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lundi 29 juin 2026

10.90 - MON AVIS SUR LE FILM QUEEN OF THE DEAD DE TINA ROMERO (2025)


 Vu le Film Queen of the Dead de Tina Romero (2025) avec Katy O'Brian, Margaret Cho, Jack Haven Cheyenne Jackson Nina West Jaquel Spivey


Queen of the Dead de Tina Romero porte un nom qui sonne comme un héritage. Fille du maître des morts-vivants George A. Romero, Tina préfère troquer le désespoir de papa contre une fête queer haute en couleur où les paillettes servent autant à briller qu'à survivre.


L'histoire nous entraîne dans une ville envahie par une horde de zombies aussi décérébrés qu'agressifs. Pour leur tenir tête, une bande de Drag Queens et de personnages issus de la communauté LGBTQI+ vont devoir oublier leurs querelles, sortir les talons, les perruques, le maquillage... et les armes. Une guerre où le glamour croise les tripes, où le cabaret devient un champ de bataille.


Le scénario, soyons francs, n'est pas la partie la plus vivante du film. Il recycle beaucoup de situations vues et revues dans les films de zombies et ne réserve que peu de surprises. Mais là n'est finalement pas l'essentiel. Tina Romero mise davantage sur l'énergie de son casting composé en grande partie d'acteurs et d'actrices issus du monde LGBTQI+, qui donnent au film une sincérité et une générosité communicatives.


Les affrontements entre ces Drag Queens flamboyantes et des zombies pas moins excentriques provoquent quelques vrais éclats de rire. C'est souvent l'accumulation des excès qui fonctionne : plus c'est outrancier, plus cela devient drôle. Le film assume totalement son côté kitsch et ne cherche jamais à s'en excuser.


Derrière les litres d'hémoglobine et les boas à plumes se cache un message très clair. Ces zombies ressemblent davantage à des fachos qu'à de simples morts-vivants. Ils incarnent l'intolérance, la haine de l'autre, tous ceux qui voudraient voir disparaître celles et ceux qui vivent autrement. Face à eux, des personnes qui, dans la vraie vie, doivent encore trop souvent se battre pour exister.


Queen of the Dead ne révolutionnera certainement pas le cinéma de zombies, mais il possède suffisamment de personnalité pour défendre son propre territoire. Chacun y trouvera son combat. Certains y verront une série B délirante, d'autres une satire politique, d'autres encore un cri de ralliement emballé dans des paillettes et du faux sang.


Un film imparfait, parfois maladroit, souvent excessif, mais qui préfère l'extravagance à la tiédeur. Et après tout, entre des zombies qui pensent en ligne droite et des Drag Queens qui répondent avec humour, panache et talons aiguilles... mon camp est vite choisi.


NOTE : 10.90

FICHE TECHNIQUE

Directed byTina Romero
Written by
  • Tina Romero
  • Erin Judge
Produced by
  • Matthew Lee Miller
  • Natalie Metzger
Starring
CinematographyShannon Madden
Edited byAden Hakimi
Music byBlitz//Berlin
Production
companies
Distributed by
  • Independent Film Company
  • Shudder

DISTRIBUTION





TOP REALISATEUR : MON TOP 15 DU REALISATEUR JOHN STURGES

 


Récapitulatif de mon TOP15 des Films de John Sturges 


1 Un Homme est Passé

2 La Grande Evasion

3 Les 7 Mercenaires

4 Règlements de Comptes à OK Corral

5 Le Viel Homme et la Mer

6 Destination Zebra Polaire

7 L'Aigle s'est Envolé

8 Le Dernier Train de Gun Hill

9 Fort Bravo

10 Le Signe du Bélier

11 Joe Kidd

12 Les 3 Sergents

13 Chino

14 La Proie de Vautouyr

15 Le Trésor du Pendu

TOP REALISATEUR : MON TOP 15 DE HOWARD HAWKS


 Mon TOP15 des Films du Réalisateur Howard 
Hawks 


1 Rio Bravo

2 El Dorado

3 Le Grand Sommeil

4 Le Port de l'Angoisse

5 Le Banni

6 Rio Lobo

7 Seuls les Anges ont des Ailes

8 L'Impossible Monsieur Bébé

9 Hatari

10 La Captive aux yeux claires

11 Les Hommes Préférent les Blondes

12 La Rivière Rouge

13 Sergent York

14 Les Chemins de la Gloire

15 Viva Villa

dimanche 28 juin 2026

16.20 - MON AVIS SUR LE FILM LES HOMMES PREFERENT LES BLONDES DE HOWARD HAWKS (1954)

 


Vu le Film Les Hommes Préfèrent les Blondes de Howard Hawks (1954) avec Marilyn Monroe Jane Russel Elliot Reid George Foghorn Winslow Tyalor Holmes Tommy Noonan


Lorelei et Dorothy, deux ravissantes danseuses de music-hall, partagent la même passion pour les hommes. Dorothy aime les collectionner pour leur charme tandis que Lorelei ne voit en eux que le plus court chemin entre elle et les diamants qui sont ses seuls véritables amis.

Les Hommes préfèrent les blondes est de ces comédies musicales qui ne vieillissent jamais. Un feu d'artifice de couleurs, de chansons, de charme et d'élégance, porté par un immense Howard Hawks qui prouve une fois de plus qu'il pouvait tout filmer avec une facilité déconcertante. Derrière cette apparente légèreté se cache une mécanique de précision où chaque gag, chaque dialogue, chaque numéro musical tombe juste.

Adapté du best-seller d'Anita Loos, le film nous entraîne dans les aventures de deux danseuses de cabaret, Lorelei Lee et Dorothy Shaw. Deux amies inséparables qui embarquent pour une traversée de l'Atlantique en direction de Paris, où Lorelei doit épouser le richissime Gus Esmond. Mais entre un détective privé chargé de la surveiller, des admirateurs qui se bousculent, quelques diamants très convoités et une succession de quiproquos irrésistibles, le voyage va rapidement prendre des allures de chasse aux hommes... et surtout aux bijoux !

Tout oppose pourtant nos deux héroïnes. D'un côté, la blonde Marilyn Monroe incarne Lorelei, aussi ingénue en apparence que redoutablement intelligente lorsqu'il s'agit de flairer les millionnaires. De l'autre, la brune Jane Russell compose une Dorothy plus indépendante, ironique, les pieds sur terre, qui préfère séduire par son caractère que par les pierres précieuses. Aussi différentes que leurs couleurs de cheveux, elles partagent pourtant un point commun évident : elles plaisent toutes deux aux hommes... et il y a largement de quoi ! Incendiaires, pulpeuses, irrésistibles, elles illuminent littéralement l'écran.

Le plus savoureux reste cette irrésistible course aux hommes où, finalement, le plus court chemin pour arriver jusqu'aux diamants semble bel et bien passer par le mariage ! Le film s'amuse constamment avec les clichés sans jamais tomber dans la vulgarité, préférant l'humour, l'élégance et un second degré délicieux.

Howard Hawks orchestre tout cela avec une fluidité incroyable. Son sens du rythme est exemplaire et il ne laisse jamais retomber l'énergie. Les dialogues pétillent, les situations s'enchaînent avec une légèreté permanente et les décors éclatants offrent un écrin parfait à cette fantaisie musicale.

Mais impossible d'évoquer Les Hommes préfèrent les blondes sans parler de ses chansons devenues immortelles. « Diamonds Are a Girl's Best Friend » dépasse largement le simple numéro musical : c'est une scène entrée dans la légende du cinéma. Marilyn Monroe y devient une véritable icône, rayonnante dans sa robe rose devenue mythique, entourée d'une chorégraphie somptueuse qui inspirera des générations d'artistes. Ce numéro résume à lui seul toute la magie hollywoodienne.

Et que dire de « Ain't There Anyone Here for Love? », autre morceau de bravoure absolument fabuleux où Jane Russell fait preuve d'une présence scénique extraordinaire au milieu d'une équipe de sportifs sculpturaux davantage occupés à admirer leurs muscles que les femmes qui les entourent. Un renversement des codes aussi drôle qu'inventif, servi par une mise en scène brillante.

Les deux comédiennes donnent tout ce qu'elles ont. Sans conteste, elles sont absolument parfaites. Marilyn Monroe trouve ici l'un de ses rôles les plus emblématiques, mêlant sensualité, humour et autodérision avec une facilité déconcertante. Jane Russell lui offre une réplique idéale, plus malicieuse, plus mordante, mais tout aussi magnétique. Leur complicité fait merveille et constitue le véritable cœur du film.

Les amateurs de cinéma pourront d'ailleurs s'amuser à repérer, le temps d'un bref plan parmi les danseurs, un tout jeune George Chakiris, futur Oscar du meilleur second rôle grâce à West Side Story. Un clin d'œil savoureux pour les cinéphiles.

La photographie éclatante, les costumes somptueux, les chorégraphies raffinées et les décors flamboyants transforment chaque séquence en véritable tableau vivant. La beauté faite femmes, tout simplement. Tout respire le glamour, le plaisir du spectacle et cette insouciance propre au grand Hollywood des années 50.

Ce qui frappe surtout, c'est que sous ses airs de simple divertissement, le film joue constamment avec les apparences. Lorelei passe pour une écervelée alors qu'elle comprend parfaitement le fonctionnement du monde. Dorothy se veut plus romantique mais ne manque jamais une occasion de remettre les hommes à leur place. Hawks ne juge jamais ses personnages ; il les regarde avec une tendresse amusée.

Enlevé, coloré, entraînant, drôle, romantique et délicieusement irrévérencieux, Les Hommes préfèrent les blondes demeure une référence absolue de la comédie musicale hollywoodienne. Un film où chaque chanson est inoubliable, chaque numéro est un enchantement, chaque sourire illumine l'écran.

Et lorsque le générique tombe, une seule certitude demeure : les diamants sont peut-être les meilleurs amis des filles... mais ce film est assurément l'un des meilleurs amis des amoureux du cinéma.

Les hommes préfèrent peut-être les blondes, certains succombent aux brunes... mais les vrais cinéphiles préfèrent surtout les grands films. Celui-ci est un diamant, quelle que soit la couleur des cheveux.

NOTE : 16.20

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION

Chansons



samedi 27 juin 2026

14.80 - MON AVIS SUR LE FILM GOLDFINGER DE GUY HGAMILTON (1965)


 Vu le film Goldfinger de Guy Hamilton (1965) avec Sean Connery Honor Bkackman Gert Froebe Shireley Eaton Tania Maillet Harold Sakata Bernard Lee Lois Maxwell Desmond Llewelyn


L'agent secret 007 est chargé d'enquêter sur les revenus d'Auric Goldfinger. La banque d'Angleterre a découvert qu'il entreposait d'énormes quantités d'or, mais s'inquiète de ne pas savoir dans quel but. Quelques verres, parties de golf, poursuites et autres aventures galantes plus loin, James Bond découvre en réalité les préparatifs du « crime du siècle ».

Il y a des grands films. Il y a des films cultes. Et puis il y a ceux qui redéfinissent à eux seuls un personnage, un genre et même une mythologie. Goldfinger de Guy Hamilton appartient à cette catégorie rarissime. Plus qu'un troisième épisode des aventures de James Bond, c'est le film qui grave définitivement l'agent 007 dans le marbre... ou plutôt dans l'or.

Pour moi, c'est tout simplement l'un de mes Bond préférés. Déjà parce qu'il est porté par le meilleur des James Bond : Sean Connery. Charismatique comme personne, élégant sans être prétentieux, brutal quand il le faut, ironique à chaque réplique, séduisant sans jamais perdre son assurance. Il est Bond. Les autres l'ont interprété, lui l'a incarné.

Dès les premières minutes, Guy Hamilton impose un rythme parfait. L'intrigue est intelligente, jamais confuse, alternant espionnage, suspense et action avec une fluidité remarquable. Chaque scène fait avancer le récit, chaque dialogue possède son importance et le spectateur est embarqué dans une aventure qui ne relâche jamais son emprise.

Face à Bond, il fallait un adversaire à sa hauteur. Et quel adversaire ! Gert Fröbe compose un Goldfinger monumental. Un méchant... en or. Pas simplement un criminel mégalomane, mais un homme obsédé par le métal précieux au point d'en faire une véritable religion. Son calme apparent, sa suffisance et son intelligence en font l'un des plus grands vilains de toute la saga.

Et que dire des James Bond Girls ? Ici encore, c'est de l'or massif. Sensuelles, élégantes, inoubliables, elles participent pleinement au charme du film, où la séduction devient une arme aussi redoutable qu'un Walther PPK.

Mais Goldfinger, c'est surtout une accumulation de moments devenus mythiques. Le laser qui s'approche lentement de Bond reste l'une des scènes les plus célèbres de l'histoire du cinéma. La réponse légendaire de Bond lorsqu'il demande s'il peut espérer être épargné est entrée dans la culture populaire. Tout fonctionne, parce que la tension est permanente et que l'humour britannique vient constamment désamorcer la gravité de la situation.

Et puis... l'Aston Martin DB5.

Que serait James Bond sans elle ? C'est dans Goldfinger qu'elle fait sa première apparition, et déjà dans l'esthétique que tout le monde lui connaît aujourd'hui. Mitrailleuses, plaque tournante, écran pare-balles, siège éjectable... elle devient immédiatement bien plus qu'une voiture : un personnage à part entière. Chaque apparition déclenche encore aujourd'hui le même sourire chez les amateurs de cinéma.

Les scènes de poursuite automobile sont d'une générosité folle. Elles possèdent un souffle incroyable et une lisibilité exemplaire. C'est le Ben-Hur des temps modernes, où les chevaux ont laissé leur place aux chevaux-vapeur. Bien avant les débauches d'effets numériques, Guy Hamilton prouvait que le spectacle naît d'abord du talent de mise en scène.

Les cascades sont spectaculaires, inventives et surtout physiques. On sent le poids des carrosseries, la vitesse, le danger. Rien ne paraît artificiel. Chaque explosion, chaque dérapage, chaque bagarre possède une énergie qui continue d'impressionner plus de soixante ans après.

Le film est également un véritable carnet de voyages. Entre les golfs anglais, les paysages suisses et les décors américains, on aimerait passer nos vacances dans chacun de ces lieux... loin des balles, des complots et surtout du poison nommé OR.

Visuellement, Guy Hamilton soigne chacun de ses plans. Il alterne élégance britannique et gigantisme hollywoodien avec une facilité déconcertante. Tout est beau, tout est iconique, tout respire le cinéma populaire dans ce qu'il a de plus noble.

Impossible enfin de ne pas évoquer John Barry, absolument au sommet de son art. Sa partition donne au film une ampleur extraordinaire, mélangeant sophistication, romantisme et tension avec un sens mélodique exceptionnel.

Et puis arrive le générique...

Encore aujourd'hui, il demeure l'un des plus grands de toute la série. Les silhouettes, les jeux de lumière, les projections d'images sur le corps féminin... une idée géniale. Et par-dessus tout, cette voix inimitable de Shirley Bassey. Elle ne chante pas simplement Goldfinger, elle le propulse dans la légende. Dès les premières notes, on sait que l'on assiste à quelque chose de plus grand qu'un simple film d'espionnage.

Ce n'est pas un hasard si Goldfinger demeure, aujourd'hui encore, le film le plus important pour James Bond et surtout pour sa mythologie. Tous les ingrédients qui feront le succès éternel de la saga sont là : le héros parfait, le méchant inoubliable, les gadgets, les voitures de rêve, les femmes fatales, les décors somptueux, les cascades gigantesques, l'humour, la sensualité, l'action et cette capacité unique à faire rêver le spectateur tout en le tenant en haleine.

Bond y est sensuel, sexy, élégant... mais il tire aussi à tout-va sans compter lorsque la mission l'exige. Une sophistication qui n'oublie jamais d'être spectaculaire.

Des voitures de légende, des cascades monumentales, un méchant en or, une James Bond Girl en or, une Aston Martin devenue immortelle, John Barry au sommet, Shirley Bassey impériale, Sean Connery au firmament... que demande le peuple ?

NOTE : 14.80

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION


Raymond Young : Sierra, le contact de Bond au Mexique (pré-générique)