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lundi 24 novembre 2025

15.10 - MON AVIS SUR LE FILM LE MECANO DE LA GENERALE DE BUSTER KEATON ET CLYDE BRUCKMAN (1926)

 


Vu le Film Le Mécano de la Générale de Buster Keaton et Clyde Bruckman (1926) avec Buster Keaton Marion Mack Glen Cavender Jim Farley Frederik Vroom 

Johnnie est le mécanicien (« le mécano ») d'une locomotive appelée la General, laquelle appartient à la Western and Atlantic Railroad, une compagnie de chemins de fer de l'Est américain. Lorsque la guerre de Sécession éclate, Johnnie a deux amours : son train et Annabelle Lee. Comme il ne peut pas s’engager dans l’armée, Annabelle lui refuse son amour après que son frère lui a expliqué par malentendu n'avoir même pas vu Johnnie dans la queue pour s'enrôler.   

Le Mécano de la Générale est de ces films dont on connaît des morceaux, des gags, des images, mais qu’on n’a jamais vraiment pris le temps de voir. C’était mon cas : quelques extraits ici et là, un Keaton sur une locomotive, un décor spectaculaire… mais jamais le film entier. C’est maintenant chose faite, et franchement, pour une première plongée dans l’univers de Buster Keaton, je n’ai pas été déçu du voyage en train. 

On parle souvent de Keaton comme d’un comique. C’est évident : son personnage, sa gestuelle fébrile, sa manière de se mouvoir comme s’il hésitait entre tomber et voler ajoutent un charme irrésistible. Mais derrière cette façade burlesque, le film révèle surtout une grande histoire d’amour. Amour pour Annabelle, bien sûr, incarnée par Marion Mack, qui n’est pas seulement un faire-valoir décoratif : elle s’implique physiquement, participe aux cascades, et existe vraiment dans la dynamique du duo. Mais amour aussi — et peut-être surtout — pour la locomotive, véritable maîtresse de Keaton, moteur de ses élans héroïques. 

Le scénario, inspiré du raid d’Andrews durant la Guerre de Sécession, donne une ampleur inattendue au film. Qu’un fait militaire authentique devienne une comédie épique tient déjà du tour de force. Que Keaton réussisse à en faire un récit de guerre crédible tout en restant fidèle à sa poésie burlesque relève presque du miracle. On sent d’ailleurs qu’il avait le souci du détail : il avait demandé la vraie locomotive “General”. Refusée. Alors il en a trouvé une autre, mais du même modèle — le perfectionnisme, déjà. 

Techniquement, le film est impressionnant. Keaton n’est pas qu’un acteur au visage impassible : c’est un metteur en scène d’une ingéniosité constante. Chaque plan est pensé pour guider notre regard, nous attirer sur un détail pour mieux nous tromper l’instant d’après. Les gags naissent de l’espace, du montage, du décor — pas d’une accumulation de grimaces. Et puis il y a LA scène, celle de la locomotive qui s’écrase dans le ravin. On peut dire ce qu’on veut des blockbusters actuels : Keaton a retourné une locomotive pour de vrai. Sans CGI, sans fonds verts, juste avec un culot monumental et une équipe qui devait prier à chaque prise. 

Et parlons de Keaton lui-même. Le choc, pour moi, vient de ce visage. Une vraie gueule, comme on n’en fait plus. Ces petits yeux, qui semblent à peine s’ouvrir mais qui captent tout. Un regard mélancolique, magnifique, qui condense tristesse, timidité, sensibilité, et une forme de poésie qu’aucune école de cinéma n’enseigne. Ce type n’a pas besoin de parler : tout passe par le corps, le rythme, la précision millimétrée de chaque geste. 

On dit parfois qu’on rit plus volontiers avec Chaplin ou Laurel & Hardy. Peut-être. Mais Keaton joue dans une autre catégorie : il construit un ballet mécanique, une symphonie de rails, de bois, de fumée, où chaque gag est une petite invention. Et même si mes zygomatiques n’ont pas explosé, j’ai été fasciné. Admiratif, même, devant tant de maîtrise et de liberté à la fois. 

Le Mécano de la Générale, c’est un film de guerre, une histoire d’amour, une aventure burlesque, un manifeste technique, et un portrait d’homme fragile devenu héros malgré lui. Ce n’est pas juste un classique du muet : c’est un classique du cinéma, tout court. Et pour une première rencontre avec Buster Keaton, on peut difficilement rêver mieux. 

 NOTE : 15.10

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION

mardi 7 juin 2022

14.10 - VU LE FILM LE MECANO DE LA GENERAL DE BUSTER KEATON ET CLYDE BRUCKMAN (1926) FILM MUET

Vu le film (découverte) Le Mécano de la Général de Buster Keaton et Clyde Bruckman.(1926) avec Buster Keaton Marion Mack Glen Cavender Jim Farley Frédérik Vroom Charles Smith Boris Karloff Frank Barnes Joe Keaton Frank Hagney Tom Nawn

Géorgie, 1861. Johnnie nourrit un amour sans borne pour la sublime Annabelle et pour sa locomotive, la Générale. Arrive la guerre de Sécession. Jugé plus utile en tant que mécanicien, Johnnie n'est pas recruté pour combattre les nordistes. Annabelle et sa famille le croient lâche et le rejettent. Un an plus tard, les nordistes pénètrent en territoire sudiste et subtilisent un train, avec Annabelle à son bord et la Générale à sa tête.

Un des classiques du cinéma muet voir carrément du cinéma , c’est mon premier Buster Keaton , j’avais vu des extraits mais jamais le film , ce qui est fait.

Malgré le personnage comique indéniable de Buster Keaton , le film est une grande histoire d’amour avec un jeune conscrit mécanicien prêt à prendre des risques pour les beaux yeux d’Annabelle et surtout sa belle locomotive.

Je ne connais pas le génie comique de Buster Keaton par rapport à un Charlot ou Laurel Hardy, donc difficile de juger de son pouvoir sur mes zygomatiques , mais je reconnais que le film a des qualités techniques et de mise en scène assez incroyable avec beaucoup plus d’idées technique que la plupart des films de nos jours ;

La qualité des images et des décors ajoute au reste de la perfection du film avec le summum de la chute de la locomotive dans

Le sujet du film s'inspire d'un fait authentique de la guerre de Sécession : le raid d'Andrews3. Buster Keaton essaya de louer la vraie « General », qui était encore en service, mais la compagnie ferroviaire qui la possédait refusa en apprenant qu'il prévoyait de tourner une comédie. Il utilisa une autre locomotive du même modèle.

En même temps un grand film sur la guerre de Sécession et une grande histoire d’amour avec un personnage loufoque et fragile qui se comporte en héros.

Petite apparition de Boris Karloff en général

14.10    

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION

mercredi 2 juin 2021

FILMS DU PASSE : LE CUIRASSE POTEMKINE DE SERGUEI EISENSTEIN (1926)

Vu (et plus que découverte) Le Cuirassé Potemkine (Броненосец «Потёмкин») de  Sergueï Eisenstein (1926) avec Grigori Alexandrov Alexandre Antonov Vladimir Barsky Ivan Bobrov Julie Eisenstein Béatrice Vitoldi (la maman avec le berceau) Andrei Falt Constantin Isodorovitch Feldman 

La révolte de l'équipage du cuirassé Potemkine, le 14 juin 1905 (27 juin 1905 dans le calendrier grégorien), pendant la révolution russe de 1905, est présentée comme précurseur de la révolution d'Octobre (1917) et du point de vue des insurgés.

Le cuirassé reproduit, dans le microcosme de son équipage, les clivages de la société russe et ses inégalités. L’une des causes de la mutinerie est la question de la nourriture. Les officiers présentés comme cyniques et cruels contraignent l’équipage à consommer de la viande pourrie, alors qu’eux-mêmes maintiennent un train de vie privilégié parmi l’équipage (scène de la vaisselle, « Dieu, donne-moi mon pain quotidien »).

  Je n’avais jamais vu ce film et pour commencer pour un Film Muet Russe quoi de plus simple par commencer par le sommet avec ce classique du cinéma et du cinéma russe film considéré comme le film le plus important comme outil de propagande même si certains films allemands ou américains pour certaine période non rien à lui envier ;

Alors tout d'abord je n'ai aucune sympathie pour le communisme d’ici, d'avant ou d'ailleurs, je ne peux donc pas analyse le bien-fondé de l'idéologie du film et je ne vais que constater qu'à chaque fois c'est le peuple qui déguste et quel que soit la dictature en plein dans ce type de pays et de régime. Ici les habitants d'Odessa massacré par les troupes du Tsar, et bien après ceux qui ont dirigés la révolte s'en prenant au même peuple.

Mais parlons cinéma, car il faut bien reconnaître que Eisenstein a réalisé une fresque dantesque pour parler de ce monument de l'histoire Russe, multipliant les prises de risques osés et réussis dans la mise en scène, le montage très serré (j'ai vu la version de 68 minutes alors qu'il existe une de 80. Chaque plan est travaillé jusqu'à l'intérieur de l'âme de ses hommes soldats dans un premier temps qui vont se révolter sur le bateau pour en prendre le pouvoir, avec une violence inouïe, à cause d'une viande pourrie qu'on leur donnait à manger et dire que 63 ans plus tard nos révolutionnaires c'était pour une histoire de chambrée.

La scène sur le port et dans la ville quand le chef mourant dans la bataille est porté en triomphe comme les grandes révolutions de l'Empire Romain. 

Mais la scène d'anthologie reste la séquence de 6/7 minutes ou les escadrons tsaristes massacrent un bout portant les hommes , femmes et enfants d'une population en désespoir de cause, dévale l'escalier qui mène au port , Et si je connaissais la scène du landau , dans cette scène dantesque il y a d'autres moment où on la gorge serrée avec cet enfant tué à bout portant , et je ne sais pas si c'est mon subconscient ou autres, mais quand les futures victimes ou proches criées leurs désarrois , au moment du plan large alors qu'il y a rien qui ne le prédit, j'avais repéré les futures victimes comme un don de voyance, probablement plus la force de l'image.

Des visages pleines écrans qui explosent leurs peines et leurs douleurs, les armes comme les canons et les fusils comme des symboles de la lutte.

Alors oui en dehors de la propagande, oui ce film est d'une maestria grandiose qui nous laisse dans voix, normal vu que c'est un film muet. Et j'appuierais aussi sur la Bande Originale, qui je ne pense pas est celle d’origine, mais apposée après, mais là chaque note raisonne dans la tête comme cette marche au rythme des pas des escadrons.

NOTE : 16.90

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION

  • Acteurs anonymes :
    • un chauffeur : le médecin-major
    • un jardinier : le pope