Vu le Film Fear Below de Mathew Holmes (2025) avec avec Hermione Corfield , Jake Ryan , Jacob Junior Nayinggul , Arthur Angel , Josh McConville , Maximillian Johnson et Clayton Watson
En 1946 en Australie, une équipe de plongeurs de la Sea Dog Diving Company, en difficulté, est engagée pour localiser et récupérer une voiture immergée dans une rivière. Leurs efforts sont contrariés par une femelle requin- bouledogue particulièrement agressive . L'équipe découvre alors qu'elle travaille pour un gang criminel impitoyable qui tente de récupérer son butin d'or volé, et qui se révèle aussi dangereux que la bête tapie dans les profondeurs.
L’affiche de Fear Below n’annonçait rien de bon, soyons honnêtes. Encore un film de requin, pensais-je, encore une variation autour du Goat absolu, Spielberg, que personne n’a jamais égalé et que tout le monde imite depuis cinquante ans sans y arriver.
On en a même mis dans la Seine, c’est dire si le filon est rincé. Et pourtant, surprise. Fear Below n’est pas le film d’aventure du siècle, mais il tient la route, et même plutôt bien. La bonne idée du scénario, c’est de ne pas tout miser sur le requin-star. Ici, le monstre partage l’affiche avec des monstres bien humains, les truands.
D’un côté, un requin rare, coincé dans un lac, déjà, ça change un peu. De l’autre, une bande de voyous prêts à tout pour récupérer une cargaison de grande valeur enfouie dans une voiture engloutie. Pour ça, ils engagent quatre plongeurs, spécialistes du boulot sale et dangereux.
Et la vraie question n’est pas seulement, qui va servir de dîner ou de petit-déjeuner au requin. Mais aussi, qui va se faire bouffer par qui, au sens large. Les bandits sont de vrais requins eux-mêmes, sans pitié, sans scrupules, et nettement plus bavards que l’animal.
Le film joue intelligemment sur ce double danger, la menace animale, muette, froide, mécanique, et la menace humaine, brutale, imprévisible, vicieuse. Les acteurs font le job, et c’est essentiel dans ce genre de film.
Les plongeurs existent, chacun avec sa fonction, son caractère, sa peur rentrée. On sent la fatigue, la pression, la panique qui monte sous l’eau et hors de l’eau. Les truands, eux, ne cherchent pas la nuance, ils imposent une tension sèche, efficace, digne d’un petit film noir déguisé en survival aquatique.
La mise en scène de Matthew Holmes est sobre, et c’est précisément ce qui sauve le film. Pas d’esbroufe inutile, pas de requin qui joue la star ou cabotine devant la caméra. Le requin fait exactement ce qu’on lui demande, être là quand il faut, disparaître quand il faut. Une présence, pas une mascotte.
Le montage maintient un rythme tendu. Les scènes sous-marines sont lisibles. L’ambiance noire rappelle parfois un film de gangsters plus qu’un simple film de monstres. Alors oui, le cadre d’époque est assez rare pour un film de requin, mais il ne révolutionne pas le genre. Ce n’est pas Les Dents de la mer.
Ce n’est pas une relecture géniale. Mais c’est un film honnête, bien tenu, bien joué, et surtout conscient de ses limites. Un film de requin qui ne la ramène pas trop. Un requin qui ne joue pas la vedette. Des humains souvent plus dangereux que l’animal. Et une série B qui sait rester à sa place. Sympathique, mordant, efficace. Et parfois, c’est déjà très bien.
NOTE 11.10
FICHE TECHNIQUE
| Directed by | Matthew Holmes |
|---|---|
| Written by |
|
| Produced by |
|
| Starring |
|
| Cinematography | Peter Szilveszter |
| Music by | Angela Little |
Production companies |
|
| Distributed by | StudioCanal |
- Hermione Corfield as Clara Bennett
- Jake Ryan as Dylan 'Bull' Maddock
- Jacob Junior Nayinggul as Jimmy Barriakada
- Arthur Angel as Ernie Morgan
- Josh McConville as Janusz Wojcik
- Maximillian Johnson as Shaun Cullen
- Clayton Watson as Bob Drummond
- Will Fletcher as Sergeant Potter
- Kevin Dee as Dwight Lewis
- Tom Beaurepaire as Paul Whitemore
- Sam Parsonson as Frank Sturgess

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire