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vendredi 13 octobre 2017

MON AVIS SUR BROTHERS OF THE NIGHT DE PATRIC CHIHA (Dans les bas-fonds de Vienne)

BROTHERS OF THE NIGHT de Patric Chiha est un Documentaire Autrichien

SynopsisDe frêles garçons le jour, des rois la nuit. Ils sont jeunes, roms et bulgares. Ils sont venus à Vienne en quête de liberté et d’argent facile. Ils vendent leurs corps comme si c’était tout ce qu’ils avaient. Seul les console, et parfois les réchauffe, le sentiment si rassurant d’appartenir à un groupe. Mais les nuits sont longues et imprévisibles.


 Un documentaire qui baigne dans l'univers de Genêt, Pasolini et surtout le Querelle de Fassbinder, sauf qu'ici le réalisateur dont c'est son troisième film des vrais personnages qui convergent beaucoup dans le milieu de la prostitution masculine, des jeunes roms et des jeunes bulgares en quête d'argent vite gagné et de sensation, quitte à mettre leur vie en danger.

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Malgré tout même si c'est un documentaire, il a ajouté de la fiction au propos pour obtenir on a l'impression une meilleure fluidité et liberté, d'ailleurs il ne savait pas ce que les jeunes hommes disaient, car il parlait plusieurs langages à défaut d'autrichien littéraire qui sonnait faux, le réalisateur a constaté au montage ce qu'il disait vraiment.

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Et ils ne vont pas de main morte, détaillant à force de propos, le type de client, les actes sexuels même les plus débiles ou humiliants, et surtout le prix de la passe, qui les obnubile à 100% de celui qui prend presque rien et qui casse le marché et les clients riches qui sont prêt à payer la jeunesse de leur hôte, mais surtout je pense qu'ils n'ont pas le choix, donc le client profite de la situation.

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Ils leurs arrivent pourtant de parler de leurs pays, même s'ils n'ont pas très vite d'y retourner et de leurs femmes (achetés) qui est resté au pays, oui on n'est pas dans Disneyland c'est souvent sordide, mais c'est hélas leur quotidien.

Une question que ne répond pas le documentaire, que font-ils de ces sommes importantes, vus les conditions de vie qu'ils subissent à Vienne, dans des taudis ou squat sans confort ce qui est le cas de le dire, l'argent est-il mis dans la consommation de drogues dures ou l'argent va-t-il directement aux adultes, qu'on ne voit jamais.

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Pas de scène de sexe avec les clients, on en parle et on ne montre pas, et vu le sordide des dialogues tant mieux.

Dans la qualité de la lumière et dans l'ambiance de ces jeunes prostitués dont certains sont mineures on trouve le jeune homosexuel efféminé et travesti pour les clients, et des désirs qui commencent à arriver pour ces jeunes hétéros (l'habitude).

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C'est très bien filmé avec une photographie magnifique dans les bas-fonds de Vienne, à l'instar d'Un Homme Blessé de Patrice Chéreau ou d'un Querelle de Fassbinder, ou dans les images et propos cru un Moi, 13 ans Droguée Prostituée.

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Si le propos et la façon de le montrer peut perturber les spectateurs (ce qui a été le cas) reste que cela reste un bon film, qui n'hésite à être cru dans les propos pour plus de clarté.

NOTE : 12.50

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Patric Chiha
Scénario : Patric Chiha
Production : Ebba Sinzinger et Vincent Kucassen 
Montage Son ; Atanas Tchokalov
Mixage : Alexander Koller
Son : Atanas Tchokalov
Assistant Réalisateur : Marlies Faulend et Denise Teipel
Montage : Patric Chiha
Photographie ; Klemens Hufnagl  

mardi 28 mars 2017

ICI LE DOCUMENTAIRE DE NOAH BAUMBACH ET JAKE PALTROW SUR BRIAN DE PALMA

Brian de Palma est hilare. Il se marre tout au long de l’heure cinquante que dure le documentaire que lui ont consacré Noah Baumbach et Jake Paltrow. Les yeux bleus pétillants, le sourire irrésistiblement carnassier. Tous les journalistes de la planète ayant approché le réalisateur de Pulsions et Scarface l’ont immanquablement décrit en théoricien réticent, ours mal léché, mauvais client. Mais là, il a enfin l’air de passer un bon moment. Est-ce le fait d’être cuisiné par des copains (on sait que Baumbach et De Palma sont amis et boivent régulièrement des coups ensemble à New York) ? Ou juste le plaisir de pouvoir consigner sa propre légende pour la postérité, contemplant avec satisfaction toutes les batailles qu’il a menées, tous les chefs-d’œuvre qu’il a tournés, tous les fantasmes qu’il a assouvis ?
Quoi qu’il en soit, voici De Palma. Uncut. En long, en large et dans le détail. Le dispositif de ce film-entretien peut d’abord rebuter : l’homme est assis face caméra, saisi en plan moyen, et commente ses films un à un. Ça paraît rébarbatif au début, un brin scolaire, mais les extraits sont tellement jouissifs, les anecdotes égrenées tellement cool (la première audition de Robert De Niro pour Greetings, Sean Penn sadisant Michael J. Fox sur le tournage d’Outrages …) qu’on finit par regarder ça la langue pendante et les yeux exorbités. Les longs-métrages défilent comme à la parade. Bizarrement, cette accumulation strictement chronologique, sans aucune hiérarchie esthétique (un classique comme Blow Out a droit à autant d’attention que l’incunable Get to know your rabbit) permet de faire apparaître de façon totalement limpide les différentes phases de la carrière du maître. Il y a, d’abord, les années psyché-expérimentales, où le jeune Brian se cherche pendant que le Nouvel Hollywood explose ; ensuite, son âge d’or (de Obsession à Body Double), où il forge ce style unique, régurgitation maboule et perverse de la grammaire hitchcockienne ; puis les décennies 80 et 90, quand il s’impose en artisan de blockbusters orgasmiques, des Incorruptibles à Mission : Impossible ; et l’exil européen, enfin, qui le voit signer Femme Fatale à Paris, Passion à Berlin… Une dernière période louée par certains de ses thuriféraires les plus idolâtres, mais dont il n’est pas interdit de penser qu’elle a marqué le déclin d’un des créateurs de formes les plus excitants de sa génération.
Surprise : l’intéressé himself valide ici cette lecture « décliniste » de son œuvre, expliquant très sereinement que tous les cinéastes, passés la cinquantaine, sont condamnés à faire moins bien qu’avant. Pour appuyer sa démonstration, il en revient, encore et toujours, à Hitchcock : « On me dira ce qu’on veut sur Les Oiseaux, mais les films qu’il a réalisés à partir de là sont beaucoup moins intéressants que ceux qu’il a fait quand il avait 30, 40, 50 ans. ». Un constat qui ne déprime pas pour autant le géant barbu, qui rappelle que ce coup de mou artistique correspond, pour Hitch comme pour lui, au moment où la critique s’est emparé de leurs œuvres respectives pour les porter au pinacle (le fameux livre d’entretiens du cinéaste avec Samuel Blumenfeld et Laurent Vachaud – son « Hitchbook » à lui – est effectivement sorti au début des années 2000, soit juste après qu’il a claqué la porte des studios). De Palma sait qu’il ne tourne plus de chefs-d’œuvre… et il s’en porte très bien, merci pour lui. Alors, à ce moment-là, une fois établie sa part de vérité, une fois la boucle hitchcockienne bouclée (le documentaire s’ouvre sur un extrait de Vertigo), il peut mettre fin à la conversation et aller promener son imposante carrure d’ogre dans les rues de New York. Où l’on constate que, même physiquement, il aura comme modelé sa silhouette sur celle du maître du suspense. De Palma ? Un éternel body double. Et un géant du cinéma en liberté.