Vu le Film Back To Business de Jonathan Eusebio (2025) avec Ke Huy Quan Ariana de Bose Daniel Wu Marshwan Lynch Mustafa Shakir Lio Tipton Rhys Darby Sean Astin
Marvin Gable est un agent immobilier prospère qui vient de recevoir la plus haute distinction de son patron, ami et mentor Cliff Cussick. Il est souvent accompagné de son assistante Ashley, cyniquement déprimée, qui menace constamment de quitter son emploi, malgré les encouragements de Marvin.
Black to Business de Jonathan Eusebio — ou comment transformer une promesse d’action en démonstration de vide intersidéral.
On nous vend le retour improbable de Ke Huy Quan, éternel gamin des Les Goonies et de Indiana Jones et le Temple maudit, ressorti du placard après son Oscar pour Everything Everywhere All at Once — déjà bien surestimé à mon goût — et propulsé ici en pseudo machine de guerre. (bon sang qui en a eu l’idée de le réveiller)
Le problème ? On n’y croit jamais.
L’histoire, si on peut appeler ça comme ça, suit un ancien type rangé des voitures, replongé malgré lui dans un monde de magouilles et de bastons. Classique, archi-classique, mais encore faut-il savoir raconter. Là, le scénario tient sur un ticket de métro composté deux fois. Aucun enjeu, aucun relief, des personnages aussi creux qu’un décor en carton.
Quan, à 54 ans, tente de jouer les héritiers de Jackie Chan ou de Bruce Lee… sauf qu’il lui manque tout : la fluidité, la présence, le charisme, et surtout cette capacité à rendre crédible l’improbable. On dirait un fan qui rejoue ses idoles dans son salon, sans les meubles pour se cogner.
Les scènes de combat ? Une catastrophe.Montage haché, lisibilité zéro, chorégraphies molles.On ne ressent ni impact, ni danger, ni plaisir.Même les séries B des années 90 faisaient mieux avec trois fois rien.
La mise en scène de Jonathan Eusebio, pourtant coordinateur de cascades réputé, est ici d’une paresse sidérante. Comme si savoir chorégraphier ne suffisait pas à savoir filmer. Résultat : ça bouge dans tous les sens, mais ça ne raconte rien.
Et alors la bande-son… parlons-en.Assourdissante, mal utilisée, elle en rajoute une couche dans l’insupportable. On a l’impression qu’elle essaye de compenser le vide du film en hurlant plus fort que lui. Spoiler : ça ne marche pas.
Le casting autour ? Transparent.Des silhouettes plus que des personnages.
Personne n’existe, personne ne marque.
Pas étonnant que le film ait été discrètement expédié en VOD en France. Les distributeurs ne sont pas des mécènes, ils ont juste vu le naufrage arriver de loin.
Ce qui est fascinant, c’est cette illusion permanente : croire qu’un comeback suffit à faire un film. Non. Il faut un script, une vision, une énergie. Ici, il n’y a rien de tout ça.
On est loin, très loin, des références du genre.Même leurs copies fatiguées ont plus d’âme.
Au final, Black to Business est l’exemple parfait du film inutile :ni divertissant,ni spectaculaire,ni mémorable.Juste bruyant, vide et embarrassant.
Une coquille sans noix.
NOTE : 4.10
FICHE TECHNIQUE
- Réalisation : Jonathan Eusebio
- Scénario : Matthew Murray, Josh Stoddard et Luke Passmore
- Musique : Dominic Lewis
- Décors : Craig Sandells
- Costumes : Patricia J. Henderson
- Photographie : Bridger Nielson
- Montage : Elísabet Ronaldsdóttir
- Production : Guy Danella, David Leitch et Kelly McCormick
- Société de production : 87North Productions
- Société de distribution : Universal Pictures
- Ke Huy Quan (VF : Anatole Yun ; VQ : François Sasseville) : Marvin Gable
- Ariana DeBose (VQ : Sofia Blondin) : Rose
- Daniel Wu (VQ : Frédéric Paquet) : Knuckles Gable
- Marshawn Lynch (VQ : Didier Lucien) : King
- Mustafa Shakir (en) (VF : Grégory Lerigab ; VQ : Fayolle Jean Jr.) : The Raven
- Lio Tipton (VQ : Geneviève Bédard) : Ashley
- Rhys Darby (VQ : Tristan Harvey) : Kippy Betts
- André Eriksen (en) (VQ : Patrick Chouinard) : Otis
- Sean Astin (VQ : Stéphane Rivard) : Cliff Cussick
- Cam Gigandet (VQ : Philippe Martin) : Renny Merlo

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