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mardi 11 août 2026

11.40 - MON AVIS SUR LE FILM TINTIN ET LE TEMPLE DU SOLEIL DE RAYMOND LEBLANC (1969)


 Vu le film d'animatin Tintin et le Temple du Soleil de Raymond Leblanc (1969) adapté de la BD de Hergé 


Il y a des films qui laissent des traces indélébiles dans votre mémoire. Tintin et le Temple du Soleil en fait partie. Mais pas forcément pour le film lui-même… plutôt pour ce fameux jour de 1969 où ma mère nous avait emmenés, mon frère et moi, voir une émission de Yves Mourousi.


Les jeunes d’aujourd’hui ne peuvent pas vraiment comprendre : Mourousi, à l’époque, c’était une rock star ! Toute la place de l’Opéra était là pour entrer. Seulement voilà, l’Opéra Garnier n’est pas extensible et, à l’époque, pas de QR Code, pas de réservation sur Internet, pas de contrôle avec téléphone portable : il fallait entrer et surtout essayer de survivre à la bousculade !


Et moi, petite chose au milieu de cette foule, je me suis évanoui.


Voilà.


Plus de Mourousi !


Changement de cap immédiat pour maman : pour occuper ses deux adolescents, direction un Gaumont tout proche. Et là, je vous donne en mille : Tintin et le Temple du Soleil !


Finalement, entre les serpents, les Incas et les malédictions, c’était beaucoup plus calme !


Alors revenons à nos Incas.


Ce film d’animation de Raymond Leblanc, adapté de l’univers d’Hergé, est un véritable bonheur pour les tintinophiles. Je l’adore encore aujourd’hui. Il est fidèle à l’esprit de l’album et, chose assez amusante, il a parfois mieux vieilli que certaines adaptations en prises de vues réelles.


On retrouve Tintin, Milou, le professeur Tournesol enlevé, et surtout l’indémodable, l’irremplaçable capitaine Haddock.


Et Haddock, ici, crève l’écran !


Enfin… crève l’écran pour un dessin animé, mais vous m’avez compris !


Ses jurons, ses colères, ses maladresses et son extraordinaire mauvaise foi sont toujours aussi savoureux. Quel plaisir de retrouver ce personnage qui transforme chaque aventure en catastrophe personnelle.


Et puis il y a les Incas, le temple, les mystères, les cérémonies et surtout Rascar Capac, qui reste une figure particulièrement inquiétante. Face à lui, même notre capitaine préféré semble parfois avoir envie de reprendre un petit verre… enfin, façon de parler !


Le film possède également une très jolie partie musicale. « L’Ode à la nuit » apporte une poésie particulière à l’ensemble. Les chansons, écrites par Jacques Brel, s’intègrent merveilleusement à cette aventure et la voix de Lucine Dolène leur donne un charme qui n’a absolument rien à voir avec la fabrication industrielle de certaines voix d’aujourd’hui.


Elle n’avait visiblement pas fait ses classes à la Star Ac’… et heureusement !


Il y a cependant un petit problème : les Sept Boules de cristal est beaucoup trop condensé.


C’est dommage, car cette première partie aurait mérité davantage de temps pour installer son atmosphère, ses personnages et surtout cette inquiétante malédiction qui pèse sur les explorateurs.


Une bonne demi-heure supplémentaire et, pour moi, c’était parfait.


Mais comment être vraiment objectif avec ce film ?


Mon impression de 1969, je ne peux même pas vous la raconter précisément : mon palpitant avait d’autres chats à fouetter ! J’avais déjà donné avec Mourousi et la foule !


En revanche, le film est resté.


Et finalement, c’est peut-être cela le cinéma : on ne se souvient pas toujours de ce que l’on avait prévu de voir, mais de ce que la vie nous a fait découvrir par accident.


Ce jour-là, ma mère voulait voir Mourousi.


Moi, je me suis évanoui.


Et je me suis retrouvé devant Tintin.


Cinquante-sept ans plus tard, je suis toujours là, et Mourousi est resté dans la foule.


Tintin, lui, est resté dans ma mémoire.


Et face à Rascar Capac, franchement, je préfère encore être au cinéma !


NOTE : 11.40

FICHE TECHNIQUE


Voix françaises

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