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mercredi 19 août 2026

14.30 - MON AVIS SUR LE FILM TOY STORY 5 DE ANDREW STANTON


 Avis sur le Film d'animation Toy Story 5 de Andrew Stanton (2026) 


On est toujours un peu inquiet quand un studio décide de continuer à exploiter un filon jusqu’à un cinquième opus. On se dit qu’à force de tirer sur la ficelle, elle va finir par casser. Mais Pixar n’est pas le studio qui produit Scream et, même si John Lasseter n’est plus là — et c’est dommage — Andrew Stanton, déjà scénariste de Toy Story 4, reprend ici les commandes avec Kenna Harris à la réalisation et retrouve Woody, Buzz et Jessie.


Cette fois, nos jouets doivent affronter un adversaire d’un nouveau genre : la technologie. Une tablette électronique, Lilypad, débarque dans l’univers de Bonnie et vient concurrencer directement les vieux jouets, parce qu’aujourd’hui les enfants ont parfois davantage les yeux rivés sur un écran que sur une poupée ou un cow-boy à ficelle.


Et finalement, les scénaristes réussissent à conserver l’esprit et les personnages du premier film, même si je trouve qu’il manque un petit supplément d’âme, cette petite larme à l’œil qui nous avait enchantés et bouleversés, petits et grands.


Toy Story 5 reste néanmoins un bon film d’animation, moderne sans envoyer Woody, Jessie et bien sûr Buzz l’Éclair au placard. La technologie a changé, les jouets doivent vivre avec leur temps, mais ils n’ont pas encore demandé leur retraite !


Le principal problème reste peut-être le scénario, qui reprend encore une fois une structure que l’on connaît depuis trente ans : les jouets sont menacés, séparés, doivent se retrouver, affronter un nouveau danger et sauver la mise. À force, on connaît presque le chemin avant même de prendre le départ.


Mais Pixar possède toujours cette incroyable fluidité dans l’animation et une qualité technique de très grande qualité. Les mouvements, les décors, les expressions des personnages : tout est devenu tellement parfait qu’on finit presque par oublier le travail qu’il y a derrière.


Et puis il y a les références à d’autres films, qui ponctuent l’aventure. Les gamins ne les comprennent pas toujours, mais les anciens enfants, eux, les attrapent au vol avec un petit sourire.


Woody reste Woody, Buzz reste Buzz, et Jessie continue de faire partie de cette famille de jouets que l’on connaît depuis 1995. Pixar sait donc encore nous faire retrouver de vieux amis sans donner l’impression de les avoir complètement rangés au musée.


Buzz, fidèle à lui-même, pourrait presque résumer toute l’affaire avec sa fameuse philosophie : « Vers l’infini et au-delà ! »


Sauf qu’ici, Pixar pourrait peut-être ajouter : « Vers le sixième et au-delà ! »


Car voilà le paradoxe de ce cinquième Toy Story : on passe un bon moment, on retrouve avec plaisir cette bande de jouets, on sourit, on rit parfois, mais on aimerait surtout que le prochain nous surprenne davantage.


Toy Story 5 ne casse donc pas le jouet, il fonctionne toujours, il est beau, drôle et parfaitement huilé.


Mais pour le sixième, Pixar, un peu plus d’idées neuves dans la boîte à jouets, ce serait pas mal !

NOTE : 14.30

FICHE TECHNIQUE



DISTRIBUTION - VOIX

15.30 - MON AVIS SUR LE FILM ASTERIX ET OBELIX MISSION CLEOPATRE DE ALAIN CHABAT (2002)


 Vu le Astérix et Obélix Mission Cléopâtre de Alain Chabat (2002) avec Christian Clavier Gérard Depardieu Monica Belluci Jamel Debouzze Noémie Lenoir Gérard Darmon Idéfix Isabelle Nanty Chantal Lauby Claude Rich Bernard Farcy ....


Adapté de la bande dessinée Astérix et Cléopâtre de René Goscinny et Albert Uderzo, publiée en 1963, Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre est sorti il y a seulement 24 ans, et son succès de plus de 14 millions de spectateurs me fait aujourd’hui doucement rigoler quand on nous annonce qu’un film est un triomphe avec deux millions d’entrées !


Mais le plus drôle reste le film lui-même, écrit et réalisé par Alain Chabat, qui s’est manifestement demandé : « Est-ce que je respecte Goscinny et Uderzo ou est-ce que je mets le feu à la marmite ? »


Eh bien… il fait les deux !


Chabat est tombé dedans quand il était petit, mais pas dans la potion magique : dans la marmite de l’humour, et il en ressort avec des vannes qui partent à cent à l’heure, façon Coyote ou Speedy Gonzales.


Le résultat est un Astérix complètement iconoclaste, bourré de jeux de mots, de références, de clins d’œil et de délires qui s’enchaînent parfois plus vite qu’on ne peut les attraper.


Tout n’est pas drôle, évidemment, mais quand ça l’est, nos culottes en prennent un coup !


L’histoire reste pourtant bien celle de la BD : Cléopâtre met au défi César de construire un palais en trois mois pour prouver la grandeur du peuple égyptien.


Numérobis (Jamel Debbouze), architecte aussi sympathique que catastrophique, appelle donc les Gaulois à la rescousse.


Astérix (Christian Clavier) et Obélix (Gérard Depardieu) débarquent en Égypte avec Panoramix (Claude Rich), et derrière cette histoire fidèle, Chabat installe son propre univers.


Astérix et son gros compère — non, je ne suis pas gros ! — sont parfois moins au premier plan que dans l’album, mais cela permet surtout à toute une galerie de personnages de venir voler la vedette.


Clavier et Depardieu sont probablement les meilleurs Astérix et Obélix que l’on pouvait espérer.


Claude Rich compose un Panoramix dont l’œil pétille comme celui d’un vieux sage qui sait très bien qu’il est entouré de guignols.


Et Jamel Debbouze trouve avec Numérobis un rôle qui lui va comme un gant.


Quant à Monica Bellucci, en Cléopâtre, difficile de ne pas être perturbé par sa beauté… même Astérix semble avoir du mal à suivre la conversation.


Et puis il y a les références, innombrables et parfois complètement improbables.


Otis (Édouard Baer) invente l’ascenseur dans le palais, parce qu’il n’y avait décidément aucune raison de monter les escaliers comme tout le monde.


Itinéris (Isabelle Nanty) débarque en syndicaliste qui ne se laisse pas faire : SFR n’avait qu’à bien se tenir !


Barbe-Rouge (Bernard Farcy) chante son fameux hommage à Hugues Aufray : « C’est un fameux mât, fin comme un oiseau, hissez haut ! »


Et quand il lance à son équipage « Je suis le roi du monde », le Titanic n’est évidemment jamais très loin.


Caius Céplus (Dieudonné) va même chercher du côté de L’Empire contre-attaque, preuve que Chabat ne connaît pas de frontières quand il s’agit de faire le con.


Et la scène de Cyrano pour Obélix, avec son nez qui semble avoir pris toute la place disponible sur son visage, est évidemment un autre sommet du détournement.


Chabat mélange ainsi Goscinny, Uderzo, Les Nuls, la télévision, le cinéma, la publicité, les expressions populaires et son propre humour dans un gigantesque chaudron.


Cela aurait pu donner un grand n’importe quoi.


Mais justement, c’est un grand n’importe quoi parfaitement contrôlé par Chabat.


Les jeunes qui découvrent aujourd’hui certaines références doivent parfois se demander pourquoi les adultes rient, mais c’est aussi ce qui fait le charme du film : chacun peut y trouver son niveau de lecture.


Et derrière cette avalanche de conneries, il y a surtout un véritable respect pour l’esprit de Goscinny et Uderzo.


Chabat ne cherche pas à refaire la BD à l’identique : il la fait passer dans son propre univers.


Et ça fonctionne.


Le ciel ne nous tombe pas sur la tête, la potion est bonne, les Romains prennent des baffes et les jeux de mots pleuvent.


Avec Chabat aux commandes, Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre est une potion magique par Toutatis !


Et 24 ans après, le chaudron n’a toujours pas refroidi.


NOTE : 15.30

FICHE TECHNIQUE



DISTRIBUTION

17.20 - MON AVIS SUR LE FILM LE DERNIER METRO DE FRANCOIS TRUFFAUT (1980)


 Vu le Film Le Dernier Métro de François Truffaut (1980) avec Catherine Deneuve Gérard Depardieu Heinz Bennett Jean Poiret Jean Louis Richard Andréa Ferréol Paulette Dubost Maurice Risch Richard Bohringer


Le Dernier Métro est un des chefs-d’œuvre du cinéma français des années 80, et pourtant Truffaut nous plonge dans une période où les Parisiens n’avaient guère le temps de boire un verre après le cinéma ou le théâtre : il fallait regarder sa montre pour ne pas louper le fameux dernier métro vers une heure du matin, même quand il n’est pas sur l’Île de la Cité… private joke !

En 1942, dans un Paris occupé, on rentre donc vite chez soi, à travers les rues sombres, et si l’on peut rester au chaud au théâtre , c’est encore mieux.

C’est justement ce que propose Truffaut avec ce théâtre de Montmartre, véritable petit monde où l’intrigue se joue autant sur scène que dans les coulisses et jusque dans la cave, presque à la hauteur du souffleur.

Marion Steiner (Catherine Deneuve), grande comédienne de théâtre, prépare la nouvelle pièce de son mari Lucas Steiner (Heinz Bennent), officiellement absent parce que juif et obligé de se cacher.

Mais Lucas n’est pas bien loin : il vit dans la cave du théâtre, où il dirige la pièce en secret, connu seulement de trois personnes.

Et Truffaut s’amuse merveilleusement avec ce décor, passant d’une pièce à l’autre, d’une porte à une fenêtre, de la scène aux coulisses, comme si tout le théâtre était une immense machine à raconter des histoires.

Pendant ce temps, au-dessus de lui, un autre drame se joue, beaucoup plus sentimental celui-là.

Bernard Granger (Gérard Depardieu), grande gueule, hâbleur, un peu escroc et surtout très sûr de lui, débarque dans la troupe et décroche le premier rôle.

Mais Bernard ne veut pas seulement être le premier sur scène : il veut aussi être le premier auprès des femmes.

Il court après Arlette, la costumière, qui le rejette pour d’autres amours interdites, puis s’intéresse à Marion, qui le repousse, se rapproche, puis le repousse encore.

Ah, l’amour entre cour et jardin n’est décidément pas simple !

Et puis il y a Daxiat (Jean-Louis Richard), l’abominable critique antisémite qui traque les Juifs avec une ferveur qui lui ferait presque oublier de regarder les spectacles.

Ah, s’il savait !

Il finira par recevoir une belle correction de Bernard Granger, intermède qui rappelle d’ailleurs une histoire bien réelle vécue par Jean Marais, qui avait lui aussi cogné un critique pendant cette période.

Tout est parfait dans ce film : l’atmosphère, les dialogues, les décors, les personnages et cette manière de parler de l’Occupation sans jamais transformer le film en leçon d’Histoire.

Catherine Deneuve y est royale, d’une beauté presque irréelle, une beauté de théâtre.

Depardieu est bourrin comme on l’aime, Poiret précieux à souhait, Jean-Louis Richard délicieusement machiavélique, et Maurice Risch, en régisseur, apporte ses bonnes saillies verbales et son efficacité indispensable.

Truffaut mélange avec une intelligence rare le théâtre, l’amour, la peur, la jalousie, le mensonge et la survie.

Le Dernier Métro obtiendra dix César, véritable Grand Chelem, et franchement, difficile de trouver cela immérité.

Car le film est à la fois une joie et une souffrance, un film sur une époque terrible mais traversé de vie, d’humour, de désir et de théâtre.

Le Dernier Métro, c’est tout simplement du grand Truffaut.

Une joie, une souffrance, mais surtout un plaisir et une joie.

NOTE ; 17.20

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION