.jpgParis disparu… La Grande Maxéville | PARIS SECRET ET INSOLITEHard Rock Cafe - Restaurant, 14 boulevard Montmartre 75009 Paris ...HRC Paris de Hard Rock Café Paris | Photo 8