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mercredi 22 juillet 2026

5.50 - MON AVIS SUR LE FILM SCARY MOVIE DE MICHAEL TIDDES (2026)

 


Vu le film Scary Movie de Michael Tiddes (2026) avec Marlon Wyams Schawn Wyans Anna Faris Regina Hall Dave Sheridan Cheri Oteri Olivia Rose Keegan Cameron Scott Roberts Savannah Lee Nassif


Il y a des moments où l'on a envie de crier : **« POURQUOI ?! »** Et même de reprendre la célèbre phrase de Balladur : **« Je vous demande de vous arrêter. »**

Vingt-six ans après le premier *Scary Movie*, les frères Wayans reviennent enfin à l'écriture et devant la caméra, épaulés par Michael Tiddes à la réalisation. Le film retrouve Cindy Campbell (Anna Faris), Brenda Meeks (Regina Hall), Ray (Shawn Wayans) et Shorty (Marlon Wayans), de nouveau confrontés à un mystérieux tueur masqué qui s'amuse à massacrer tout ce qui touche aux franchises horrifiques modernes.

Au passage, le film égratigne *Scream*, *Get Out*, *M3GAN*, *Terrifier*, les reboots, les remakes, les requels et tous ces « derniers chapitres » qui n'en finissent jamais.

Sur le papier, difficile de ne pas être enthousiaste. Le retour des Wayans, d'Anna Faris et de Regina Hall avait tout pour redonner à la saga l'esprit irrévérencieux des deux premiers opus. On se disait qu'après treize ans d'absence, ils avaient forcément retrouvé la recette qui avait fait le succès de la franchise. Eh bien... non. **Scary Movie** n'a jamais été une franchise de qualité, ni dans ses scénarios ni dans sa finesse d'écriture. Mais celui-ci pousse le curseur encore plus loin.

C'est un empilement de vannes, de gags qui tombent à plat et, surtout, un recyclage permanent de ce que les précédents opus avaient déjà fait. On reconnaît les mécaniques, les mêmes ressorts comiques, les mêmes grimaces, les mêmes situations... sauf qu'elles fonctionnent beaucoup moins bien.

On espérait au moins rire. Mais aucun effort n'est fait pour nous faire sourire. Par contre, ils ont fait des efforts pour nous faire souffrir. Le véritable problème est là : l'humour se résume trop souvent à du gras de bas étage.

Les éternels « péter », « caca dans ma culotte » et autres blagues scatologiques remplacent les véritables trouvailles. À force d'accumuler les plaisanteries lourdes, le film finit par donner l'impression qu'il confond vulgarité et comédie. On n'est pas loin du fond.

Les scènes obscènes et volontairement vulgaires, tout comme le look toujours plus déshabillé de certains personnages, amuseront peut-être des jeunes ados peu exigeants qui ne sont pas encore arrivés à contourner leur logiciel de contrôle parental. Les autres risquent surtout de regarder leur montre. Le casting fait pourtant ce qu'il peut.


Anna Faris retrouve immédiatement son capital sympathie, Regina Hall conserve son énergie habituelle et les frères Wayans semblent prendre un réel plaisir à retrouver leurs personnages. Mais même eux ne peuvent sauver un scénario qui ressemble davantage à une succession de sketches qu'à un véritable film. On espérait que le retour des frères Wayans nous ferait retrouver l'esprit des deux premiers films.


Hélas, entre fainéantise créative ou appât du gain, le résultat laisse un goût amer. Et l'appât, finalement, c'est surtout le spectateur qui a été pris dans les mailles du filet de la pêche aux dollars. Le plus triste, c'est que la parodie est un genre qui demande une vraie écriture, un vrai sens du rythme et de l'observation.

Ici, on préfère l'accumulation de références faciles plutôt que de construire de véritables situations comiques.

On coche des cases au lieu de fabriquer des éclats de rire. **Ah, le temps béni de la période des VHS**, où les parodies les plus déjantées sortaient directement en K7, qu'on s'échangeait sous le manteau entre copains.

Aujourd'hui, on nous sert ce genre de spectacle en salles, parfois même en IMAX à 30 balles la place. Le retour des Wayans était une excellente idée. Malheureusement, retrouver les visages ne suffit pas à retrouver la magie. Ce sixième épisode prouve qu'on peut ressusciter une franchise... sans jamais réussir à ressusciter son esprit.

NOTE : 5.50

FICHE TECHNIQUE

Producteurs délégués : Jonathan Glickman et Alexandra Loewy

DISTRIBUTION

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