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samedi 4 juillet 2026

7.90 - MON AVIS SUR LE FILM OBSESSION DE CURRY BARKER (2026)

 


Vu le Film Obsession de Curry Barker (2026) avec Inde Navarette Michael Johnston Megan Lawless Cooper Tomlinson Andy Richter Haley Fitzgerald


J’ai passé une soirée en salles devant ce film d’épouvante et de frissons, et franchement, ça m’a confirmé ce que je pensais avant même d’entrer en salle.

L’histoire suit Bear, incarné par Michael Johnston, un jeune employé discret dans un magasin de musique. Il est amoureux depuis longtemps de Nikki, son amie d’enfance jouée par Inde Navarrette.

Ils bossent ensemble avec Ian (Cooper Tomlinson), le copain qui lance des blagues, Sarah (Megan Lawless), proche du groupe, et Carter (Andy Richter), le patron plutôt tranquille. Bear achète ce curieux objet, un One Wish Willow, dans une petite boutique. Il craque la branche et souhaite que Nikki l’aime plus que quiconque au monde. Le vœu se réalise immédiatement.

Au début, tout semble parfait pour lui. Nikki devient attentionnée, présente, presque trop. Mais très vite, son comportement change. Elle s’accroche, voit des rivaux partout, et les choses tournent mal. Les amis du groupe commencent à trouver ça étrange.

Les événements s’enchaînent avec des moments de tension soudains, des actes violents qui surgissent sans prévenir. La scène où une tête finit dans le volant reste particulièrement brutale, un choc visuel qui marque.

Pourtant, le film met du temps à démarrer. Les trente premières minutes s’étirent, on tourne autour des personnages sans que grand-chose n’arrive vraiment. Tout reste très prévisible : on sent les pièges arriver, les réactions des uns et des autres. Le scénario ne creuse pas beaucoup.

Il effleure la dépendance affective, l’obsession, mais sans aller loin, comme s’il avait peur de trop développer.Les acteurs font ce qu’ils peuvent. Michael Johnston donne à Bear ce côté gentil et maladroit qui colle au rôle. Inde Navarrette porte une grande partie de l’intensité, surtout quand son personnage bascule. Cooper Tomlinson et Megan Lawless apportent une touche légère entre amis, Andy Richter reste dans la discrétion.

Mais globalement, le jeu sonne souvent forcé, surtout dans les passages plus dramatiques.Ce qui me gêne le plus, c’est que le film mise tout sur des pics bien placés pour surprendre, mais ils deviennent vite évidents et presque drôles à force. On rit jaune devant tant de calcul.

Ça se veut effrayant, pourtant ça penche plus vers le comique involontaire que vers la vraie peur. Les maîtres comme Romero ou Raimi savaient construire une atmosphère solide avec un scénario qui tient debout. Ici, rien de tel.

C’est pensé pour un public jeune qui cherche des sensations rapides, sans besoin de profondeur.Le discours sur l’amour toxique reste court, superficiel. On sent le formatage pour des visions courtes, des moments qui claquent à l’écran sans laisser de trace.

Le début lent, la prévisibilité constante, l’ensemble qui joue sur l’effet de surprise plutôt que sur l’angoisse durable… tout ça fait que je ne m’y retrouve pas.Ce n’est pas mon genre de cinéma, même dans l’horreur. J’aime quand la peur repose sur une vraie construction, pas sur des artifices évidents.

Malgré tout, je ne suis pas déçu : je n’attendais rien de particulier. C’est un divertissement calibré pour teenagers, efficace pour eux, mais qui me laisse assez indifférent. Un film qui passe, sans plus. Voilà ce que j’en retiens après l’avoir vu et qui fera un cartoon sur Tik Tok

NOTE : 7.90

FICHE TECHNIQUE

  • Réalisation et scénario Curry Barker
  • Musique : Rock Burwell
  • Décors : Vivian Gray
  • Costumes : Blair James
  • Photographie : Taylor Clemons
  • Montage : Curry Barker
  • Production : James Harris, Christian Mercuri, Roman Viaris et Haley Nicole Johnson
    • Production associée : Cooper Tomlinson
    • Production exécutive Jason Blum, Leonora Darby, David Haring, Ruzanna Kegeyan et Mark Lane
  • Sociétés de production Blumhouse Productions, Capstone Pictures et Tea Shop Productions
  • Sociétés de distribution Focus Features (États-Unis), Le Pacte (France)
  • Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis

DISTRIBUTION

13.00 - MON AVIS SUR LE FILM CRIME CONTRE L'HUMANITE DE NORMAN JEWISON (2003)


 Vu le Film Crime Contre l Humanité de Norman Jewison (2003) avec Michael Caine Tilda Swinton Jeremy Northam Charlotte Rampling Ciarian Hinds Alan Bates


Il y a des films qui divertissent. Et il y a ceux qui mettent un coup de poing dans l'estomac. Crime contre l'Humanité fait partie de cette seconde catégorie. Ici, aucune place pour le sourire. Norman Jewison signe un thriller politique et judiciaire d'une noirceur absolue, inspiré notamment de l'affaire Paul Touvier, l'un des criminels de guerre français les plus tristement célèbres.

Pendant des décennies, dans le sud de la France, certains ont préféré protéger un homme plutôt que la vérité. Police, justice, mais surtout une partie de l'Église catholique ont caché, nourri, financé et menti pour permettre à cet homme d'échapper à la justice. Une réalité qui dépasse parfois la fiction et qui donne au film une puissance encore plus glaçante.

Pour incarner ce monstre, Jewison a eu une idée de génie : choisir l'un des acteurs les plus sympathiques du cinéma, Michael Caine. Celui que l'on associe si souvent à l'élégance, à la bienveillance ou à l'humour devient ici le visage du mal. Son Pierre Brossard ne crie jamais, n'en fait jamais trop. Il est calme, presque courtois. C'est justement ce qui le rend terrifiant. Chaque regard, chaque silence, chaque mot prononcé donne froid dans le dos. Michael Caine livre sans doute l'une des prestations les plus glaçantes de sa carrière.

Face à lui, Tilda Swinton incarne une juge déterminée à faire émerger la vérité, tandis que Jeremy Northam campe un gendarme dont l'enquête va peu à peu mettre au jour des complicités insoupçonnées. Tous deux avancent dans un véritable champ de mines politique et moral, où chaque révélation fait vaciller un peu plus les certitudes.

Mais le film ne s'arrête pas à la simple traque d'un ancien criminel de guerre. Il démontre que la vérité d'un instant n'est jamais aussi simple qu'elle en a l'air. Derrière la chasse menée par un groupe juif contre Pierre Brossard se cache une autre interrogation : cet homme est-il seulement poursuivi par ceux qui veulent le juger... ou également par ses anciens complices qui souhaitent le faire taire avant qu'il ne parle ?

C'est toute l'intelligence du scénario. Jewison ne livre jamais un thriller manichéen. Il construit un récit où les fantômes de la Seconde Guerre mondiale continuent d'empoisonner le présent, où les réseaux d'influence, les silences et les mensonges semblent parfois plus dangereux que les armes.

L'atmosphère est lourde du début à la fin. Chaque scène respire la peur, la culpabilité et les non-dits. On sent que le passé refuse de mourir et qu'il continue de hanter les vivants.

Le casting international est d'une remarquable justesse. Aucun acteur ne cherche à voler la vedette à l'autre. Chacun apporte sa pierre à un édifice d'une redoutable efficacité.

Ce qui glace le plus, c'est que le film rappelle une évidence souvent oubliée : les crimes contre l'humanité ne disparaissent pas avec le temps. Tant que les responsables sont protégés, ils continuent d'exister dans la mémoire des victimes.

Crime contre l'Humanité n'est pas un film rigolo. Pas une seule seconde. C'est un film passionnant, oppressant, profondément dérangeant. Un thriller qui fait froid dans le dos parce qu'il puise sa force dans une réalité historique que certains auraient préféré voir disparaître.

Et lorsqu'un acteur aussi profondément humain que Michael Caine réussit à incarner avec une telle crédibilité l'horreur absolue, on comprend que les plus grands monstres ne sont pas toujours ceux qui hurlent. Ce sont parfois ceux qui vous regardent avec le sourire

NOTE : 13.00

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION

jeudi 2 juillet 2026

18.10 - MON AVIS SUR LE FILM LA BATAILLE de GAULLE J'ECRIS TON NOM DE ANTONIN BAUDRY (2026)


Vu le film L
a Bataille de Gaulle : J'Ecris ton Nom de Antonin Baudry (2026) avec Simon Abkarian Niels Schneider Thierry Lhermitte Simon Russel Beale Félix Kysyl Anamaria Vartolomei Loic Corbery Campbell Scott Pip Torrens

(Pays traversés France , Royaume Uni, USA, Lybie , Tunisie etc ..)

Juin 1940. Durant la Seconde Guerre mondiale, Charles de Gaulle — alors peu connu — décide d'organiser la Résistance extérieure depuis Londres et ainsi de lutter contre l'Allemagne nazie. Sans avoir ni réels appuis ni troupes à l'origine, il va tenter de créer une organisation politique et militaire, la France libre

Il y a des films qui dépassent leur simple statut d'œuvre cinématographique pour entrer dans l'Histoire du cinéma. Des films qui marquent une époque, qui impressionnent par leur ambition autant que par leur exécution. La Bataille De Gaulle, le diptyque réalisé par Antonin Baudry (Le Chant du Loup), appartient sans hésiter à cette catégorie. Avec cette fresque historique monumentale, le réalisateur relève un pari que beaucoup auraient jugé impossible : raconter la naissance de la France libre à travers plusieurs figures majeures, tout en faisant du général de Gaulle le cœur battant du récit.

Oui, le film a coûté plusieurs dizaines de millions d'euros. Et alors ? Pour une fois, chaque centime se retrouve à l'écran. Les décors, les costumes, les véhicules militaires, les reconstitutions, les effets spéciaux, les scènes de bataille… tout respire le grand spectacle. On comprend où est passé le budget, et c'est suffisamment rare dans le cinéma français pour être souligné.

Les quelques polémiques aussi inutiles que stériles qui ont accompagné la sortie du film ont sans doute freiné son box-office. C'est dommage, car ceux qui auront boudé cette œuvre risquent de regretter de ne pas l'avoir découverte dans une grande salle équipée d'un son Dolby Atmos. Certaines séquences sont conçues pour être vécues plus que regardées : le fracas des bombardements, les moteurs des chars, les explosions, les silences avant l'assaut... tout participe à une immersion exceptionnelle.

Ce deuxième opus, J'écris ton nom, nous replonge immédiatement dans l'action. Antonin Baudry réussit un tour de force : on a véritablement l'impression de ne jamais avoir quitté le premier film. Dès les premières minutes, on retrouve cette tension permanente, cette intensité dramatique qui faisait déjà la force du premier volet.

Au centre de cette fresque trône évidemment le général de Gaulle, incarné par un Simon Abkarian absolument prodigieux. Si son interprétation était déjà remarquable dans le premier film, elle atteint ici une autre dimension. On n'entend plus Simon Abkarian : on voit Charles de Gaulle. Sa voix, son maintien, sa façon de regarder ses interlocuteurs, ses silences, sa détermination... le mimétisme est tout simplement saisissant.

Mais surtout, Baudry rappelle une chose essentielle : de Gaulle est avant tout l'homme qui savait dire NON.

Non à Roosevelt.

Non, parfois, à Eisenhower.

Et surtout non à Churchill.

Pour les Alliés, il n'était qu'un général sans armée, un empêcheur de tourner en rond. Leur objectif était souvent de décider eux-mêmes de l'avenir des territoires libérés, y compris celui de la France. Churchill, admirablement interprété par Simon Russell Beale, apparaît dans toute son ambiguïté : allié indispensable, mais adversaire politique permanent. Simon Russell Beale est exceptionnel, rendant son Churchill aussi brillant qu'agaçant, au point que l'on comprend parfaitement pourquoi de Gaulle devait constamment lui tenir tête.

Autre adversaire de taille : le général Giraud, incarné avec beaucoup de justesse par Thierry Lhermitte. Installé à Alger, il se considère comme le véritable représentant de la France. Là encore, de Gaulle refuse de céder. Encore une fois, il dit NON.

Mais La Bataille De Gaulle ne se limite pas aux salons diplomatiques et aux affrontements politiques.

Le film nous emmène aussi au cœur des combats grâce à une autre immense figure : le général Leclerc de Hauteclocque.

Baudry filme la guerre avec une puissance rarement atteinte dans une production française. Les chars avancent sous le feu ennemi, l'aviation bombarde sans relâche, les hommes tombent, la poussière envahit l'écran. C'est le chaos, mais un chaos parfaitement maîtrisé.

Leclerc apparaît au milieu de cette tempête comme un chef de guerre presque mythologique. Impossible de ne pas penser, par instants, à un Captain America français tant sa détermination et son courage semblent inébranlables.

Et pour incarner un tel homme, il fallait un immense acteur.

Niels Schneider livre ici, à mes yeux, l'une des plus grandes performances de sa carrière. Rarement un acteur aura autant habité son personnage. Il possède la droiture, le charisme, l'autorité et l'humanité de Leclerc. Chaque apparition impose le respect.

Le troisième pilier du récit est Jean Moulin.

Félix Kysyl lui prête une présence mystérieuse, sombre et profondément humaine. Son Jean Moulin agit dans l'ombre, reliant les différents réseaux de Résistance qui permettront à de Gaulle d'avoir enfin une véritable armée intérieure.

Les reconstitutions de Lyon sont d'un réalisme impressionnant. Benoît Barouh et son équipe offrent des décors d'une authenticité remarquable qui nous transportent immédiatement dans la France occupée.

Et comment ne pas évoquer la terrible scène de torture dans les locaux de la Gestapo ?

Elle glace littéralement le sang. Baudry ne cherche jamais le spectaculaire gratuit ; il montre la barbarie avec suffisamment de retenue pour que l'imagination fasse le reste. On en ressort bouleversé, avec une seule pensée : espérons que de telles horreurs ne se reproduisent jamais.

De Gaulle, Leclerc et Jean Moulin constituent le véritable squelette du film.

Trois hommes.

Trois destins.

Trois façons différentes de servir une même idée : la France libre.

Pendant près de 160 minutes, Antonin Baudry réussit à maintenir une tension permanente sans jamais perdre son spectateur. Le film est passionnant, spectaculaire, profondément humain et d'une grande intelligence. Même lorsque l'on pense connaître cette période de l'Histoire, on découvre encore de nombreux événements méconnus.

La séquence de la Libération de Paris procure un immense frisson.

En tant que Parisien, impossible de rester insensible devant ces images où la capitale retrouve enfin sa liberté. L'émotion est encore plus forte lorsque les véritables images d'archives viennent se mêler à la fiction. Je me suis même surpris à penser que mes propres parents, présents à Paris à cette époque, figuraient peut-être quelque part dans cette foule immense.

Mon seul regret concerne l'absence de deux scènes emblématiques.

J'aurais tant aimé voir la descente triomphale des Champs-Élysées par le général de Gaulle au milieu d'une foule immense, ainsi que la célèbre fusillade sur le parvis de Notre-Dame où, fidèle à lui-même, il continua d'avancer sans jamais céder à la panique. Deux moments historiques qui auraient parfaitement trouvé leur place dans cette fresque.

Autour du trio principal, toute la distribution impressionne par son engagement. Thierry Lhermitte en Giraud, Simon Russell Beale en Churchill, Loïc Corbery en Pleven, Campbell Scott en Eisenhower ou encore Pip Torrens en Montgomery composent une galerie de personnages d'une remarquable crédibilité. Aucun ne cherche à tirer la couverture à lui ; tous servent le film avec humilité.

Enfin, il y a cette parenthèse suspendue, peut-être la plus belle du film.

Les mots du poème « Liberté » de Paul Éluard résonnent tandis que revient inlassablement cette formule devenue célèbre : « J'écris ton nom. »

À chaque répétition, les images prennent une dimension supplémentaire. Le titre de ce deuxième opus trouve alors tout son sens et l'émotion devient immense.

La Bataille De Gaulle est un très grand film. Un film brillant, épique, ambitieux et profondément nécessaire. Il rappelle que la liberté n'est jamais acquise et que certains hommes ont eu le courage, au moment où tout semblait perdu, de dire simplement un mot.

NON.

Et parfois, un seul « non » suffit à changer le destin d'un pays.

Sur mes cahiers d’écolier Sur mon pupitre et les arbres Sur le sable sur la neige J’écris ton nonm

Sur toutes les pages lues Sur toutes les pages blanches Pierre sang papier ou cendre J’écris ton nom

Sur les images dorées Sur les armes des guerriers Sur la couronne des rois J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert Sur les nids sur les genêts Sur l’écho de mon enfance J’écris ton nom

etc...

NOTE : 18.10

FICHE TECHNIQUE

  • Réalisation Antonin Baudry
  • Scénario : Antonin Baudry et Bérénice Vila, d'après De Gaulle : une certaine idée de la France (A Certain Idea of France: The Life of Charles de Gaulle) de Julian T. Jackson
  • Musique Volker Bertelmann (1re partie), Théo Cascio (2e partie)
  • Décors Benoît Barouh
  • Costumes : Laurence Chalou
  • Photographie : Giora Bejach et Pierre Cottereau
  • Son Lucien Balibar et Nicolas Cantin
  • Montage : Katie Mcquerrey et Rehman Nizar Ali (1re partie), Rehman Nizar Ali (2e partie)
  • Production : Ardavan Safaee, Jérôme Seydoux et Axelle Boucaï
  • Sociétés de production Pathé Films, en coproduction avec Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma et TF1 Films Production
  • Sociétés de distribution : Pathé (France) ; Immina Films (Québec), Pathé Films AG (Suisse romande), Pathé Touch Afrique (Algérie, Côte d'Ivoire et Tunisie), The Searchers (Belgique)
  • Budget 74 millions d'euros (37 millions par film)[

DISTRIBUTION