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jeudi 25 juin 2026

12.80 - VU LE FILM LES MOUTONS DETECTIVES DE KYLE BALDA (2026)


 Vu le Film #LesMoutonsDétectives de Kyle Balda (2026) avec Hugh Jackman Emma Thompson Nicholas Braun Nicholas Galitzine Molly Gordon Hong Chau Tosin Cole et nos amis Lily, Sebastian , Moumoutte , Cloud et Zora


George Hardy est le berger d'un troupeau de moutons. Il adore tellement ses bêtes qu'il leur lit chaque soir des romans policiers, même s'il pense que les ovins ne comprennent rien. En réalité, les moutons échangent beaucoup entre eux sur les livres et les coupables de chaque meurtre fictif. Un jour, George est retrouvé mort. La police locale, avec l'inexpérimenté Tim Derry, ne sait pas trop quoi faire. Les moutons, persuadés qu'il s'agit d'un meurtre, décident d'élucider eux-mêmes le meurtre de leur berger, biberonnés par tous les polars qu'il leur a lus. Ils vont devoir se transcender, quitter leur pré et découvrir le véritable monde des humains, bien plus complexe que dans les œuvres de fiction.

Voilà un film qui fait un bien fou aux zygomatiques. Avec son humour très british malgré la production américaine des géniaux Phil Lord et Chris Miller, Les Moutons Détectives (Bêêêêtective Privé) réussit l’exploit de transformer une simple enquête à la campagne en une irrésistible comédie policière où le rire est roi.

L’histoire nous plonge dans un univers digne d’un roman d’Agatha Christie ou d’un épisode d’Arabesque. Un mystère secoue la paisible campagne et, comme dans les meilleures intrigues du genre, tout le monde semble coupable. Les fausses pistes s’enchaînent, les suspects se multiplient et le scénario joue avec les codes du whodunit jusqu’à un dénouement à la Poirot. Mais ici, pas de poireaux, même si on est à la campagne !

Et qui mène l’enquête ? BEEEEEE bien sûr ! Le brillant mouton Sebastian, épaulé par l’infatigable Mme Brebis Lily et le respectable chef Sir Ritchfield le bélier. Eh oui, les moutons, comme leurs ancêtres, ont souvent la tête dans les nuages, mais ils ont surtout l’esprit particulièrement aiguisé. Ils parlent ? Vous êtes surpris ? Il fallait simplement engager la conversation !

Le film s’amuse constamment avec cette idée délicieusement absurde. Ces moutons détectives ne sortent pas de nulle part : leur maître Georges, interprété par Hugh Jackman, leur lisait régulièrement des romans policiers. Une excellente idée qui leur a permis de développer leurs talents d’enquêteurs tout en évitant de compter les moutons pour s’endormir.

L’un des grands plaisirs du film vient également de son casting. Hugh Jackman semble prendre un plaisir contagieux à participer à cette folie douce. Emma Thompson apporte son élégance et son sens du timing comique tandis que Nicholas Galitzine entre parfaitement dans le jeu. Tous semblent s’amuser comme des fous et cette bonne humeur traverse l’écran pour atteindre directement le spectateur.

La mise en scène épouse parfaitement cet esprit déjanté. Les dialogues fusent, les situations improbables s’enchaînent et l’humour fonctionne à plusieurs niveaux, alternant jeux de mots, références au roman policier classique et gags visuels. Le film ne cherche jamais à être autre chose qu’un formidable divertissement familial, et c’est précisément ce qui fait sa force.

Sous ses airs de farce laineuse se cache aussi une véritable déclaration d’amour aux récits policiers. Les auteurs connaissent parfaitement les règles du genre et prennent un malin plaisir à les détourner tout en les respectant. On retrouve le plaisir des grandes enquêtes à énigme, mais filtré à travers un humour absurde et irrésistiblement britannique.

Les Moutons Détectives est une comédie policière joyeusement barrée, portée par des personnages attachants, un casting qui s’éclate et une avalanche de gags qui tombent juste. Un film qui rappelle qu’on peut encore rire franchement devant une enquête sans perdre le sens du mystère.

Et ne croyez surtout pas les histoires : les moutons, ce n’est pas un ragoût. La preuve, certains sont d’excellents détectives.

L'affaire est classée, mais le troupeau reste sous surveillance.

"Dans toute enquête, il faut séparer la laine des indices... et éviter de se faire tondre par les fausses pistes."

NOTE : 12.80

FICHE TECHNIQUE

Producteurs délégués : Tyson Hesse, Phil LordChris Miller, Aditya Sood et Tim Wellspring

DISTRIBUTION

Voix


9.10 - MON AVIS SUR LE FILM AGENTS SECRETS DE FREDERIC SCHOENDOEFFER (2004)


 Vu le Film Agents Secrets de Frédéric Schoendoerffer (2004) avec Vincent Cassel Monica Bellucci Charles Berling André Dussolier Bruno Todeschni Sergio Peris-Mencheta Eric Savin Serge Avedikian Gabriele Lazure Jo Prestia


Agents secrets met en scène un groupe d'agents de terrain de la direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE), avant, pendant, et après une mission au Maroc. L'un des agents, Lisa (Monica Bellucci), est piégée par le service et se retrouve derrière les barreaux pour accomplir, au sein de la prison, une mission contre son gré. Échappant au contrôle du service qui tente de le faire taire, l'ami de Lisa, Brisseau (Vincent Cassel), comprend que les deux missions sont liées entre elles pour des raisons politiques et financières.

Toujours difficile de passer derrière la carrière d’un très grand cinéaste du chaos comme Pierre Schoendoerffer. Même si l’univers n’est pas le même que celui de son père, Frédéric Schoendoerffer semble avoir du mal à se défaire totalement de cet héritage encombrant.

Avec Agents Secrets, il ambitionne pourtant de plonger le spectateur dans les arcanes de la DGSE, là où les opérations clandestines se décident dans l’ombre et où les conséquences dépassent souvent les plans les mieux établis.

L’histoire suit deux missions parallèles menées par les services français. D’un côté, Georges Brisseau, interprété par Vincent Cassel, agent de terrain rompu aux opérations délicates. De l’autre, Lisa, jouée par Monica Bellucci, engagée dans le même engrenage secret. Autour d’eux gravite une galerie d’agents et de responsables incarnés notamment par André Dussollier, Charles Berling, Bruno Todeschini, Éric Savin et Simon Abkarian, tous beaucoup plus crédibles dans leurs fonctions que le tandem vedette. Car c’est bien là que le bât blesse. Georges Brisseau se la joue gros baroudeur, et évidemment il finira dans les bras de Lisa.

Pourquoi hein, pourquoi ? Cette romance imposée apparaît comme une évidence de scénario plutôt que comme une évolution naturelle des personnages. C’est d’autant plus frustrant que tous les autres agents semblent parfaitement dans leurs baskets. Eux donnent l’impression d’appartenir réellement à cet univers de manipulations, de mensonges et d’opérations spéciales.

Le couple principal, lui, reste constamment à côté de la plaque.Le film évoque inévitablement l’ombre de l’Affaire du Rainbow Warrior. On croit d’abord que Schoendoerffer va s’en inspirer pour explorer les zones grises des services secrets français. Mais très vite, le récit s’en éloigne et préfère emprunter des chemins beaucoup plus balisés.

Le résultat ressemble davantage à un thriller d’espionnage formaté qu’à une véritable plongée dans les mécanismes du renseignement.Pourtant, il y avait matière à faire voyager le spectateur. Entre le Maroc, l’Espagne et la France, le film multiplie les décors et les changements d’ambiance. Sur le papier, cela promettait une aventure internationale pleine de tension.

Dans les faits, ces déplacements donnent surtout l’impression de cocher des cases. Une mission à l’étranger ? Coche. Des agents infiltrés ? Coche. Des trahisons ? Coche. Une romance obligatoire ? Double coche.

Et c’est précisément ce qui finit par plomber l’ensemble. Le film manque cruellement de rythme et de pêche. Chaque séquence semble avancer avec le frein à main serré.

Là où l’espionnage devrait créer du suspense, de la paranoïa et de l’incertitude, Agents Secrets accumule les clichés les plus attendus. Les enjeux paraissent artificiels, les rebondissements téléphonés et les situations rarement surprenantes.On sent que Schoendoerffer cherche à fabriquer un grand thriller à la française, sérieux, international et ambitieux. Mais à force de vouloir satisfaire les attentes des producteurs, il oublie peut-être d’embarquer le public.

Tout paraît appliqué, professionnel même, mais jamais véritablement vivant. Le film avance comme une mission administrative alors qu’il devrait fonctionner comme une opération clandestine sous haute tension.

C’est d’autant plus regrettable que le casting secondaire tient remarquablement la route. Dussollier, Berling, Todeschini, Savin et Abkarian apportent une crédibilité qui manque souvent au duo central. Eux semblent appartenir à cet univers opaque où chaque regard cache une information et chaque silence un secret.

Au final, Agents Secrets est un thriller d’espionnage qui promet les coulisses de la DGSE mais ne livre qu’une version très sage et très convenue de cet univers fascinant.

Lent, raté par moments, encombré de clichés complètement stupides, il donne l’impression que tout le monde a été invité à la fête... sauf le spectateur. Des agents pas si secrets, donc, mais surtout un film qui ne parvient jamais à révéler ce qu’il cache derrière sa façade d’espionnage international.

NOTE : 9.10

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION