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dimanche 22 mars 2026

13.40 - MON AVIS SUR LE FILM PEAKY BLINDERS L'IMMORTEL DE TOM PAYNE (2026)


 Vu le Film Peaky Blinders L’Immortel sur Netflix de Tom Harper (2026) avec Cillian Murphy Barry Keoghan Tim Roth Rebecca Fergusson Stephen Graham Ned Dennehy Packy Lee Ian Peck 

Durant la Seconde Guerre mondiale, Tommy Shelby revient à Birmingham, qui subit les bombardements allemands, pour se mettre au service du pays dans des missions secrètes, combattants de nouvelles menaces ainsi que son propre passé 

Peut-on voir ce film sans avoir vu le moindre épisode de Peaky Blinders ? Et surtout, après coup, aura-t-on envie de se lancer dans les saisons complètes ? Double dilemme auquel, à chaud, je ne saurais répondre. Et pourtant, le film lui-même apporte déjà un début de réponse : oui… mais. 

Ce long-métrage, réalisé par Tom Harper, se présente comme la conclusion d’une série devenue légendaire. On y retrouve le clan Shelby à un tournant de son histoire, en pleine Seconde Guerre mondiale. Cillian Murphy reprend son rôle de Thomas Shelby, figure centrale, toujours aussi magnétique, accompagné ici d’Erasmus, incarné par Barry Keoghan. 

Les deux hommes, loin de leurs combines habituelles de Birmingham, se retrouvent au service du gouvernement pour des missions spéciales. Mais on ne se refait pas : la violence reste leur langage, leur réflexe, leur quotidien. Même en uniforme officieux, les méthodes Shelby restent… Shelby. 

Le film joue alors sur une double dimension : fresque historique et prolongement direct de la série. En intégrant des figures réelles comme John Beckett, incarné ici par Tim Roth, personnage trouble, facho et pas que, il tente d’ancrer son intrigue dans une réalité politique plus large. Un ennemi presque naturel pour Thomas et les siens. 

Mais voilà le hic : si l’histoire est dense, elle repose énormément sur les acquis de la série. Les relations, les tensions, les non-dits… tout cela suppose une connaissance préalable. Si on débarque sans bagage, on comprend l’action, oui, mais pas toujours les tenants et les aboutissants. Et ça, c’est un vrai frein émotionnel. 

Impossible de nier les qualités formelles. La mise en scène est magistrale. La photographie, somptueuse, joue sur les contrastes, la fumée, les ombres — une signature visuelle toujours aussi forte. Les décors, eux, sont d’une richesse impressionnante, entre reconstitution historique et stylisation assumée. Le son, enfin, enveloppe le tout avec une puissance immersive indéniable. 

Par contre, la bande originale, qui cherche parfois à “faire djeunes”, semble inappropriée. Ce décalage casse un peu l’ambiance, comme si le film hésitait entre fidélité à son identité et volonté de séduire un nouveau public. 

 Cillian Murphy est impérial. Habité, toujours sur le fil, il porte le film sur ses épaules avec une intensité remarquable. Barry Keoghan apporte une énergie plus brute, complémentaire, presque imprévisible et toujours aussi beu et sexy. Quant à Tim Roth, il incarne une menace froide et insidieuse, parfaitement dans le ton. 

Le scénario, lui, oscille entre conclusion et prolongation. Il veut boucler des arcs tout en ouvrant d’autres perspectives, et parfois, il se perd dans cet équilibre fragile. On sent la volonté de conclure une épopée… mais aussi la tentation de ne pas vraiment dire adieu. 

Alors, pour répondre aux questions du début : peut-on voir le film sans la série ? Oui, mais on passe à côté de beaucoup. Et donne-t-il envie de voir les saisons ? Oui, mais surtout pour comprendre ce qu’on vient de regarder. 

 Peaky Blinders: L'Immortel est une conclusion visuellement impressionnante, portée par des acteurs au sommet, mais qui reste profondément dépendante de son matériau d’origine. Une fin de série qui en a la classe… mais qui n’ouvre pas totalement ses portes aux nouveaux venus. 

NOTE : 13.40

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