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mardi 13 janvier 2026

13.80 - MON AVIS SUR LE FILM LE MEILLEUR DE BARRY LEVINSON (1984)


 Vu le Film Le Meilleur de Barry Levinson (1984) avec Robert Redford Robert Duvall Glenn Close Kim Bassinger Wilfrod Brimley Richard Bramsworth Robert Prosky Joe Don Baker 

Roy Hobbs, un jeune joueur de baseball prometteur au lancé de feu, voit son souhait de faire une carrière professionnelle anéanti par un coup de revolver. À la suite de ce drame, il reste en convalescence à l'hôpital durant deux ans. Une quinzaine d'années plus tard, alors qu'il est plus proche de l'âge de la retraite sportive que celui de ces débuts, il est recruté par le club professionnel des Knights de New York. Au fil des matchs, il démontre qu'il est le meilleur. 

Ah, le baseball et les Français… c’est vraiment un monde à part. Pour nous, ça reste un sport aussi exotique qu’un voyage au Groenland : on peut admirer le paysagemais on n’ira pas l’envahir pour autantMême si, gamin, j’ai pratiqué un peu le jeu de la batte chez les scouts, le baseball demeure pour moi un folklore américain, un rite quasi mystique, incompréhensible mais fascinant de loin. 

Barry Levinson s’attaque ici à un mythe fondateur : celui de la rédemptionSujet éminemment américain. Rien n’est jamais fini, tout est encore possible tant qu’on respire. Et pour incarner cette croyance, qui de mieux que Robert Redford, alors au sommet de sa gloire post-L’Arnaque ? Même look, même charisme solairemême physique intact. Redford ne joue pas seulement Roy Hobbs, il incarne une promesse. 

Le film mêle deux origines tragiques : Eddie Watikustireur de l’ombre blessé par une maîtresse fatale, et Joe Jackson, figure réelle du baseball, corrompu pour truquer des matchs — la même histoire que dans Jusqu’au bout du rêve. Levinson tisse un récit entre légende et réalitémais sans toujours maîtriser son fil. 

Car le scénario pose problème. Un énorme trou de quinze ansinexpliquéPourquoi disparaître si longtemps ? Pourquoi revenir seulement maintenant ? Le film ne répond pas. On sent un talent immense, mais aussi une paresse narrative. Quinze ans d’ellipsec’est trop, surtout quand on prétend raconter une destinée mythique. 

La mise en scèneelle, est d’une douceur enveloppante. La musique de Randy Newman agit comme un baumepresque manipulatrice, nous guidant émotionnellement quoi qu’il arrive. Elle embellit tout, même les incohérences, et nous entraîne dans un monde enchanteurquel que soit le vice ou la manipulation à l’œuvre. 

Les acteurs font le travail, tous. Glenn Close apporte une grâce presque irréelle, Kim Basinger joue la tentation, la chute, le mirage. Chaque visage est une fonction mythologique. Comme souvent à Hollywood, chaque acteur en vogue doit passer par la case baseball ou football américain : c’est dans leurs gènesune sorte de baptême culturel obligatoire. 

Le Meilleur est donc un film beau, parfois trop, bancal mais sincèreporté par une croyance naïve mais tenace : le talent suffit, le destin peut attendre, la seconde chance existe. Il est le meilleur… et alors ? Peut-être pas dans sa narration, mais dans son intention, il touche juste. 

Un film imparfaitmais profondément américain. Et vu d’iciça reste un joli voyage. Même sans passeport 

 NOTE : 13.80

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION

Robert Redford (VF : Claude Giraud[7]) : Roy Hobbs
Robert Duvall (VF : Pierre Trabaud[7]) : Max Mercy
Glenn Close (VF : Élisabeth Wiener[7]) : Iris Gaines
Kim Basinger (VF : Évelyn Séléna[7]) : Memo Paris
Wilford Brimley (VF : Jacques Deschamps[7]) : Pop Fisher
Richard Farnsworth (VF : Philippe Mareuil) : Red Blow
Robert Prosky (VF : Philippe Dumat[7]) : le juge
Barbara Hershey (VF : Jacqueline Porel) : Harriet Bird
Joe Don Baker (VF : Roger Lumont[7]) : Big Bang
John Finnegan (VF : Roger Crouzet[7]) : Sam Simpson
Alan Fudge (VF : Georges Berthomieu[7]) : Ed Hobbs, le père de Roy
Michael Madsen (VF : Marc François[7]) : Bartholomew « Bump » Bailey
Mike Starr : Boone
Jon Van Ness (VF : Joël Martineau[7]) : John Olsen
George Wilkosz (VF : Francette Vernillat) : Bobby Savoy
Ken Grassano (VF : Jean-Loup Horwitz) : Al Fowler
James Meyer : Dutch Schultz
Sibby Sisti (VF : Georges Atlas) : le manager des Pirates
James Mohr (VF : Roger Rudel) : Al
Ralph Tabakin (VF : Jean-Paul Coquelin) : le client du bar tenu par Al
Bernie McInerney (VF : Jacques Brunet (acteur)) : le docteur à l'hôpital
Darren McGavin (VF : Jean Violette[7]) : Gus Sands (non crédité)[1

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