Vu le Film The Creeps Marko Mäkilaakso (2025) avec Véronica Jarvis Ismo Leikola Arrmand Alizad Essi Unkuri Sam Uthala Jarmo Makine Chris Cavalier Katharine et Christophe Lambert
Zach et Joe, deux adolescents de l’Oregon, s’apprêtent à fêter l’anniversaire de Zach lors du Monsterfest, dans une station de ski du nord de la Finlande. Ils prennent en stop Jaakko, un Finlandais marginal qui ne souhaite qu’une seule chose : se faire des amis. Mais lorsque des bonhommes de neige meurtriers sont réveillés par des scientifiques s’invitent à la fête, Zach et ses amis parviennent à fuir — mais les traces sanglantes laissées dans la neige se rapprochent dangereusement.
The Creeps : l’attaque des bonhommes de neige tueurs, de Marko Mäkilaakso, ou comment la Finlande a décidé de régler ses comptes avec l’hiver et avec le cinéma. Sur le papier, l’idée a presque quelque chose de sympathique : un réalisateur local, un budget riquiqui, des ados américains servant de chair fraîche universelle et des bonhommes de neige tueurs, (pas des tomates tueuses pour ceux qui on a la référence). Sauf que très vite le film ne glisse pas, il se casse la gueule dans la poudreuse. Les bonhommes de neige attaquent, ça saigne, des bras volent, des yeux sautent, un bars en moins, et le réalisateur semble persuadé que l’hémoglobine suffit à déclencher le rire. Problème : quand tes monstres ressemblent davantage à des déguisements Lidl mal remboursés qu’à une menace, le rire se transforme en grimace, et pas une grimace complice, une grimace de gêne.
L’humour est figé quelque part au début des années 2000, version 1.0, American Pie en beaucoup moins drôle et plus trash, Gremlins en nettement moins horrifique, sans le sens du rythme ni la tendresse pour ses créatures. Les jeunes acteurs font ce qu’ils peuvent : ils courent, ils crient, ils meurent, ils sont des proies avant d’être des personnages, sans arcs narratifs, sans chair dramatique, juste des corps à aligner dans la neige. La mise en scène est plate, fonctionnelle, sans invention visuelle ni second degré réellement assumé, comme si le film se croyait méta alors qu’il est surtout paresseux.
Et puis on boit le calice jusqu’à la lie lorsque ces jeunes gens invitent une ancienne gloire d’Hollywood pour servir de victime volontaire, et là c’est notre Highlander national, Christophe Lambert, qui décroche le pompon finlandais. Besoin d’argent, humour ridicule, auto-parodie mal digérée ? Le film ne tranche pas et Lambert non plus. Sa présence amuse deux minutes puis devient tristement symbolique d’un cinéma qui croit que le clin d’œil suffit à faire un film. Le scénario ressemble à un champ de neige piétiné : aucune montée, aucune surprise, une succession de sketches ratés qui mènent à une fin sans panache. The Creeps n’est même pas un bon nanar, c’est un nanar qui se prend pour une blague mais qui oublie d’être drôle. On en ressort frigorifié, avec l’impression d’avoir regardé un mauvais VHS de fin de soirée, sauf qu’ici même l’alcool n’aide pas, un film qui voulait faire fondre la peur dans le rire et qui ne réussit qu’une chose : donner envie de rentrer au chaud.
NOTE : 8.10
FICHE TECHNIQUE
| Acteur | Personage |
|---|---|
| Chris Cavalier | Zach |
| Kheba Touray | Joe Goldsmith |
| Veronica Jarvis | Natalia |
| Matti Paalanen | Jaakko |
| Christopher Lambert | Zichzelf |
| Iiro Panula | Biff |
| Ismo Leikola | Wild Pete |
| Arman Alizad | Cop 1 |
| Sami Huhtala | Cop 2 |
| Alyssa Rivera | Publicist |
| Jarmo Mäkinen | Wannabe Curgan |
| Arman Schmid | Biff's friend 2 |
| Santeri Hänninen | Biff's friend 1 |
| Essi Unkuri | First Victim |
| Joe Dante | Cameo |

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