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mercredi 22 juillet 2026

13.30 - MON AVIS SUR LE FILM LEGENDES VIVANTES 2 DE ADAM MACKAY (2013)

 


Vu le Film Légendes Vivantes 2 de Adam MacKay (2013) avec Will Ferrell Steve Carrel David Koechner Paul Rudd Christina Applegate Kristen Wig James Mardsen Mario Cotillard Will Smith Drake Liam Neeson


Raconter *Légendes Vivantes 2* en sortant de la salle à minuit, c'est un peu comme chroniquer un Terrence Malick moins de huit jours après : il faut laisser retomber la poussière. Il y a tellement de gags, de dialogues absurdes, de situations improbables et de délires qui s'enchaînent que le cerveau met un certain temps à tout digérer.

Sorti en 2013 sous la direction d'Adam McKay, le film réunit de nouveau Will Ferrell, Steve Carell, Paul Rudd, David Koechner, Christina Applegate et toute la bande du premier *Anchorman*. Pourtant, malgré son succès aux États-Unis, il ne sortira jamais dans les salles françaises. Une décision qui m'a toujours laissé perplexe.

Le premier film avait réalisé seulement environ 2 800 entrées en France en 2004, mais avait rapporté près de 86 millions de dollars aux États-Unis pour un budget de 26 millions. Cette suite fera encore mieux avec environ 127 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget de 50 millions.

Malgré ces chiffres, aucun distributeur français ne prendra le risque. Allez comprendre pourquoi, alors qu'on nous sert parfois des bouses mémorables du côté des *Jupes des filles* ou d'autres productions bien plus dispensables. Il faut dire que Will Ferrell n'a jamais réellement trouvé son public en France, mais cela reste un drôle de choix.

C'était d'ailleurs le troisième film dépassant les 100 millions de dollars de recettes à ne jamais sortir dans les salles françaises. Une méthode qui allait malheureusement devenir de plus en plus fréquente.

On retrouve donc Ron Burgundy, présentateur vedette aussi imbu de lui-même qu'incompétent, véritable concentré d'érotomanie, de mégalomanie, de machisme et de racisme ordinaire. Le personnage est librement inspiré du présentateur de Detroit Mort Crim, mais poussé ici jusqu'à la caricature la plus délirante. Après avoir perdu son prestigieux fauteuil de présentateur, Ron se retrouve une nouvelle fois sur la touche.

Fidèle à sa banque de bras cassés composée de Brick Tamland, Brian Fantana et Champ Kind, il accepte finalement de rejoindre une petite chaîne d'information continue qui évoque les débuts de CNN au début des années 1980. Convaincu d'être toujours le plus grand journaliste du monde, il va évidemment mettre les pieds dans le plat à chaque occasion, casser les pieds de tout le monde et transformer chaque émission en catastrophe nationale.

L'intrigue n'est finalement qu'un prétexte à enchaîner les situations les plus absurdes possibles. Adam McKay ne cherche jamais le réalisme ; il pousse au contraire chaque scène jusqu'à l'extrême, avec un humour qui assume pleinement sa débilité. Pendant 1 h 45, c'est un feu d'artifice de dialogues absurdes, de non-sens, de gags visuels et de provocations.

Tout ne fonctionne pas forcément, mais lorsque le film touche juste, il devient irrésistible. Je retiens particulièrement quatre séquences qui m'ont fait mourir de rire.

La première est cette interminable discussion expliquant combien il est difficile d'engager une présentatrice noire... mais surtout pas parce qu'elle est noire. Toute la scène repose sur un malaise grandissant avant le repas avec la belle-famille. C'est d'un mauvais goût parfaitement assumé, et justement c'est ce qui fonctionne.

La deuxième est l'incroyable bataille finale dans les jardins de la ville. Une guerre totalement absurde où débarquent des dizaines de célébrités venues casser la figure à Ron Burgundy. Voir défiler Will Smith, Liam Neeson, Kanye West, Marion Cotillard, Kirsten Dunst, Jim Carrey et bien d'autres dans une surenchère de conneries toujours plus énormes reste un immense moment de cinéma burlesque.

Dans cette même bataille, Steve Carell se retrouve soudain avec une arme futuriste. Ron lui demande alors ce que c'est. — « Un pistolet du futur. » — « Et tu l'as trouvé où ? » — « Mais... dans le futur ! » C'est complètement idiot, mais je dois reconnaître que ce genre de bêtise me fait rire.

Et puis il y a sans doute le gag qui m'a le plus fait exploser de rire. Brick devient présentateur météo et découvre enfin le fameux fond vert. Fier comme un coq, il a pourtant eu l'excellente idée de mettre un pantalon... vert. En regardant l'écran, il se voit soudain sans jambes. Pris de panique, il hurle : « Mon Dieu... je n'ai plus de jambes ! » avant de s'effondrer. La salle a mis plusieurs minutes à s'en remettre. Et rien que de l'écrire aujourd'hui, je me marre encore.

Steve Carell est probablement celui qui vole le plus souvent la vedette. Son Brick Tamland est tellement stupide qu'il finit par devenir génial. Will Ferrell reste évidemment le roi de ce cirque permanent, tandis que Paul Rudd, David Koechner et Christina Applegate complètent une équipe qui fonctionne toujours aussi bien.

Sous son apparence de grosse farce, Adam McKay s'amuse aussi à égratigner les débuts de l'information en continu, la recherche permanente du sensationnel et la transformation du journal télévisé en spectacle. Mais le message passe toujours par le rire et jamais par la leçon.

On peut détester ce type d'humour, le trouver trop lourd, trop idiot ou trop excessif. Personnellement, j'adore lorsqu'un film assume totalement sa folie sans chercher à se justifier.

Une bonne dose de débilité assumée, un politiquement incorrect qui ose encore rire de tout, des dialogues complètement barrés et quelques scènes qui me font encore éclater de rire des années plus tard. Rien que pour Brick sans jambes, la bataille finale et ce fameux « pistolet du futur », je suis prêt à remonter dans le studio de Ron Burgundy sans hésiter

NOTE : 13.30

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