Pages

Affichage des articles dont le libellé est VIEUX FILMS. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est VIEUX FILMS. Afficher tous les articles

jeudi 21 janvier 2021

13.10 - MON AVIS SUR LES VALSEUSES DE BERTRAND BLIER


 
Ça y est comme on dit je suis plus vierge  ? j’ai enfin vu après 45 ans d’attente Les Valseuses de Bertrand Blier avec Gérard Depardieu, Patrick Dewaere, Miou-Miou, Brigitte Fossey, Jeanne Moreau, Jacques Chailleux, Dominique Davray.

 Liés par une forte amitié, deux révoltés en cavale veulent vivre à fond leurs aventures. Cette fuite sera ponctuée de provocations et d'agressions mais également de rencontres, tendres instants de bonheur éphémères.

Les Valseuses est un road-movie, entre Thelma et Louise avec le côté autodestructeur et le Duo Kervern-Delépine dont le cinéma est dans la lignée de ce film je trouve.

Oui et sans contexte et dans notre époque actuelle, le film est très limite côté la vulgarité et le la façon que ces deux voyous traitent les femmes dans tous les genres et tous les âges.

Et ce qui peut paraître trop, avec le recul et quand on connait la filmographie de Blier, les Valseuses est la première de son talent d’écritures avec des situations hors-normes et des dialogues savoureux pas à mettre dans toutes les bouches et à brancher dans toutes les oreilles et c’est comme brillant on ne peut pas le dire le contraire.

Reste à pouvoir mettre ce type de dialogues et de puissance dans la bouche et le corps d’acteurs hors normes, et bien ses deux inconnus à l’époque du grand public Dewaere qui venait du Café-Théâtre (cela aurait pu être Huster, ou Coluche qui avait tourné un scène non convaincante avec Miou-Miou) qui avait une folie et une fragilité déjà à et âge et qu’il a confirmé au cinéma plus tard, ici sa présence est exceptionnelle , face à lui ou derrière lui (pour une scène) l’immense Gérard Depardieu acteur de second rôle jusqu’à , qui devient une évidence totale, tellement son style bulldozer renverse les montagnes mais pas Dewaere qui joue égal à égal . Toutes les scènes ensembles sont les meilleurs du film pour moi.

Il est vrai que la scène avec les comédiennes là presque débutante Miou-Miou, Fossey loin de Jeux Interdits quoi que les deux garçons pratiquent aussi ces jeux interdits, et Jeanne Moreau surprenante vielle sans l’être avec son suicide sanglant élevé.

Film qui n’a pas de l’être facile à monter, même si on était dans une époque de la libéralisation sexuelle, mais ici on parle de viols non consentants, d’homophobie et de re-viols (ce qui fait beaucoup quand-même) de folie destructive qui a choqué les ménagères du 16ème mais dont les spectateurs on en fait un énorme succès avec plus de 5 millions de spectateurs ;

Le Trio des acteurs aurait du tourné pour Sergio Leone Un Génie deux associés une Cloche, mais le film se fera qu’avec Miou-Miou, en tous cas il lancera la carrière des trois acteurs jusqu’au sommet et celle de son réalisateur qui ne va pas se calmer par la suite, rien que pour faire hier la Critique.

Alors si la mise en scène en elle-même et surtout le montage ne m’a pas emballé, l’énergie et le culot des acteurs et des dialogues l’emportent sur le reste.

NOTE : 13.10

FICHE TECHNIQUE

Distribution[ 

 

mercredi 20 janvier 2021

VIEUX FILMS A DECOUVRIR : LA RONDE DE MAX OPHULS (1948)


 Vu La Ronde de Max Ophuls (1948) avec Anton Walbrock, Simone Signoret, Serge Reggiani, Simone Simon, Daniel Gélin, Danielle Darrieux, Fernand Gravey, Odette Joyeux, Jean Louis Barrault, Gérard Philippe.

 

Un narrateur, le « meneur de jeu », présente une série d'histoires tournant autour de rencontres amoureuses ou « galantes ». La « ronde » passe de la prostituée au soldat, du soldat à la femme de chambre, de la femme de chambre au fils de famille, de celui-ci à Emma, la dame mariée, d'Emma à Charles son mari, de Charles à la grisette Anna qui tend la main au poète, qui l'abandonne pour la comédienne qui ne résiste pas au comte, lequel, retournant s'encanailler avec la prostituée, boucle le cercle.

 

Mon Avis : Quel Ronde magnifique, avec un casting royal avec en tête de cette ronde, l’acteur autrichien Anton Walbrock la tête d’affiche d’un des plus grands films au monde Les Chaussons Rouges, mais à côté de lui, les stars du cinéma des années 40 et des acteurs en devenirs, se rencontrent, se trompent, passe un petit moment onéreux, comme un petit coin de vie dans la ville, les cœurs passant de l’un à l’autre formant une boucle d’amour et de joie (voir le titre du film).

 

La ronde peut-être aussi ce narrateur qui fait le tout de ce quartier nous raconter ces histoires galantes en attendant que celui qui éteint les réverbères au gaz, mettent une fin à ses rencontres.

 

Mais aussi La Ronde est une peinture de la misère de la solitude, ces hommes et ces femmes qui se prêtent au libertinage n’on pas de vie de famille envieuse, et leur seule passion c’est de libertiner chacun à sa façon et avec toutes les possibilisées, personne étant propriétaire définitif de son cœur.

 

En plus de cette mise en scène brillante par le réalisateur de Lola Montès, je retiendrais la magnifique photo de Jean-François Clair et Sam Levin et le maquillage de Carmen Brelle donne des visages de beauté fatale aux actrices, et qu’elles actrices !! Tous les acteurs sont formidables même si je mets le narrateur un peu au-dessus du lot, parce qu’il amène une magie théâtrale à ses rencontres. 

NOTE : 14.30

DISTRIBUTION

Distribution