Vu le Film La Femme de Ménage de Paul Feig (2025) avec Sydney Sweeney Amanda Seyfried Brandon Sklenar Michele Morrone Elizabeth Perkins Indiana Elle Mark Grossman
Pendant sa période de liberté conditionnelle, Millie Calloway devient la domestique de la riche famille Winchester à Great Neck, Long Island. Sa chambre, située dans les combles, est dotée d'une fenêtre condamnée et d'une porte verrouillable de l'extérieur. Nina, la mère et épouse de la famille, présente des signes de graves troubles mentaux et place régulièrement Millie dans des situations inextricables. Millie apprend par des voisins que, des années auparavant, Nina a tenté de noyer sa fille Cecelia et a également tenté de se suicider par overdose.
Avis sur La Femme de Ménage de Paul Feig. À la réalisation, aucune surprise : on retrouve le metteur en scène de L’Ombre d’Emily ou de Last Christmas, du même tonneau, ce cinéma lisse, emballé, faussement élégant, qui se regarde fonctionner sans jamais vraiment vivre.
Film vu entre mecs avec un pote, idéalement dans une salle remplie exclusivement de femmes de tous âges, clairement en appétit à chaque apparition du fessier d’Andrew Winchester, incarné par Brandon Sklenar, corps parfait avant d’être personnage, pendant que Millie et Nina sont encouragées dans leurs perversités feutrées. Nous, les hommes, on se regarde en silence en se demandant très sérieusement dans quelle galère on s’est fourrés.
Le roman de Freida McFadden, énorme succès en librairie, faisait du pied et des mains pour être adapté au cinéma, et l’opération est réussie uniquement sur le plan industriel : le film cartonne à travers le monde, non pas grâce à sa qualité mais grâce à la notoriété du matériau de départ.
Car artistiquement, c’est le vide absolu, aussi creux que le cerveau d’une star de télé-réalité. La mise en scène est réalisée à la truelle, sans idée, sans regard, sans tension, et surtout très mal jouée. On me dira que les spectatrices ne sont pas venues voir du Shakespeare, mais quand même : un minimum de crédibilité et de direction d’acteurs n’aurait pas fait de mal.
Le scénario aligne coucheries, meurtres et manipulations, tente d’imiter une quantité impressionnante de thrillers domestiques sans jamais en comprendre l’essence, et le résultat est brouillon, confus, sans identité propre.
Et que c’est long… Deux heures treize qui paraissent interminables, chaque scène semblant étirer artificiellement un suspense qui n’existe pas. À la sortie, retrouver l’air ambiant et la pluie devient presque un soulagement physique : on respire enfin. Un film qui marche, oui, mais un film qui ne pense pas, ne trouble pas, ne laisse rien, sinon l’impression d’avoir perdu du temps.
NOTE : 7.10
FICHE TECHNIQUE
- Réalisateur : Paul Feig
- Scénario : Rebecca Sonnenshine, d'après le roman The Housemaid de Freida McFadden
- Musique : Theodore Shapiro
- Décors : Elizabeth J. Jones
- Costumes : Renee Ehrlich Kalfus
- Photographie : John Schwartzman
- Production : Paul Feig, Laura Allen Fischer, Carly Kleinbart et Todd Lieberman
- Producteurs délégués : Will Greenfield, Freida McFadden, Amanda Seyfried, Sydney Sweeney et Alexander Young
- Sociétés de production : Hidden Pictures et Feigco Entertainment
- Sociétés de distribution : Lionsgate (États-Unis), Metropolitan Filmexport (France)
- Budget : 35 millions de dollars
- Sydney Sweeney (VF : Rebecca Benhamour) : Millie Calloway
- Amanda Seyfried (VF : Marie-Eugénie Maréchal) : Nina Winchester
- Brandon Sklenar (VF : Raphaël Cohen) : Andrew Winchester
- Michele Morrone (VF : Salvatore Li Causi) : Enzo Accardi
- Elizabeth Perkins (VF : Anne Deleuze) : Evelyn Winchester
- Indiana Elle (VF : Bianca Tomassian) : Cecelia "Cece" Winchester
- Mark Grossman : Scott Crawford
- Hannah Cruz : Lexi
- Megan Ferguson (VF : Marion Gress) : Jilianne
- Ellen Tamaki (en) (VF : Margaux Maillet) : Patrice
- Alexandra Seal (VF : Chantal Baroin) : l'officier Jessica Connors

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