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dimanche 30 mars 2025

8.20 - MON AVIS SUR LE FILM l'HOMME A LA BUICK DE GILLES GRANGIER (1968)

 


Vu le film L’Homme à la Buick de Gilles Grangier (1968) avec Fernandel Danièle Darrieux Jean Pierre Marielle Georges Descrières Amarande Mario David Henri Czarniak Christian Barbier Michael Lonsdale Claude Piéplu

 

Armand Favrot, fortuné parisien, vient d'acheter la villa Les Martielles sur la Côte de Grâce, à Honfleur, et aménage royalement sa douce retraite. Régulièrement, Favrot reprend la route de Paris au volant de sa Buick Sport Wagon, où il va chercher, devant la mairie du XIXe, un groupe d'enfants pauvres qu'il transporte bénévolement jusque dans la région de Genève, où ils pratiquent les sports d'hiver.

Mais cette générosité cache en fait des activités peu recommandables car sous le surnom de « Monsieur Jo », il est un redoutable contrebandier international. Ce qu'il ignore, c'est que la jolie Michèle de Layrac, que ses avances ne semblent pas laisser indifférent est, elle aussi, activement recherchée par la police.

L’Homme à la Buick (1968) de Gilles Grangier s’inscrit dans la tradition des comédies policières à la française, mais il peine à convaincre. L’intrigue suit Louis Rapière (Fernandel), un homme mystérieux dont la luxueuse Buick attire l’attention. Suspecté d’un vol de diamants, il se retrouve poursuivi par la police et des truands. Le scénario repose sur un jeu d’apparences trompeuses, mais manque de rythme et de tension, ne trouvant jamais l’équilibre entre comédie et polar.

Fernandel, habitué aux rôles de bon vivant, semble mal à l’aise dans celui d’un gentleman-cambrioleur ambigu. Son duo avec Jean-Pierre Marielle, qui incarne son complice, ne fonctionne qu’à moitié, la faute à des dialogues peu inspirés. Marielle, encore en début de carrière, laisse entrevoir son talent mais reste sous-exploité. Seule Danielle Darrieux, en aventurière aussi séduisante que dangereuse, parvient à tirer son épingle du jeu, apportant une touche de mystère bienvenue.

Le film se distingue néanmoins par ses décors : le Jura (Les Rousses) et la Normandie (Trouville, Honfleur) offrent un cadre visuel agréable, qui apporte un peu de cachet à l’ensemble. Malheureusement, cela ne suffit pas à sauver un film au scénario plat et au suspense inexistant.

Gilles Grangier a pourtant signé de solides comédies policières (Trois jours à vivre, Meurtre à Montmartre), mais ici, la mécanique ne prend pas. L’humour est trop sage, l’action mollassonne, et Fernandel, dans l’un de ses derniers rôles, semble hors de son élément. Reste une conclusion où les apparences sont enfin bousculées, mais elle arrive trop tard pour réveiller l’intérêt. Un film mineur, plus anecdotique que véritablement marquant.

NOTE : 8.20

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