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jeudi 15 octobre 2026

14.80 - MON AVIS SUR LE FILM LES GRANDES MANOEUVRES DE RENE CLAIR (1955)


 Vu le film Les Grandes Manoeuvres de René Clair (1955) avec Gérard Philipe Yves Robert Michèle Morgan Rosie Delamare Brigitte Bardot Judith Magre Pierre Dux Jacques François Jacques Fabbri Jacqueline Maillan


René Clair, un des grands de notre cinéma, nous offre avec Les Grandes Manœuvres son premier film en couleurs, une véritable toile de maître où les couleurs semblent avoir été déposées par Monet, avec des décors grandioses de Léon Barsacq et des costumes qui nous plongent dans une époque où l'élégance était presque une seconde nature.

Les Grandes Manœuvres, c'est une variation autour de Don Juan, où la grande préoccupation de ces jeunes gens et jeunes filles est l'amour, l'amour avec un grand A, avec ou sans lendemain, avec une main à baiser ou une déclaration à recevoir, tout cela dans cette France d'avant la Première Guerre mondiale, où les grands conflits de la bonne société se règlent surtout à coups de cancans, entre deux bals et quelques causeries dans des salons et appartements chics.

Au milieu de cet essaim, le lieutenant Armand de la Verne (Gérard Philipe), qui ne pense qu'à draguer du matin au soir, et probablement jusqu'au matin suivant, tant son emploi du temps sentimental semble chargé. Séducteur invétéré, il fait un malheur auprès de ces dames qui attendent qu'on leur conte fleurette, jusqu'au jour où il relève un pari avec ses camarades : séduire une femme désignée par le sort avant le départ du régiment pour les grandes manœuvres.

La malheureuse élue sera Marie-Louise Rivière (Michèle Morgan), une Parisienne divorcée venue ouvrir une boutique de modiste dans cette petite ville de province. Mais notre Don Juan, qui pensait ajouter une conquête de plus à son tableau de chasse, va se retrouver face à une femme qui ne se laisse pas facilement impressionner par les beaux uniformes et les belles paroles. Pour une fois, le séducteur risque bien de se faire prendre à son propre jeu, car les sentiments n'ont pas toujours la délicatesse de respecter les règles d'un pari entre hommes.

Et quel casting René Clair nous a concocté ! Michèle Morgan, avec son élégance naturelle et son regard qui en dit long, donne à Marie-Louise une dignité qui résiste aux manœuvres de notre lieutenant. Gérard Philipe est irrésistible en séducteur sûr de lui, dont l'assurance commence à se fissurer lorsque l'amour vient déranger ses petites habitudes.

Autour de ce couple, Brigitte Bardot, Judith Magre, Magali Noël, Simone Valère et tant d'autres composent une galerie féminine qui donne envie de demander une valse à ces dames, quitte à marcher sur les pieds de sa cavalière. Les hommes ne sont pas en reste, avec Jean Desailly, Pierre Dux, Jacques François et Jacques Fabbri, qui apportent chacun leur touche à cette société où les apparences comptent autant que les sentiments.

Dans ses pérégrinations, Armand entraîne son ami Félix Leroy (Yves Robert), autre lieutenant et séducteur, mais nettement moins chanceux que son camarade. Un ami fidèle qui le suit dans ses aventures, mais pas jusque dans les chambres, tout de même ! Il faut bien laisser à chacun son petit jardin secret, même dans une garnison où les nouvelles circulent plus vite qu'un cheval au galop.

René Clair observe cette petite société avec amusement, sans oublier que derrière les sourires, les politesses et les parties de séduction, les conventions sociales imposent leurs règles. Marie-Louise, femme divorcée et indépendante, n'est pas tout à fait accueillie comme une des leurs, et son histoire avec Armand révèle les limites de cette élégance de façade. Le film possède ainsi une pointe de mélancolie qui vient doucement troubler la légèreté des bals et des rendez-vous galants.

La mise en scène est un régal, les décors de Léon Barsacq donnent de l'ampleur à chaque scène et les couleurs apportent une chaleur particulière à cette reconstitution d'un monde qui semble encore vivre au rythme des valses, des uniformes et des bonnes manières. La musique de Georges Van Parys accompagne cette ronde amoureuse avec le charme nécessaire, tandis que les dialogues et les situations rappellent le savoir-faire d'un cinéaste qui connaissait parfaitement son public.

Car René Clair savait faire du cinéma pour plaire aux spectateurs, sans les prendre de haut ni leur imposer une leçon de morale à chaque détour de scénario. Il savait mêler humour, élégance, romantisme et mélancolie, avec cette légèreté qui n'exclut jamais une certaine profondeur.

Les Grandes Manœuvres est un film délicieux, porté par Gérard Philipe et Michèle Morgan, entourés d'une distribution exceptionnelle, dans un décor qui semble tout droit sorti d'un album de souvenirs précieux. Une valse sentimentale où les uniformes brillent, où les cœurs s'emballent et où le Don Juan finit par découvrir que l'amour est une affaire autrement plus sérieuse qu'un pari entre copains.

Un René Clair en couleurs qui a gardé toute la finesse de son cinéma, et qui nous rappelle qu'avant les grandes manœuvres militaires, il y avait déjà celles du cœur, parfois bien plus difficiles à gagner.

NOTE : 14.80

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION

11.80 ( MON AVIS SUR LE FILM LE COLOCATAIRE DE MARCO BERGER (2019)


 Vu le Film Le Colocataire de Marco Berger (2019) avec Gaston Ré Alfonso Baron Ailin Salas Malena Irusta Uriel Ledezma Eduardo Mendábal


Marco Berger est un cinéaste argentin qui aime filmer les hommes, leurs corps, leurs regards et ces désirs qui ne demandent pas toujours la permission avant de s'installer.


Avec Le Colocataire, il nous raconte l'histoire de Juan (Alfonso Barón), un jeune menuisier qui partage son appartement avec son frère.


Lorsque celui-ci s'en va, Juan propose la chambre libre à Gabriel (Gastón Re), un collègue de travail plutôt taiseux, veuf et père d'une petite fille élevée par ses grands-parents.


Voilà donc deux hommes sous le même toit, deux caractères différents, deux façons d'aborder la vie, et une cohabitation qui va prendre une tournure inattendue.


Juan est un garçon sociable, amateur de conquêtes féminines, qui aime retrouver ses copains et discuter de football.


Gabriel, plus réservé, semble vivre dans son coin, avec ses silences et ses pensées que l'on devine difficilement.


La menuiserie les réunit pendant la journée, l'appartement les rapproche le soir, et le cinéaste installe progressivement un trouble entre ces deux hommes.


Pas besoin de grandes déclarations pour comprendre que quelque chose se passe, car les regards et les gestes parlent parfois beaucoup mieux que les dialogues.


Marco Berger sait prendre son temps, observer une hésitation, une proximité inhabituelle, un regard qui s'attarde un peu trop longtemps.


Cette manière de filmer peut dérouter les amateurs de cinéma où tout doit aller vite, mais elle possède ici une véritable raison d'être.


Le désir n'est pas toujours une évidence pour celui qui le ressent, surtout lorsque ce désir vient bousculer toutes les certitudes sur lesquelles il a construit sa vie.


Le film aurait pu se contenter de cette attirance entre deux beaux garçons, mais son intérêt est ailleurs, dans les conséquences de cette relation et dans les difficultés qu'elle fait surgir.


Car Juan n'est pas seul au monde, il a une petite amie, Ornella, des amis et un environnement dans lequel il tient à conserver son image de bonhomme.


Il aime les femmes, ou du moins aime-t-il ce qu'elles représentent dans la vie qu'il s'est imaginée.


L'arrivée de Gabriel va pourtant réveiller chez lui des sentiments qu'il ne sait ni comprendre ni accepter.


Le plus intéressant est de voir Juan se débattre avec lui-même, partagé entre l'attirance qu'il éprouve et la peur de ce que les autres pourraient penser de lui.


Il voudrait profiter de ce qui lui arrive sans que cela change quoi que ce soit à son existence, mais le désir n'est pas toujours aussi arrangeant.


Gabriel, de son côté, n'est pas simplement un homme qui attendrait que son colocataire se décide, et son silence dissimule une sensibilité que Gastón Re exprime avec beaucoup de finesse.


L'acteur évite les grands effets et laisse parler son visage, ses gestes et cette façon de regarder Juan tout en essayant de ne rien laisser paraître.


Alfonso Barón lui donne la réplique avec une énergie différente, celle d'un homme plus démonstratif, mais beaucoup moins maître de ses émotions qu'il ne le croit.


Leur duo fonctionne précisément parce qu'ils ne réagissent pas de la même manière à ce qui leur arrive.


Marco Berger filme leurs rapprochements sans vulgarité, avec une sensualité qui repose davantage sur l'attente et la tension que sur la démonstration.


La caméra observe les corps, les mains, les déplacements dans l'appartement, comme si chaque détail pouvait trahir ce que les personnages s'obstinent à cacher.


L'espace devient presque un personnage à part entière, puisque cette proximité quotidienne rend difficile la fuite devant ses propres sentiments.


On partage les repas, on se croise, on travaille ensemble, et l'on découvre que vivre sous le même toit ne signifie pas forcément savoir vivre avec soi-même.


Mais le véritable sujet du film dépasse largement les murs de cette colocation.


Nous sommes en Argentine, dans un milieu populaire où la virilité reste une affaire sérieuse et où les copains peuvent devenir les gardiens d'une certaine conception de la masculinité.


Les conversations entre hommes, les plaisanteries et les réflexions homophobes dessinent un univers dans lequel il vaut mieux rentrer dans le rang que risquer de devenir la cible du groupe.


Le film ne prétend pas que tous les Argentins pensent de cette manière, mais il montre combien les habitudes sociales et le machisme peuvent peser sur les choix individuels.


L'Argentine a pourtant reconnu le mariage entre personnes de même sexe dès 2010, preuve que les avancées légales ne suffisent pas à faire disparaître les préjugés du quotidien.


Marco Berger s'intéresse justement à ce décalage entre les droits reconnus et la liberté réelle de vivre son amour sans avoir à se justifier.


La dimension sociale est importante, car Juan et Gabriel appartiennent au monde du travail, loin des milieux où l'indépendance financière et culturelle permet parfois de s'affranchir plus facilement du regard des autres.


Quand on doit gagner sa vie, préserver sa place parmi les collègues et rester accepté par ses proches, la liberté personnelle peut devenir un luxe difficile à s'offrir.


Juan veut être normal, selon les critères de son entourage, et cette volonté finit par ressembler à une prison dont il possède lui-même les clés sans parvenir à ouvrir la porte.


Son comportement n'est pas toujours admirable, notamment lorsqu'il cherche à concilier son attirance pour Gabriel avec sa relation féminine et son besoin de sauver les apparences.


Le film ne l'excuse pas systématiquement, et c'est tant mieux, car comprendre les peurs d'un personnage ne signifie pas approuver toutes ses décisions.


Gabriel, lui aussi, doit composer avec son histoire, son veuvage et sa responsabilité de père, qui rendent sa situation plus complexe qu'une simple aventure amoureuse.


La petite fille n'est pas un accessoire dans le récit, puisqu'elle représente aussi une autre génération et une possibilité de regarder les choses avec moins de préjugés.


Sans transformer son film en discours militant, Berger fait donc entrer la question de l'homosexualité dans la vie ordinaire, là où elle se heurte aux réflexes, aux traditions et aux peurs les plus tenaces.


C'est probablement la plus grande qualité de son travail : parler d'un sujet de société sans oublier que les personnes concernées ont des sentiments, des contradictions et parfois de mauvaises façons de traiter ceux qu'elles aiment.


On pourra reprocher au film certaines longueurs, une intrigue qui tourne parfois en rond et des personnages qui mettent beaucoup de temps à avancer.


Cette lenteur fait néanmoins partie du projet, puisque l'essentiel se joue dans les hésitations, les retours en arrière et les moments où un geste en dit davantage qu'une longue explication.


La mise en scène reste discrète, les décors sont modestes et le quotidien de ces deux hommes donne au récit une proximité appréciable.


Marco Berger ne cherche pas à fabriquer une romance idéale, encore moins à nous vendre un conte de fées où tous les problèmes disparaîtraient avec un baiser.


Il montre plutôt combien il peut être difficile d'accepter ce que l'on ressent lorsque le regard des autres prend davantage de place que sa propre envie de vivre.


Le Colocataire est ainsi un film sensuel, social et parfois inconfortable, qui parle d'amour sans oublier les lâchetés humaines et les dégâts causés par le besoin de paraître.


Une histoire de deux hommes qui partagent un appartement, mais qui ne possèdent pas encore la même liberté intérieure, et dont le chemin vers l'acceptation reste semé d'embûches.


Un film qui rappelle, sans grands discours ni coups de trompette, qu'il est parfois plus difficile d'assumer un sentiment que de le ressentir.


Et si la société a le droit d'évoluer, encore faut-il que les hommes acceptent de suivre le mouvement, au lieu de laisser leurs préjugés choisir à leur place.


Une belle chronique du désir empêché, qui ne révolutionne peut-être pas le cinéma, mais qui a le mérite de regarder ses personnages sans les condamner à une caricature.


Parce qu'au fond, aimer ne devrait pas être une épreuve de virilité, et qu'il serait grand temps que certains messieurs comprennent que leur masculinité ne risque pas de s'effondrer pour un regard ou un baiser.

NOTE : 11.80

FICHE TECHNIQUE

  • Réalisation et scénario : Marco Berger
  • Musique : Pedro Irusta
  • Direction artistique : Natalia Krieger
  • Photographie : Nahuel Berger
  • Montage : Marco Berger
  • Production : Marco Berger, Lucas Papa et Gaston Re
  • Société de production : Universidad del Cine
  • Sociétés de distribution : A TLA Releasing (Argentine) ; Optimale (France)
  • Pays d'origine : Drapeau de l'Argentine Argentine
  • Langue originale : espagnol

DISTRIBUTION

mercredi 14 octobre 2026

16.40 - MON AVIS SUR LE FILM LE GRAND RESTAURANT DE JACQUES BESNARD (1966)


 Vu le Film Le Grand Restaurant de Jacques Besnard (1966) avec Louis de Funès, Bernard Blier, Olivier de Funès, Folco Lulli Venantino Venantini Noel Roquevert

Maria-Rosa Rodriguez Paul Preboist Roger Caccia Michel Modo Pierre Tornade Guy Grosso Jean Ozenne Maurice Risch

Parce que c’est Louis de Funès, le génie du rire, et que dans Le Grand Restaurant, il nous démontre une nouvelle fois l’étendue de son talent grâce à ses grimaces, ses pitreries et cette énergie qui semble ne jamais devoir s’épuiser. Pour moi, ce film s’inscrit dans la grande tradition des Branquignols, avec cette folie collective héritée notamment de Robert Dhéry et Colette Brosset, où les scènes de groupe font mouche et où le rire se transmet de spectateur en spectateur, particulièrement dans les murs du restaurant, même si les scènes extérieures sont parfois moins inspirées.

Si Jacques Besnard est bien le réalisateur, Louis de Funès est incontestablement l’âme du projet, puisqu’il participe à l’écriture du scénario, choisit ses partenaires et imprime sa marque à l’ensemble. Avec l’aide de son ami Jean Halain, fils d’André Hunebelle, il construit une comédie qui ne traîne jamais les pieds et dont on reconnaît immédiatement la patte, avec cette troupe de fidèles qui semble avoir pris ses quartiers dans la cuisine autant que dans la salle. On retrouve notamment Roger Caccia, ancien compagnon des Branquignols, mais aussi Jean Ozenne et son inoubliable « Mon Dieu, mon Dieu », Pierre Tornade toujours aussi classe, Paul Préboist, ainsi que le duo Grosso et Modo, l’un en dénonciateur et l’autre en lèche-bottes, une brigade qu’on ne souhaiterait pas forcément avoir chez soi, même pour les grandes occasions.

De Funès incarne Monsieur Septime, patron autoritaire, perfectionniste jusqu’à la maniaquerie, qui dirige son établissement comme un général commande ses troupes. Chaque serveur doit obéir au doigt et à l’œil, chaque assiette doit être irréprochable et la moindre erreur devient un crime de lèse-majesté. Derrière son costume impeccable se cache pourtant un personnage capable de perdre tous ses moyens lorsque les événements lui échappent, ce qui devient particulièrement savoureux lorsque l’intrigue policière vient bousculer son petit monde bien ordonné.

L’enlèvement du président Novalès va ainsi transformer notre tyran des fourneaux en personnage mêlé à une aventure qui le dépasse largement, entre quiproquos, rebondissements et situations rocambolesques. L’histoire sert surtout de terrain de jeu à De Funès, qui peut multiplier les expressions, les gestes improbables et les accès de panique dont il a le secret, sans que le scénario cherche à rivaliser avec son véritable moteur : le comique.

Comment ne pas évoquer la fameuse recette du soufflé aux pommes de terre, avec ses ombres chinoises qui transforment Septime, accent compris, en un Hitler absolument hilarant ? L’idée vient de De Funès lui-même et la scène aurait été tournée sous cette forme en une seule prise. Voilà un exemple de son inventivité, capable de transformer une démonstration culinaire en numéro de cabaret, avec une audace et une précision qui font encore mouche aujourd’hui. La scène de la danse, où Septime impose son rythme à un orchestre qui peine à suivre, relève de la même mécanique, tandis que les scènes de piano de Roger Caccia participent à cette ambiance de joyeux désordre parfaitement orchestré.

Les seconds rôles ne sont pas là pour faire de la figuration, et c’est aussi ce qui donne au film sa saveur. On retrouve Olivier de Funès, le fils de Louis, qui ne joue pas cette fois son fils à l’écran et qui s’éloignera ensuite du métier d’acteur pour devenir pilote. La complicité de cette troupe donne au restaurant une véritable existence, avec ses habitudes, ses petites lâchetés et ses personnages hauts en couleur. Les obsessions de De Funès sont également au rendez-vous, notamment son goût pour la Légion d’honneur, tandis que les noms de Septime et de Sévère, son personnage dans Hibernatus, renvoient tous deux à des empereurs romains.

Le Grand Restaurant est pour moi, avec Hibernatus et Oscar, une véritable Madeleine de Proust, un remède souverain pour détendre les zygomatiques et retrouver un plaisir intact devant des scènes que je connais pourtant par cœur. Certaines annoncent presque L’Aile ou la Cuisse, tant on retrouve cette obsession de la gastronomie, du cérémonial et de la perfection poussée jusqu’à l’absurde.

Revoir ce film, c’est retrouver un cinéma populaire qui ne cherche pas à se donner des airs, mais qui sait parfaitement ce qu’il veut : nous faire rire et nous faire passer une excellente soirée. Louis de Funès règne sur cette brigade avec une gourmandise communicative, et je savoure toujours autant ses colères, ses grimaces et ses inventions, sans oublier cette troupe qui lui donne la réplique avec un plaisir évident.

Un grand classique de ma comédie française, à déguster sans modération, même si le service est parfois un peu brutal. À table !

NOTE : 16.40

Réalisation : Jacques Besnard

DISTRIBUTION