Vu le film Thrash de Tommy Wirkola (2026) avec Phoebe Dynevor Whitney Peak Djimoun Hounsou Stacy Clausen Amy Mathews Jon Prasida
Au cœur d’un ouragan catastrophique, une ville côtière lutte contre la fureur de la nature et une attaque de requins. Bravant les pluies torrentielles, les débris et l’obscurité, les habitants s’unissent pour survivre aux prédateurs mortels et réussir à traverser la tempête.
film sur la Plate Forme Netflix , alors on attends pas un scénario solide mais des images spectaculaires pour faire plaisir à leurs abonnés
Il y a des films où l’on espère secrètement se tromper. Thrash fait partie de ceux-là. Sur le papier, ça sent le plaisir coupable : des éléments déchaînés, des pluies torrentielles, des catastrophes naturelles, et des requins qui débarquent là où ils n’ont rien à faire… bref, du grand spectacle pour canapé et pop-corn. On ne demande pas un scénario solide, non. On demande du spectacle. Et là-dessus, ils ont mis le paquet… du moins en surface.
Parce que oui, la nature se déchaîne, ça souffle, ça gronde, ça inonde. L’eau envahit tout, les décors prennent cher, les baraques tremblent, les habitants courent dans tous les sens. Et évidemment, qui dit eau dit requins. Les voilà qui surgissent, comme invités surprises d’un dîner déjà bien raté.
Difficile de ne pas penser à Sous la Seine. Sauf qu’ici, pas de Tour Eiffel, pas de JO, pas de maire pour faire semblant de gérer la crise. Juste des forêts, des cabanes, et des pauvres types qui n’ont rien demandé mais qui vont servir de buffet à nageoires.
Le problème, c’est que tout ça ne raconte… rien. Absolument rien. Le film avance comme un bateau sans gouvernail. On enchaîne les scènes sans tension réelle, sans enjeu, sans attachement. Ça crie, ça court, ça se fait croquer… et on s’ennuie. Oui, même avec des requins. C’est fort.
La mise en scène de Wirkola, elle, fait le job technique. Les effets sont propres, les séquences de catastrophe sont lisibles, parfois même impressionnantes. Les requins sont bien foutus, efficaces, crédibles dans leur genre. On est loin des caricatures grotesques… ce ne sont pas les Sharks de West Side Story, clairement. Mais voilà : une belle vitrine sans âme derrière.
Et alors les acteurs… parlons-en. Ils sont là. Ils ont pris leurs cachets. Et basta. Aucune envie, aucune implication, aucun regard qui dit “je crois à ce que je joue”. On dirait une répétition mal filmée. Les réactions face au danger sont lunaires. Quand un requin surgit, on devrait sentir la panique, la terreur, l’instinct de survie. Là, on a des expressions qui oscillent entre “j’ai oublié mon texte” et “on coupe quand ?”.
Les scènes d’attaque deviennent presque comiques. Voir certains se faire bouffer avec autant de nonchalance… c’est à mourir de rire. Sauf que nous, on ne rit pas vraiment. On regarde le prix de notre abonnement, et on se dit qu’un minimum d’effort ne serait pas du luxe.
Une Histoire elle est aux abonnés absents. Pas de construction, pas de progression, pas de personnages dignes de ce nom. Juste des silhouettes qui attendent leur tour pour servir de casse-croûte. Aucun attachement, donc aucun impact. On regarde, puis on oublie.
Et c’est ça le vrai problème de Thrash. Ce n’est pas qu’il est mauvais — il est vide. Un film qui mise tout sur ses images, en oubliant que même un requin a besoin d’un minimum de chair autour pour mordre.
Il reste quelques plans spectaculaires, des effets réussis, et des requins qui font le boulot. Eux au moins. Les seuls à vraiment jouer leur rôle.
Le reste ? Un grand bain… mais sans profondeur.
NOTE : 6.40

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire