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jeudi 27 août 2026

TOURNAGE DE CINEMA : MISISON IMPOSSIBLE FALLOUT PONT AERIEN LIGNE 6 BOULEVARD DE GRENELLE

 


Mes Tournages Cinéma à Paris , aujourd'hui Mission Impossible Fallout sous le Pont Aérien du Métro Ligne 6 Boulevard de Grenelle


Parmi les souvenirs de tournage auxquels j’ai pu assister, il y en a un qui reste particulièrement gravé dans ma mémoire : celui de Mission Impossible : Fallout, réalisé par Christopher McQuarrie.


Quelques jours avant le 9 avril 2017, impossible de ne pas remarquer que quelque chose se préparait dans mon quartier. Des affiches avaient été collées à peu près partout, annonçant que de nombreuses rues allaient être bloquées pour les besoins d’un tournage. Paris allait donc changer de visage pendant quelques heures, et, pour une fois, ce n’était pas pour cause d’embouteillages !


J’habitais à moins de 200 mètres du lieu du tournage, sous le métro aérien de la ligne 6. Autant dire que l’occasion était trop belle pour la laisser passer.


Je me lève donc très tôt. Très, très tôt. Malgré la fraîcheur de ce matin d’avril, je pars à l’assaut du tournage avec l’espoir de voir, sinon un peu de cinéma, au moins quelque chose d’intéressant.


C’était ma Mission Impossible à moi.


Connaissant finalement beaucoup mieux les petites rues du quartier que les hommes chargés de la sécurité, j’aborde le tournage vers cinq heures du matin par une rue adjacente qui, miracle, n’est pas encore gardée.


Personne ne m’embête. Alors j’en profite.


Je découvre le décor en pleine préparation : les lumières, le matériel, les techniciens, le son, toute cette étrange mécanique qui précède le moment où une rue ordinaire de Paris devient, pour quelques heures, un décor de cinéma.


Je prends quelques photos.


Et puis, soudain, je remarque un petit regroupement. Des assistants et des techniciens discutent autour de quelqu’un.


Je regarde mieux. Devinez qui ? Tom Cruise.


Là, forcément, le cerveau passe immédiatement en mode « touriste cinéphile complètement excité ».


Que faire ?


Continuer à profiter tranquillement du spectacle ?


Ou sortir mon téléphone ?


La question ne se pose évidemment pas longtemps.


À quand la caméra directement intégrée dans l’œil ?


Je dégaine mon téléphone et prends une photo de l’instant présent.


Et quelques instants plus tard, nouveau spectacle : Tom Cruise se retrouve au volant de l’une des voitures prévues pour la cascade sous le pont.


Je suis là, à quelques mètres de toute cette agitation, avec cette impression assez incroyable d’assister à un morceau de cinéma en train de se fabriquer sous mes yeux.


Mais la réalité finit toujours par vous rattraper.


Un membre de la sécurité m’a repéré avec mon téléphone.


Il vient vers moi et me demande, poliment mais fermement, de dégager de la zone.


Fin de l’infiltration. Mission compromise.


Mais, détail important : il ne me demande pas de supprimer mes photos.


Toujours ça de pris !


Je me retrouve donc repoussé vers une zone où je peux rester en sécurité pour la suite du tournage. Et finalement, j’assisterai davantage au spectacle avec les oreilles qu’avec les yeux.


Parce que sous le pont, ce sont surtout les vrombissements des moteurs qui me parviennent.


Je ne vois pas forcément grand-chose des scènes de cascade, mais franchement, ce n’est pas grave.


J’ai déjà eu mon petit moment de cinéma.


J’ai vu le décor se mettre en place, j’ai photographié l’envers du tournage, j’ai aperçu les techniciens au travail, et surtout j’ai eu Tom Cruise devant moi, dans son environnement de tournage.


Deux photos de Tom Cruise.


Plusieurs photos du lieu du tournage.


Et surtout un souvenir que je n’aurais certainement pas pu avoir en restant tranquillement au fond de mon lit.


Alors oui, je n’ai pas assisté à toute la cascade.


Je n’ai pas été figurant. Je n’ai pas parlé à Tom Cruise.


Et je n’ai évidemment pas sauvé le monde.



Mais ce matin-là, dans mon quartier parisien transformé en plateau hollywoodien, j’ai eu l’impression, pendant quelques heures, d’être passé de l’autre côté du décor.


Clap de fin pour moi. Mission accomplie.




mercredi 26 août 2026

LIEUX DE TOURNAGE : LE KONG 1 RUE DU PONT NEUF A PARIS

 


Mes Lieux de Tournage à Paris , Aujourd'hui LE KONG — 1, rue du Pont-Neuf, Paris 1er


Il y a des restaurants où l'on va simplement manger… et puis il y a ceux qui ont tellement de gueule qu'ils finissent naturellement devant une caméra ! C'est exactement le cas du KONG, situé au 1, rue du Pont-Neuf dans le 1er arrondissement de Paris, un restaurant qui a plusieurs fois servi de décor au cinéma et à la télévision.

Le KONG ouvre ses portes en 2003, sous l'impulsion du restaurateur Laurent Taïeb, qui confie la décoration à l'un des designers français les plus célèbres au monde : Philippe Starck. Après deux années de travaux, le restaurant ouvre officiellement le 26 mai 2003, installé au sommet de l'immeuble Kenzo.

Et Starck ne va évidemment pas faire dans le restaurant parisien traditionnel ! Le KONG ressemble davantage à une rencontre improbable entre Paris et Tokyo, entre futurisme, culture pop japonaise et références françaises. Le décor mélange les influences japonaises, les motifs inspirés du manga, les célèbres chaises transparentes Louis Ghost, des éléments contemporains et une atmosphère presque irréelle.

Le principe est également présent dans l'assiette avec une cuisine située entre Paris et Tokyo, mêlant inspirations françaises et japonaises.

Mais ce qui intéresse évidemment les cinéphiles, c'est que ce décor spectaculaire n'est pas resté longtemps à l'écart des caméras.

Carrie Bradshaw s'invite à Paris !

C'est surtout la série #SexandtheCity qui va donner au KONG une formidable renommée internationale.

Les fans de Carrie Bradshaw connaissent forcément l'endroit : dans le dernier épisode de la série, An American Girl in Paris: Part Deux, Carrie, interprétée par Sarah Jessica Parker, rencontre Juliet, l'ex-femme d'Aleksandr Petrovsky, incarnée par Carole Bouquet, au KONG. La scène est tournée sous la célèbre verrière du restaurant, avec Paris en toile de fond.

Et là, changement d'échelle !

Le KONG n'est plus simplement un restaurant branché du 1er arrondissement : il devient un lieu que les spectateurs américains, et bientôt les touristes du monde entier, veulent découvrir lorsqu'ils viennent à Paris. Le restaurant reconnaît d'ailleurs lui-même que cette apparition dans Sex and the City a considérablement accru sa notoriété internationale.

Guillaume Canet y pose ses caméras

Mais Sex and the City n'est pas la seule production à avoir été séduite par le décor.

En 2005, Guillaume Canet vient y tourner des scènes de Ne le dis à personne, son deuxième film comme réalisateur, avec François Cluzet dans le rôle d'Alexandre Beck.

Et ce n'est pas un hasard : Canet est un proche de Laurent Taïeb, propriétaire du KONG. Le restaurant figure bien parmi les lieux de tournage parisiens du film.

Le KONG apporte alors au thriller une atmosphère très particulière : un décor contemporain, luxueux, presque froid, avec cette gigantesque verrière dominant Paris. Un endroit qui fonctionne parfaitement à l'écran parce qu'il est immédiatement reconnaissable.

Un décor qui était presque déjà un décor de cinéma

Et c'est probablement là que réside le secret du KONG.

Avant même d'accueillir les acteurs, le restaurant avait déjà quelque chose de cinématographique. On y trouve un mélange assez improbable : références parisiennes, influences japonaises, mobilier contemporain, motifs manga, transparence, lumières et verrière panoramique.

Et surtout, depuis le dernier étage, les fenêtres offrent des vues différentes sur le Pont-Neuf, la Seine, la Samaritaine et les toits de Paris.

Difficile de demander mieux à un réalisateur !

On comprend donc pourquoi les caméras aiment cet endroit : il suffit de poser deux personnages près de la verrière, de montrer Paris derrière eux et le décor fait déjà la moitié du travail.

Et ce n'est pas fini…

Le KONG a également accueilli d'autres productions télévisuelles et internationales, et son image est désormais indissociable de cette idée d'un Paris moderne, chic, nocturne et cosmopolite.

Le restaurant revendique aujourd'hui encore cette identité de lieu hors normes, perché au cinquième étage d'un immeuble haussmannien, avec sa fameuse verrière et sa vue sur le Pont-Neuf.

Finalement, le KONG est presque devenu un acteur à part entière : il ne se contente pas d'être un décor, il impose sa personnalité à la scène.

Et quand un restaurant réussit à réunir dans ses murs Carrie Bradshaw, Carole Bouquet, François Cluzet et Guillaume Canet, tout en ayant Philippe Starck comme décorateur, on peut difficilement lui reprocher de vouloir jouer les stars !

Le KONG : 1, rue du Pont-Neuf, Paris 1er.

Un restaurant ? Oui.

Un décor de cinéma ? Absolument.

Mais surtout, un endroit où Paris regarde Tokyo dans une verrière… pendant que les caméras regardent Paris.

dimanche 26 juillet 2026

LIEUX DE TOURNAGE : LE JARDIN DES TUILERIES A PARIS


Mes Lieux de Tournage à Paris : le Jardin des Tuileries


Aujourd'hui, je vous emmène dans l'un des lieux les plus prestigieux et chargés d'histoire de Paris : le Jardin des Tuileries, qui s'étend le long de la rue de Rivoli, entre la place de la Concorde et l'Arc du Carrousel.

Créé au XVIᵉ siècle à l'emplacement d'anciennes fabriques de tuiles qui lui ont donné son nom, ce jardin est intimement lié à l'histoire de France. Il fut le jardin des rois, le témoin de la Révolution française, de l'incendie du palais des Tuileries en 1871, avant de devenir l'un des plus beaux espaces verts de la capitale. Aujourd'hui, le domaine national du Louvre et des Tuileries est géré par le musée du Louvre.

Le jardin s'est également offert une nouvelle jeunesse lors des Jeux Olympiques de Paris 2024 avec la célèbre Vasque olympique. Chaque été, celle-ci reprend son envol dans le ciel parisien, rappelant l'émotion de son allumage par Marie-José Pérec et Teddy Riner, puis de son extinction, à la fin des Jeux, par Léon Marchand. Un spectacle féerique, particulièrement magique lorsque la nuit tombe sur Paris.

Le Jardin des Tuileries possède aussi une histoire plus discrète, mais importante. Durant plusieurs décennies, notamment des années 1950 jusqu'aux années 1980, il fut l'un des principaux lieux de rencontre de la communauté homosexuelle parisienne, bien avant que Le Marais ne devienne le quartier emblématique que l'on connaît aujourd'hui. De jour comme de nuit, c'était un endroit où l'on venait se retrouver, échanger... et parfois simplement se montrer.

Le cinéma, lui aussi, est tombé amoureux des Tuileries.

🎬 Paris brûle-t-il ? (1966) – René Clément

Ce monument du cinéma de guerre reconstitue avec un réalisme impressionnant la Libération de Paris. La reddition du général von Choltitz se déroule à l'Hôtel Meurice, situé juste en face du jardin. Les combats sont recréés le long de la rue de Rivoli et des grilles des Tuileries, avec blindés, tirs d'artillerie et soldats progressant dans ce secteur historique.

🎬 Le Boulet (2002) – Alain Berbérian et Frédéric Forestier

Impossible d'oublier cette poursuite complètement délirante où la Grande Roue se décroche de son axe et traverse le Jardin des Tuileries dans une scène spectaculaire devenue culte.

🎬 Paris, je t'aime (2006) – Segment "Tuileries" des frères Coen

L'un des sketches les plus célèbres du film collectif. Steve Buscemi y incarne un touriste américain confronté, avec beaucoup d'humour, aux subtilités des relations amoureuses parisiennes. L'essentiel de l'action se déroule dans la station de métro Tuileries, mais les abords du jardin servent à installer l'ambiance de ce quartier mythique.

🎬 C'était un rendez-vous (1976) – Claude Lelouch

Un court-métrage devenu légendaire. Une caméra fixée sur le pare-chocs d'une voiture lancée à toute vitesse traverse Paris à l'aube. Après avoir franchi la place de la Concorde, elle longe le Jardin des Tuileries par le quai avant de filer vers le Louvre dans un plan-séquence devenu mythique.

🎬 Minuit à Paris (2011) – Woody Allen

Les Tuileries apparaissent à plusieurs reprises lors des promenades nocturnes du personnage interprété par Owen Wilson, renforçant le charme romantique et intemporel du Paris imaginé par Woody Allen.

🎬 La Mémoire dans la peau (The Bourne Identity, 2002) – Doug Liman

Jason Bourne traverse plusieurs lieux emblématiques de Paris. Les Tuileries figurent parmi les décors utilisés pour illustrer sa cavale dans la capitale.

🎬 Bon Voyage (2003) – Jean-Paul Rappeneau

Le Paris de l'Occupation est reconstitué autour des Tuileries, dont les abords servent de décor à plusieurs scènes du film.

🎬 Diva (1981) – Jean-Jacques Beineix

L'une des plus belles utilisations du jardin au cinéma. La rencontre entre Jules (Frédéric Andréi) et la cantatrice Cynthia Hawkins (Wilhelmenia Wiggins Fernandez) près du grand bassin offre un moment suspendu, empreint de poésie, qui participe à la magie visuelle de ce chef-d'œuvre du cinéma français.

Le Jardin des Tuileries n'a pas fini de faire rêver les cinéastes. Et j'espère qu'un réalisateur aura bientôt l'idée de faire de la Vasque olympique un véritable personnage de cinéma. Imaginez une scène où elle s'élève doucement dans le ciel de Paris au crépuscule, éclairant les statues, les allées et les bassins du jardin... La nuit, le spectacle est tout simplement magique. Je suis persuadé que ce nouveau symbole de Paris trouvera bientôt sa place sur grand écran.