Vu le Film Cramponne Toi Jerry (Hook, Line and Sinker ) de George Marshall (1969) avec Jerry Lewis Anne Francis Peter Lawford Pedro Gonzalez Eleanor Audrey Jimmy Miller
Après que son médecin et son meilleur ami lui disent qu'il était atteint d'une maladie incurable, Peter Ingersoll décide de vivre le reste de sa vie à 100 pour cent et dépense sans compter. Il s'avère pourtant qu'il n'est pas en train de mourir.
Cramponne-toi Jerry de George Marshall. Le titre annonce déjà la couleur : oui, il faut se cramponner. Pas forcément parce que le rire nous emporte à chaque scène, mais plutôt pour suivre cette comédie loufoque qui repose sur un quiproquo assez cruel. Peter Ingersoll, incarné par Jerry Lewis, est un homme naïf à qui son propre médecin annonce qu’il est condamné. Le problème est que ce diagnostic n’est pas vraiment dicté par la science mais par une idée beaucoup plus terre à terre : le docteur, joué par Peter Lawford, souhaite surtout se débarrasser du mari pour mieux récupérer sa belle épouse.
Cette dernière, interprétée par Anne Francis, devient ainsi le centre d’un stratagème absurde où l’on manipule un pauvre homme convaincu qu’il vit ses derniers jours. Toute l’histoire va alors se diriger vers une situation de plus en plus improbable qui culminera dans une salle d’opération où le héros devra expliquer pourquoi il se retrouve sur la table d’opération, et la fin, disons-le, va vous éclater la rate.
Sur le papier, le scénario possède pourtant les ingrédients du burlesque classique : un personnage crédule, un complot ridicule et une série de situations qui devraient provoquer un enchaînement de gags. Mais entre l’idée et son exécution, il y a parfois un monde, et ici ce n’est clairement pas le meilleur du bonhomme.
Les gags tombent à l’eau, c’est même le cas de le dire, et le rire finit parfois noyé… même dans un verre de whisky. La mise en scène de George Marshall reste correcte mais assez sage, laissant surtout la place au jeu de Jerry Lewis sans toujours trouver le rythme nécessaire pour relancer la mécanique comique.
Jerry Lewis fait évidemment du Jerry Lewis, avec son corps élastique, ses grimaces et cette capacité unique à incarner l’éternel grand enfant dépassé par les événements, mais peut-être qu’ici il lui manque un véritable alter ego comique pour lui donner la réplique.
Peter Lawford, qui joue le médecin manipulateur, n’est pas vraiment dans son domaine et son jeu plus élégant que burlesque crée un décalage qui ne produit pas toujours l’effet attendu.
Anne Francis, quant à elle, apporte charme et présence mais son rôle reste davantage celui d’un enjeu scénaristique que d’un moteur comique. On se retrouve donc avec un film qui aligne des situations absurdes sans toujours atteindre l’efficacité des grands films de Lewis.
Cela donne au final un Jerry Lewis mineur, sympathique par moments mais loin de ses sommets burlesques. Pourtant, malgré ces faiblesses, il reste une récompense pour le spectateur patient : le gag final. Cette dernière situation dans la salle d’opération pousse l’absurde jusqu’au bout et rappelle soudain le génie comique du bonhomme.
Comme quoi, même dans un Lewis mineur, un seul gag peut encore valoir son pesant d’or.
NOTE : 9.50
FICHE TECHNIQUE
Vu le Film Cramponne Toi Jerry (Hook, Line and Sinker ) de George Marshall (1969) avec Jerry Lewis Anne Francis Peter Lawford Pedro Gonzalez Eleanor Audrey Jimmy Miller
Après que son médecin et son meilleur ami lui disent qu'il était atteint d'une maladie incurable, Peter Ingersoll décide de vivre le reste de sa vie à 100 pour cent et dépense sans compter. Il s'avère pourtant qu'il n'est pas en train de mourir.
Cramponne-toi Jerry de George Marshall. Le titre annonce déjà la couleur : oui, il faut se cramponner. Pas forcément parce que le rire nous emporte à chaque scène, mais plutôt pour suivre cette comédie loufoque qui repose sur un quiproquo assez cruel. Peter Ingersoll, incarné par Jerry Lewis, est un homme naïf à qui son propre médecin annonce qu’il est condamné. Le problème est que ce diagnostic n’est pas vraiment dicté par la science mais par une idée beaucoup plus terre à terre : le docteur, joué par Peter Lawford, souhaite surtout se débarrasser du mari pour mieux récupérer sa belle épouse.
Cette dernière, interprétée par Anne Francis, devient ainsi le centre d’un stratagème absurde où l’on manipule un pauvre homme convaincu qu’il vit ses derniers jours. Toute l’histoire va alors se diriger vers une situation de plus en plus improbable qui culminera dans une salle d’opération où le héros devra expliquer pourquoi il se retrouve sur la table d’opération, et la fin, disons-le, va vous éclater la rate.
Sur le papier, le scénario possède pourtant les ingrédients du burlesque classique : un personnage crédule, un complot ridicule et une série de situations qui devraient provoquer un enchaînement de gags. Mais entre l’idée et son exécution, il y a parfois un monde, et ici ce n’est clairement pas le meilleur du bonhomme.
Les gags tombent à l’eau, c’est même le cas de le dire, et le rire finit parfois noyé… même dans un verre de whisky. La mise en scène de George Marshall reste correcte mais assez sage, laissant surtout la place au jeu de Jerry Lewis sans toujours trouver le rythme nécessaire pour relancer la mécanique comique.
Jerry Lewis fait évidemment du Jerry Lewis, avec son corps élastique, ses grimaces et cette capacité unique à incarner l’éternel grand enfant dépassé par les événements, mais peut-être qu’ici il lui manque un véritable alter ego comique pour lui donner la réplique.
Peter Lawford, qui joue le médecin manipulateur, n’est pas vraiment dans son domaine et son jeu plus élégant que burlesque crée un décalage qui ne produit pas toujours l’effet attendu.
Anne Francis, quant à elle, apporte charme et présence mais son rôle reste davantage celui d’un enjeu scénaristique que d’un moteur comique. On se retrouve donc avec un film qui aligne des situations absurdes sans toujours atteindre l’efficacité des grands films de Lewis.
Cela donne au final un Jerry Lewis mineur, sympathique par moments mais loin de ses sommets burlesques. Pourtant, malgré ces faiblesses, il reste une récompense pour le spectateur patient : le gag final. Cette dernière situation dans la salle d’opération pousse l’absurde jusqu’au bout et rappelle soudain le génie comique du bonhomme.
Comme quoi, même dans un Lewis mineur, un seul gag peut encore valoir son pesant d’or.
DISTRIBUTION
- Jerry Lewis (VF : Jacques Dynam) : Peter J. Ingersoll / Fred Charles Dobbs
- Peter Lawford (VF : Jacques Berthier (acteur)) : le Dr Scott Carter
- Anne Francis (VF : Odile Versois) : Nancy Ingersoll
- Pedro Gonzalez Gonzalez : Perfecto
- Jimmy Miller (VF : Marcelle Lajeunesse) : Jimmy Ingersoll
- Jennifer Edwards : Jennifer
- Eleanor Audley : Mme Durham
- Henry Corden (VF : Albert de Médina) : Kenyon Hammercher
- Sylvia Lewis : Karlotta Hammercher
- Phillip Pine (VF : Albert de Médina) : le chirurgien en chef
- Felipe Turich (VF : Jean-Henri Chambois) : l'entrepreneur des pompes funèbres
- Kathleen Freeman (VF : Jacqueline Porel) : la baby-sitter
Acteurs non-crédités :
- Murray Alper : un membre de la commission d'enquête
- Larry J. Blake (VF : Serge Lhorca) : le chef de la police
- Byron Foulger : le directeur des pompes funèbres
- Mark Harris (VF : Gérard Hernandez) : le docteur
- Bob Harvey (VF : Albert Augier) : l'agent de la CIA
- Jessica James (VF : Jacqueline Porel) : l'hôtesse de l'air
- Walter Kray (VF : Jean-Henri Chambois) : le représentant des assurances
- Norman Leavitt (VF : Serge Lhorca) : le Dr Everson
- Haydee Marino (VF : Lita Recio) : la femme de chambre
- Tina Menard (VF : Lita Recio) : la femme portugaise assoupie
- Carlos Molina (VF : Gérard Hernandez) : le réceptionniste
- Del Moore (VF : Albert Augier) : le pasteur
- Alberto Morin (VF : Jean-Henri Chambois) : le préposé aux passeports
- John Nolan (VF : Albert Augier) : un membre de la commission d'enquête
- William O'Connell (VF : Albert Augier) : le réceptionniste de l'« Hotel Fenix »
- Anthony Larry Paul (VF : Gérard Hernandez) : un membre de la commission d'enquête
- Davis Roberts (VF : Gérard Hernandez) : un membre de la commission d'enquête
- Andy Romano (VF : Gérard Hernandez) : l'employé de la morgue
- John Stacy (VF : Aram Stephan) : le chirurgien
- Gilchrist Stuart (VF : Serge Lhorca) : le gérant de nuit
- Sarita Vara (VF : Jacqueline Porel) : Miss Rivera
- Harlan Warde (VF : Jean Berton) : le procureur

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