Vu le Film Premier Contact de Denis Villeneuve (2016) avec Amy Adams Jeremy Renner Forrest Whitaker Mark O’Brien Michael Stuhlbarg Tzi Ma Frank Schorpion
(Comme dans d’autres Films Hildur Guonadottir joue du violon sur la BO de Johann Johansson)
Le film expose l'apparition inattendue de douze mystérieux vaisseaux extraterrestres à différents endroits du monde, stationnés à quelques mètres au-dessus du sol ou de l'océan. Ils sont surnommés « coques » à cause de leur forme singulière, oblongue et lisse. Louise Banks, experte en linguistique comparée, est recrutée par l'armée américaine pour établir le contact avec les extraterrestres et connaître leurs intentions. Elle a pour mission de déchiffrer leur langue, que ces entités, ressemblant à des céphalopodes, écrivent à l'aide d'une encre qu'ils propulsent sur une paroi transparente.
Qui, ado ou enfant, n’a pas rêvé de rencontrer des extraterrestres ? Entre le gentil E.T. de Steven Spielberg et les formes bien plus mystérieuses proposées ici par Denis Villeneuve, il y a un monde… et quel monde.
Adapté de la nouvelle L’Histoire de ta vie de Ted Chiang, le film prend un postulat simple : douze vaisseaux extraterrestres, immenses coques suspendues, apparaissent un peu partout sur la planète. Pas de lasers, pas de panique hollywoodienne à outrance — enfin si, un peu côté humains — mais surtout une question : pourquoi ils sont là ?
Des scientifiques du monde entier se penchent sur le problème, tentent d’analyser, de comprendre, de savoir si ces engins sont hostiles… ou habités. Et évidemment, le gouvernement américain (maître du monde, sic) envoie Louise Banks, linguiste brillante, incarnée par une Amy Adams absolument convaincante, pour établir le contact.
Et là, le film devient fascinant.
Pas de poignée de main intergalactique, pas de “bonjour les Terriens”. Le contact se fait par l’écriture. Par des signes. Par une tentative presque désespérée de comprendre un langage qui n’a rien d’humain. Les heptapodes, Abbott et Costello, ne parlent pas, ils dessinent. Et ces dessins, ces cercles d’encre, deviennent peu à peu la clé de tout. Partie passionnante, vraiment.
Parce que derrière ça, il y a une idée vertigineuse : et si comprendre une langue, c’était aussi changer sa perception du temps, du monde, de soi-même ? Là, Villeneuve ne fait pas juste de la science-fiction, il joue avec votre cerveau. Et ça marche.
On lâche une larme, on a peur, on est admiratif. Le scénario est complexe, oui, mais surtout d’une richesse folle. Rien n’est gratuit, tout résonne, et quand les pièces du puzzle s’assemblent, ça fait mal… dans le bon sens.
Villeneuve confirme ici ce qu’il montrera encore avec Dune : les formes, les atmosphères, les silences peuvent être plus puissants que mille explosions. Sa mise en scène est d’une précision chirurgicale, presque hypnotique. Les vaisseaux imposent le respect, les brumes enveloppent les scènes, le temps semble suspendu. On est loin des blockbusters bruyants, et ça fait du bien.
Et puis il y a Amy Adams. Elle tient le film. De bout en bout. Avec une émotion contenue, une intelligence dans le regard, une fragilité qui ne tombe jamais dans le pathos. À côté, Jeremy Renner fait le job… mais disons-le : à un doigt d’agacer pour ceux qui savent.
Ce qui frappe surtout, c’est le message. Un message d’amitié, de compréhension entre peuples différents, à mille lieues des réflexes de peur et de domination. Un film qui vous passionne bien plus que les infos actuelles sur nos chaînes TV — et sans forcer.
Alors oui, c’est un grand film de science-fiction. Mais pas seulement. C’est un film qui vous reste en tête, qui vous travaille, qui vous oblige à repenser ce que vous venez de voir.
Un film visionnaire. Un vrai.
NOTE : 15.90
FICHE TECHNIQUE
- Réalisation : Denis Villeneuve
- Scénario : Eric Heisserer, d'après la nouvelle L'Histoire de ta vie de Ted Chiang
- Musique : Jóhann Jóhannsson
- Musique additionnelle: Max Richter pour le thème On the Nature of Daylight[2]
- Direction artistique : Isabelle Guay
- Décors : Patrice Vermette
- Costumes : Renée April
- Photographie : Bradford Young
- Montage : Joe Walker
- Production : Daniel S. Levine, Shawn Levy, David Linde, Karen Lunder et Aaron Ryder
- Production déléguée : Glen Basner, Dan Cohen, Eric Heisserer, Tory Metzger et Stan Wlodkowski
- Sociétés de production : FilmNation Entertainment, Lava Bear Films et 21 Laps Entertainment
- Sociétés de distribution : Paramount Pictures (États-Unis), Sony Pictures Releasing France (France)
- Pays de production :
États-Unis
- Amy Adams (VF : Valérie Siclay ; VQ : Viviane Pacal) : Dr Louise Banks
- Jeremy Renner (VF : Jérôme Pauwels ; VQ : Jean-François Beaupré) : Dr Ian Donnelly
- Forest Whitaker (VF : Emmanuel Jacomy ; VQ : François L'Écuyer) : colonel Weber
- Mark O'Brien (VF : Sébastien Ossard ; VQ : Gabriel Lessard) : capitaine Marks
- Michael Stuhlbarg (VF : Pascal Germain) : agent Halpern de la CIA
- Tzi Ma (VF : Bing Yin) : général Shang, commandant en chef de l'Armée populaire de libération
- Frank Schorpion (VF : Guy Chapellier) : Dr Kettler

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