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mercredi 16 septembre 2026

13.60 6 - MON AVIS SUR LE FILM HITCHER DE ROBERT HARMON (1986)

 


Vu le Film Hitcher de Robert Harmon (1986) avec C.Thomas Howell Ruther Hauer Jennifer Jason Leigh Jeffrey de Munn John MacJackson Billy Green Bush Henry Drabeau


Hitcher de Robert Harmon fait partie de ces films de notre jeunesse où le spectacle était privilégié par rapport au fond, et franchement, ça ne me dérange pas. Pas de message apocalyptique, écolo ou woke ici, on se bat pour sa survie ou pour sa folie, et chacun va essayer de rester vivant le plus longtemps possible. En regardant le pitch, on pense immédiatement à l'inégalé Duel du GOAT Steven Spielberg, forcément, puisqu'on retrouve un conducteur poursuivi sur les routes américaines par un mystérieux prédateur.


Mais ici, pas de camion fou avec un passager qu'on ne voit jamais, mais un autostoppeur complètement frappadingue qui tue tous ceux qui ont la mauvaise idée de le prendre en stop, et la liste est longue. Le confort, pas de boisson, la conversation du conducteur, non, d'ailleurs pas le temps de parler, il vous a déjà enfoncé le volant dans la tête ! Jim Halsey, jeune homme plutôt bien sous tous rapports, va pourtant avoir la mauvaise idée de prendre John Ryder en stop et découvrir rapidement que le monsieur n'est pas venu pour faire du tourisme.


Sauf que notre jeune conducteur va lui résister tant qu'il peut, poursuivi sur les routes, arrêté, relâché, repris dans une véritable course pour la survie où Ryder semble toujours avoir plusieurs coups d'avance. Et notre Jim court beaucoup, d'une manière assez désordonnée, comme un poulet sans tête, mais il faut reconnaître qu'il s'accroche. Ah oui, petit poulet, vous l'avez reconnu ? C'est Ponyboy Curtis alias C. Thomas Howell dans The Outsiders, le film générationnel de Francis Ford Coppola.


Alors oui, entre la détermination de John Ryder à tuer et le frêle Jim Halsey, on ne parierait pas un cent sur ce dernier. Mais nous sommes dans les années 80 et, contrairement à certains films d'horreur qui suivront, on ne tue pas forcément le héros pour faire plaisir au scénario et relancer la machine à massacres. Hitcher reste donc un film de survie, de poursuite et de folie qui avance pied au plancher sans chercher à nous faire une dissertation philosophique entre deux coups de couteau.


Et puis il y a le méchant, que j'avais presque oublié avant qu'il me coupe ! John Ryder est interprété par Rutger Hauer, déjà mondialement connu après Blade Runner, et il possède cette gueule et cette présence qui suffisent à rendre le personnage immédiatement inquiétant. Il n'a pas besoin de nous expliquer pendant trois quarts d'heure pourquoi il est méchant, il l'est, point barre, et il le fait avec une efficacité redoutable.


Face à lui, C. Thomas Howell tient parfaitement son rôle de jeune homme dépassé par une situation qui le dépasse complètement, mais qui refuse malgré tout de se laisser bouffer. La mise en scène de Robert Harmon privilégie le rythme, les routes désertes, les poursuites et cette sensation permanente que Jim ne pourra jamais vraiment échapper à Ryder.


Le film a d'ailleurs plutôt bien vieilli, parce qu'il repose davantage sur son ambiance, ses personnages et ses scènes d'action que sur des effets spéciaux qui pourraient aujourd'hui nous faire sourire. On vibre pour Jim, on se demande jusqu'où Ryder va aller et on apprécie également le son du film, qui participe pleinement à cette atmosphère très années 80.


Hitcher, ce n'est donc pas du cinéma qui prétend changer le monde, et ce n'est certainement pas ce qu'on lui demande. C'est du cinéma de genre efficace, badass, parfois violent, avec un Rutger Hauer qui semble prendre la route uniquement pour nous rappeler qu'il vaut mieux réfléchir à deux fois avant de faire monter un inconnu dans sa voiture.


Bref, si vous croisez John Ryder sur une aire d'autoroute, surtout ne faites pas comme Jim : continuez votre route et laissez le poulet courir tout seul !

NOTE : 13.60

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION 

  • Société de production HBO Films
  • Budget : 6 millions de dollars (4,40 millions d'euros


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