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lundi 9 mars 2026

13.70 - MON AVIS SUR LE FILM BOEING BOIENG DE JOHN RICH (1965)

  


Vu le Film Boeing Boeing de John Rich (1965) avec Tony Curtis Jerry Lewis Thelma Ritter Dany Saval Suzanna Leigh Christianne Schmldtmmer Eugène Borden 

Bernard Lawrence (Tony Curtis), correspondant de presse dans un grand magazine à Paris joue également les séducteurs. Il a trois maîtresses hôtesses de l'air toutes différentes les unes les autres et dans des compagnies différentes. Il doit déployer toute l'attention pour que ces femmes ne se rencontrent pas en même temps. Il est secondé dans cette triple vie par la vaillante Bertha, cuisinière et femme de ménage, qui veille à ce que chacune, à son arrivée, se retrouve « chez elle » avec son linge dans les tiroirssa photo dans le cadre, et son plat préféré qui mijote dans la cuisine 

Avis sur le film Boeing Boeing de John Rich, adaptation de la célèbre pièce de boulevard écrite par Marc Camoletti, immense succès du théâtre français joué des milliers de fois par d’innombrables troupes.  

Dès le départ le principe est simple mais redoutablement efficace : oui, il ne faut jamais faire trop confiance aux compagnies aéronautiques, car elles peuvent faire grève ou changer les horaires de vols… et quand toute votre vie sentimentale dépend d’un planning aérien parfaitement réglé, la catastrophe n’est jamais loin. C’est exactement ce qui arrive à Bernard Lawrence, interprété par Tony Curtis, correspondant de presse américain installé à Paris mais surtout séducteur international parfaitement organisé. 

 Son système est d’une précision suisse : trois fiancées, toutes hôtesses de l’air, chacune dans une compagnie différente, chacune avec des horaires qui lui permettent de passer sans jamais se croiser. Évidemment il n’est pas question de mariage, trop difficile à gérer quand on mène une triple vie amoureuse parfaitement chronométrée. 

 Mais dans une mécanique aussi fragile, il suffit d’un grain de sable pour que tout explose. Et ce grain de sable porte plusieurs noms. D’abord les compagnies aériennes qui changent leurs horaires et dérèglent tout le système de Lawrence. Ensuite l’arrivée de son ami Robert Reed, joué par Jerry Lewis, gaffeur professionnel qui n’aide absolument pas son pauvre ami à garder le contrôle de la situation.  

Et enfin, personnage essentiel de cette mécanique infernale, la cuisinière et femme de ménage Bertha incarnée par l’exceptionnelle Thelma Ritter. Par fidélité à son patron, elle tente de maintenir l’ordre dans cet appartement devenu un véritable champ de bataille sentimental, mais à force de jongler avec les mensonges et les arrivées imprévues elle va mettre sa propre santé mentale en sérieuse difficulté. On assiste alors à une véritable tragi-comédie de boulevard où les portes claquent, s’ouvrent et se ferment à un rythme infernal, créant des situations de plus en plus ubuesques.  

La mise en scène de John Rich respecte parfaitement l’esprit de la pièce originale : un décor principal, un rythme de farce et une mécanique comique basée sur la précision des entrées et sorties. Le film fonctionne comme une horloge comique où chaque déplacement dans l’appartement peut provoquer une catastrophe. Tony Curtis est parfait en séducteur paniqué qui voit son système parfait s’effondrer sous ses yeux.  

Face à lui, Jerry Lewis joue le perturbateur idéal : maladroit, nerveux, incapable de mentir correctement, il transforme chaque tentative de réparation en nouvelle catastrophe. Mais la véritable révélation du film reste Thelma Ritter. Dans plusieurs scènes elle éclipse littéralement les deux vedettes par son timing comique et son autorité ironique, incarnant la seule personne lucide dans ce chaos sentimental. Le scénario exploite parfaitement la mécanique du théâtre de boulevard : quiproquos, mensonges en cascade et timing millimétré.  

Chaque nouvelle arrivée dans l’appartement menace de provoquer l’explosion finale. À noter aussi la présence amusante de Dany Saval, future épouse à la ville de Michel Drucker, qui fait partie des charmantes hôtesses au cœur de cette mécanique amoureuse.  

Au final, Boeing Boeing est une véritable comédie de boulevard de qualité, un film qui assume pleinement son origine théâtrale et transforme un simple appartement parisien en piste de décollage pour une avalanche de quiproquos. Entre les horaires d’avion impossibles, les fiancées imprévues et les portes qui claquent sans arrêt, la mécanique comique fonctionne avec une efficacité redoutable.  

Une grande comédie où le chaos amoureux décolle plus vite qu’un Boeing. ✈️ 

NOTE : 13.70

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION

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