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lundi 2 novembre 2026

7.50 6 MON AVIS SUR LE COURT METRAGE BLUE JEANS DE JACQUES ROZIER (1958)

 


Vu le Court-métrage Blue Jeans de Jacques Rozier (1958) avec René Ferro Francis de Peretti

Elisabeth Klar Laure Coretti Roger Migliore
Pierre Michaël (Voix du narrateur)

Avec Blue Jean de Jacques Rozier, nous voici devant un petit morceau de Nouvelle Vague qui porte assez bien son époque, mais qui risque surtout de mettre la patience du spectateur à rude épreuve. Deux jeunes loosers passent leur temps à draguer des filles avec une lourdeur qui ferait passer un représentant en aspirateurs pour un grand séducteur. Ils parlent, tentent leur chance, insistent, recommencent, et pendant ce temps-là, le cinéma semble avoir décidé de prendre des vacances.

Car le véritable problème de ce court-métrage, c'est son vide abyssal. Il ne se passe pratiquement rien, et ce qui pourrait constituer une situation comique ou une observation amusante des comportements de ces deux énergumènes tourne rapidement en rond. On attend un événement, un rebondissement, une réaction, une petite étincelle qui viendrait réveiller tout ce petit monde. Mais rien. Même pas une bonne baffe bien sentie pour remettre les deux dragueurs à leur place ! Il y aurait pourtant eu là de quoi donner un peu de relief à cette promenade dans le néant sentimental.

Le film ressemble à une sorte d'antichambre de Adieu Philippine, le long-métrage que Jacques Rozier réalisera quelques années plus tard. On y retrouve déjà cette manière de filmer les jeunes gens, leurs conversations, leurs hésitations et leurs petites aventures quotidiennes. Sauf qu'ici, la matière est bien maigre et que l'on a parfois l'impression d'assister à une répétition générale dont personne n'aurait pris la peine d'écrire la suite.

On pourra toujours invoquer la spontanéité, le naturel, l'improvisation et cette fameuse liberté de ton chère à la Nouvelle Vague. Mais encore faut-il que cette liberté débouche sur quelque chose. Filmer le vide peut être un parti pris artistique, encore faut-il savoir lui donner une consistance. Ici, les personnages brassent de l'air, les situations piétinent et le spectateur finit par regarder sa montre avec davantage d'intérêt que les exploits de nos deux champions de la drague.

Voilà donc un court-métrage qui résume assez bien ce que je peux reprocher à une certaine Nouvelle Vague : beaucoup de bavardages, des personnages qui se cherchent et un scénario qui semble avoir oublié de venir au rendez-vous. La Nouvelle Vague, finalement, c'est comme la mer : il y a le flux et le reflux. Avec Blue Jean, on attend encore la vague.

dimanche 1 novembre 2026

HISTOIRE D'UNE CHANSON - OVER THE ARAINBOW PAR JUDY GARLAND (LE MAGICIEN D'OZ)

 


#HistoireChansondeFilm , Auourd'hui le top mythique Over the Rainbow du film Le Magicien d'Oz.


Over the Rainbow est l'une des chansons les plus connues de la fin des années 1930. Incarnant les espoirs et les rêves d'une jeunesse aspirant à un monde idéal d'amour et de joie, la chanson fut écrite en une nuit par Harold Arlen pour Judy Garland qui l'interpréta dans le film Le Magicien d'Oz, et elle devint le thème musical qui devait bercer toute sa vie. En effet, on lui demanda de l'interpréter à presque toutes ses apparitions publiques.

La mélodie plaintive et les paroles simples de la chanson racontent le désir d'une adolescente de s'échapper du « désordre sans espoir » de ce monde (hopeless jumble), de la tristesse des gouttes de pluie, vers un nouveau monde plein de couleurs « par-delà l'arc-en-ciel » (over the rainbow). Cette chanson exprime aussi la croyance enfantine selon laquelle les cieux ouvriront un passage vers un lieu où « les soucis fondent comme des bonbons au citron » (troubles melt like lemon-drops).

De la même manière que White Christmas de Irving Berlin, cette chanson fut adoptée par les troupes américaines combattant en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale, comme un symbole des États-Unis, la terre lointaine qui, après de longues années de guerre, apparaissait comme un rêve derrière un arc-en-ciel. Dans les années 1970, cette chanson a aussi été le déclencheur de la révolution homosexuelle et de la Gay Pride dans les émeutes de Stonewall, l'arc-en-ciel étant le signe de la communauté LGBT. Aujourd'hui, il peut nous échapper que la chanson avait un long couplet d'introduction, puisque celui-ci ne fut pas chanté dans le film par Judy Garland.

En 2004, la chanson est 1re au classement AFI's 100 Years... 100 Songs des 100 plus grandes chansons de films du cinéma américain.

Dans l'ensemble, la musique du film est assez énergique, ce qui contraste avec cette mélodie calme et posée. Cette chanson est très fortement inspirée du Chant à la Lune de l'opéra Rusalka (Dvořák), une œuvre jouée pour la première fois aux Etats-Unis en 1935.

Cette chanson, en tous cas, était l'une des préférées du producteur associé, Arthur Freed.Une partie de la chanson fut bel et bien coupée du film. Un couplet supplémentaire aurait dû être chanté au moment où Dorothée est enfermée dans une salle du château de la sorcière.

Un enregistrement de démo subsista, et fut inclus dans le coffret CD Deluxe. Dans cette édition, Dorothée chante en pleurant, mais incapable de finir, conclut, en larmes, « J'ai peur, Tante Em, j'ai peur ! » (I'm frightened, Auntie Em, I'm frightened!).

Cette phrase fut gardée dans le film, suivie immédiatement d'une apparition de Tante Em dans la boule de cristal de la sorcière, puis remplacée par une image de la sorcière se moquant de Dorothée, puis se tournant vers la caméra et riant de façon effrayante à l'intention du public.

On parle souvent de cette chanson sous le titre Somewhere Over the Rainbow, alors que la chanson n'est en fait intitulée que sobrement Over the Rainbow.

L'introduction ne fut jamais utilisée dans le film, il ne fut d'ailleurs jamais question de l'utiliser. Elle fut plus souvent jouée lors d'adaptations théâtrales du Magicien d'Oz. Cependant, les chanteurs contemporains l'utilisent souvent pour rallonger le titre sur leur album.

Le second couplet aurait dû être interprété par Dorothée quand elle est enfermée dans une salle du château de la sorcière. Pourtant, cette décision ne fut jamais appliquée, et Dorothée ne fit que reprendre le couplet principal.

La seule fois où le second couplet fut utilisé fut pendant l'enregistrement de The Wizard of Oz In Concert (Le Magicien d'Oz en concert), au cours duquel elle fut interprétée par la chanteuse et parolière Jewel. Le second couplet est chanté occasionnellement dans des productions théâtrales, il est le moins connu de la chanson.

En 1939, la chanteuse Léo Marjane reprend la chanson originale du film Le Magicien d'Oz dans une version française.

En 1958, le chanteur Gene Vincent reprend le titre pour Capitol Records

En 1980, le chanteur Jerry Lee Lewis en sort une reprise country sur son album Killer Country et elle devient par la suite un standard de l'artiste.

En 1981, le chanteur Phil Collins interprète Over the Rainbow à voix basse et insérée dans son tout premier album Face Value à la fin de la reprise des Beatles Tomorrow Never Knows en morceau caché.

En 1981, le chanteur Willie Nelson sort un album éponyme. Sur la face 2, il interprète en version country Over the Rainbow. l'album se classe 31 dans l'US chart.

En 1991, la chanteuse Shanice reprend la mélodie du refrain de Over the Rainbow dans l'intro de la chanson You Didn't Think I'd Come Back This Hard sortie sur l'album Inner Child.

En 1992, le groupe britannique Erasure reprend Over the Rainbow durant toute sa tournée The Phantasmagorical Entertainment. Le DVD The Tank, The Swan and The Balloon rééditait en 2004 l'un des concerts de cette tournée (initialement filmé le 8 juin 1992), incluant la reprise de la chanson.

En 1993, le chanteur Israel Kamakawiwo'ole, aussi connu sous le nom de IZ, doit sa renommée internationale grâce au pot-pourri qu'il a fait de cette chanson avec What a Wonderful World : Over the Rainbow / What a Wonderful World, qu'on retrouve dans de nombreux films. Cette version de la chanson est d'ailleurs la plus populaire.

En 1999, le chanteur Calvin Russell, reprend la chanson dans une version folky/bluesy sur l'album SAM

La version de Harry Nilsson est également largement diffusée, au cinéma, comme sur des compilations. La réalisatrice Nora Ephron a utilisé deux versions différentes de la chanson dans ses films Nuits blanches à Seattle (Sleepless in Seattle) (1993) et Vous avez un message (You've Got Mail) (1998). Les versions utilisées sont interprétées par Ray Charles puis Harry Nilsson, mais seulement cette dernière est incluse sur la « bande originale » (B.O.) à la sortie des films.

En 2017, la jeune chanteuse Grace VanderWaal reprend la chanson sur la version japonaise de son premier album Just the Beginning.

En juin 2017, la chanteuse Ariana Grande reprend la chanson lors de son concert « One Love Manchester » en hommage aux victimes de l'attentat survenu dans cette même ville le 22 mai 2017. La reprise[3] a tellement ému ses fans qu'elle décide trois jours après le concert d'en faire un single dont les bénéfices seront reversés aux familles des victimes.

En janvier 2024, la chanteuse norvégienne AURORA reprend la chanson lors d'un live Queer Sounds, projet visant à sensibiliser les gens aux discriminations subies par les personnes de la communauté LGBTQIA+

https://www.youtube.com/watch?v=cUvLUAKfN20

10.40 - MON AVIS SUR LE FILM FIFI MARTINGALE DE JACQUES ROZIER (2001)


Vu le film Fifi Martingale de Jacques Rozier (2001) avec Lydia Feld Jean Lefebvre Luis Rego Jacques Petitjean Mike Marshall Yves Afonso Alexandra Stewart Jacques François Roger Trapp


Fifi Martingale est typiquement un film de Rozier dans sa phase la plus décontractée et digressive. Le côté branquignole y est très marqué : on a l’impression d’une bande de gens qui bricolent ensemble, où les répétitions dérapent, les digressions s’installent, et où le chaos n’est pas seulement un thème mais aussi une manière de tourner.

Ce n’est pas du chaos calculé à la manière d’un film de studio ; c’est plutôt celui d’une troupe qui s’adapte en direct, avec des acteurs qui semblent parfois jouer leurs propres hésitations. Rozier aime ce flottement, ce moment où la scène n’est pas encore calée et où quelque chose d’imprévu (un accident, un acteur qui débarque, un texte qui change) vient tout décaler.

L’effet de troupe dans les répétitions est sans doute le cœur du film. On y voit une compagnie de boulevard qui doit répéter L’Œuf de Pâques tout en intégrant les modifications de l’auteur (Mike Marshall), convaincu qu’une cabale se monte contre lui après un Molière.

Les répétitions deviennent un théâtre dans le théâtre : les acteurs reprennent leurs rôles, se corrigent, s’interrompent, commentent le texte, et le film les filme souvent comme une bande en train de chercher. On sent le plaisir (et parfois l’ennui) de la répétition elle-même, avec ses temps morts, ses blagues internes, ses façons de se parler.

C’est très « troupe » : chacun a son tempérament, ses habitudes, et le metteur en scène n’est pas vraiment au-dessus de la mêlée. Le film-dans-le-film de Rozier fonctionne ici comme une mise en abyme assez directe : le cinéma observe le théâtre qui se fabrique, avec la même désinvolture apparente. Rozier filme ces moments comme s’il était presque à l’intérieur de la répétition, sans chercher à tout lisser.

Jean Lefebvre y est vraiment à sa place. Il joue Gaston Manzanarès, un type un peu en marge, ami de Fifi, qui débarque avec sa mémoire photographique et qui se retrouve à prendre un rôle en catastrophe. Lefebvre apporte ce mélange très particulier de gentillesse un peu naïve, de débrouillardise un peu limite, et de cette façon de parler qui donne l’impression qu’il invente à moitié ses répliques.

Ce n’est pas un grand rôle « dramatique » ; c’est plutôt le personnage qui incarne le branquignol sympathique, celui qui arrive, qui s’incruste, qui a un plan à côté (sa propre compagnie, le flamenco, le jeu…), et qui finit par déstabiliser un peu plus le dispositif. C’est d’ailleurs son dernier film, et on y retrouve bien ce côté d’acteur populaire qui sait tenir une scène sans forcer, avec une présence à la fois discrète et très identifiable. Il s’intègre naturellement dans cette ambiance de troupe un peu paumée, ce qui renforce l’impression d’ensemble.

Dans l’ensemble, le film marche surtout si on accepte son rythme un peu flottant et ses digressions (le casino, le flamenco, les histoires de mémoire et de jeu). Ce n’est pas un film « propre » ; c’est un objet un peu bancal, un peu trop long par moments, mais qui garde ce charme très Rozier d’une vie de troupe qui déborde, avec le théâtre comme prétexte et comme miroir. Lefebvre y est un des éléments les plus attachants de ce bricolage.

NOTE : 10.40
DISTRIBUTION




11.50 - MON AVIS SUR LE FILM MA POMME DE MARC GILBERT SAUVAJON (1950)

 


Vu le film Ma Pomme de Marc Gilbert Sauvajon (1950) avec Maurice Chevalier Raymond Bussières Jacques Baumer Jean Wall Sophie Desmarest Jane Marken Jean Hebey François Joux Félix Paquet Jaques Dynam Dominique Davray


Il y a des chansons qui restent tellement accrochées à un interprète qu'on a du mal à imaginer quelqu'un d'autre les chanter, et « Ma pomme » fait incontestablement partie de celles-là. Quand on évoque Maurice Chevalier, on retrouve aussitôt son canotier, son accent de titi parisien, sa gouaille et cette façon bien à lui de chanter qui donne l'impression qu'il vous raconte ses petites histoires au comptoir d'un bistrot. Pourtant, cette chanson n'est pas née avec le film qui porte son nom, puisqu'elle avait été créée en 1931 pour L'Homme du jour de Julien Duvivier, déjà interprétée par Chevalier. Sa reprise dans Ma Pomme montre à quel point elle était devenue indissociable de son interprète, bien davantage que d'une œuvre cinématographique.


Réalisé par Marc-Gilbert Sauvajon, ce film tourné en 1950 nous raconte l'histoire d'un vagabond surnommé « Ma Pomme », qui mène une existence sans grandes prétentions, jusqu'au jour où il apprend qu'il vient d'hériter d'une fortune considérable. Seulement voilà, notre homme n'est pas particulièrement emballé par cette perspective et se demande si tous ces millions vont réellement améliorer son existence. Le problème, c'est que les autres héritiers ne pourront toucher leur part que si lui-même accepte la sienne. Le voilà donc devenu la cible de toutes les pressions, entre ceux qui cherchent à le convaincre et ceux qui voient déjà leur fortune leur échapper. Une situation qui ne manque pas de possibilités comiques, surtout lorsqu'on oppose la simplicité d'un vagabond à l'appétit financier de ceux qui l'entourent.


C'est le grand Maurice Chevalier que l'on retrouve ici dans une comédie dramatique qui possède encore ce parfum des productions françaises des années 30, alors que nous sommes pourtant en 1950. Il pousse la chansonnette à quatre reprises, avec naturellement le morceau vedette « Ma Pomme », qu'il interprète avec cette gouaille de Ménilmontant qui a fait sa réputation. Son personnage lui va comme un gant, même si l'on sent que le film repose énormément sur sa personnalité et son immense popularité.


Mais il ne faudrait pas oublier les autres comédiens, car cette distribution réserve également de belles satisfactions, avec notamment un très grand Raymond Bussières, qui apporte sa présence, son naturel et cette truculence dont il avait le secret. On retrouve également autour de Chevalier des seconds rôles qui donnent à cette petite histoire d'héritage toute sa saveur, sans chercher à transformer l'affaire en grande comédie à effets.


Ma Pomme est un film charmant, drôle et sans prétention, qui nous replonge dans un cinéma populaire où l'on savait encore raconter une histoire avec quelques personnages bien dessinés, des situations amusantes et des chansons qui faisaient partie du spectacle. Ce n'est certes pas le film qui aura laissé la plus grande empreinte dans l'histoire du septième art, mais il permet de retrouver un Maurice Chevalier en pleine possession de ses moyens, et un Raymond Bussières particulièrement réjouissant. On passe un bon moment en compagnie de ces deux-là, et finalement, si la chanson a largement survécu au film, celui-ci mérite tout de même qu'on lui accorde une petite visite. Ma pomme, ce n'est peut-être pas grand-chose, mais avec Maurice Chevalier, ça a tout de même de la gueule !


Il y a des chansons qui restent tellement accrochées à un interprète qu'on a du mal à imaginer quelqu'un d'autre les chanter, et « Ma pomme » fait incontestablement partie de celles-là. Quand on évoque Maurice Chevalier, on retrouve aussitôt son canotier, son accent de titi parisien, sa gouaille et cette façon bien à lui de chanter qui donne l'impression qu'il vous raconte ses petites histoires au comptoir d'un bistrot. Pourtant, cette chanson n'est pas née avec le film qui porte son nom, puisqu'elle avait été créée en 1931 pour L'Homme du jour de Julien Duvivier, déjà interprétée par Chevalier. Sa reprise dans Ma Pomme montre à quel point elle était devenue indissociable de son interprète, bien davantage que d'une œuvre cinématographique.


Réalisé par Marc-Gilbert Sauvajon, ce film tourné en 1950 nous raconte l'histoire d'un vagabond surnommé « Ma Pomme », qui mène une existence sans grandes prétentions, jusqu'au jour où il apprend qu'il vient d'hériter d'une fortune considérable. Seulement voilà, notre homme n'est pas particulièrement emballé par cette perspective et se demande si tous ces millions vont réellement améliorer son existence. Le problème, c'est que les autres héritiers ne pourront toucher leur part que si lui-même accepte la sienne. Le voilà donc devenu la cible de toutes les pressions, entre ceux qui cherchent à le convaincre et ceux qui voient déjà leur fortune leur échapper. Une situation qui ne manque pas de possibilités comiques, surtout lorsqu'on oppose la simplicité d'un vagabond à l'appétit financier de ceux qui l'entourent.


C'est le grand Maurice Chevalier que l'on retrouve ici dans une comédie dramatique qui possède encore ce parfum des productions françaises des années 30, alors que nous sommes pourtant en 1950. Il pousse la chansonnette à quatre reprises, avec naturellement le morceau vedette « Ma Pomme », qu'il interprète avec cette gouaille de Ménilmontant qui a fait sa réputation. Son personnage lui va comme un gant, même si l'on sent que le film repose énormément sur sa personnalité et son immense popularité.


Mais il ne faudrait pas oublier les autres comédiens, car cette distribution réserve également de belles satisfactions, avec notamment un très grand Raymond Bussières, qui apporte sa présence, son naturel et cette truculence dont il avait le secret. On retrouve également autour de Chevalier des seconds rôles qui donnent à cette petite histoire d'héritage toute sa saveur, sans chercher à transformer l'affaire en grande comédie à effets.


Ma Pomme est un film charmant, drôle et sans prétention, qui nous replonge dans un cinéma populaire où l'on savait encore raconter une histoire avec quelques personnages bien dessinés, des situations amusantes et des chansons qui faisaient partie du spectacle. Ce n'est certes pas le film qui aura laissé la plus grande empreinte dans l'histoire du septième art, mais il permet de retrouver un Maurice Chevalier en pleine possession de ses moyens, et un Raymond Bussières particulièrement réjouissant. On passe un bon moment en compagnie de ces deux-là, et finalement, si la chanson a largement survécu au film, celui-ci mérite tout de même qu'on lui accorde une petite visite. Ma pomme, ce n'est peut-être pas grand-chose, mais avec Maurice Chevalier, ça a tout de même de la gueule 


https://www.youtube.com/watch?v=UjCODmD88Ic


NOTE : 11.50

FICHE TECHNIQUE


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