Avis sur le Film d’Animation Zootopie 2 de Jard Bush et Byron Howard (2025)
Une semaine après avoir arrêté et stoppé le complot de Bellwether, Judy Hopps et Nick Wilde sont partenaires dans la police de Zootopie, mais leurs personnalités opposées rendent compliquée leur collaboration. Après avoir raté l’interpellation d’un réseau de contrebande tenu par un fourmilier et détruit la statue du fondateur de Zootopie, Ebenezer Lynxley, le chef Bogo menace de les séparer à moins qu’ils ne suivent une thérapie animée par le Dr Fuzzby (une quokka). Judy pense qu’un serpent se cache peut-être à Zootopie : lors de l’opération, elle a trouvé un morceau de mue, et plusieurs indices la conduisent au Zootenial Gala, célébrant le centenaire de la ville et organisé par une famille de lynx, descendants du fondateur Ebenezer Lynxley, connu pour avoir mis au point les murs climatiques ayant permis la création des différents quartiers de la ville.
Faire une suite à Zootopie relevait presque de l’inconscience tant le premier opus brillait par l’intelligence de son scénario, son humour à plusieurs niveaux et sa manière rare d’aborder le vivre-ensemble sans jamais asséner de leçon. Dix ans auront été nécessaires aux studios Disney pour oser rouvrir les portes de cette ville animale pas si éloignée de la nôtre, preuve que le projet n’a pas été lancé à la légère. Et le pari est une nouvelle fois gagnant. Zootopie 2 ne trahit pas son héritage, il le prolonge avec finesse.
Le film recentre son récit sur le duo désormais bien rodé des officiers de police Judy Hopps et Nick Wilde, toujours aussi complémentaires, toujours aussi savoureux dans leurs échanges. Leur relation, faite de confiance, de piques affectueuses et de doutes partagés, reste le cœur battant du récit. On sent que les scénaristes connaissent leurs personnages sur le bout des griffes et des moustaches, et qu’ils prennent plaisir à les faire évoluer sans jamais les caricaturer.
Le scénario choisit une approche plus mature, moins frontalement politique mais plus subtilement sociale. Le film parle d’institutions, de responsabilités, de zones grises, de ce moment où faire respecter la loi ne suffit plus à garantir la justice. C’est malin, jamais lourd, et surtout accessible à plusieurs niveaux de lecture, comme le grand cinéma d’animation sait le faire quand il est inspiré.
Visuellement, Zootopie 2 est une réussite éclatante. La ville gagne encore en détails, en textures, en cohérence. Chaque quartier, chaque espèce, chaque décor respire la vie et l’inventivité. La mise en scène est fluide, inventive, toujours au service du récit, avec un sens du rythme parfaitement maîtrisé. Jared Bush et Byron Howard confirment qu’ils savent raconter une histoire sans noyer le spectateur sous l’esbroufe numérique.
L’humour fonctionne à plein régime, oscillant entre gags visuels, dialogues ciselés et clins d’œil pour les adultes. Le film n’oublie jamais qu’il s’adresse autant aux enfants qu’à ceux qui les accompagnent. Et contrairement à beaucoup de suites, Zootopie 2 ne donne jamais l’impression de recycler mécaniquement les recettes du premier film. Il s’autorise de nouvelles pistes, de nouveaux enjeux, tout en respectant l’esprit d’origine.
Les références au classique de films pour ados est un plus non négligeable (Shinnig , Le Silence des Agneaux , La Grane Evasion , Pulp Fiction, Indiana Jones, Babe ou Retour vers le futur.
Alors oui, la surprise absolue du premier opus n’est plus là. Mais la maturité, elle, a gagné du terrain. Zootopie 2 est une suite intelligente, généreuse, parfaitement écrite et mise en scène, qui prouve qu’un film d’animation peut divertir tout en faisant réfléchir sans jamais se prendre pour un manifeste.
Une suite rare, réfléchie, sincère. Et dans le paysage actuel des franchises à rallonge, c’est presque un exploit
NOTE : 15.30
FICHE TECHNIQUE
- Réalisation : Jared Bush et Byron Howard
- Scénario : Jared Bush
- Musique : Michael Giacchino
- Direction artistique : Mehrdad Isvandi
- Production : Yvett Merino
- Production déléguée : Jennifer Lee et Jared Bush
- Sociétés de production : Walt Disney Pictures et Walt Disney Animation Studios
- Société de distribution : Walt Disney Studios Motion Pictures International
- Pays de production :
États-Unis
- Ginnifer Goodwin : Judy Hopps, de son nom complet Judith Laverne Hopps est une jeune lapine optimiste
- Jason Bateman : Nick Wilde, de son nom complet Nicholas Piberius Wilde, est un renard roux rusé
- Idris Elba : le chef Bogo, un buffle commissaire de la police de Zootopie
- Ke Huy Quan : Gary De'Snake, un mystérieux serpent
- Fortune Feimster : Nibbles Maplestick[7], castor complotiste
- Shakira : Gazelle, une gazelle pop star
- Quinta Brunson : Dr Fuzzby, un quokka médecin
- Michael J. Fox : Michael J. The Fox
- Jean Reno : Bushron
- Patrick Warburton : Brian Winddancer, maire de Zootopie
- Nate Torrence : Benjamin Clawhauser
- Jenny Slate : Dawn Bellwether
- Bonnie Hunt : Bonnie Hopps, mère de Judy
- Don Lake : Stuart « Stu » Hopps, père de Judy
- Andy Samberg : Pawbert Lynxley
- David Strathairn : Milton Lynxley
- Brenda Song : Kitty Lynxley
- Macaulay Culkin : Cattrick Lynxley
- Maurice LaMarche : Mr Big
- Raymond S. Persi : Flash Slothmore
- Leah Latham : Fru Fru
- Mark Smith : l'officier McHorn
- David Fane : Truffler
- Danny Trejo : Jesús
- Dwayne Johnson : Zeke
- CM Punk : Zebro Zebrowski
- Roman Reigns : Zebro Zebrakton
- Auliʻi Cravalho : l'anti-venin de Gary De'Snake
- Rachel House : Gramma Taller
- John Leguizamo : Antony Snootley
- June Squibb : Gram Gram
- Alan Tudyk : Duke Weaselton
- Josh Gad : Paul Moldebrandt
- Stephanie Beatriz : Bloats
- Wilmer Valderrama : Higgins
- Ed Sheeran : Ed Shearin
- Tommy Chong : Yax
- Peter Mansbridge : Peter Moosebridge
- Tom Lister, Jr. : Finnick

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