Vu le film L’Homme à la Buick de Gilles Grangier (1968) avec Fernandel Danièle Darrieux Jean Pierre Marielle Georges Descrières Amarande Mario David Henri Czarniak Christian Barbier Michael Lonsdale Claude Piéplu
Armand Favrot, fortuné parisien, vient d'acheter la
villa Les Martielles sur la Côte de Grâce, à Honfleur,
et aménage royalement sa douce retraite. Régulièrement, Favrot reprend la route
de Paris au
volant de sa Buick Sport Wagon, où il va chercher,
devant la mairie du XIXe, un groupe d'enfants pauvres qu'il
transporte bénévolement jusque dans la région de Genève,
où ils pratiquent les sports d'hiver.
Mais cette générosité cache en fait des activités peu
recommandables car sous le surnom de « Monsieur Jo », il est un
redoutable contrebandier international. Ce qu'il ignore, c'est que la jolie
Michèle de Layrac, que ses avances ne semblent pas laisser indifférent est,
elle aussi, activement recherchée par la police.
L’Homme à la Buick (1968) de Gilles Grangier s’inscrit
dans la tradition des comédies policières à la française, mais il peine à
convaincre. L’intrigue suit Louis Rapière (Fernandel), un homme mystérieux dont
la luxueuse Buick attire l’attention. Suspecté d’un vol de diamants, il se
retrouve poursuivi par la police et des truands. Le scénario repose sur un jeu
d’apparences trompeuses, mais manque de rythme et de tension, ne trouvant
jamais l’équilibre entre comédie et polar.
Fernandel, habitué aux rôles de bon vivant, semble mal à
l’aise dans celui d’un gentleman-cambrioleur ambigu. Son duo avec Jean-Pierre
Marielle, qui incarne son complice, ne fonctionne qu’à moitié, la faute à des
dialogues peu inspirés. Marielle, encore en début de carrière, laisse entrevoir
son talent mais reste sous-exploité. Seule Danielle Darrieux, en aventurière
aussi séduisante que dangereuse, parvient à tirer son épingle du jeu, apportant
une touche de mystère bienvenue.
Le film se distingue néanmoins par ses décors : le Jura
(Les Rousses) et la Normandie (Trouville, Honfleur) offrent un cadre visuel
agréable, qui apporte un peu de cachet à l’ensemble. Malheureusement, cela ne
suffit pas à sauver un film au scénario plat et au suspense inexistant.
Gilles Grangier a pourtant signé de solides comédies
policières (Trois jours à vivre, Meurtre à Montmartre), mais ici,
la mécanique ne prend pas. L’humour est trop sage, l’action mollassonne, et
Fernandel, dans l’un de ses derniers rôles, semble hors de son élément. Reste
une conclusion où les apparences sont enfin bousculées, mais elle arrive trop
tard pour réveiller l’intérêt. Un film mineur, plus anecdotique que
véritablement marquant.
NOTE : 8.20
FICHE TECHNIQUE
- Réalisation : Gilles Grangier
- D'après le roman Cher voyou de Michel Lambesc aux éditions Gallimard
- Scénario et adaptation : Gilles Grangier
- Dialogues : Henri Jeanson
- Assistants réalisateur : Paul Feyder et Patrick Millet
- Directeur de la photographie : Jean Tournier
- Opérateur : Adolphe Charlet, assisté de Maurice Delille et Jean-Claude Gaillard
- Montage : Jacqueline Douarinou-Sadoul et Michèle Masnier
- Décors : Robert Giordani, assisté de Michel de Broin
- Musique : Michel Legrand et Francis Lemarque
- Arrangement et direction d'orchestre : Vladimir Cosma
- Chanson du film : chantée par José Bartel
- Son : Jean Bertrand, assisté de Jean Bareille et Paul Pauwel
- Scripte : Martine Guillou
- Maquillage : Jacky Bouban
- Coiffure : Huguette Lalaurette
- Régisseur général : Louis Mannella
- Régisseur adjoint : Raymond Dupont
- Régisseur extérieur : Maurice Jumeau
- Ensemblier : Louis Seuret
- Accessoiristes : Roger Bollengier et Louis Charpeau
- Tapissier : André Molles
- Chef constructeur : Robert Dauphy
- Chef machiniste : Roger Bénévent
- Chef électricien : Jean Fontanilles
- Photographe de plateau : Jami Blanc
- Année de production : 1967 (tournage à l'automne 1967)
- Sociétés de Production : Les Films Copernic, Gafer (Paris)
- Directeurs de production : Maurice Jacquin et Roger de Broin
- Secrétaire de production : Madeleine Vilerbue
- Producteur délégué : Raymond Danon
- Administrateur comptable : Henri Charrier
- Société de distribution : Comacico (France)
- Tournage du au
- Lieux de tournage : intérieurs dans les studios Paris Studios Cinéma (à Billancourt) ; extérieurs à Honfleur (Calvados), Les Rousses (Jura), Champigny-sur-Marne (scènes au viaduc) et Paris.
- Fernandel : Armand Favrot, alias « Monsieur Jo »
- Danielle Darrieux : Michèle de Layrac
- Jean-Pierre Marielle : Serge Guibert, dit « Le marquis », un complice de la bande
- Georges Descrières : Lucien Bardier, un complice de la bande
- Amarande : Paulette Bardier, la femme de Lucien
- Mario David : « La Paluche », un homme de main
- Henri Czarniak : « Tonnerre », un homme de main
- Christian Barbier : Maxime, un homme de main
- Michel Lonsdale : L'inspecteur Farjon de la P.J.
- Claude Pieplu : Maître François Dodelin, le notaire
- Claire Duhamel : Mme Dodelin, la femme du notaire
- Edmond Ardisson : M. Filippi, le douanier à la frontière
- Bernard Dhéran : M. de La Motte, l'assureur
- Jacques Marin : Un déménageur
- Raoul Curet : Le commissaire de Honfleur
- Albert Dinan : M. Blancard, le plombier
- Laurence Badie : La patronne du "Bar des Artistes"
- René Berthier : Le bijoutier
- Françoise Delbart : L'accompagnatrice aux sports d'hiver
- Joëlle Jacquet : Marie-Louise, la bonne d'Armand
- Laure Paillette : Une domestique lors de la soirée
- Denise Bailly : Une mère à la mairie
- Jean Daniel : Le procureur Popelin
- Raymond Jourdan : Le docteur Bernard
- Alain Nobis : M. Lang, le trafiquant de bijoux à Genève
- Jean Rupert : M. Moirier, un invité à la soirée
- Claude Salez : Le menuisier
- Christian Brocard : Le tapissier/Un homme à la tombola
- Gilbert Servien : Un agent de police
- Robert Berri : Un agent de police
- Max Amyl : Un agent de police
- Paul Ville : Auguste Lalouette, l'antiquaire receleur
- Marcel Bernier : Un inspecteur
- Éric Donat : Le fils Blancard
- Jean-François Vlérick : Un enfant
- Benjamin Boda : Un enfant
- Alain Noël : Un enfant
- Yvonne Dany : La femme qui amène son enfant
- Madeleine Bouchez : Une invitée à la soirée
- Roger Rudel : La voix de la radio pour les informations
- Jean Laroquette : Un inspecteur
- Gaston Meunier : Un homme à la tombola
- André Auguet : Un homme à la tombola
- Hubert Lassiat : Un badaud
- Roland Malet : Un agent de police à la réception
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire