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jeudi 29 octobre 2026

11.50 - MON AVIS SUR LE FILM LA FAMILLE BELIER DE ERIC LARTIGAU (2014)

 


Mon avis sur le Film La Famille Bélier de Eric Lartigau (2014) avec Louane Karin Viard Eric Elmosino François Damiens Ilan Bergala Lukas Gelberg Roxane Duran Jérome Kircher Mar Sodupe


Qu'est-ce qui a bien pu prendre une nouvelle fois aux critiques français pour nous vendre La Famille Bélier comme le nouveau Intouchables, un grand film populaire et bouleversant ? Touchant à notre portefeuille, oui, mais pour le reste, on repassera. Car malgré un sujet qui méritait mieux, Éric Lartigau nous livre un film bavard, ce qui peut paraître assez cocasse pour une histoire où la majorité des personnages sont sourds, puisque Paula, la jeune fille de la famille, traduit tout ce qui se dit, tandis que les mimiques de ses parents viennent compléter un concert de paroles qui n'en finit plus.

Dans la famille Bélier, tout le monde est sourd, sauf Paula, seize ans, qui sert d'interprète à ses parents dans la vie quotidienne, notamment pour faire tourner leur exploitation agricole. Lorsque son professeur de musique découvre qu'elle possède un véritable don pour le chant, il l'encourage à préparer le concours de Radio France, une perspective qui pourrait lui ouvrir les portes d'une nouvelle vie, mais qui l'obligerait aussi à quitter les siens et à franchir le cap de l'âge adulte. Voilà donc Paula confrontée au choix difficile entre sa famille et son avenir, avec, en prime, Michel Sardou pour lui souffler la direction à prendre.

Le film est sympathique par moments, mais ces moments restent trop rares à mon goût et doivent beaucoup à Louane Emera, découverte dans The Voice, qui fait ici ses premiers pas au cinéma. Charmante, spontanée et plutôt convaincante lorsqu'elle chante, elle apporte une fraîcheur que le reste du film peine à retrouver. Son personnage possède une vraie raison d'être et son dilemme fonctionne, même si l'on sent parfois que le scénario appuie un peu trop fort sur les ficelles de l'émotion. À ses côtés, Ilian Bergala campe son petit copain avec suffisamment de charme pour faire battre quelques cœurs, notamment chez les demoiselles de la salle, tandis que Luca Gelberg, qui joue le frère de Paula et qui est lui-même sourd, s'en sort avec une justesse appréciable.

Les parents, pourtant au centre du sujet, me laissent beaucoup plus perplexe. Karin Viard est épouvantablement mauvaise, multipliant les grimaces et les effets jusqu'à donner l'impression qu'elle cherche à faire disparaître un troupeau de rhinocéros à elle toute seule. Les rhinocéros finiront peut-être par s'éteindre, mais cette performance très lourde risque, elle, de rester dans les mémoires. François Damiens ne m'emballe guère davantage, avec sa barbe et son numéro qui donnent parfois l'impression qu'il vient de sortir d'une de ses caméras cachées. Quant à l'acteur qui interprète le maire, il est franchement épouvantable, ce qui ne contribue pas à relever le niveau général.

La vraie vedette du film, finalement, n'est peut-être ni Paula ni ses parents, mais bien Michel Sardou, dont les chansons occupent une place considérable dans cette histoire. Il faut rappeler que le chanteur n'avait pas l'habitude d'autoriser la reprise de son répertoire, ce qui rend l'utilisation de ses titres assez remarquable. Grégory Lemarchal avait notamment eu le privilège de chanter En chantant avec Sardou lui-même sur la scène de l'Olympia. Ici, on retrouve également Je vais t'aimer, La Maladie d'amour et, bien sûr, Je vole, qui donne au film son moment le plus évident d'émotion.

« Mes chers parents, je pars, je vous aime mais je pars, vous n'aurez plus d'enfant ce soir, je m'enfuis pas, je vole… » Ces paroles correspondent parfaitement au thème du film, puisque Paula doit apprendre à quitter le nid familial sans pour autant cesser d'aimer les siens. Sardou devient ainsi le meilleur allié du scénario, et ses chansons apportent une émotion que la réalisation ne parvient pas toujours à faire naître par ses propres moyens.

J'espérais découvrir le langage des signes, comprendre un peu mieux la vie quotidienne d'une famille sourde et voir comment le cinéma pouvait traduire cette réalité sans la transformer en numéro de cirque. J'ai surtout eu l'impression d'assister au Lac des cygnes, tant certains personnages semblent s'enfoncer dans les effets appuyés, les grimaces et les situations fabriquées pour arracher quelques larmes au spectateur. On ne comprend pas toujours les dialogues, mais on finit par s'en moquer, puisqu'ils ne racontent pas grand-chose de passionnant.

Je ne suis d'ailleurs pas certain que les personnes sourdes se reconnaissent pleinement dans cette représentation, qui repose beaucoup sur les mimiques et les réactions exagérées. Les grands films consacrés à la surdité, comme Les Enfants du silence, ont montré qu'il était possible de traiter ce handicap avec une autre exigence, en donnant une véritable place à ceux qui le vivent. Ici, la présence de Luca Gelberg apporte justement une authenticité qui manque parfois aux autres interprétations.

Quant à Éric Lartigau, sa réalisation ne me laissera pas un souvenir impérissable. Le cinéaste de Mais qui a tué Pamela Rose ? et de H ne me semble pas avoir trouvé ici une mise en scène à la hauteur de son sujet, et l'on se retrouve devant une mécanique de comédie populaire qui cherche constamment à nous faire rire ou pleurer, sans toujours y parvenir.

Au bout de cette histoire, je retiens donc Louane, le charme d'Ilian Bergala et les chansons de mon idole Michel Sardou, qui sauvent les meubles et empêchent le film de sombrer complètement. La réussite commerciale est indéniable, mais le succès public ne suffit pas à transformer une comédie sympathique en grand film sur le handicap. La Famille Bélier se situe davantage dans la lignée de La Boum que dans celle des Enfants du silence, et ce n'est déjà pas tout à fait la même ambition.

Pour ma part, j'attendais davantage qu'une histoire de passage à l'âge adulte emballée dans les chansons de Sardou et quelques scènes destinées à faire pleurer dans les chaumières. Louane s'en sort avec les honneurs, Sardou reste Sardou, mais le cinéma, lui, aurait mérité de pousser un peu plus loin le volume de ses ambitions.

NOTE : 11.50

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION

16.30 - MON AVIS SUR LE FILM HOPE DE NA HONG JIN (2026)

 


Vu le film Hope de Na Hong-jin (2026) avec Hwang Jeong-min Michael Fassbender Jo In-sung Jung Ho-yeon Alicia Vikander Taylor Russell Cameron Britton


On attendait impatiemment le retour de Na Hong-jin, ce réalisateur sud-coréen qui nous avait offert trois chefs-d’œuvre du thriller ultra-violent avec The Chaser, The Murderer et The Strangers. Autant dire qu’après une telle trilogie, on l’attendait au tournant avec Hope, son incursion dans la science-fiction et ses extraterrestres qui ne sont manifestement pas venus pour nous apporter des fleurs.


Tout commence à Hope, un village portuaire où des entités extraterrestres ont décidé de prendre leurs quartiers, peut-être pour profiter d’un petit bain de soleil, sauf que leurs principales activités consistent plutôt à terroriser les autochtones. Les habitants découvrent rapidement que leurs nouveaux voisins ne sont pas du genre à respecter le règlement de copropriété, et que la cohabitation risque de tourner au cauchemar. Face à ces créatures aux intentions franchement peu serviables, chacun va tenter de sauver sa peau dans un déchaînement de violence, de courses-poursuites et de situations qui échappent rapidement à toute logique raisonnable.


Na Hong-jin ne nous ment ni sur le budget ni sur ses ambitions, puisqu’il nous embarque pendant deux heures quarante dans un délire de science-fiction absolument insensé, où des humains tentent de survivre à des choses poisseuses, gluantes et manifestement peu disposées à retourner d’où elles viennent. Le réalisateur ne nous lâche pas une seconde, nous faisant passer de l'effroi à l'incrédulité, avec cette manière de faire monter la tension jusqu'à nous donner envie de vérifier si notre fauteuil est toujours entier.


Impossible de résumer Hope sans lui faire perdre une bonne partie de sa folie, tant le scénario multiplie les situations improbables, les rebondissements et les visions hallucinées. C'est bordélique, frapadingue, ahurissant, mais d'un bordel jouissif qui donne le sentiment d'assister à quelque chose que l'on n'avait encore jamais vu. Les extraterrestres sont baveux, gluants, terrifiants et désespérément accrochés à notre monde, sans la moindre intention de rentrer à la maison comme dans le film de Spielberg. Non, ceux-là restent collés à nous, et leur conception de la visite amicale ressemble davantage à une séance de torture qu'à un échange de civilités intergalactiques.


La première partie est peut-être la meilleure, avec une tension remarquable, des personnages inquiétants et une atmosphère qui rappelle parfois le cinéma de Tarantino, lorsque les psychopathes prennent le contrôle de la situation et que l'on comprend que personne ne sortira indemne de la rencontre. Mais Na Hong-jin ne se contente pas de reproduire les recettes de ses précédents films, puisqu'il change complètement de terrain de jeu pour nous entraîner dans une aventure où la science-fiction devient le prétexte à toutes les audaces.


Le scénario est admirable, à condition d'accepter de rentrer dans le délire du réalisateur, qui mélange créativité, émotion et humour sans demander la permission à personne. Ce monde est fou, mais il est admirablement filmé, à l'ancienne, ai-je envie de dire, avec des travellings saisissants, des mouvements de caméra qui semblent ne jamais vouloir s'arrêter et une photographie de dingue. Les compositions sont parfois presque manichéennes, les images possèdent une puissance folle et la mise en scène donne une ampleur exceptionnelle à ce chaos organisé, même lorsque l'on se demande sérieusement où le cinéaste veut nous emmener.


Le casting participe pleinement à cette aventure, les interprètes devant affronter des situations qui semblent parfois relever du cauchemar éveillé plutôt que d'un tournage ordinaire. Les personnages ne sont pas là pour faire de la figuration devant des monstres numériques, mais pour essayer de comprendre ce qui leur arrive, de résister et, si possible, de ne pas finir en pièces détachées. On s'attache à ces êtres humains ballotés dans un univers qui ne leur laisse guère de répit, et l'émotion parvient à se frayer un chemin au milieu de cette débauche de violence et de visions hallucinantes.


Na Hong-jin réussit surtout à maintenir une tension presque permanente, sans nous laisser le temps de reprendre tranquillement nos esprits, et les deux heures quarante passent à une vitesse folle. On souffle, on respire, on expire, avant de repartir de plus belle dans une succession de scènes qui semblent vouloir tester les limites de notre résistance. Quant à nos ongles, ils risquent de laisser quelques traces sur les accoudoirs, car il devient difficile de rester tranquillement installé devant pareil spectacle.


On pourra rester frustré par une conclusion qui ne répond pas nécessairement à toutes les questions et laisse le spectateur avec son lot d'interrogations, mais ce serait presque reprocher à un tel film de ne pas nous avoir fourni le mode d'emploi avant de nous envoyer dans l'espace. Hope est un film qui se vit autant qu'il se comprend, et il faut accepter de se laisser emporter par son univers plutôt que de chercher à tout prix une explication rationnelle à chaque image.


Du grand cinéma, généreux, démesuré et complètement déjanté, qui prouve que Na Hong-jin n'a pas perdu la main depuis ses précédents chefs-d'œuvre, même s'il a décidé de troquer les tueurs en série contre des visiteurs venus d'ailleurs. Après trois thrillers qui nous avaient déjà sérieusement secoués, le voilà qui s'attaque aux extraterrestres avec une ambition folle et une inventivité visuelle qui laisse sur le carreau bien des productions plus conventionnelles.


Et si l'on ressort de Hope avec quelques frustrations et la désagréable impression que ces bestioles ne sont pas près de nous lâcher, on aura au moins vécu une expérience de cinéma aussi insensée qu'inoubliable. Quant à savoir ce que signifie réellement tout ce cirque, comprenne qui pourra, mais une chose est certaine : pendant deux heures quarante, Na Hong-jin nous aura fait oublier le monde extérieur, et ce n'est déjà pas si mal.

NOTE : 16.30

FICHE TECHNIQUE


  • Réalisation et scénario : Na Hong-jin
  • Musique : Michael Abels[]
  • Décors : Lee Hwo-kyoung[]
  • Costumes : Jo Hee-ran
  • Photographie : Hong Kyung-pyo[]
  • Son : Kim Chang-sub[]
  • Montage : Kim Sun-min[Production : Chae Ji-woong[], Kim Sae-mi[] et Na Hong-jin[]
    • Production déléguée : Joo Seung-wan[]
    • Coproduction : Son Seung-hyun
  • Sociétés de production : Forged Films[], en coproduction avec Plus M Entertainment[]
  • Sociétés de distribution : Plus M Entertainment[] ; Universal Pictures International France (France)[]
  • Budget : 70 à 100 milliards de won[]
  • Pays de production : Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud

DISTRIBUTION

HISTOIRE D'UNE CHANSON - QUE RESTE T'IL DE NOS AMOURS DE CHARLES TRENET (FILM BAISERS VOLES)

 


#HistoireChansondeFilm : Aujourd'hui Que reste-t-il de nos amours de Charles Trenet , Il est des chansons qui semblent avoir été écrites pour le cinéma, tant elles portent en elles des images, des souvenirs et des émotions. « Que reste-t-il de nos amours ? » de Charles Trenet est de celles-là. Pour moi, elle représente l’amour au cinéma, la tendresse, la nostalgie et Paris, avec ce supplément d’âme que François Truffaut a su si bien saisir dans Baisers volés.


Écrite en 1942, en pleine Occupation, cette chanson porte la signature de Charles Trenet pour les paroles et de Léo Chauliac pour la musique, Trenet étant également crédité à la composition. Elle connaîtra un grand succès en 1943 et traversera les décennies sans prendre une ride, ou presque, ce qui est déjà une jolie performance pour une chanson qui parle du temps qui passe.

Trenet nous entraîne dans une romance douce-amère où les amours mortes viennent frapper à la porte des souvenirs. Un soir d’automne, le vent souffle, le feu s’éteint et le narrateur se retourne sur sa jeunesse. Que reste-t-il de ces beaux jours, des rendez-vous, des billets doux, des serments échangés et des fleurs séchées entre les pages d’un livre ?

Quelques photographies, des images qui s’effacent, un village avec son vieux clocher, un visage aimé que l’on croyait avoir oublié. Les années passent, les promesses s'envolent, mais certains souvenirs refusent obstinément de quitter notre mémoire. Derrière la simplicité des paroles se cache une mélancolie universelle, celle des amours que la vie a éloignées et des instants que l’on ne retrouvera jamais.

La mélodie, entre chanson française et accents de jazz, accompagne cette nostalgie sans jamais sombrer dans le désespoir. Trenet ne cherche pas à nous tirer les larmes : il préfère nous laisser avec ces petits morceaux de bonheur fané qui continuent de vivre en nous.

En 1968, François Truffaut s'empare de cette chanson pour Baisers volés, troisième volet des aventures d'Antoine Doinel, incarné par Jean-Pierre Léaud. Le titre du film est directement inspiré de ces quelques mots du refrain : « Baisers volés, rêves mouvants ».

Antoine Doinel, éternel adolescent aux sentiments aussi désordonnés que ses emplois, traverse ses histoires d'amour avec maladresse et une certaine candeur. Entre ses expériences professionnelles, ses aventures de détective privé et sa relation avec Christine, interprétée par Claude Jade, il cherche sa place dans un monde où les sentiments ne suivent pas toujours le scénario prévu.

La chanson de Trenet accompagne le film et lui donne cette couleur particulière, faite de légèreté, de tendresse et de regrets à peine esquissés. Elle semble raconter Antoine mieux que de longs discours. Les amours passent, les visages changent, les rêves se déplacent, mais il reste toujours quelque chose de ces rencontres, même lorsqu'elles n'ont pas tenu leurs promesses.

L'association entre Truffaut et Trenet fonctionne à merveille. Le cinéaste filme les sentiments sans les enfermer dans le mélodrame, tandis que le chanteur transforme les souvenirs amoureux en une poésie accessible à tous. Paris devient alors le décor naturel de ces amours incertaines, avec ses rues, ses appartements et ses rendez-vous qui ressemblent parfois à des adieux.

Le succès de la chanson ne s'arrêtera pas à la version de son créateur. Lucienne Boyer, Jacqueline François, Yves Montand, Dalida, Nana Mouskouri, Sacha Distel et bien d'autres artistes reprendront ce classique français, chacun y apportant sa sensibilité.

La chanson connaîtra également une belle carrière internationale grâce à son adaptation anglaise, « I Wish You Love », dont les paroles sont signées Albert Beach, connu sous le pseudonyme de Lee Wilson. Introduite en 1957 par Keely Smith, cette version sera notamment interprétée par Nat King Cole, Frank Sinatra, Chet Baker et Barbra Streisand. Les paroles anglaises prennent la forme de vœux adressés à un amour que l'on laisse partir, conservant la délicatesse du thème originel tout en lui donnant une autre couleur.

Devenue un standard de jazz et de variété, « Que reste-t-il de nos amours ? » a largement dépassé les frontières de son époque. Mais pour moi, c'est bien son association avec Baisers volés qui lui donne cette place particulière dans l'histoire du cinéma.

Car il suffit parfois de quelques notes pour retrouver une époque, une rue de Paris, un visage ou un baiser que l'on croyait oublié. Et lorsque la chanson s'achève, la question de Trenet demeure, aussi simple que bouleversante : que reste-t-il de nos amours ?

Peut-être un film de Truffaut, une chanson de Trenet et quelques souvenirs que l'on garde précieusement, sans trop chercher à savoir pourquoi.

https://www.youtube.com/watch?v=riAo0_SaEJk

https://www.youtube.com/watch?v=T_uvgm2_hRk

Ce soir le vent qui frappe à ma porte Me parle des amours mortes Devant le feu qui s' éteint Ce soir c'est une chanson d' automne Dans la maison qui frissonne
Et je pense aux jours lointains Que reste-t-il de nos amours Que reste-t-il de ces beaux jours Une photo, vieille photo De ma jeunesse Que reste-t-il des billets doux Des mois d' avril, des rendez-vous Un souvenir qui me poursuit Sans cesse Bonheur fané, cheveux au vent Baisers volés, rêves mouvants Que reste-t-il de tout cela Dites-le-moi Un petit village, un vieux clocher Un paysage si bien caché

Et dans un nuage le cher visage De mon passé Les mots les mots tendres qu'on murmure Les caresses les plus pures Les serments au fond des bois Les fleurs qu'on retrouve dans un livre Dont le parfum vous enivre Se sont envolés pourquoi? Que reste-t-il de nos amours Que reste-t-il de ces beaux jours Une photo, vieille photo De ma jeunesse Que reste-t-il des billets doux Des mois d' avril, des rendez-vous Un souvenir qui me poursuit Sans cesse