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mercredi 25 mars 2026

12.50 - MON AVIS SUR LE FILM ALICE ET LE MAIRE DE NICOLAS PARISER (2019)


 Vu le Film Alice et le Maire de Nicolas Pariser (2019) avec Fabrice Luchini Anais Demoustier Nora Hamzawi Léonie Simaga Antoine Reinartz Maud Wyler Alexandre Steiger Thomas Chabrol Pascal Rénéric 

Le maire de Lyon, Paul Théraneau, va mal. Il n'a plus une seule idéeAprès trente ans de vie politique, il se sent complètement vide. Pour remédier à ce problème, on décide de lui adjoindre une jeune et brillante philosophe, Alice Heimann. 

Avis sur le film Alice et le Maire de Nicolas Pariser. Amusant de voir ce film au lendemain d’élections municipales, et forcément de penser à Lyon tant le décor et l’atmosphère y renvoient directement. Après Le Grand Jeu, Pariser replonge dans un monde de pouvoir, mais cette fois en ouvrant les portes d’une mairie, avec ses couloirs feutrés, ses réunions interminables et ses ambitions sous cloche. On suit Paul Théraneau, maire socialiste fatigué, incarné par Fabrice Luchini, en panne d’idées, en panne de désir politique presque, cherchant désespérément une étincelle pour relancer la machine, pour exister encore dans son parti et pourquoi pas viser plus haut (Toute ressemlance ...) 

Arrive Alice Heimann, jeune normalienne interprétée par Anaïs Demoustier, engagée comme plume, censée lui redonner du souffle, sauf que tout cela reste très théorique, très sage, presque hors-sol. On a déjà vu les coulisses du pouvoir dans Le Poulain ou la série Baron Noir, mais ici il manque les crocs, les coups bas, les “tueurs”, les “envieux”, bref la vraie violence politique.  

Tout est trop propre, trop poli, trop sucré pour marquer durablement. La mise en scène de Pariser accompagne cette douceur, élégante mais jamais mordante, comme si le film refusait d’entrer dans l’arène alors qu’on attend les gladiateurs. Le scénario préfère les conversations feutrées, les citations, les doutes existentiels à la stratégie pure, ce qui peut séduire certains mais laisse sur le bord ceux qui voient la politique comme un sport de combat.  

Et puis il y a Luchini, immense, envahissant, fascinant, un monstre de présence qui bouffe littéralement l’écran, au point d’éclipser les autres, et c’est presque le problème du film : dès qu’il parle, tout le reste disparaît, et ce manque de répondant, de dialogues à sa hauteur, devient frustrant.  

Demoustier joue la partition douce avec application, mais son personnage reste trop lisse pour vraiment exister face à lui. Quant à Nora Hamzawi, il faudra m’expliquer ce qu’on lui trouve, ancienne de Quotidien ou pas, le passage du stand-up à la comédie a ses limites, et ici ça se voit.  

Même la ville de Lyon est sous-exploitée, réduite à quelques plans, comme si on passait à côté d’un personnage à part entière. Alors oui, si on aime les films en mode musique douce, les politiques qui citent des philosophes et doutent en regardant par la fenêtre, ça peut fonctionner, mais difficile d’y croire vraiment, et moi j’aurais préféré que les fauves sortent, que ça griffe, que ça saigne un peu plus.  

À voter sans conviction. 

NOTE : 12.50

FICHE TECHNIQUE

Réalisation et scénario : Nicolas Pariser

Musique : Benjamin Esdraffo

Décors : Wouter Zoon

Costumes : Anne-Sophie Gledhill

Photographie : Sébastien Buchmann

Montage : Christel Dewynter

Son : Daniel Sobrino

Production : Emmanuel Agneray

Sociétés de production : Bizibi, Arte France Cinéma, Les Films du 10 et Scope Pictures ; SOFICA : Cinécap 2, Cinémage 13, Cinéventure 4, Cofinova 15, SG Image 2017

Société de distribution : BAC Films (France et ventes internationales)

Budget : 4,9 millions d'euros


DISTRIBUTION

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