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mardi 9 décembre 2025

14.10 - MON AVIS SUR LE FILM KIKI LA PETITE SORCIERE DE HAYAO MYIYASAKI (2004)


 Vu le Film Kiki La Petite Sorcière , Film d’Animation Japonais de Hayao Miyasaki (2004)

Kiki est une jeune sorcière qui vient de fêter ses treize ans. C’est une date importante dans sa famille : traditionnellement à cet âge, les sorcières doivent quitter leurs parents et s’établir pour une année dans une nouvelle ville afin de parfaire leur apprentissage. Kiki, que cette idée met en joie, écoute le bulletin météo à la radio qui annonce beau temps. C’est décidé, elle partira le soir même. Bien que sa mère soit un peu inquiète, elle n’essaye pas de différer le départ.   

Avec Kiki la Petite Sorcière, on continue d’explorer l’univers foisonnant et généreux de Hayao Miyazaki, et cette fois, il nous ouvre la porte de l’enfance — un monde où l’on rêve de liberté, d’ailleurs, de vent dans les cheveux et de ciel pour terrain de jeu. D’après l’œuvre de Eiko Kadono, Miyazaki transforme ce récit simple en une petite parabole délicieuse sur la transmission, la jeunesse et l’art de se trouver soi-même. C’est un film qui parle aux petites filles, aux petits garçons… et à tous les adultes qui ont oublié qu’ils ont un jour levé les yeux vers le ciel en se disant : « Et si je pouvais… ? » 

Kiki, interprétée avec douceur et détermination dans la version japonaise par Minami Takayama, est une héroïne comme Miyazaki les aime : pas parfaite, pas surhumaine, juste humaine, fragile, courageuse, têtue et brillante. Une fillette-sorcière de treize ans qui quitte ses parents pour accomplir la tradition familiale : partir un an seule dans une ville, s’y installer et devenir indépendante. Et même quand on est une sorcière, les problèmes des petites filles sont les mêmes partout, quelles que soient les générations et les cultures : trouver sa place, gagner la confiance des autres, apprendre à douter — puis à rebondir. 

La mise en scène de Miyazaki, comme souvent, fait de la féérie une respiration naturelle. La ville imaginaire de Koriko, quelque part entre la Méditerranée et l’Europe du Nord, est un décor vivant, lumineux, rempli de détails, de ruelles, de cafés et de terrasses où l’on aimerait se perdre. On voyage avec Kiki sans jamais penser à son âge, mais à son énergie, ses rencontres, son cheminement. Le spectateur devient un visiteur discret, s’envolant dans le ciel ou en « soulevant le toit des maisons » pour accompagner son regard émerveillé. 

Et puis, parlons de l’atout majeur : Jiji, le chat noir. Malicieux, sarcastique, hilarant, c’est un véritable modèle de dérision à lui tout seul. Doublé par Rei Sakuma dans la version originale — une performance délicieuse — il apporte cette touche d’humour qui allège les doutes de Kiki, et les nôtres avec. Un compagnon incontournable qui pourrait à lui seul prescrire une thérapie complète contre les coups de blues : un anti-dépresseur félin, efficace dès la première réplique. 

Le scénario, sous ses airs de conte léger, aborde l’intégration à un nouveau monde, le besoin de se dépasser, la perte de confiance et la renaissance de son talent — ici, littéralement, la magie. Les rencontres façonnent Kiki : Osono la boulangère chaleureuse, Tombo le garçon rêveur qui veut voler, Ursula l’artiste libre qui l’aide à comprendre que le talent vit autant dans l’inspiration que dans les doutes. Chaque personnage l’accompagne un peu vers l’âge adulte, sans jamais lui voler la vedette. 

Miyazaki signe ici un film tendre et lumineux, simple comme un sourire mais profond comme une question d’enfant. La magie est là, oui, mais elle n’est jamais là pour « épater » : elle accompagne l’émotion, elle soutient l’histoire, elle donne des ailes — au sens propre comme au figuré. 

Un film qui fait du bien. Une petite bulle d’air pur, un voyage doux où l’on se rappelle que grandir, ce n’est pas renoncer au rêve, mais le redessiner. Et que parfois, il suffit d’un balai, d’un ciel ouvert, et d’un chat impertinent pour se sentir vivant. 

NOTE : 14.10

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION

Voix originales


Voix françaises

 

 

vendredi 17 juin 2016

MON AVIS SUR LE FILM : L'IDEAL de Frédéric Beigbeder (Pas si idéal que ça)

L'IDEAL de Frédéric Beigbeder est une comédie française.

"L'ancien concepteur-rédacteur Octave Parango de « 99 francs » s'est reconverti dans le "model scouting" à Moscou. Cet hédoniste cynique mène une vie très agréable dans les bras de jeunes mannequins russes et les jets privés de ses amis oligarques... jusqu'au jour où il est contacté par L'Idéal, la première entreprise de cosmétiques au monde, secouée par un gigantesque scandale médiatique.

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Notre antihéros aura sept jours pour trouver une nouvelle égérie en sillonnant les confins de la Russie post-communiste, sous les ordres de Valentine Winfeld, une directrice visuelle sèche et autoritaire.
Entre les réunions de crise à Paris, les castings à Moscou, une élection de Miss en Sibérie, une fête chez un milliardaire poutinien et une quête des "new faces" aux quatre coins de l'ex-URSS, le fêtard paresseux et la workaholic frigide vont apprendre à se supporter et peut-être même à se sauver."


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L'idéal c'est peut être l'homme qui se regarde dans le miroir, mais aussi un homme geek qui aborde plusieurs métiers en pensant être le meilleur, en somme l'idéal humain, derrière ce portrait narcissique je mets volontiers le réalisateur du film, Frédéric Beigbeder se cache derrière les lunettes noires d'Octave Parango, le personnage principal du miroir déformant de l'auteur de 99 francs, joué une première au cinéma par Jean Dujardin, et aujourd'hui ici par Gaspard Proust , le sniper de Salut les Terriens de Thierry Ardisson , qui porte souvent des lunettes noires dans ces émissions.

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Ce film 'L'idéal" est tiré du second roman de Beigbeder sur son personnage, est un film complètement narcissique jusqu'à mettre des morceaux de sa vie au moment de la réalisation du film, comme le bébé tenu dans les bras de Parango à la fin du film.

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Ce qui est gênant avec Beigbeder c'est qu'il ne parle que de lui, un exemple qui a la télévision ne passerait, avec ce jeune garçon (Parango enfant) traverse un bordel sexuel, va mettre en évidence un exemplaire de "Lui" dont Beigbeder est le rédacteur en chef dans la vrai vie.

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Comme dans tout ce qu'il fait, et il a beaucoup de casquettes, il fait les choses à moitié n'allant pas au bout de ses intentions, s'il il en a d'ailleurs, car le film est comme son personnage , vide de sens et de talent, c'est une liste de clichés avec du sexe n, des filles nues mannequins si possible, de la drogue à tout va et des personnages hybrides caricaturés à l'extrême, sans mettre une âme dedans.

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Ce qui que pendant 85 minutes (heureusement) je me suis vraiment ennuyé attendant un déclic, un choc dans un monde qu'il connait bien, Audrey Fleurot est ridicule dans ce rôle de maîtresse mode qu'elle ne maîtrise pas, mais si Jonathan Lambert est amusant en jouant le rôle d'une Directrice de Mode vacharde, nous fait malheureusement trop penser à ses personnages de l'émission de Ruquier.

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Quand à Gaspard Proust (que je vois toujours comme le sosie jeune de Daniel Auteuil) joue un Beibeder avec cheveux longs de circonstances , passe son temps à se pavaner et se montrer beau mais pas plus.

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Seul séquence de bonne qualité, celle où les Femens font irruption dans une soirée de la société "L'Idéal", mais c'est qu'une petite séquence.

A l'arrivée rien à en tirer et un film bien vide. Et puis si je prends au second degré l'affiche du film, est-ce que Beigbeder ne nous met pas un doigt.

Note : 7.10

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Frédéric Beigbeder
Scénario : Nicolas Charlet, Bruno Lavaine, Yann Le Gal et Thierry Gounaud
Production : Ilan Goldman
Son : Frédéric Demolder, Pierre Mertens et Marc Doisne
Csotumes : Nadia Chmilewsky
1er Assistant Réalisateur : Thomas Trefouel
Directeur de Production : Cyrille Bragnier
Casting : Nicolas Ronchi
Décor ; Stanislas Reydellet
Montage : Dorian Rigal-Ansous
Photographie ; Gilles Porte

DISTRIBUTION




Gaspard Proust

Gaspard Proust
Rôle : Octave Parango

Audrey Fleurot

Audrey Fleurot
Rôle : Valentine Winfeld

Anamaria Vartolomei

Anamaria Vartolomei
Rôle : Lena

Jonathan Lambert

Jonathan Lambert
Rôle : Carine Wang

Camille Rowe

Camille Rowe
Rôle : Monica Pynchon

Alexandrina Turcan

Alexandrina Turcan
Rôle : Anastasia

Nikolett Barabas

Nikolett Barabas
Rôle : Olga

Olivier Broche

Olivier Broche
Rôle : Bernard Moulard