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mardi 24 mars 2026

6.20 - PAR OU TU RENTRE ON T'A VUS SORTIR DE PHILIPPE CLAIR (1984)


 Vu le Film Par ou tu Rentré ? on t’a pas  vu Sortir de Philippe Clair (1984) avec Jerry lewis Philippe Clair Marthe Villalonga Jess Hahn Jackie Sardou Philippe Castelli Connie Nielsen Philippe Caroit Henri Attak Dominqiue Zardi 

Clovis Blaireau (Jerry Lewis), détective privé maladroit, habitant chez sa mère (Jackie Sardou), est engagé par Nadège de Courtaboeuf (Marthe Villalonga) pour faire suivre son mari Prosper (Philippe Clair) et prouver l'adultère à des fins de divorce. Le détective tente de devenir l'ami du mari volage par tous les moyens. 

Cependant Nadège entretient une relation extra-conjugale, et son amant décide de supprimer Prosper en provoquant un attentat. Clovis et Prosper finissent par se réfugier en Tunisie, où ils se retrouvent pris dans la guerre entre les partisans du fast-food - dirigés par l'affreux Ben Burger, qui a entrepris d'américaniser Tunis - et ceux du couscous. 

Voilà un titre de film adéquat à l’époque pour ceux qui pensaient voir un Stanley Kubrick ; par où t’es entré dans la salle de cinéma, par où t’as vu sortir de la séance au bout de quelques minutes. 

Philippe Clair c’est l’empereur du nanar à la française (malgré Voccoret, Michel Gérard ou Max Pécas), Clair n’a jamais eu froid aux yeux et y allait comme en 40, affrontant nos neurones que si on restait dans la salle ne devait pas être nombreux. 

Dès le début on sait qu’on est dans un nanar à la française. Jackie Sardou prof de gym, Philippe Castelli, Marthe Villalonga notre Marilyn Monroe de l’époque (lol). Des femmes nues et sexys, des situations qui arrivent sans prévenir, et une logique qui repart aussitôt. 

Et puis arrive la star, la légende du rire, Monsieur Jerry Lewis. On se dit : on va rire, pourquoi pas. Et puis Lewis ouvre la bouch (Le doublage) Et là… l’accent pieds noirs plus fort qu’un Castel célèbre pieds noirs, et on ne comprend plus très bien ce qu’on regarde. 

On est déjà sorti du film sans avoir quitté son siège. 

La mise en scène est chaotique, Philippe Clair filme comme il pense, sans filtre, sans retenue, avec une énergie qui part dans tous les sens. Le scénario tient sur une blague Carambar, les dialogues aussi, et encore je suis gentil. Ça enchaîne, ça crie, ça gesticule, mais rien ne tient vraiment. 

Et pourtant ça avance, ou plutôt ça passe. C’est le type de film où on se demande à chaque scène si c’est possible d’aller plus loin. Et la réponse est toujours oui. Mais ce film existe. 

Et les américains ne le savent pas : dans le contrat de Jerry Lewis il acceptait le film que si le film ne passait pas l’Atlantique. 

Comme une anomalie qu’on garde chez nous. Comme un secret un peu honteux mais assumé. C’est le type de film que dans 200 ans on retrouvera une VHS dans un métro enseveli. On se dira : ah c’était ce cinéma que les Français aimaient. 

Eh oui c’est ça la France. Un cinéma franchouillard à souhait, sans filtre, sans complexe, qui ne demande rien à personne. 

Mauvais, souvent. Gênant, parfois. Mais jamais tiède. 

Et au fond, c’est peut-être ça qui le rend inoubliable. 

NOTE : 6.20

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