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mardi 24 février 2026

6.50 - MON AVIS SUR LE FILM 28 ANS PLUS TARD LE TEMPLE DES MORTS DE NIA DA COSTA (2026)


 Vu le Film 28 ans Plus Tard Le Temple des Morts de Nia DaCosta (2026) avec Ralph Fiennes Jack O’Connell Alfie Williams Eryn Kellyman Emma Laird Chi lewis Parry Maura Bird Robert Rhodes 

Ce deuxième volet de la trilogie prolonge directement l’intrigue du film précédent, en explorant les conséquences d’un monde toujours ravagé par le virus de la rage. Le docteur Ian Kelson noue une relation avec un infecté Alpha. Pendant ce temps, le jeune Spike est forcé de rejoindre Jimmy Crystal et sa secte. Cette rencontre va rapidement tourner au cauchema 

AVIS sur 28 ans plus tard : Le Temple des morts de Nia DaCosta. Quatrième film d’une saga commencée avec le mythique 28 Days Later de Danny Boyle, et suite directe de 28 Ans plus tard. Première question : pourquoi une suite aussi rapide… et pourquoi changer de réalisateur maintenant ? 

L’histoire reprend dans une Angleterre toujours ravagée par le virus de la Rage. Les villes sont des carcasses, les survivants se terrent, et une nouvelle menace émerge : une secte sauvage, organisée autour d’un culte morbide, persuadée que l’épidémie est une purification divine. Sur le papier, explorer cette dérive mystico-apocalyptique pouvait être passionnant. Sur l’écran, cela ressemble davantage à un délire pseudo-religieux déjà vu, qui relègue presque les infectés au second plan. 

Et c’est bien là le problème : où est passée la magie du premier film ? Où sont ces rues de Londres fantomatiques, cette sidération brute, cette solitude écrasante qui faisaient la force de Boyle ? Ici, on a deux arcs narratifs qui se croisent sans jamais vraiment se répondre. D’un côté, les survivants traqués ; de l’autre, cette communauté fanatisée dans son “temple”. Résultat : on ne comprend pas grand-chose, et surtout on ne ressent pas grand-chose. 

Le jeune acteur révélé dans le volet précédent — si intense, si habité — est ici réduit à pleurer et avoir peur pendant tout le long. On lui retire sa complexité pour en faire un témoin tremblant. C’est dommage, presque cruel pour le personnage. Les seconds rôles tentent d’exister, mais l’écriture ne leur offre que des fonctions : le sceptique, la croyante, le chef illuminé. Des silhouettes plus que des êtres. 

La mise en scène de Nia DaCosta est énergique, parfois visuellement ambitieuse, mais elle semble vouloir compenser par le volume ce que le scénario ne construit pas. Du gore, oui. Du sang, des tripes, des rituels macabres. Mais pas de plaisir. Pas cette tension viscérale qui faisait qu’on retenait son souffle. Ici, on regarde. On constate. On attend que ça passe. 

C’est comme un tableau sur lequel on aurait projeté tout ce qui passait sous la main : religion, fanatisme, trauma, violence graphique, drame intime. Mais accumuler ne fait pas une œuvre. Il manque une ligne claire, une nécessité. On sent la machine à franchise tourner plus vite que l’inspiration. 

Je ne suis pas déçu… parce que je n’en attendais rien. Mais c’est justement le problème : un film d’une telle saga devrait provoquer autre chose que de l’indifférence. Il est inutile plus que mauvais, ce qui est presque pire. 

Alors, stop ou encore ? Honnêtement, on commence à frôler le “stop”. Et dire qu’il y aura encore une suite… Espérons qu’un jour quelqu’un retrouvera la rage — la vraie, cinématographique — qui animait le premier opus. 

NOTE : 6.50

FICHE TECHNIQUE

Producteur délégué : Cillian Murphy
Coproducteur : Bryony Chaplin


DISTRIBUTION

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