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samedi 7 novembre 2026

HISTOIRE CHANSON DE FILM - ALL THAT JAZZ DE JOHN KANDER ET FRED EBB (FILM CHICAGO)

 


#HistoireChansonFilm Aujourd'hui avec la chanson AllThatJazz de John Kander et Fred Ebb , La chanson « All That Jazz » traverse l'histoire de Broadway et du cinéma à travers le génie de John Kander (musique) et Fred Ebb (paroles)


La chanson est écrite pour la comédie musicale Chicago, qui fait ses débuts à Broadway en 1975 au 46th Street Theatre.

Le spectacle est co-écrit, mis en scène et chorégraphié par Bob Fosse.

C’est le morceau d'ouverture du spectacle. Il est interprété par le personnage de Velma Kelly (créée sur scène par Chita Rivera). La chanson donne le ton cynique, sensuel et saturé de jazz des années 1920, satirisant le crime, la célébrité et la justice spectacle

En 1979, Bob Fosse réalise son propre film autobiographique, intitulé en français Que le spectacle commence et en anglais All That Jazz, en hommage direct à la chanson

Ce n’est pas une adaptation de la comédie musicale Chicago, mais un drame musical surréaliste et halluciné qui suit Joe Gideon (joué par Roy Scheider), un double fictionnel de Fosse — un chorégraphe et réalisateur mégalomane, bourreau de travail et autodestructeur confronté à sa propre mortalité

Le film s'ouvre sur une audition et une frénésie de danse très « style Fosse », ancrant définitivement l'expression All That Jazz dans l'imaginaire de l'obsession artistique et du prix de la gloire

En 2002, le réalisateur et chorégraphe Rob Marshall adapte enfin la comédie musicale Chicago sur grand écran

Fidèle à la structure de la scène, le film débute sur « All That Jazz » interprétée par Catherine Zeta-Jones dans le rôle de Velma Kelly

La version de Zeta-Jones modernise la chorégraphie tout en rendant un hommage appuyé au style anguleux, sensuel et théâtral inventé par Bob Fosse près de trente ans plus tôt. La chanson a d'ailleurs été classée par l'American Film Institute parmi les plus grandes chansons du cinéma américain

La chanson est interprétée par de nombreuses actrices incarnant Velma Kelly, le personnage qui chante la chanson dans le spectacle, notamment:

1975 : Chita Rivera, production originale du spectacle
2002 : Catherine Zeta-Jones, adaptation du spectacle en film musical
2018 - 2019 : Sofia Essaïdi et Fanny Fourquez, version française du spectacle (la chanson est traduite sous le titre de Faut qu'ça jazz)
2025 - 2026 : Shy'm puis Marianne Orlowski, seconde version française du spectacle (la chanson est traduite sous le titre Faut qu'ça jazz

La chanson est reprise à plusieurs occasions, notamment:

1975 : Liza Minnelli, sur l'album Cabaret... And All That Jazz
2012 : Lea Michele et Kate Hudson, dans la série Glee (saison 4, épisode 9)
2019 : Camila Mendes, Madelaine Petsch et Vanessa Morgan, dans la série Riverdale (saison 4, épisode 2)

https://www.youtube.com/watch?v=qiT7xuCHHCc

https://www.youtube.com/watch?v=QcqETcCqD8g

12.90 - MON AVIS SUR LE FILM JUNGLE DE GREG MCLEAN (2017)


 Vu le Film Jungle de Greg McLean (2017) avec Daniel Radcliffe Alex Russell Thomas Kretschmann Lilly Sullivan Jacek Koman Joel Jackson Angie Milliken


Il faut croire que notre Harry Potter éternel a décidé de prendre ses distances avec Poudlard et les baguettes magiques pour aller se perdre dans la jungle bolivienne, avec des perspectives de vacances nettement moins réjouissantes. Daniel Radcliffe, qui peut se permettre quelques escapades cinématographiques depuis le succès phénoménal de la saga qui l'a rendu célèbre, continue de choisir des rôles assez éloignés de son jeune sorcier, et ce n'est pas forcément une mauvaise idée. Il faut reconnaître que le garçon n'a pas froid aux yeux, même si, avec son gabarit plutôt petit et maigrichon, on ne l'imaginait pas forcément en aventurier prêt à affronter les pires dangers de la forêt amazonienne.

Le film de Greg McLean est adapté de l'histoire véritable de Yossi Ghinsberg, racontée dans son livre Back From Tuichi: The Harrowing Life-and-Death Story of Survival in the Amazon Rainforest, dans lequel il revient sur son incroyable expérience de survie au cœur de la jungle bolivienne. On retrouve donc Yossi, incarné par Daniel Radcliffe, qui part à l'aventure avec deux amis, Kevin et Marcus, dans l'espoir de découvrir une tribu indigène vivant dans une région reculée. Leur expédition prend une tournure inattendue lorsqu'ils font la connaissance de Karl Ruprechter, un mystérieux guide autrichien qui leur promet de leur faire découvrir des territoires inconnus. Séduits par son discours et leur envie de vivre une expérience hors du commun, les trois hommes acceptent de le suivre, sans vraiment mesurer les risques qu'ils prennent.

Mais les promesses d'aventure vont rapidement se transformer en véritable cauchemar, car la jungle n'est pas précisément un club de vacances avec piscine et buffet à volonté. Entre les difficultés du terrain, les tensions au sein du groupe et les décisions de leur guide, l'expédition tourne à la catastrophe. Les compagnons finissent par se séparer et Yossi se retrouve seul, livré à lui-même dans un environnement où chaque erreur peut devenir mortelle. Commence alors une lutte pour la survie qui va mettre son corps et son esprit à rude épreuve, avec une nature qui ne fait aucun cadeau à celui qui ose s'aventurer sur son territoire.

Greg McLean, qui n'en est pas à son premier voyage dans les territoires hostiles après Wolf Creek, nous propose un film de survie plutôt cauchemardesque, de bonne facture, même si l'ensemble souffre de quelques inégalités et de longueurs qui finissent par se faire sentir. Il ne faut surtout pas s'attendre à un film d'action avec des cascades toutes les cinq minutes, car le sujet est ailleurs, dans cette lente dégradation physique et psychologique d'un homme qui comprend progressivement que personne ne viendra forcément le sortir de ce piège végétal.

C'est d'ailleurs dans cette transformation que le film trouve son intérêt principal, avec un Daniel Radcliffe particulièrement convaincant, qui parvient à faire oublier son image de jeune sorcier pour incarner un homme dont le corps se dégrade au fil des jours. Le travail sur son apparence est assez impressionnant, car on voit progressivement disparaître le garçon que l'on connaît derrière un survivant amaigri, épuisé, blessé et de plus en plus marqué par les épreuves. Il ne s'agit pas simplement de se salir le visage et de se laisser pousser la barbe pour faire couleur locale, mais de montrer physiquement les conséquences d'une situation qui échappe complètement à son personnage.

Les scènes de survie sont parfois particulièrement éprouvantes, notamment lorsque la folie commence à s'emparer de son esprit et que la solitude devient presque aussi dangereuse que les animaux et les pièges naturels qui l'entourent. La frontière entre la réalité, les hallucinations et les visions cauchemardesques se brouille, tandis que Yossi semble perdre peu à peu ses repères. Sa tête et son corps vont se déliter au fur et à mesure de cette expérience, et certaines séquences donnent véritablement l'impression d'assister à la destruction progressive d'un être humain.

La mise en scène joue sur l'enfermement au milieu de cette immensité végétale, ce qui peut paraître paradoxal, mais fonctionne assez bien pour faire ressentir l'impossibilité de s'échapper. On peut avoir toute la forêt amazonienne autour de soi et ne disposer d'aucune issue, ce qui donne une dimension particulièrement angoissante à cette aventure. Les autres personnages ne sont pas oubliés, notamment Kevin et Marcus, dont les destins participent à cette histoire de confiance mal placée et de décisions qui peuvent avoir des conséquences dramatiques.

Malgré quelques passages qui auraient gagné à être resserrés, j'ai trouvé l'ensemble suffisamment prenant pour retenir mon attention, avec une interprétation de Radcliffe qui constitue le principal atout du film. Il faut également saluer cette volonté de ne pas transformer une histoire de survie en attraction spectaculaire, car le véritable sujet reste la résistance d'un homme face à une nature qui semble vouloir le faire disparaître.

Attention toutefois, les amateurs de rythme effréné risquent de trouver le temps long, car ici, il faut accepter de suivre un homme qui lutte contre la faim, la fatigue, les blessures, les hallucinations et une solitude qui devient progressivement insupportable. Quant aux amateurs de claustrophobie, même si l'action se déroule en pleine nature et que l'espace ne manque pas, ils risquent de trouver quelques raisons supplémentaires de se sentir à l'étroit. Lol !

Un film de survie inégal mais impressionnant par moments, porté par un Daniel Radcliffe convaincant, qui prouve qu'il existe une vie après Harry Potter, même si elle se déroule parfois dans des conditions nettement moins confortables que dans un château écossais. Personnellement, après cette expédition, je vais éviter les propositions de randonnée avec guide autrichien, surtout si le programme prévoit de traverser l'Amazonie sans billet de retour.

NOTE : 12.90

FICHE TECHNIQUE

  • Réalisation : Greg McLean
  • Scénario : Justin Monjo, d'après l'autobiographie Back From Tuichi: the Harrowing Life-and-Death Story of Survival In The Amazon Rainforest de Yossi Ghinsberg
  • Musique : Johnny Klimek
  • Direction artistique : Emma Rudkin et Diana Trujillo
  • Décors : Matthew Putland, Juliana Barreto et Justine Dunn
  • Costumes : Vanessa Loh
  • Photographie : Stefan Duscio
  • Son : Marco Augusto Comba, Chris Goodes
  • Montage : Sean Lahiff
  • Production : Greg McLean, Todd Fellman, Mike Gabrawy, Gary Hamilton et Dana Lustig
Production exécutive : Yvonne Collins
Production associée : Jesica A. Andres, Niv Gat et Ryan Hamilton
Production déléguée : Yossi Ghinsberg, Lawrence Greenberg, Rodrigo Guerrero, Jeff Harrison, Mark Lazarus,
Production déléguée : Berry Meyerowitz, Joan Peters, Jay Zohar Rapaport, Michal Rapaport et Randy Simon
Coproduction déléguée : Ying Ye

DISTRIBUTION

6.20 - MON AVIS SUR LE FILM SAHARA DE PIERRE CORE (2017)


 Vu le film Sahara de Pierre Coré (2017) avec les voix de Omar Sy Louane Franck Gastambide Vincent Lacoste Clovis Cornillac Jean Dujardin


Où est passée la magie des films d’animation ? À force de vouloir nous en mettre plein les yeux avec de la technologie, des images subliminales et une débauche d'effets visuels, on finit par oublier que le cinéma d’animation doit aussi raconter une histoire, nous faire rire, nous émouvoir et nous embarquer dans un univers auquel on a envie de croire. Avec Sahara, j'ai surtout eu l'impression de traverser un désert de créativité, malgré les efforts déployés pour nous convaincre du contraire.

L'histoire nous entraîne dans le désert du Sahara, où vivent deux communautés de serpents bien différentes, les serpents venimeux, qui occupent les beaux quartiers des oasis, et les serpents du désert, moins bien considérés et relégués dans des conditions de vie beaucoup moins enviables. Au milieu de cette opposition sociale, Ajar, un jeune serpent du désert qui souffre de ne pas être pris au sérieux, rêve de changer de condition et de gagner le respect des autres. Lorsqu'Eva, une belle serpente appartenant à la communauté privilégiée, est enlevée, il décide de partir à sa recherche avec son ami Pitt, un scorpion particulièrement bavard, dans une aventure qui va les conduire bien loin de leur territoire habituel.

Le scénario aborde ainsi le conflit social, la recherche de reconnaissance et le respect de l'autre, avec un voyage initiatique qui permet aux personnages de découvrir que les différences ne sont pas forcément des obstacles. Une intention plutôt sympathique, mais qui ne casse pas trois pattes à un scorpion, et dont le traitement reste désespérément basique. Les plus petits y trouveront certainement leur compte, entre les péripéties, les poursuites et les personnages hauts en couleur, tandis que les adultes risquent de regarder leur montre en attendant que la caravane passe.

Du côté des voix, le casting français ne m'a pas davantage convaincu, avec Omar Sy dans le rôle du serpent Ajar, un choix qui ne fonctionne pas vraiment à mes oreilles. On connaît pourtant son talent, mais sa voix ne me paraît pas correspondre au personnage. Louane et Vincent Lacoste en rajoutent également dans leurs interprétations, avec une énergie vocale qui finit par devenir fatigante plutôt que de donner véritablement vie à leurs personnages. À vouloir faire trop, on finit parfois par faire beaucoup de bruit pour pas grand-chose.

Visuellement, le film affiche pourtant ses ambitions, avec des décors colorés, une animation numérique soignée et une volonté évidente d'en mettre plein la vue. Mais la technique ne fait pas tout, et je cherche encore cette petite étincelle qui transforme un film d'animation en véritable moment de cinéma. Les images défilent, les personnages s'agitent, les couleurs éclatent, mais je reste à distance, sans parvenir à entrer dans cette aventure qui semble pourtant avoir été conçue pour nous faire voyager.

Il manque cette fantaisie, cette poésie et cette imagination qui permettent aux meilleurs films d'animation de séduire aussi bien les enfants que leurs parents. Ici, les bonnes intentions sont présentes, les messages sont affichés bien lisiblement, mais l'ensemble manque de relief et de personnalité pour retenir durablement l'attention. On nous parle de tolérance et de reconnaissance, mais encore aurait-il fallu que les personnages et leurs aventures possèdent suffisamment de charme pour nous donner envie de les accompagner.

Je reconnais volontiers que les plus jeunes pourront apprécier cette escapade dans les dunes, mais les grands risquent de s'ennuyer ferme et de se mettre la tête dans le sable pour ne pas se perdre en apercevant une oasis. Oasis, oasis, c'est bon, c'est bon ! Quant à moi, je serais volontiers resté à l'ombre plutôt que de suivre cette expédition qui ne m'a jamais vraiment enthousiasmé.

J'aurais préféré être privé de désert dans ce Sahara, car malgré toute la technologie déployée, je n'y ai trouvé ni le dépaysement espéré ni la magie que j'attends d'un bon film d'animation. Une traversée des dunes qui ne laissera pas beaucoup de traces dans le sable de ma mémoire

NOTE : 6.20

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION