Vu le Film Goat Rêver plus Haut de Tyree Dillihay et Adam Rosette (2026) avec les voix de Stephen Curry Calec McLaughlin Aaron Pierre Davis Harbour Jelly Roll Gabrielle Union
Will, une petite chèvre avec des rêves ambitieux, saisit une occasion rare de concourir dans la ligue professionnelle de roarball, un sport mixte de contact intégral à enjeux élevés dominé par les animaux les plus rapides et les plus féroces de la planète.
Il y a des films qui arrivent sans prévenir, avec leurs sabots — ici ceux d’une petite chèvre — et qui vous embarquent dans une énergie qui ne triche pas. Goat, rêver plus haut, signé Tyree Dillihay et Adam Rosette, produit par rien de moins que Stephen Curry, ne fait pas semblant : ça bouge, ça court, ça saute, ça percute.
On est dans un monde animalier où le sport roi n’est pas le basket mais le Roarball, sorte de mélange sous adrénaline entre compétition féroce et ballet de prédateurs. Les équipes sont constituées d’animaux rapides, puissants, calibrés pour l’impact. Et au milieu de tout ça, il y a Will. Une petite chèvre. Pas la taille, pas le physique, pas le pedigree. Bref, pas invitée.
Will, elle veut entrer dans la ligue. Pas pour faire joli. Pour jouer. Pour exister. Et ça, dans un univers où la hiérarchie semble écrite d’avance, c’est déjà un défi en soi. Le scénario ne cherche pas à réinventer la roue, mais il tient sa trajectoire : outsider, apprentissage, rejet, dépassement. Classique ? Oui. Mais efficace, parce que jamais cynique.
Alors oui, voir ce type de film entouré de gamins surexcités… c’est à la fois le meilleur baromètre et la pire condition. Bon signe pour le film — ils sont dedans, ils vibrent, ils réagissent — mais pas forcément l’idéal pour capter toutes les nuances. Et pourtant, même dans ce tumulte, quelque chose passe.
Visuellement, le film envoie. C’est nerveux, très dynamique. Le dessin ne se contente pas d’être joli, il impulse un rythme. Il y a une vraie recherche dans le mouvement, dans les déformations, dans la vitesse. On pense à Zootopia pour le bestiaire et à Spider-Man: Homecoming pour cette sensation de fluidité et d’énergie moderne, presque urbaine dans la mise en scène.
Les personnages existent, chacun avec son rôle bien défini dans cette mécanique sportive. Will, évidemment, cœur battant du film, mais aussi ses adversaires, ses coéquipiers, ses figures d’autorité. Les voix (qu’on oublie trop souvent dans l’animation) participent à donner du relief à cet univers. On sent un casting impliqué, qui joue le jeu sans ironie.
Le Film ne se repose jamais. Les séquences de Roarball sont construites comme de vrais morceaux de bravoure, lisibles malgré la vitesse, avec ce qu’il faut de tension et de lisibilité pour ne pas perdre le spectateur dans le chaos. Ce n’est pas qu’un enchaînement de gestes, c’est du spectacle pensé.
Le scénario, lui, joue une partition plus attendue. Message simpliste ? Oui. Mais efficace. Accepter l’autre tel qu’il est, avec ses qualités comme ses défauts. On a déjà entendu ça mille fois, mais ici ça passe, parce que le film ne surligne pas trop. Il laisse ses personnages vivre ce message plutôt que de le réciter.
Et puis il y a ce plaisir brut. Celui d’un film d’aventure qui ne se regarde pas de haut. Qui assume son public, qui donne aux gamins ce qu’ils viennent chercher — du rythme, des héros, des défis — tout en laissant aux adultes de quoi s’accrocher, même sans enfants dans la salle.
Parce que oui, beau film d’aventures pour les gamins… et pour les adultes sans gamins dans la salle. À condition de réussir à s’isoler un peu du tumulte ambiant.
Goat, rêver plus haut, c’est un film qui ne révolutionne rien, mais qui fait ce qu’il promet. Et parfois, ça suffit largement pour passer un bon moment, porté par une énergie sincère et une petite chèvre qui refuse de rester à sa place
NOTE : 12.10
FICHE TECHNIQUE
- Réalisation : Tyree Dillihay
- Scénario : Aaron Buchsbaum et Teddy Riley
- Musique : Kris Bowers
- Production : Michelle Raimo Kouyate, Erick Peyton, Stephen Curry, Adam Rosenberg et Rodney Rothman
- Sociétés de production : Sony Pictures Animation, Sony Pictures Entertainment et Columbia Pictures
- Société de distribution : Columbia Pictures (États-Unis) ; Sony Pictures Releasing France (France)
- Pays de production :
États-Unis
Voix originales
- Caleb McLaughlin : Will Harris
- Gabrielle Union : Jett Fillmore
- Nick Kroll : Modo Olachenko
- Nicola Coughlan : Olivia Burke
- David Harbour : Archie Everhardt
- Stephen Curry : Lenny Williamson
- Jenifer Lewis : Florence Everson
- Aaron Pierre : Mane Attraction
- Patton Oswalt : l'entraîneur Dennis
- Jelly Roll : Grizz
- Jennifer Hudson : Louise Harris
- Sherry Cola : Hannah
- Eduardo Franco : Daryl
- Andrew Santino : Chuck
- Bobby Lee : Rusty
- Ayesha Curry : Carol
- Wayne Knight : Frank
- Dwyane Wade : Rosette
- Kevin Love : Daskas
- Angel Reese : Propp
- A'ja Wilson : Kouyate
- Andre Iguodala : Iggy
- Joe La Puma : Sneaky
- Adam Pally : Gerald

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