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lundi 23 mars 2026

8.10 - MON AVIS SUR LE FILM CONNEMARA DE ALEX LUTZ (2025)


 Vu Le Film Connemara de Alex Lutz (2025) avec Mélanie Thierry Bastien Bouillon Eliot Giraud Bruno Sanches Jacques Gamblin grégory Montel Clémentine Célarié 

Issue d'un milieu modeste, Hélène a quitté depuis longtemps les Vosges. Aujourd'hui, elle a la quarantaine. Un burn-out brutal l'oblige à quitter Paris, revenir là où elle a grandi, entre Nancy et Épinal. Elle s'installe avec sa famille et retrouve un bon travail et une qualité de vie. Un soir, sur le parking d'un restaurant franchisé, elle aperçoit un visage connu, Christophe Marchal, le bel hockeyeur des années lycées. 

Avis sur Connemara de Alex Lutz, j’ai jamais été accroc à son cinéma que je trouve superficiel, très bobo, le genre à effleurer sans jamais creuser. Ici, Hélène en plein burn-out revient entre Lorraine et Vosges, terre de souvenirs un peu usés, et recroise Christophe, le beau gosse du lycée incarné par Bastien Bouillon, et là… dabadabada. 

 On n’est pas dans un soap opéra de TF1 ni dans un film de Claude Lelouch mais c’est tout comme, ça parle, ça se regarde, ça se frôle, un peu de sexe, très peu de hockey — on se demande bien pourquoi c’est là — et surtout un grand vide.  

Le scénario veut raconter l’intime, la nostalgie, les rendez-vous ratés avec soi-même, mais ça ne prend jamais, ça reste mou, il ne se passe rien, sauf nous pour aller chercher une bière dans le frigo, c’est dire. La mise en scène est plate, sans souffle, sans regard, et même les paysages sont aux abonnés absents, pas un plan qui marque alors qu’on est dans une région qui pourrait respirer le cinéma.  

Côté acteurs, il y avait pourtant quelque chose à faire, Bastien Bouillon tient la baraque avec son mélange de charme et de lassitude mais son personnage tourne en rond, et Mélanie Thierry (Hélène)  reste une idée plus qu’un personnage, difficile d’y croire vraiment. Le film rappelle Partir un jour de l’année dernière, sans les chansons débiles mais sans énergie non plus.  

Et puis arrive la facilité finale, la chanson de Michel Sardou comme un pansement sur une jambe de bois, sauf que ça ne sauve rien. On en sort comme on y entre, et on finit par se noyer doucement dans Connemara. 

NOTE : 8.10

FICHE TECHNIQUE

  • Réalisation : Alex Lutz
  • Scénario : Alex Lutz, Amélia Guyader et Hadrien Bichet, d'après le roman Connemara de Nicolas Mathieu
  • Musique : Vincent Blanchard
  • Photographie : Éponine Momenceau
  • Montage : Margot Meynier
  • Décors : Aurélien Maillé
  • Production : Brigitte Ducottet-Georges, Emmanuel Georges, Édouard de Vésinne, Delphine Schmit, Guillaume Dreyfus
  • Sociétés de production : Supermouche Productions, Incognita, Tripode Productions
  • Société de distribution : Studiocanal (France)
  • Budget : 5 millions d'euros

DISTRIBUTION

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