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mardi 28 avril 2026

12.80 - MON AVIS SUR LE FILM APEX DE BALTAZAR KORMAKUR (2026)

 


Vu le Film Apex de Baltazar Koramkur (2026) avec Charlize Théron Taron Egerton Eruc Bana 

 

Sasha pratique l'escalade de haut niveau. Frappée par un deuil, elle tente de se changer les idées en grimpant sur des falaises en forêt. Elle est alors prise en chasse par un braconnier inconnu. Tout en luttant contre les éléments naturels, elle va devoir affronter cet ennemi mystérieux. Elle ne pourra pas compter sur l'aide de son partenaire 

Difficile de ne pas râler dès le départ : un film comme Apex mérite clairement autre chose qu’un salon et une télé, même grande. Ce genre de traque, ça se vit en salle, ça se respire, ça s’encaisse. Et là, on sent bien que Baltasar Kormákur a pensé grand, large, presque viscéral. 

L’histoire, elle, ne fait pas semblant de révolutionner quoi que ce soit. On est en terrain connu, et on pense à Délivrance comme étalon. Une femme brisée par un drame, Sasha, sportive de haut niveau, part se reconstruire au milieu de nulle part. Mauvaise pioche : elle tombe sur pire que ses démons. Un tueur qui chasse pour le plaisir, pour tuer le temps, pour exister. Un type qui transforme la nature en terrain de jeu morbide. 

Mais là où ça fonctionne, c’est dans le face-à-face. Charlize Theron, solide, physique, presque animale, incarne une survivante plus qu’une victime. Elle encaisse, elle observe, elle calcule. En face, Taron Egerton lâche complètement les chevaux : regard habité, sourire dérangeant, présence imprévisible. Un barge total, , mais jamais caricatural. Il fait peur parce qu’il semble croire à son propre jeu. 

Le décor australien n’est pas là pour faire joli. Il est hostile, traître, magnifique et dangereux à la fois. Forêts épaisses, rivières sournoises, cascades qui ne pardonnent pas. La nature devient presque un troisième personnage, indifférente à cette chasse à l’homme. Et Kormákur sait filmer ça : il capte l’espace, le silence, puis il le brise avec une tension sèche. 

Directe, efficace, sans gras. Ça avance, ça traque, ça respire mal. Pas de fioritures inutiles, pas de psychologie surlignée. Il fait confiance aux corps, aux regards, à l’instinct. Et franchement, ça suffit largement. 

L’Histoireelle , reste simple. Peut-être trop simple pour certains. Mais est-ce vraiment un problème ? Pas sûr. Parce que le film ne vend pas une thèse, il vend une expérience. Et dans ce cadre-là, il tient ses promesses. Plus qu’un scénario élaboré, c’est une mécanique de tension. Et elle fonctionne. 

Alors oui, on pourra dire que ça ne réinvente rien. Oui, on pourra regretter quelques facilités. Mais quand ça tient comme ça, quand ça ne lâche pas, quand ça te garde accroché sans te prendre pour un idiot… que demande le peuple ? 

Apex, c’est du spectacle tendu, physique, parfois brutal, porté par deux acteurs qui jouent le jeu à fond. Et quand on ne tombe pas dans le vide, on prend quand même une sacrée montée d’adrénaline

NOTE : 12.80

FICHE TECHNIQUE

Producteurs délégués : Ray Angelic et Will McCance

DISTRIBUTION

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