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vendredi 29 mai 2026

16.10 - MON AVIS SUR LE FILM GOUROU DE YANN GOZLAN (2026)

 


Vu le Film Gourou de Yann Gozlan (2026) avec Pierre Niney Anthony Bajon Marion Barbeau Christophe Montenez Jonathan Thumbull Holl McCallany Léonie Simaga Jérôme Pouly Eric Naggar


Matthieu Vasseur, surnommé Coach Matt, est le coach en développement personnel le plus suivi de France. À l’heure où les gens ne croient plus à la politique et se détournent de la religion, il propose à ses adeptes une catharsis bien rodée, inspirée de son modèle américain, qui électrise les foules autant qu’elle inquiète les autorités.

Sous le feu des critiques et alors qu'un projet de loi visant à réguler sa profession se prépare au Sénat, Matt va s’engager dans une fuite en avant qui le mènera aux frontières de la folie et de la gloire.

Gourou de Yann Gozlan, putain quel film ! Très attendu, énorme succès en salles, et franchement mérité. Enfin un truc qui sort du lot, qui ose, qui ne ressemble pas à la bouillie formatée qu’on nous balance en ce moment. Yann Gozlan n’est pas Paul Thomas Anderson, on le sait, il n’a pas l’ampleur de Magnolia, mais bordel, au niveau où il joue, il livre un thriller psychologique passionnant, tendu, qui te happe du début à la fin.On suit Mathieu Vincent, alias Coach Matt, incarné par Pierre Niney

Ce mec se présente comme le messie du développement personnel, séminaires à gogo, discours motivants, sourires Ultra Bright. En vrai, c’est un escroc pur jus, comme tous les gourous du monde : le fric d’abord, la manipulation ensuite. Oreillettes pour souffler les réponses, mise en scène millimétrée, public conquis d’avance. Mathieu n’aime que lui, son image, son aura. Même quand Julien, la trentaine paumée (Anthony Bajon), craque en direct devant la foule et avoue que son père l’a violé, Coach Matt ne bronche pas. Julien n’est qu’un pion pour booster sa légende. Glacial, calculateur, narcissique à souhait.Mais Julien, lui, y a cru

Il a gobé le message, les promesses de renaissance. Et là, le film bascule. Julien va le presser, le traquer, jusqu’à cette scène no limit qui explose tout. Anthony Bajon y est monstrueux. Une explosion de jeu d’une précision chirurgicale, une rage contenue qui sort comme une lame. Pas surpris du bonhomme, quel plaisir d’absorber ce talent brut. Bajon est clairement l’un des plus grands acteurs du moment, il porte le film sur ses épaules dans cette séquence.

Pierre Niney est bien, solide, charismatique à l’écran. Mais on voit Pierre Niney, pas totalement Coach Matt. Il n’a pas ce côté caméléon d’un Tom Cruise dans Magnolia. Et puis cette coiffure… même dans les moments les plus durs, pas un poil qui bouge. On reste beau, faut pas exagérer, c’est presque comique. Ça enlève un peu de crédibilité au personnage, on reste dans le « beau gosse » plutôt que dans le gourou ravagé par son ego.Le scénario est bien ficelé, l’histoire avance sans temps mort, mais j’aurais aimé plus de développement sur les victimes.

À part Julien, on survole les autres. Il y avait de la matière pour creuser leur descente, leur manipulation, leur réveil douloureux.

Pareil pour la séquence TPMP, trop longue : est-ce un clin d’œil humoristique, un message sur ces émissions qui ressemblent à des réunions de Coach Matt ? Les deux sûrement, mais ça méritait d’être poussé plus loin.

Gozlan s'inspire du cinéma cela est sur peut-être un peu trop comme  vers la fin avec le gourou américain qui reprend presque mot pour mot le dialogue du sergent instructeur du Full Métal Jacket de Kubrick.

Un peu plus de piment, quoi.À l’arrivée, Gourou est un très bon film, différent, intelligent, qui dénonce sans être donneur de leçons. Il a le sel, le poivre, la tension, les performances (Bajon surtout, mon coup de cœur absolu). Il manque juste un peu de ce feu supplémentaire pour devenir un grand film.

Mais franchement, allez-y les yeux fermés : c’est du cinéma qui remue, qui questionne, qui divertit sans te prendre pour un con. Yann Gozlan signe là une belle réussite. Et moi, je ressors de la vision avec l’envie d’en parler pendant des heures. Gourou, c’est du lourd

NOTE : 16.10

FICHE TECHNIQUE

  • Réalisation : Yann Gozlan
  • Scénario : Jean-Baptiste Delafon et Yann Gozlan, d'après une idée originale de Pierre Niney[2]
  • Musique : Chloé Thévenin
  • Décors : Stéphane Rozenbaum
  • Costumes : Olivier Ligen
  • Photographie : Antoine Sanier
  • Son : Nicolas Bouvet-Levrard, Guadalupe Cassius et David Rit
  • Montage : Grégoire Sivan
  • Production : Wassim Béji, Marc-Henri de Busschère et Pierre Niney
  • Sociétés de production : Ninety Films et WY Productions, en coproduction avec La Compagnie Cinématographique, M6 Films, Panache Productions et Studiocanal
  • Sociétés de distribution : Studiocanal (France) ; Anga Productions (Belgique), Megarama Distribution (Maroc), Pathé Films AG (Suisse romande) et VVS Films (Québec)
  • Budget : 12,5 million [


DISTRIBUTION

  • Pierre Niney : Matthieu « Matt » Vasseur
  • Marion Barbeau : Adèle
  • Anthony Bajon : Julien
  • Christophe Montenez : Christophe
  • Jonathan Turnbull : Rudy
  • Holt McCallany : Peter Conrad
  • Léonie Simaga : Karla Demaison
  • Jérôme Pouly : Daniel
  • Raphaëlle Simon : Sam
  • Leanna Chea : Sonia
  • Déborah Grall : Louise Martin/ La journaliste
  • Tracy Gotoas : Hélène
  • Paul Scarfoglio : Laurent
  • Manon Kneusé : Sophie
  • Mazigh Bouaich : Sélim
  • Eric Khanthavixay : Jérôme
  • Sonia Imbert : Fanny
  • César Méric : Motard policier
  • Céline Carrère : Avocate Matt
  • Éric Naggar : Procureur
  • Elric Covarel Garcia : Policier IM
  • Alexandre Malesson : Journaliste LCP
  • Alex Elliott : Concierge hôtel Las Vegas
  • Laurie Catherine Winkel : Cassandra, l'assistante de Conrad
  • Charlotte Houdin : Influenceuse 1
  • Youri Lauriette : Influenceur 2
  • Zoé Garcia : Influenceuse 3
  • Costa Canda : Influenceur 4
  • Abdallah Charki : Influenceur 5
  • Lenni Prezelin : Coach français 1
  • Paco Fuster : Coach français 2
  • Judith Warner : Coach américaine 1
  • Manfred Brisou : Coach américain 2
  • Caro Quito : Coach espagnol
  • Christèle Baranzelli : Employée Expand 1
  • Alexis Brami : Employé Expand 2
  • Pauline Pouchin : Employée Expand 3
  • Julie Sara Foulon : Employée Expand 4
  • Julien Bougot : Employé Expand 5
  • Maryon Bertrand : Hôtesse d'accueil Expand
  • Magali Sarre : Adepte cocktail
  • Erica Labous : Hôtesse d'accueil Conrad
  • Eric Lum : Staff hôtel Vegas
  • Cyril Hanouna : Lui-même
  • Bernard Montiel : Lui-même
  • Nicolas Demorand : Lui-même
  • Danielle Moreau : Elle-même
  • Gilles Verdez : Lui-même
  • Géraldine Maillet : Elle-même
  • Jean-Michel Maire : Lui-même
  • Isabelle Morini-Bosc : Elle-même
  • Guillaume Genton : Lui-même

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