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vendredi 19 juin 2026

13.60 - MON AVIS SUR LE FILM LE REVE AMERICAIN DE ANTHONY MARCIANO (2026)

 


Vu le Film Le Rêve Américain de Anthony Marciano (2026) avec Raphael Quenard Jean Pascal Zadi Djibi Diakhaté Olga Mouak Tracu Gotoas Kyliann Gousset Jérome Covillaud


Jérémy Medjana travaille dans un vidéo-club d'Amiens, alors que Bouna Ndiaye fait le ménage à l'aéroport de Paris-Orly. Malgré leur « bagage » et leur niveau d'anglais, ils vont concrétiser leur rêve américain et réussir à travailler comme agents de joueurs avec la NBA, la ligue professionnelle majeure de basket-ball aux États-Unis. Dans les années 1990, ils reprennent l'agence Comsport et vont ensuite être amenés à représenter les meilleurs joueurs français

Voilà une bonne surprise !

Car même si Anthony Marciano m'avait jusqu'ici laissé le souvenir de films de copains sympathiques comme Les Gamins ou Play, sans jamais vraiment dépasser ce statut, je m'attendais à un film agréable mais sans véritable âme. Et puis parfois, le cinéma vous prend à contre-pied.

J'avais également quelques réserves sur les deux acteurs principaux. Certains de leurs personnages ou de leurs excès verbaux m'avaient laissé plutôt froid. Mais ici, Reda Kateb... non, pardon, je plaisante ! Cette fois, Jean-Pascal Zadi et Raphaël Quenard surprennent par leur justesse. Les deux amis, complices à l'écran comme dans la vie, trouvent un équilibre parfait entre humour, émotion et retenue. Une sobriété que l'on déguste avec plaisir tant elle sert le récit.

Le Rêve américain raconte l'incroyable parcours de Bouna Ndiaye et Jérémy Medjana, deux passionnés de basket qui nourrissent un rêve immense : réussir dans l'univers de la NBA. Sur le papier, cela ressemble à une mission impossible. Pourtant, ils vont parvenir à atteindre les sommets, non pas comme joueurs, mais comme agents. Une trajectoire inattendue qui donne toute son originalité au film.

Anthony Marciano choisit la simplicité plutôt que l'esbroufe. Il raconte cette aventure humaine avec sincérité, sans transformer ses héros en figures mythologiques. On suit deux jeunes hommes qui refusent d'abandonner leurs ambitions malgré les obstacles, les portes fermées et les regards sceptiques. Le film parle de travail, d'amitié, de détermination, mais surtout de cette capacité à croire en ses rêves lorsque tout semble vous dire le contraire.

Et puis arrive le final.

Un véritable choc pour moi.

Car on découvre que cette histoire est authentique. Les deux garçons que l'on vient d'accompagner pendant près de deux heures sont aujourd'hui devenus des agents incontournables du basket français. Ils représentent notamment Rudy Gobert, Evan Fournier et surtout notre phénomène national Victor Wembanyama. À cet instant, ce qui ressemblait déjà à une belle histoire prend une dimension encore plus forte.

C'est sans doute ce qui m'a le plus touché : cette démonstration que certains rêves paraissent impossibles jusqu'au jour où quelqu'un les réalise.

Sans révolutionner le cinéma, Le Rêve américain réussit quelque chose de précieux : donner envie de croire aux projets les plus fous sans jamais tomber dans la facilité ou la leçon de morale. Un vrai « real movie », porté par deux acteurs parfaitement complémentaires et une histoire qui ne cherche jamais à tricher avec son public.

Une belle réussite, sincère et inspirante.

Et puis, entre nous, on évitera la main au panier.

NOTE : 13.60

FICHE TECHNIQUE

Producteurs délégués : Hervé Ruet
  • Société de production : Quad
  • Société de distribution : Gaumont (France)

DISTRIBUTION

14.00 - MON AVIS SUR LE FILM LES DIAMANTS SONT ETERNELS DE GUY HAMILTON (1971)


 Vu Les Diamants sont Eternels de Guy Hamilton (1971) avec Sean Connery, Lana Wood Jill Saint John Charles Gray Putter Smith Jimmy Dean Bruce Glover Bernard Lee Lois Maxwell Desmond Llewelyn


James Bond se lance à la recherche d'un trafic de diamants qui le mène d'Amsterdam jusqu'aux États-Unis. Derrière cette affaire se cache son ennemi de toujours, le terrifiant Blofeld, bien décidé à achever la construction d'un gigantesque satellite équipé d'un laser capable de détruire Washington grâce aux diamants accumulés par son organisation. Une nouvelle fois, le destin du monde repose sur les épaules de 007.

Sans doute celui que j'ai le moins vu de la période Sean Connery. Et finalement, cette nouvelle découverte confirme ce que je pensais déjà : ce n'est pas le meilleur Bond de l'ère Connery.

Reste que la recette fonctionne toujours. L'exotisme est présent, les voyages nous emmènent d'un continent à l'autre, les jolies James Bond Girl sont au rendez-vous, Sean Connery porte ses costumes avec une élégance naturelle même si le look de l'époque, ce n'est pas exactement du Saint Laurent.

Les cascades se succèdent à un rythme soutenu. James Bond se retrouve enfermé dans des souterrains impénétrables, des passages secrets dont personne ne devrait pouvoir sortir. Mais James ne serait pas James s'il ne trouvait pas systématiquement la sortie pendant que ses adversaires cherchent encore l'entrée.

On retrouve également ce qui constitue pour moi le meilleur trio de la saga : Q, M et Miss Moneypenny. Ils sont presque aussi importants que 007 lui-même et participent largement au plaisir de retrouver cet univers.

Et puis il y a Ken Adam. Une fois encore, il démontre sa capacité à imaginer des décors étranges et fascinants. Des grottes gigantesques, des laboratoires souterrains, des repaires secrets où les méchants semblent se sentir beaucoup plus à l'aise que dans le monde réel. Tout cela m'a souvent fait penser à l'univers de Fantômas. D'autant plus que le film joue avec l'idée de plusieurs méchants ayant la même tête, ce qui renforce encore cette impression.

L'autre curiosité du film reste ce duo de tueurs à gages composé de Mr Wint et Mr Kidd. Deux assassins complètement à la ramasse, souvent plus inquiétants par leur étrangeté que par leur efficacité, mais toujours prêts à tirer dans le dos de leurs adversaires. Leurs dialogues, assez crus pour l'époque, apportent une touche de cynisme et d'humour noir qui les rend finalement plus mémorables que certains personnages principaux.

Du côté des méchants, Charles Gray campe un Blofeld différent de ses prédécesseurs. Moins inquiétant que dans d'autres épisodes, mais suffisamment mégalomane pour imaginer détruire des villes entières avec son arme spatiale.

Le film souffre parfois d'un scénario qui tourne un peu en rond et qui paraît moins inspiré que les grands classiques de la série. On sent également que Sean Connery revient au personnage davantage par devoir que par véritable enthousiasme. Pourtant, son charisme naturel suffit encore à faire le travail.

Alors non, Les Diamants sont éternels ne figure pas dans mon panthéon bondien. Il manque un peu de souffle, un peu de tension et sans doute un peu de folie pour rivaliser avec les sommets de la période Connery.

Mais à l'arrivée, cela distrait. On voyage, on sourit, on profite des décors extravagants, des gadgets, des répliques et de l'ambiance unique de la saga. Et parfois, cela ne fait pas de mal de simplement passer une bonne soirée en compagnie de James Bond.

Et comment ne pas être conquis par le thème Diamonds Are Forever interprété par Shirley Bassey

NOTE : 14.00

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION