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dimanche 8 novembre 2026

6.90 - MON AVIS SUR LE FILM FLASHDANCE DE ADRYAN LYNE (1983)


 Vu le film Flashdance de Adryan Lyne (1983) avec Jennifer Beals Michael Nouri Lilia Skala Sunny Johnson Belinda Bauer  Kyle T. Heffner Lee Ving Philip Bruns Ron Karabatsos


Voilà un film qui a peut-être marqué son époque, mais qui a singulièrement mal vieilli, au point que le revoir aujourd'hui ressemble davantage à une punition qu'à une séance de cinéma. Il reste bien sûr cette chanson devenue célèbre, qui continue de traîner dans les mémoires et sur quelques pistes de danse, même si, personnellement, elle ne déclenche pas chez moi une passion démesurée pour mes oreilles. Pour le reste, on repassera, et même plusieurs fois, car le spectacle est assez affligeant.


L'histoire nous présente Alex Owens, interprétée par Jennifer Beals, une jeune soudeuse dans une usine de Pittsburgh qui rêve de devenir danseuse professionnelle. Le jour, elle gagne sa vie dans un environnement industriel, le soir, elle se produit dans un cabaret où elle peut enfin laisser libre cours à ses ambitions. Elle vit avec son chien dans un ancien entrepôt aménagé, entourée de quelques amis qui partagent plus ou moins ses difficultés et ses rêves de réussite. Sa rencontre avec Nick Hurley, son patron interprété par Michael Nouri, va évidemment ajouter une petite histoire sentimentale à cette ambition artistique, histoire qui n'aura pas franchement de quoi bouleverser les foules.


Le scénario avance avec la subtilité d'un marteau-piqueur, accumulant les clichés sur la jeune fille qui veut sortir de sa condition et réussir dans le monde de la danse. On connaît déjà la destination avant même d'avoir acheté le billet, et les péripéties ne font guère preuve d'une imagination débordante. Le film voudrait nous faire croire à un grand parcours de courage et de persévérance, mais il peine sérieusement à susciter le moindre enthousiasme.


La véritable obsession d'Adrian Lyne semble être ailleurs : filmer les corps féminins en pleine exhibition, avec une caméra qui paraît avoir été installée à quelques centimètres des danseuses. Une spécialité que le réalisateur avait déjà développée dans Neuf semaines et demie, où l'on avait parfois l'impression que l'objectif cherchait à entrer dans les vêtements des interprètes. Ici, même combat, les cadrages rapprochés se succèdent avec une insistance qui finit par devenir franchement ridicule. On ne sait plus si l'on regarde une histoire de danse ou une démonstration de proximité photographique avec les collants.


Les chorégraphies, parlons-en ! Elles manquent tellement d'inspiration qu'on pourrait presque chuter dessus, et l'énergie que le film voudrait nous communiquer reste désespérément au vestiaire. Les mouvements s'enchaînent sans véritable souffle, les numéros ne dégagent pas cette puissance qui devrait être la raison d'être du spectacle et l'on attend vainement le moment où la caméra va enfin nous offrir autre chose que des morceaux de jambes et des corps filmés sous toutes les coutures.


La photographie n'arrange absolument rien, avec une esthétique qui ressemble parfois à un essai réalisé avec un appareil photo acheté chez JouéClub pour le premier anniversaire d'un enfant. Les éclairages, les décors et les couleurs donnent une impression de bricolage assez peu flatteuse, comme si l'on avait voulu fabriquer du cinéma avec trois bouts de néon et une machine à fumée en promotion.


Du côté des acteurs, ce n'est pas franchement la fête non plus. Jennifer Beals fait ce qu'elle peut avec un personnage qui ne lui donne pas beaucoup de matière, tandis que Michael Nouri traverse l'ensemble avec une présence qui ne laissera pas un souvenir impérissable. Quant aux seconds rôles, on a parfois l'impression d'assister à une réunion de candidats fraîchement inscrits à Pôle emploi, avec une perspective de carrière qui semble aussi incertaine que celle de notre héroïne avant son audition.


Adrian Lyne, qui réalisera par la suite des films autrement plus intéressants dans leur traitement de la sensualité et des rapports humains, semble ici davantage préoccupé par l'emballage que par le contenu. On cherche en vain une véritable émotion, une mise en scène qui aurait quelque chose à raconter ou simplement un numéro de danse capable de nous faire oublier la pauvreté de l'ensemble.


La chanson reste, le film beaucoup moins. Il y a des œuvres qui traversent les décennies avec élégance et d'autres qui prennent un sérieux coup de vieux en quelques années. Flashdance appartient malheureusement à la seconde catégorie, et le recul ne lui rend vraiment pas service.


Qu'est-ce que c'est moche, nom de Zeus ! Un film inutile en soi, qui confond sensualité et gros plans, ambition et clichés, danse et agitation devant une caméra. On nous avait vendu un phénomène, on se retrouve devant un vieux clip publicitaire qui aurait oublié de commander un scénario.


Pour faire monter la température, il faudra repasser, car même le sèche-cheveux semble avoir davantage de souffle que cette pauvre affaire.

NOTE : 6.90

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HISTOIRE D'UNE CHANSON - WHAT A FELLING PAR IRENE CARA (FILM FLASHDANCE)

 


#HistoireChansonFilms aujourd'hui la Chanson What a Felling par Irène Cara , What a Feeling est la chanson phare du film américain Flashdance, réalisé par Adrian Lyne et sorti en 1983. Elle a remporté l'Oscar de la meilleure chanson originale en 1984


Irene Cara (chanteuse, auteure-compositrice et actrice américaine) est la voix et l'une des co-autrices du morceau.
Déjà célèbre pour son rôle et son tube dans le film Fame (1980), elle devient avec Flashdance une icône incontournable de la pop et de la dance des années 1980

La musique a été composée par Giorgio Moroder, le maître de l'électropop et du disco, et les paroles ont été écrites par Keith Forsey en collaboration avec Irene Cara elle-même

Irene Cara a écrit les paroles lors d'un trajet en voiture vers le studio d'enregistrement, s'inspirant directement de l'énergie et de la lutte de l'héroïne du film pour réaliser ses rêves de danse.

Le titre célèbre la libération par le mouvement, la passion, et la foi en ses propres capacités (« What a feeling, being's believing » / « Quelle sensation, exister c'est y croire »)

C'est un hymne à la persévérance : il traduit le passage du doute à l'expression corporelle totale, où la danse devient un langage et un moyen de s'affranchir de sa condition sociale

Le film a été tourné en grande partie sans que la bande originale ne soit totalement achevée.

Le compositeur Giorgio Moroder a accepté d'écrire la chanson principale seulement après avoir visionné la scène cruciale où l'héroïne Alex Owens (jouée à l'écran par Jennifer Beals et doublée par Marine Jahan pour les phases de danse) affronte sa peur lors de l'audition finale devant un jury professionnel

Le morceau vient couronner cette scène d'anthologie, transformant la séquence en un moment culte de l'histoire du cinéma.

https://www.youtube.com/watch?v=_OS9L4AYvt8

First, when there's nothing but a slow glowing dream That your fear seems to hide deep inside your mind All alone I have cried silent tears full of pride In a world made of steel, made of stone When I hear the music close my eyes, feel the rhythm Wrap around, take a hold of my heart What a feeling, being's believin' I can have it all, now I'm dancing for my life Take your passion and make it happen You just come alive, you can dance right through your life
Now, I, I hear the music, close my eyes, I am rhythm In a flash it takes hold of my heart What a feeling, being's believin' I can have it all, now I'm dancing for my life Take your passion and make it happen You just come alive, you can danse right through your life What a feeling What a feeling I am music now Being's believin' I am rhythm now You just come alive, you can dance right through your life
What a feeling I can really have it all What a feeling You just come alive when I call I can have it all I can really have it all Have it all You just come alive when I call Call, call, call, call, what a feeling I can have it all Call, call, call, call, what a feeling What a feeling Call, call, call, call, what a feeling What a feeling
Call, call, call, call, what a feeling

13.80 - MON AVIS SUR LE FILM BAGDAD CAFE DE PERCY ADLON (1987)


 Vu le Film Bagdad Café de Percy Adlon (1987) avec Marianne Sägebrecht CCH Pounder Jack Palance Christine Kaufmann Darron Flag Monica Calhoun George Aguilar Apesanahkwat


Il y a des films qui ressemblent à une petite oasis au milieu d'un désert, des rencontres qui font du bien et des histoires qui vous réchauffent le cœur sans jamais avoir besoin de sortir les violons. Bagdad Café de Percy Adlon appartient à cette catégorie, avec cette particularité de vous donner envie de prendre la route, même si celle-ci vous conduit au milieu de nulle part, sous un soleil qui ne fait pas de cadeau.

Bagdad Café (1987), c'est avant tout la rencontre improbable de deux femmes que tout semble opposer, mais que la vie a placées dans une situation finalement assez semblable. D'un côté, Jasmine Münchgstettner, une touriste allemande qui vient de quitter son mari au cours d'un voyage dans le désert américain. De l'autre, Brenda, une Afro-Américaine qui tient un motel-café perdu au bord de la route, non loin de Las Vegas, et dont le quotidien ressemble à un combat permanent contre les contrariétés de l'existence. Deux femmes en pleine rupture amoureuse, deux caractères bien trempés, deux âmes un peu cabossées qui vont devoir apprendre à se reconstruire chacune à leur manière.

L'arrivée de Jasmine dans cet établissement poussiéreux ne va évidemment pas passer inaperçue, d'autant que notre Allemande débarque avec ses habitudes, sa personnalité et une manière bien particulière de s'imposer dans un environnement qui ne l'attendait absolument pas. Brenda, qui a déjà suffisamment de problèmes à régler avec sa famille et son commerce, ne voit pas forcément cette nouvelle venue d'un très bon œil. Il faut dire que la cohabitation commence plutôt mal, mais les premières impressions ne sont pas toujours les bonnes, surtout lorsqu'on prend le temps de regarder derrière les apparences.

Peu à peu, cette étrangère va trouver sa place et redonner un peu de vie à ce coin perdu, en nouant des relations avec les habitués et les personnages qui gravitent autour du motel. Elle va notamment révéler des talents inattendus, apporter une certaine fantaisie dans un univers qui en manquait sérieusement et finir par transformer ce lieu de passage en véritable lieu de rencontres. Ce qui n'était au départ qu'un établissement à moitié déserté va devenir un petit monde à part entière, où chacun semble retrouver quelque chose qu'il avait perdu en chemin.

Et pour donner vie à cette histoire, Percy Adlon a eu la chance inouïe de réunir deux artistes absolument exceptionnelles. Marianne Sägebrecht, avec son physique singulier, son regard et sa présence extraordinaire, compose une Jasmine inoubliable, sans jamais tomber dans la caricature de la bonne Allemande un peu excentrique. Face à elle, CCH Pounder est tout simplement remarquable dans le rôle de Brenda, avec cette énergie, cette autorité et cette sensibilité qui donnent une véritable épaisseur à son personnage. Leur rencontre fonctionne merveilleusement bien, avec des oppositions, des incompréhensions et des rapprochements qui donnent toute sa saveur au film.

Et comment ne pas évoquer Jack Palance, extraordinaire dans le rôle de Rudy Cox, cet artiste peintre qui apporte encore une autre couleur à cette galerie de personnages. Sa présence est un bonheur, avec ce mélange de fantaisie, de tendresse et de malice qui lui permet de composer un personnage aussi attachant qu'inattendu. Un acteur qui n'a décidément pas besoin de forcer son talent pour capter l'attention.

Mais Bagdad Café, c'est aussi une atmosphère absolument magnifique, avec ces paysages désertiques, cette poussière qui semble recouvrir les êtres et les choses, ces couleurs chaudes et cette lumière américaine qui donne au film une beauté presque irréelle. La mise en scène de Percy Adlon sait prendre son temps, laisser respirer les personnages et installer une poésie qui ne cherche jamais à se faire remarquer. On est loin des grandes démonstrations hollywoodiennes, mais quelle richesse dans cette simplicité !

Et puis il y a cette chanson, I'm Calling You, interprétée par Jevetta Steele, qui accompagne le film comme une seconde âme. Une mélodie envoûtante, presque hypnotique, qui donne une dimension supplémentaire à ces images et finit par vous rester dans la tête bien après la projection. Il y a des musiques qui accompagnent un film et d'autres qui deviennent indissociables de lui, celle-ci appartient définitivement à la seconde catégorie.

C'est un film sur la solitude, les différences, l'amitié et ces rencontres inattendues qui peuvent parfois remettre une existence sur les rails. Rien de révolutionnaire dans le propos, mais une façon tellement humaine de raconter cette histoire que l'on se laisse volontiers embarquer dans cette aventure au milieu du désert.

Bagdad Café possède ce charme rare des films qui ne cherchent pas à épater la galerie, mais qui finissent par vous toucher profondément. On s'attache à ces personnages, on sourit de leurs petites querelles, on apprécie leurs évolutions et l'on finit par avoir presque envie de pousser la porte de ce motel pour partager un café avec cette drôle de communauté.

C'est beau, c'est loin, c'est poussiéreux, parfois un peu décalé, mais qu'est-ce que c'est beau ! Et lorsque les dernières notes de Jevetta Steele vous accompagnent encore après le générique, on comprend que certaines destinations valent largement le détour, même lorsqu'elles se trouvent au milieu de nulle part.

NOTE : 13.80

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HISTOIRE D'UNE CHANSON : I AM CALLING YOU DE JEVETTA STEEL 6 FILM CALLING YOU


 #HistoireChansonFilms avec la chanson #I Am Calling You de Jevetta Steele , La chanson Calling You est le thème central et indissociable du film culte Bagdad Café (1987). Portée par une voix envoûtante, elle est devenue un classique mondial de la musique de film


La chanson a été entièrement écrite, composée et produite par le musicien américain Bob Telson en 1987

Pour l'interprétation, Bob Telson a fait appel à Jevetta Steele, une chanteuse américaine originaire de l'Indiana, issue du monde du gospel et du R&B, qui n'avait alors que 23 ans. Telson avait déjà collaboré avec elle et sa famille (au sein du groupe de gospel The Steeles) pour sa pièce musicale The Gospel at Colonus.

Les paroles et la musique partagent la même atmosphère que le film : la solitude, l'immensité du désert et l'espoir d'un changement profond.

Les premières lignes décrivent directement le décor du film : "A desert road from Vegas to nowhere..." (Une route du désert de Vegas vers nulle part) et font référence à la panne matérielle et émotionnelle générale ("A coffee machine that needs some fixing...")

Le refrain mélancolique ("I am calling you, can't you hear me ?") agit comme un cri du cœur. C'est l'expression du besoin viscéral de connexion humaine entre deux femmes que tout oppose (Jasmine et Brenda), coincées au milieu du désert de Mojave.

La chanson évoque la certitude qu'une transition positive arrive ("But we both know a change is coming / Coming closer, sweet release"), faisant écho à la magie et à la joie qui vont peu à peu transformer le café

Bob Telson ne travaillait pas par hasard sur ce projet : il a été directement engagé par le réalisateur allemand Percy Adlon pour composer l'intégralité de la bande originale du film.

Telson a écrit Calling You spécifiquement pour servir de fil conducteur narratif au long-métrage. Fait amusant sur l'album de la bande originale : on trouve à la fois la version mythique et épurée de Jevetta Steele, mais également une version chantée par Bob Telson lui-même

Le succès de la chanson a largement dépassé celui, pourtant immense, du film indépendant.

En 1989, la chanson est nommée pour l'Oscar de la meilleure chanson originale (61e cérémonie). Bien qu'elle n'ait pas remporté la statuette, cette nomination a propulsé le titre à l'international

En 1989, la chanson est nommée pour l'Oscar de la meilleure chanson originale (61e cérémonie). Bien qu'elle n'ait pas remporté la statuette, cette nomination a propulsé le titre à l'international

Devenue un standard, Calling You a été reprise par les plus grands artistes de la scène internationale, parmi lesquels :• Céline Dion (qui en a fait une version live mémorable devenue un single en 1994)
• George Michael
• Jeff Buckley
• Barbra Streisand
• Natalie Cole

Ce titre a littéralement "changé la vie" de Jevetta Steele. Bien qu'elle n'ait jamais retrouvé un succès commercial d'une telle ampleur par la suite en solo, cette chanson lui a permis de tourner dans le monde entier et d'asseoir sa réputation de vocaliste hors pair.


https://www.youtube.com/watch?v=oCLpLWcX2cg

A desert road from vegas to nowhere some place better than where you’re been A coffee machine that needs some fixing In a little cafe just around the bend I am calling you Can’t you hear me I am calling you A hot dry wind blows right through me The baby’s crying and I can’t sleep But we both know a change is coming coming closer, sweet release I am calling you I know you hear me I am calling you I am calling you I know you hear me I am calling you A desert road from vegas to nowhere Some place better than where you’ve been A coffee machine that needs some fixing In a little cafe just around the bend A hot dry wind blows right through me The baby’s crying and I can’t sleep And I can feel a change is coming coming closer, sweet release I am calling you can’t you hear me I am calling you