Vu le Film Obsession de Curry Barker (2026) avec Inde Navarette Michael Johnston Megan Lawless Cooper Tomlinson Andy Richter Haley Fitzgerald
J’ai passé une soirée en salles devant ce film d’épouvante et de frissons, et franchement, ça m’a confirmé ce que je pensais avant même d’entrer en salle.
L’histoire suit Bear, incarné par Michael Johnston, un jeune employé discret dans un magasin de musique. Il est amoureux depuis longtemps de Nikki, son amie d’enfance jouée par Inde Navarrette.
Ils bossent ensemble avec Ian (Cooper Tomlinson), le copain qui lance des blagues, Sarah (Megan Lawless), proche du groupe, et Carter (Andy Richter), le patron plutôt tranquille. Bear achète ce curieux objet, un One Wish Willow, dans une petite boutique. Il craque la branche et souhaite que Nikki l’aime plus que quiconque au monde. Le vœu se réalise immédiatement.
Au début, tout semble parfait pour lui. Nikki devient attentionnée, présente, presque trop. Mais très vite, son comportement change. Elle s’accroche, voit des rivaux partout, et les choses tournent mal. Les amis du groupe commencent à trouver ça étrange.
Les événements s’enchaînent avec des moments de tension soudains, des actes violents qui surgissent sans prévenir. La scène où une tête finit dans le volant reste particulièrement brutale, un choc visuel qui marque.
Pourtant, le film met du temps à démarrer. Les trente premières minutes s’étirent, on tourne autour des personnages sans que grand-chose n’arrive vraiment. Tout reste très prévisible : on sent les pièges arriver, les réactions des uns et des autres. Le scénario ne creuse pas beaucoup.
Il effleure la dépendance affective, l’obsession, mais sans aller loin, comme s’il avait peur de trop développer.Les acteurs font ce qu’ils peuvent. Michael Johnston donne à Bear ce côté gentil et maladroit qui colle au rôle. Inde Navarrette porte une grande partie de l’intensité, surtout quand son personnage bascule. Cooper Tomlinson et Megan Lawless apportent une touche légère entre amis, Andy Richter reste dans la discrétion.
Mais globalement, le jeu sonne souvent forcé, surtout dans les passages plus dramatiques.Ce qui me gêne le plus, c’est que le film mise tout sur des pics bien placés pour surprendre, mais ils deviennent vite évidents et presque drôles à force. On rit jaune devant tant de calcul.
Ça se veut effrayant, pourtant ça penche plus vers le comique involontaire que vers la vraie peur. Les maîtres comme Romero ou Raimi savaient construire une atmosphère solide avec un scénario qui tient debout. Ici, rien de tel.
C’est pensé pour un public jeune qui cherche des sensations rapides, sans besoin de profondeur.Le discours sur l’amour toxique reste court, superficiel. On sent le formatage pour des visions courtes, des moments qui claquent à l’écran sans laisser de trace.
Le début lent, la prévisibilité constante, l’ensemble qui joue sur l’effet de surprise plutôt que sur l’angoisse durable… tout ça fait que je ne m’y retrouve pas.Ce n’est pas mon genre de cinéma, même dans l’horreur. J’aime quand la peur repose sur une vraie construction, pas sur des artifices évidents.
Malgré tout, je ne suis pas déçu : je n’attendais rien de particulier. C’est un divertissement calibré pour teenagers, efficace pour eux, mais qui me laisse assez indifférent. Un film qui passe, sans plus. Voilà ce que j’en retiens après l’avoir vu et qui fera un cartoon sur Tik Tok
NOTE : 7.90
FICHE TECHNIQUE
- Réalisation et scénario : Curry Barker
- Musique : Rock Burwell
- Décors : Vivian Gray
- Costumes : Blair James
- Photographie : Taylor Clemons
- Montage : Curry Barker
- Production : James Harris, Christian Mercuri, Roman Viaris et Haley Nicole Johnson
- Production associée : Cooper Tomlinson
- Production exécutive : Jason Blum, Leonora Darby, David Haring, Ruzanna Kegeyan et Mark Lane
- Sociétés de production : Blumhouse Productions, Capstone Pictures et Tea Shop Productions
- Sociétés de distribution : Focus Features (États-Unis), Le Pacte (France)
- Pays de production :
États-Unis
DISTRIBUTION
- Michael Johnston (VF : Loïc Mobihan) : Bear
- Inde Navarrette (VF : Laure Filiu) : Nikki
- Cooper Tomlinson (en) (VF : Clément Moreau) : Ian
- Megan Lawless (en) (VF : Charlotte d'Ardalhon) : Sarah
- Andy Richter (VF : Guillaume Bourboulon) : Carter, le père de Sarah
- Haley Fitzgerald (VF : Marjorie Frantz) : Viola, la vendeuse
- Darin Toonder (VF : Guillaume Lebon) : Harry, le vendeur
- Curry Barker : l'homme du SAV de One Wish Willow (voix au téléphone)

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