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mardi 13 janvier 2026

14.20 - LES PLEINS POUVOIRS DE CLINT EASTWOOD (1997)


 Vu le film Les Pleins Pouvoirs de Clinbt Eastwood (1997) avec Clint Eastwood Gene Hackman Ed Harris Laura Linney Scott Glenn Dennys Haysberth Judy Davis E.G Marshall 

Excellent dessinateur à ses heures perdues, Luther Whitney (joué par Clint Eastwood) est également un cambrioleur de haut vol menant une vie solitaire et entretenant des relations tendues avec sa fille Kate (Laura Linney), devenue procureur, en raison de l'absence de ce dernier. Un soir, alors qu'il commet un cambriolage dans la luxueuse demeure de Walter Sullivan (E. G. Marshall), philanthrope influent de Washington, il assiste caché dans une chambre forte avec un miroir sans tain aux ébats amoureux de Christy (Melora Hardin), la femme de Sullivan, et d'un homme qui se trouve être le président des États-Unis Alan Richmond (Gene Hackman), dont Sullivan est l'ami et également un soutien financier. 

Canevas connu, presque scolaire : un homme seul, recherché par tout l’appareil d’État américain, dans l’univers du cambriolage haut de gamme. Sauf que l’homme, c’est Luther Whitney, et qu’il est incarné par Clint Eastwood. Rien que ça, ça change déjà la donne. 

Whitney, gentleman cambrioleur à l’ancienne, observe, calcule, ne laisse rien au hasard. Enfin… presque. Car lors d’un cambriolage trop parfait, il surprend le Président des États-Unis en plein ébat extra-conjugal et assiste, caché derrière un miroir sans tain, au meurtre brutal de sa maîtresse. 

Le Président ? Gene Hackman, en industriel devenu chef de la Maison-Blanche, autoritaire, brutal, cynique, convaincu que le pouvoir sert avant tout à écraser quand il faut. Et là, il a été vu. Par le mauvais homme. 

À partir de ce moment, le jeu du chat et de la souris commence. Un affrontement feutré, silencieux, où chaque regard compte plus qu’une explosion. Whitney n’est pas du genre à se laisser faire, et encore moins quand l’injustice devient institutionnelle. 

Soyons clairs : ce n’est pas le meilleur Eastwood. Mais un Eastwood moyen reste supérieur à 90 % des thrillers de box-office. Parce qu’il filme simple, parce qu’il croit à ses personnages, et parce qu’il préfère la tension morale au tapage spectaculaire. 

La mise en scène est sobre, élégante, parfois presque trop sage. Le scénario, adapté d’un roman de William Goldman, est d’honnête facture et explore efficacement les arcanes du pouvoir. Manipulations, silences, compromissions : tout est bien ficelé. 

Mais voilà : c’est aussi trop linéaire. Il ne se passe finalement pas tant de choses. L’intrigue avance droit devant, sans véritable vertige. Et surtout, le point de départ est tellement invraisemblable qu’il en devient presque absurde : les hasards s’empilent comme par miracle dès les premières minutes. 

Clint Eastwood reste impeccable, crépusculaire, digne, mélancolique. Gene Hackman est glaçant, parfait dans l’arrogance du pouvoir décomplexé. Les seconds rôles font le travail, sans jamais voler la vedette. 

Les Pleins Pouvoirs est donc un thriller aux allures de film policier, efficace, bien emballé, mais qui manque d’aspérités pour vraiment marquer durablement. Un film solide, sérieux, porté par deux monstres sacrés. Peut mieux faire ? Oui. Mais quand Eastwood est aux commandes, même la moyenne a de l’allure. 🎬 

NOTE : 14.20

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