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samedi 30 mai 2026

12.90 - MON AVIS SUR LE FILM VOL DE NUIT POUR LOS ANGELES DE JOHN TRAVOLTA (2026)

 


Vu le Film Vol de Nuit pour Los Angelès de John Travolta (2026) avec Clark Shotwell Kelly B.Eviston Olga Hoffman Ella Bleu Travolta John Travolta (narrateur)


Durant l'« âge d'or » de l'aviation commerciale américaine, un garçon de 8 ans nommé Jeff, passionné d'avions, entreprend un voyage transcontinental vers Hollywood avec sa mère. Le voyage va être une aventure inoubliable pour le jeune garçon : les repas à bord, les charmantes hôtesses de l'air, des escales imprévues, passagers originaux et excentriques ainsi que la découverte de la première classe

Y a des films qui ressemblent à un album de photos rempli de souvenirs, un peu jaunis sur les bords, avec des coins cornés et cette odeur de grenier. Vol de Nuit pour Los Angeles (ou Propeller One-Way Night Coach en VO), c’est exactement ça. John Travolta, alias Zucko pour les vieux de la vieille qui l’ont découvert dans Grease, a enfin passé derrière la caméra pour son premier long – enfin, court, il dure à peine 1h01. Il l’a écrit, réalisé, produit et même narré, d’après son propre roman pour enfants de 1997. Et franchement, ça se sent.

On suit Jeff, un gamin fan d’avions jusqu’à l’obsession (Clark Shotwell, un petit nouveau qui fait le job avec des yeux qui brillent comme des phares d’atterrissage). Sa mère (Kelly Eviston-Quinnett) l’emmène pour un vol unique de nuit vers Los Angeles, direction Hollywood. On est en plein âge d’or de l’aviation, celui des stewards classe, des repas servis avec le sourire, des hublots qui font rêver et des passagers un peu plus grands que nature.

Pas de méchant, pas d’explosion, pas de course-poursuite. Juste un voyage qui devient l’aventure d’une vie.Travolta glisse clairement du vécu là-dedans. Lui qui pilote ses propres zincs depuis des décennies, qui a toujours eu cette passion chevillée au corps, il raconte à travers ce môme ce qu’il a dû ressentir la première fois qu’il a décollé. On pense direct à lui : le gosse qui rêve de voler, qui regarde les nuages comme d’autres regardent les étoiles, et qui finit par atterrir à Hollywood pour de vrai.

C’est mignon, un peu naïf, presque trop gentil pour le cinéma d’aujourd’hui. Mais c’est pile ce qui fait son charme.Le casting est tout en douceur : la mère ancre le truc dans le réel, les hôtesses de l’air (dont sa fille Ella Bleu Travolta) apportent cette touche vintage charmante, et les passagers secondaires donnent des couleurs sans jamais voler la vedette. Travolta en voix off (Older Jeff) relie tout avec une nostalgie bien dosée, sans tomber dans le pathos. C’est comme s’il feuilletait son propre album photo en nous le montrant : « Tiens, regarde, c’est là que tout a commencé.

»Oh, y en a qui vont tomber dessus, crier au film de grand-père, dire que c’est trop lent, trop sucré, trop « feel-good » pour 2026. Moi je le trouve sympa et mignon. Un film sans violence mais bourré de rêves, entre le ciel et les projecteurs d’Hollywood. Naïf ? Oui. Mais dans un monde où tout explose à l’écran, ça fait du bien de simplement voler un peu, les yeux écarquillés comme un gamin. Travolta ne révolutionne rien, il partage juste sa passion.

Et quelque part, c’est déjà énorme. Si t’aimes les histoires simples qui sentent l’enfance et l’essence d’avion, monte à bord. C’est court, ça passe vite, et tu redescends avec un petit sourire. Pas un chef-d’œuvre, juste un joli vol de nuit. Et parfois, c’est tout ce qu’il faut.

NOTE : 12.90

FICHE TECHNIQUE

  • Réalisation : John Travolta
  • Scénario : John Travolta, d'après son roman Propeller One-Way Night Coach
  • Musique : Tim Aarons, Alec Puro et Eric Meyers
  • Décors : Chelsea Turner
  • Photographie : Paul de Lumen
  • Montage : Mark J Marraccini et Adam Varney
  • Costumes : Camille Jumelle
  • Production : John Travolta, Jason Berger et Amy Laslett
  • Sociétés de production : JTP Productions et Kids at Play
  • Société de distribution : Apple TV

DISTRIBUTION

TOP REALISATEUR : MON TOP30 DU REALISATEUR BERTRAND TAVERNIER (1941-2021)


 Voici le Récapitulatif de mon #TOP30 des Films du Réalisateur et Scénariste #BertrandTavernier


1 Le Juge et l'Assassin
2 Voyage à Travers le Cinéma Français
3 Que la Fête Commence
4 Le Vie et Rien d'Autre
5 Capitaine Conan
6 L'Horloger de Saint Paul
7 Autour de Minuit
8 L627
9 Coup de Torchon
10 Une Semaine de Vacances
Un Dmande à la Campagne
11 La Mort en Direct
12 Quai d'Orsay
13 L'Appât
14 Ca Commence Aujourd'hui
15 La Princesse de Montpensier
16 Dans la Brume Electrique
18 Des Enfants Gâtés
19 La Passiobn Béatrice
20 Daddty Nostalgie
21 Laissez-Passer
22 La Guerre sans Nom
23 La Fille de D'Artagnan
24 Holy Lola
25 Les mois d'avril sont meurtriers (S)
26 Lucifer et Moi (S)
27 Coplan ouvre le Feu (S)
28 Mon Père m'a Sauvé la Vie (S)
29 Capitaine Singrid (S)
30 La Trace (S)

vendredi 29 mai 2026

14.50 - MON AVIS SUR LE FILM WORDS OF WAR DE JAMES STRONG (2025)

 


Vu le Film Words of War de James Strong (2025) avec Maxine Peake Ciaran Hinds Oscar Isaacs Naomi Battrick Harry Lawley Ellie Bamber Alec Newman Ben Miles


Anna Politkovskaïa est une journaliste et militante des droits humains qui multiplie les reportages en terrain dangereux, notamment en Tchétchénie durant la guerre. Elle alerte également sur la corruption et les violations des droits de l'homme dans la Russie de Vladimir Poutine. Après de multiples intimidations, elle est assassinée par un tueur à gages le 7 octobre 2006, dans son immeuble de Moscou.

Words of War de James Strong, quel film puissant ! Pour un premier long métrage, le réalisateur nous livre un récit tendu, vibrant, qui suit pas à pas le parcours courageux d’Anna Politkovskaïa. On part de sa couverture de la seconde guerre de Tchétchénie, ces conflits absurdes gonflés pour flatter l’ego d’un pouvoir sans limite, jusqu’à son assassinat le 7 octobre 2006 dans son immeuble à Moscou. Une balle dans l’ascenseur, comme un avertissement sanglant à tous ceux qui osent dire la vérité.

Words of War de James Strong, quel film puissant ! Pour un premier long métrage, le réalisateur nous livre un récit tendu, vibrant, qui suit pas à pas le parcours courageux d’Anna Politkovskaïa. On part de sa couverture de la seconde guerre de Tchétchénie, ces conflits absurdes gonflés pour flatter l’ego d’un pouvoir sans limite, jusqu’à son assassinat le 7 octobre 2006 dans son immeuble à Moscou. Une balle dans l’ascenseur, comme un avertissement sanglant à tous ceux qui osent dire la vérité.

Le film montre avec force comment cette journaliste russe a passé sa vie à dénoncer les exactions, les mensonges d’État, les horreurs commises au nom de la raison d’État. Et ce qui frappe, c’est la terrible actualité : les mêmes méthodes, les mêmes silences forcés, les mêmes répressions qu’on retrouve aujourd’hui avec la guerre en Ukraine. Rien n’a vraiment changé. James Strong réussit à rendre palpable ce courage insensé des reporters de guerre qui risquent leur peau chaque jour, pas pour la gloire, mais par pure conviction.Maxine Peake est absolument parfaite dans le rôle d’Anna

Elle porte le film sur ses épaules avec une justesse, une intensité et une humanité qui te clouent au fauteuil. On sent la fatigue, la peur, la rage contenue, mais aussi cette détermination inébranlable. Grâce à elle, le sujet pourtant électrique devient viscéral. On apprend énormément sur le fonctionnement du pouvoir russe, sur les coulisses du métier de grand reporter sur le front, sur cette solitude du journaliste qui voit l’horreur de près et refuse de se taire.Words of War est un très beau complément au documentaire Lettre à Anna d’Eric Bergkraut.

Là où le doc posait les faits, le film les incarne, les fait respirer. C’est du cinéma engagé sans être lourd, passionnant du début à la fin, qui te remue sans jamais tomber dans le pathos facile.Et puis cette dernière pensée qui reste en tête : pensez à tous ces journalistes tués à travers le monde, pas pour leurs opinions, mais simplement parce qu’ils nous informent. Pensez à fermer vos fenêtres… une chute est vite arrivée par accident !Franchement, pour un premier film, James Strong tape très fort.

Il met en lumière une héroïne trop peu connue du grand public et nous rappelle pourquoi la liberté de la presse n’est pas un luxe, mais un combat quotidien. Un film indispensable, prenant, intelligent et superbement interprété. Maxine Peake y est magistrale, le scénario tient la route, la tension ne retombe jamais. Allez le voir, vous ressortirez secoués, mais plus lucides. Words of War fait partie de ces films qui comptent. Du très beau travail.

NOTE : 14.50

FICHE TECHNIQUE

  • Réalisation : James Strong (en)
  • Scénario : Eric Poppen[]
  • Direction artistique : Martins Eiduks
  • Costumes : Nigel Egerton
  • Directeur de la photographie : Mike Eley
  • Montage : David Charap
  • Musique : Snorri Hallgrímsson
  • Production : Miriam Segal, Mark Maxey[], Kia Jam, Paul Brennan[]
  • Production déléguée : Sean PennEric Swalwell[, Rick Crumly, Stefanie Scott[], Matthew Shredder, Grant Mohrman, Alexandra Bell[3]
  • Coproduction : Forma Pro Films
  • Sociétés de production : Rolling Pictures, Good Film Collective[], K Jam Media
  • Sociétés de distribution :
  • Pays de production : Drapeau des États-Unis États-UnisDrapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni

DISTRIBUTION