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jeudi 20 août 2026

7.10 - MON AVIS SUR LE FLM C'EST PAS MOI C'EST L'AUTRE DE JEAN BOYER (1962)


 Vu le Film C'est pas moi c'est l'autre de Jean Boyer (1962) avec Fernand Raynaud Jean Poiret Micheline Dax Robert Rollis Max Montavon Geneviève Kervine Michel Seldow Fred Pasquali Henri Virlojeux


Jean Boyer, le réalisateur fétiche de Bourvil, s’aventure ici dans la pochade, enfin dans ce qui porte le nom de film sur le registre national, parce que pour le reste on suit surtout une petite troupe de branquignols du spectacle qui sillonnent les routes de France avec leurs illusions, leurs combines et un patron aussi dynamique qu’astucieux, Jean Duroc, joué par Jean Poiret.

Et justement, Jean Poiret, lui, sait ce qu’est une comédie. Au hasard d’une tournée, sa troupe tombe sur le sosie de Fernand Raynaud, comique alors très en vogue dans les années 60, dont je n’ai personnellement jamais été un grand fan, ses fameux sketches à tiroirs ne m’ayant jamais vraiment fait rire.

Mais le sosie est une aubaine pour Duroc : filou comme pas deux, il décide de faire passer ce pauvre lampin pour le véritable Fernand Raynaud. Le problème, c’est que le garçon n’a aucun talent ! Enfin… c’est ce que tout le monde croit.

il va en profiter pour faire passer ce lampin pour le vrai Raynaud, mais ce lampin n’a aucun talent. Sauf que ce lampin était le vrai Fernand Raynaud… qui a voulu se foutre de la poire (et des Scoubidous) de ces rêveurs un peu naïfs. Et voilà notre petite troupe embarquée dans une succession de quiproquos, de mensonges et de situations qui pourraient être franchement amusantes si la sauce prenait réellement.

Du côté de la troupe, Jean Poiret apporte son talent d’auteur et parvient à donner un certain rythme à l’ensemble. Les habitués de ce genre de comédies, Rollis, Dax, Pasquali, Virlojeux ou Montavon, font leur travail avec application. Mais il y a un ingrédient essentiel qui ne prend pas : Fernand Raynaud lui-même.

Déjà, je ne le trouve pas drôle comme comique, mais alors comme acteur, c’est encore pire ! Il joue avec une raideur qui plombe les scènes et semble surtout là pour être Fernand Raynaud plutôt que pour interpréter véritablement un personnage. Et quand le personnage principal d’une comédie vous laisse froid, forcément, les plaisanteries commencent à avoir le goût de l’eau tiède.

À force, une question finit même par se poser : est-on vraiment devant un film ou devant un reportage publicitaire destiné à faire la promotion du futur spectacle du véritable Fernand Raynaud ? Parce qu’entre le nom, le personnage et les situations, on a parfois davantage l’impression d’assister à une longue réclame qu’à une véritable comédie.

Alors oui, Jean Boyer connaît son métier, Jean Poiret apporte ce qu’il peut et la petite bande de comédiens fait honnêtement le boulot. Mais une comédie, c’est comme une recette : si l’ingrédient principal n’a aucun goût, les autres ont beau s’agiter autour de la casserole, ça ne prend pas.

Et ici, malheureusement, la sauce reste désespérément fade.

Quant aux prix prestigieux, ne cherchez pas : le film n’en a pas obtenu. Et pour une fois, le palmarès peut dormir tranquille, il n’a pas laissé passer un chef-d’œuvre.

NOTE : 7.10

FICHE TECHNIQUE

  • Réalisation Jean Boyer
  • Scénario original : Jean Boyer
  • Adaptation Jacques Vilfrid et Jean Boyer
  • Dialogue : Jacques Vilfrid
  • Assistant réalisateur : Alain Roux et J. Bakouche - stagiaire : C. Pierre Bloch
  • Images Jacques Robin
  • Opérateur : G. Pastier, assisté de E. Machuel et H. Champion
  • Son Antoine Archimbaud, assisté de R. Delouvrier (perchman) et C. Jauvert (recorder)
  • Décors Robert Giordanni, assisté de Jean d'Ovidio
  • Couplets et complicité musicale Georges Garvarentz et Charles Aznavour
  • Arrangements : Jack Elison (éditions : French Music)
  • Montage Jacqueline Brachet, assistée de Madeleine Bagiau
  • Script-girl : Cécile Malbois
  • Régisseur général : P. Pastier, assisté de A. Delarue
  • Accessoiriste : L. Charpeau
  • Ensemblier : P. Vouillon
  • Maquillage : Anatole Paris
  • Photographe de plateau : J.L Castelli
  • Production Les Films MarceauCocinor
  • Directeur de production : Léopold Schlosberg
  • Secrétaire de production : M.T Trottain
  • Distribution Cocinor
  • Année 1962

DISTRIBUTION



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