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mercredi 7 janvier 2026

10.30 - MON AVIS SUR LE FILM PREDATORS BADMANDS DE DANS TRACHTENBERG (2025)


 Vu le Film Prédators Badlands de Dan Trachtenberg (2025) avec Elle Fanning Dimitrius Schuster Koloamatangi Rohinal Nayaran Mike Homik Cameron Brown Alison Wright  

Dek est un avorton Yautja de la planète Yautja Prime. Il aspire à gagner l'approbation de son clan. Malgré les avertissements de son frère aîné, Kwei, il jure d'être le premier à traquer avec succès le Kalisk, une créature géante si terrifiante qu'elle fait même peur à leur père, Njohrr, le chef du clan. Pour l'impressionner, Dek décide donc de se rendre sur Genna, la « planète de la mort ». CependantNjohrr ordonne à Kwei de tuer son petit frère. Kwei désobéit et active à distance son vaisseau de transport pour propulser Dek sur Genna. Dek est contraint d'assister, impuissant, à l'exécution de Kwei par Njohrr. 

Je ne suis ni fan ni assidu de la franchise Predator ; à vrai dire, je n’en avais pas vu un depuis le tout premier. C’est dire si mes attentes étaient limitées, et si je regardais ce 7ᵉ film d’un œil presque extérieur, sans nostalgie ni dogme. Ce qui m’a accroché ici, ce n’est ni la mythologie ni la continuité de la saga, mais clairement le côté visuel, presque comme si je regardais autre chose qu’un Predator. 

L’histoire nous propulse sur une planète hostile, un véritable badlands extraterrestre, où l’on comprend vite que, cette fois, l’humain n’est plus le sommet de la chaîne alimentaire. Ici, on n’atterrit pas pour conquérir : on atterrit pour devenir une proie. Et le film assume pleinement cette idée, transformant le décor en personnage à part entière. Déserts arides, reliefs déchiquetés, tempêtes de plasma : on est quelque part entre le Far West et Avatar, sans que cela devienne totalement du copier-coller. 

Dan Trachtenberg soigne sa mise en scène avec un vrai sens du rythme. Ça avance, ça attaque, ça respire rarement, et c’est sans doute ce qui rend le film efficace, surtout pour un public ado clairement visé. Oui, on sent le budget de 100 millions de dollars, et toute peine mérite salaire : les effets spéciaux sont impressionnants, les créatures bizarroïdes à souhait, et les combats au corps-à-corps avec des monstres prédatrices font le job, parfois avec une brutalité plus suggérée que frontale. 

Là où le film surprend — et choque les fans purs et durs — c’est dans son traitement du Predator lui-même. De méchant ultime, il devient presque… fréquentable. Trachtenberg ose humaniser ces créatures, leur donner des codes, une forme d’éthique, voire une trajectoire émotionnelle. Pour certains, c’est tuer la franchise ; pour d’autres, c’est simplement la faire évoluer. Personnellement, venant sans bagage, ça ne m’a pas dérangé, même si ça déplace clairement le curseur. 

Les personnages humains sont esquissés plutôt que profondément développés, mais les acteurs s’en sortent honorablement, servant surtout de points d’ancrage émotionnels dans ce chaos visuel. Le scénario, simple mais lisible, préfère l’efficacité à la complexité, et ne cherche jamais à rivaliser avec une œuvre “adulte” ou philosophique. C’est du cinéma de genre assumé, calibré, parfois un peu sage. 

Predators: Badlands n’est peut-être pas le film que les fans historiques attendaient, mais c’est sans doute celui qui permet à la franchise de survivre auprès d’un nouveau public. Plus spectaculaire que violent, plus accessible que radical, le film cartonne — donc, comme on dit : wait and see. 
Un Predator revisité, visuellement séduisant, parfois surprenant, parfois déroutant, mais jamais ennuyeux. Et pour quelqu’un qui n’y croyait pas vraiment… la surprise est déjà une petite victoire 

NOTE : 10.30

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION

  • Elle Fanning (VF : Zina Khakhoulia) : les androïdes Thia et Tessa
  • Dimitrius Schuster-Koloamatangi : Dek, le jeune Predator
  • Reuben De Jong : Njohrr / Apex Predator, le père de Dek et Kwei, et chef du clan
  • Rohinal Nayaran : Bud, une créature de la planète Genna
  • Mike Homik : Kwei, le frère aîné de Dek
  • Cameron Brown : Smyth, l’androïde Weyland-Yutani
  • Alison Wright : MU/TH/UR (voix)
  • Matt et Ross Duffer : l'ordinateur de bord de Kwei (voix)




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