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lundi 26 mai 2014

CANNES 2014 : SAINT LAURENT



La première question que je me pose, avant de parler du film, est que faisait le Jury de Cannes, pendant la projection du Film de Bertrand Bonnelo "Saint Laurent", était-il en train de se remettre d'une soirée difficile (expérience de festivalier) sur les hauteurs de Cannes, ou essayait-il les marques de téléphone de Jean Luc Godard pour son film en 3D.

Ou tout simplement, ces actrices et réalisatrices de ce jury, n'ont jamais porté du Saint Laurent, en tous cas pas les sandales de Jane Campion de la cérémonie.

Car comment expliquer après le scandale Mommy's, que le jury n'est rien vu pour remettre un prix de mise en scène ou d'interprétation au film de Bertrand Bonnelo, fermons la parenthèse.

A la sortie du film de Jalil Lespert, j'avais décrit ma déception devant le film, pas sur la performance de Pierre Niney, mais par la mise en scène du réalisateur et ses parties pris de débauche, sans montrer le moins du monde la travaille du maître et de ses petites mains.

Aujourd'hui, tout le monde connaît la vie de l'artiste, de la descente en enfer, ou de se relation avec Pierre Bergé, les médocs, la presse et son monde. Donc j'ai décidé de comparer les deux films, moi qui rêvent depuis longtemps que l'on remettre un scénario à plusieurs cinéastes et que chacun en fasse sa vision.

Le film de Lespert est indiscutablement un film Canal + avec ses acteurs maison (Niney, Galliène ou LeBon), alors que le film de Bonnelo sent la patte de co-production d'Arte, même si le film est produit par Europacorp.

Dans le YSL, Pierre Niney était Yves Saint Laurent c'est indiscutable, prenant la forme, la voix, les gestes du couturier, dans le Saint Laurent il fallait se convaincre que Gaspard Ulliel était celui-ci, car son travail d'approche était différent, ne cherchant pas à ressembler, mais à en donner sa vision et son interprétation, mais il faut reconnaître qu'au bout de 5mn, on oublie Ulliel et on voit Yves Saint Laurent, ce qui fait que départager les deux est assez compliqué, mettons un petit avantage à Ulliel. Petit avantage, certes mais mesdames et messieurs le Gaspard n'est pas venu avec son bâton de berger (!!!) mais carrément avec sa saucisse de morteaux, mon dieu mon dieu, sa mise à nu simple et drôle impressionnant.

Du côté des actrices là aussi avantage au Bonello, mais les deux Loulou de la Falaise (Léa Seydoux et Laura Smet sont excellentes), mais les actrices du Bonello ont plus de charisme et de chaire que celui de Lespert (Amira Casar, Aymeline Valade).

Pour Pierre Bergé, la pas de prise de tête, les deux rôles sont identiques, car le personnage antipathique qu'il soit ne peut donner une performance, plus sexy Jérémie Renier, mais plus cérébrale (Galliene), par contre je comprends pourquoi Pierre Bergé ne soutient pas le film, d'abord c'est Besson qui produit le film, et surtout dans le 1er Pierre Bergé racontait Saint Laurent et tous ses souvenirs, là Bergé n'est qu'un faire valoir du héros, attendant passivement que son coffre-fort arrête ses conneries, faisant plus compagnon financier, ou de route d'amoureux, car les vrais amours de Saint Laurent n'était pas là.

Pour Jacques de Bascher, l'amant de Saint Laurent, là pas photo, Louis Garrel dans le Bonello fournit une énorme prestation de charme et de décadence, qui va droit au coeur de son amant, ou nous évite les cris de Karl dans l'antichambre, apprenant même qe De Bascher était mort du Sida, occulté par Lespert.

Une des forces du film de Bonello qui n'existait pas dans le Lespert, c'est la musique de la Bande Originale, que ce soit en boîte de nuit, ou dans ses appartements vastes du centre parisien. De la musique Soul de la période 68/76 à La Callas, Purcell ou Bach, une BO au niveau de la décadence et du talent de Saint Laurent.

Bien sûr la grande différence du film est la mise en scène, celle de Lespert était pâteuse et voyeuse, celle de Bonello (mais pas surprenant pour ceux qui ont vu L'appolonide) est d'une virtuosité exceptionnelle, jouant sur les espaces, les couleurs, les lumières des boîtes ou des défilés. Utilisant le Spleet écran à souhait pour les défilés, montrant tous ce qui bouge autour de l'arène, montrant ces petites mains, travaillées dans la ruche autour du couturier.

Tout est parfait, même si certains trouvent cela tout much, la fin du film, ou Helmut Berger remplace dans sa vieillesse YSL au confînt de la mort, clin d'oeil évident à Ludwig enfermé dans son château doré comme au crépuscule d'un dieu d'un prince du jour et de la nuit.

Enfin YSL à son biopic, à la différence des pauvres Grace de Monaco et Diana, A l'arrivée on constate que pour moi, il n'y a pas photo, mais j'ai hâte de savoir s'il vont oser faire affronter aux Césars Ulliel et Niney.

Note : 18.20




EQUIPE TECHNIQUE

Réalisation : Bertrand Bonello
Scénario : Thomas Bidegain et Bertrand Bonello
Décors : Katia Wyszkop
Costumes : Anais Romand
Photographie : Josée Deshaies
Montage : Fabrice Rouaud
Son : Nicolas Cantin
Musique : Bertrand Bonello
Production : Eric et Nicolas Altemeyer
Durée : 2h15



DISTRIBUTION

Gaspard Ulliel - Yves Saint Laurent
Jérémie Renier : Pierre Bergé
Louis Garrel : Jacques de Bascher
Léa Seydoux : Loulou de la Falaise
Amira Casar : Anne-Marie Munoz
Aymeline Valade : Betty Catroux
Helmut Berger : Yves Saint Laurent âgé
Valéria Bruni-Tedeschi : Une cliente
Raphael Neal : Thadée Klossowski
Jasmine Trinca : Talitah Getty
Travis Kerschen : Jean Paul
Brady Corbet : L'homme d'affaires Squibb
Dominique Sanda
Olga Kyurylenko
Yvonne Gradelet
Thierry de Peretti

SCENARIO

Le film se concentre sur la vie du célèbre styliste entre 1965 et 1976.




dimanche 25 mai 2014

CANNES 2014 : MAPS TO THE STARS


Après avoir visité les bas-fonds de la pègre, David Cronenberg, dans Maps to the Stars, nous plonge dans les bas-fonds d'Hollywood.

Car il s'agit bien d'une plongée dans les travers de la cité du cinéma et de ses habitants, qu'ils soient névrosés, ménopausées, détraqués, drogués ou même morte.

Dans l'actualité actuelle, ou on soupçonne un réalisateur d'orgie avec de jeunes pousses, de chanteurs canadiens qui passent de petit ange à petite racaille, ou des chanteuses anciennement Disney, deviennent tout sauf des vierges effarouchés, il est vrai que Cronenberg avait de quoi alimenté sa chronique Hollywood.

Le Canadien comme notre chanteur, n'est pas un fervent d'Hollywood et de ses travers, cela se voit et on sent bien que son prochain film ne sera tourné dans la cité des Anges.

Il n'y a aucune concession chez Cronenberg, et il voit ce monde comme des débauchés, et des stars qui recherche le retour de flamme.


Comme Havana Segrand ancienne star du grand écran, oubliée des studios (excellente Julianne Moore, avec un prix d'interprétation méritée à Cannes cette année), qui est obligée d'attendre que le téléphone sonne, et espérer qu'on l'appelle même s'il faut faire un casting. Ex-Vedette qui se noie plaisir quand une concurrente pète un plomb, en espérant reprendre le rôle. Julianne Moore se met à nu, dans tous les sens du terme et prend des risques insensées que peu d'actrice peuvent aujourd'hui (voir la scène mythique des toilettes). Un psychothérapeute (pauvre John Cusack) de stars, qui a deux enfants (un drogué de 13 ans et une fille de 18 ans psychopathe et pyromane), un chauffeur de limousine (Robert Pattison) apprenti-comédien qui à ses heures perdues culbute les ex-stars ou futures stars, si cela peut aider.

Et puis Benjie et sa mère, un adolescent connu pour avoir été star, mais sortant de désintox , mais essaie de se battre contre ses démons (il n'a que 13 ans).

A part John Cusack et Robert Pattison, tous les acteurs nous livrent une partition de grands niveaux, montrant tous les travers d'Hollywood quand les caméras ne sont plus braqués sur vous.

La révélation du film est Evan Bird jeune adolescent vedette de Fringe, plus vrai que nature, comme tête à claque et qui nous fait bien croire à son rôle.

C'est un très bon, pervers et puissant, qui se laissent voir comme si on était dans les secrets des stars, car la liste cités d'acteurs est impressionnante et doivent avoir des sueurs froides et des nuits agitées.

A noter aussi la présence de Carrie Fisher, qui a sacrément pris, et qui prouve que la bouffe post-StarWars n'étaient pas mauvaise.

Pour conclure, il y a le feu à Hollywood, comme le montre l'excellente affiche, et comme on dirait toute ressemblance avec des personnes connues est fortuite.

Note : 15.40




FICHE TECHNIQUE

Réalisation : David Cronenberg
Scénario : David Cronenberg
Direction Artistique : Edward Bonutto et Elinor Rose Galbraith
Décors : Carol Spier
Photographie : Peter Suschitszky
Montage : Ronald Sanders
Musique : Howard Shore
Production : Said Ben Said, Martin Katz et Michel Merkt

CASTING

Julianne Moore : Havana Segrand
Mia Wasikowska : Agatha Weiss
John Cusack : Dr Stafford Weiss
Robert Pattinson : Jérome Fontana
Olivia Williams : Christina Weiss
Sarah Gadon : Clarisse Taggart
Evan Bird : Benjie Weiss
Carrie Fisher : Elle-même
Jayne Heitmeyer : Azita Wachtel
Amanda Brugel : Victoria
Justin Kelly : Rhett
Joe Pingue : Arnold



ANECDOTES

Viggo Mortensen et Rachel Weisz devaient initialement tenir les rôles principaux, mais ont du se retirer du projet en raison de conflits d'emploi du temps.



SYNOPSIS

Stafford Weiss est un psychothérapeute et coach particulier ayant construit sa fortune grâce à des livres de développement personnel. Sa femme est à la fois et la manageuse de leur fils de 13 ans, une star de télé tout juste sortie de cure de désintoxication. Agatha Weiss vient elle de sortir d'hôpital psychiatrique. Elle va se lier d'amitié avec un conducteur de limousine qui rêve de devenir une star de cinéma. Quand à Havana Segrand, l'une des clientes de Stafford, elle est une comédienne dotée d'un nouvel assistant particulier. Le rêve d'Havana est de reprendre le rôle qui a fait connaître sa mère décédée dans un film des années 60, mais elle se perd dans ce souhait vicieux obsédée par une figure maternelle morte qui la hante ...


DEUX JOURS UNE NUIT DES FRERES DARDENNE


Je pensais être passé a côté du film des frères Dardenne, mais force est de constater qu'à Cannes , le Jury aussi n'a pas été sensible à ce film socialement très appuyé, préférant un film fait avec 2 téléphones portables comme, le Godard.

Avec les Frères Dardenne, on s'est à quoi on s'attend en effet, appuyé sur la misère des régions du Nord de la France ou de leur Belgique natale, faudrait de temps en temps sortir du plat pays, et affronter des montages plus importantes.

La ligne du film est simple, pendant 1h45 Cotillard frappe à la porte, pleure, récite son discours à ses collègues et à chaque fois le même comme les demandeurs de misère du misère, qui apprenne leur texte par coeur, mais qui ne donne aucune conviction de comédie., et repart en pleurant de joie ou de peine.

Je ne sais pas quels sont les textes du travail en Belgique, mais une salariée qui revient de maladie retrouve systématiquement normalement son poste, elle était dépressive il paraît et nous aussi a force de pathos appuyés à tour de bras par la Cotillard elle même, les réalisateurs nous servant du Cotillard de dos, de face, de profil, en haut en bas, au bout d'un moment on a envie de lui donner un ticket restaurant et basta.

La moitié de la presse s'emballe pour ce type de cinéma minimaliste, nous font chialer dans leur papier et après essayez d'allez voir XMens, pas facile.

Tous les personnages secondaires sont des laissés pour compte, faisant passer certains pour des salauds pour une prime de 1 000 €uros, c'est totalement irréaliste, essayé le sujet chez votre employeur, vous obtiendrez par 50% des votes.

La fin est tellement prévisible qu'elle ne gagnera pas son pari, que le suspens que l'on veut mettre est inutile, avec une dose de conscience.

Comme en plus ce n'est pas vraiment filmé et cadré, à un moment on a envie qu'il lui file une prime de 1 000 € pour allez achetez 1 Tee-shirt et autre soutien-gorge.

Marion Cotillard traversant le film en pensant à ses conneries post-11 septembre.

Du cinéma minimaliste, que les Frères Dardennes ont mieux réussi avec L'enfant et Rosetta, mettre une star ne garantissant pas un bon film.

En passant à Cannes, ne descend que la Star, pas ses acteurs non professionnelles qui aurait fait tâche.


Note : 12.20

CASTING

Réalisation : Jean Pierre et Luc Dardenne
Scénario : Jean Pierre et Luc Dardenne
Photographie : Alain Marcoen
Montage : Marie-Hélène Dozo
Production : Jean Pierre et Luc Dardenne


DISTRIBUTION

Marion Cotillard : Sandra
Fabrizio Rongione : Manu
Pili Epi : Estelle
Simon Caudry : Maxime
Catherine Salée : Juliette
Batiste Somin : M.Dumont
Alain : Eloy : Willy
Myriem Akediou : Mireille





lundi 19 mai 2014

CANNES 2014 : WELCOME TO NEW YORK

Pour en finir de cette semaine, le Buzz de Cannes, et finalement le film le plus attendu (ce qui ne vas pas dire non plus que c'est le meilleur film), le distributeur ayant de cassé la chronologie des médias, refusant de sortir le film "Welcome to New York" d'Abel Ferrara avec Gérard Depardieu et Jacqueline Bisset, dans les salles en France, mais de le présenter uniquement sur les plates-forme en VOD au prix de 6.99 €, ce qui n'est pas donné.

Tout est fait dans cette histoire pour créer le Buzz, l'histoire sulfureuse du Sofitel avec le directeur du FMI, la relation avec sa femme (qui va finir par un divorce), des propos jugés antisémite comme dans le film sur Halimi, des sois-disant pressions politiques, et puis surtout les relations du héros avec les femmes, les prenant comme du bétail sans prendre du plaisir que le sien, et puis bien sur les soupçons de manipulation de cette même histoire.

Parlons du film tout de même, pour la première fois, un film commence par l'interview du comédien et non du héros, qui explique qu'il a accepté le héros, parce qu'il n'aime pas DSK, qu'il n'aime pas les politiques (sauf Poutine) , qu'il est anarchiste du Depardieu dans tout son art.

On commence par 30 minutes de porno, ou le héros de cette histoire, prend une suite au Sofitel, ou l'attende 2 amis et 3 femmes, et partouze (il n'y a pas d'autres mots) en humiliant sexuellement les filles, et quand elle s'en vont 2 autres arrive prendre la suite, et puis commence l'affaire Nafitassou Diallo et tout cela dans la même soirée, cette première partie est assez nauséabonde, montrant un pervers addicte au sexe sans ménagement pour les femmes.

On passe après par l'arrestation et l'enquête au minimum (Ferrara n'étant pas là pour cela), mais un propos sur la chasse aux sorcières aurait pu être intéressant, puis Ferrara se penche sur les relations de DSK avec sa femme (tout en ne passant sous silence le viol d'une journaliste !!!), faisant tenir à DSK des propos antisémites et assez incroyable sur les origines de sa femme (on continue dans la provocation et dans le nauséabond). Puis se justifiant auprès d'elle qu'il n'a pas violé la femme de ménage, mais simplement branler sur son visage 'la vraie Nafitassou" appréciera.

Reste Depardieu, qui trouve un rôle à sa mesure, à son extravagance et son obscénité, du grand Depardieu qui avait disparu de nos écrans.

Depardieu se permet même dans une relation père/fille de regarder la caméra et de dire "qu'il aille tous ce faire enculer", comme s'il parlait aux politiques, à la justice, aux producteurs, distributeurs voir nous public.

Que dire du film finalement, est-ce que c'est le film qui est malsain ou le personnage qui en fait un film malsain, what is question. Que ce film n'apporte rien à l'histoire du cinéma, ne répond pas non plus à cette histoire, et que Ferrara reste Ferrara provocateur, mais profite du génial Depardieu.

Note : 12.80

Fiche Technique 

Réalisation : Abel Ferrara
Scénario : Abel Ferrara et Christ Zois
Décors : Tommaso Ortino
Costumes : Ciera Wells
Montage : Anthony Redman
Photographie : Ken Kelsch
Production : Adam folk et Vincent Maraval

DISTRIBUTION

Gérard Depardieu - DSK 
Jacqueline Bisset - Anne Sinclair
Marie Mouté - La fille de DSK
Ronald Guttman - François Roullet
Drena De Niro - Un membre de l'entourage

RESUME

Le film s'inspire de l'affaire DSK ; le 14 mai 2011, l'homme politique français est accusé de viol par Nafitassou Diallo.


Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair à New York en juin 2011.

















CANNES 2014 : THE HOMESMAN


On parle maintenant du 3ème films Cannois, présenté à nous pauvres publics Parisiens, loin des ferveurs des flashs de Cannes. Mais on peut en parler avant le tapis rouge officiel ce soir.

Notre 3ème film est "The Homesman" du Buster Keaton des grandes plaines, en l'occurrence "Tommy Lee Jones" avec lui même , Hilary Swank, Meryl Streep et Tim Blake Nelson.

The Homesman est la nouvelle réalisation de Tommy Lee Jones, qui nous avait donné il y a 8 ans, le savoureux "3 Enterrements", chiffre 3 qui reste pour lui, car cette fois il amène 3 folles dans le désert américain.

Pour une rare fois on voit Jones sourire (si si c'est vrai), mais son film reste très crépusculaire, et très féministe, montrant que la femme de ses plaines arides à du courage devant ses hommes , qui ne considèrent la femme comme rien comme dans un hôtel du Sofitel.

C'est très dure, des scènes sont à la limite du supportable, le viol de femme devant sa mère dans son lit, un bébé jeté dans les toilettes, une dépouille d'enfant vidée de ses habits par des indiens, mais Jones montre son film comme la rudesse du pays, avec ses tendances religieuses et de testostérone mâle.

C'est lent, on est pas dans un Peckinpah, mais d'une violence sourde et sans concessions, peut être un peu long 2h10, qui nous emmène de temps en temps dans une somnolence désespérée, la musique n'arrangeant pas les choses.

Tommy Lee Jones en vrai Texans, aime ses terres arides (ici tourné dans le nouveau Mexique) avec des plaines étendues au large, ou on peut tourner en rond et se retrouver dans au même endroit avec le temps qui peut passer du soleil, à la neige et sous la pluie.

Comme dans son précédent film, on a le droit à une histoire sordide mais pleine d'humanité avec paysages magnifiques et une belle photographie.

Hilary Swank que retrouve avec plaisir dans le rôle de cette femme, qui aimerait le devenir et qui va prendre en main ce convoi est exceptionnelle , accompagné du bougon Tommy Lee Jones, toujours en haut de son talent. On verra également Meryl Streep dans un rôle qui sent la retraite !!!!

Cela me fait penser à du Faulkner, mais également au déroulement de la quête des "Cowboys" de Mark Rydell. Et puis dire qu'une production Besson est qualitatif c'est une bonne nouvelle, ou je produis ton film, et tu joue dans Malavita.

Malgré tout je crois pas à une Palme d'or, car trop conventionnel.

Note : 16.00

Fiche Technique

Réalisation : Tommy Lee Jones
Scénario : Kieran Fitzgerald, Wesley A.Olivier, Tommy Lee Jones d'après le roman de Glendon Swarhout
Musique : Marco Beltrami
Photographie : Rodrigo Prieto
Montage : Roberto Silvi
Décors : Merideth Boswell
Costumes : Lahly Poore
Direction Artistique : Guy Barnes
Production : Luc Besson

Distribution

Tommy Lee Jones - George Briggs
Hilary Swank - Mary Bee Cuddy
Hailee Steinfeld : Tabitha Hutchinson
William Fitchtner : Vester Belknap
Meryl Streep : Altha Carter
James Spader : Aloysius Duffy
Grace Gummer : Arabella Sours
Miranda Otto : Theoline Belknapp
Sonja Richter : Gro Svendsen
John Lightow : Révérend Dowd
Tim Blake Nelson : The Freighter
Barry Corbin : Buster Shaver
Caroline Lagerfelt : Netti

RESUME

1855, trois femmes sont chassées de leur village. Jugées "folles", elles sont confiées à Mary Bee Cuddy, une pionnière - forte et intelligente- venant du Nebraska. Durant le voyage vers l'Iowa, où les trois femmes trouveront refuge, Mary Bee Cuddy sauve George Biggs de la mort par pendaison, à condition qu'il lui rende service en retour. Ce rustre vagabond accepte alors de participer au voyage des 4 femmes.