Vu le Spectacle au Théâtre de la Maison des Métallos , la pièce Dainas de Jonathan Capdevielle et Dimitri Doré joué seul en scène par Dimitri Doré
Le titre du spectacle n'est pas anodin. Les « Dainas », ces chants populaires lettons transmis de génération en génération, deviennent ici le symbole d'une mémoire invisible qui survit au temps, aux frontières et aux silences. À travers elles, Dimitri Doré cherche autant un pays que lui-même.
Rarement un seul-en-scène aura donné une telle impression de richesse. Tour à tour conteur, danseur, chanteur, et artiste de cirque (wouah quand il nous fait un numéro sur un anneau à deux mètres du sol) enfant en quête de réponses, adulte en construction, Dimitri Doré déploie une palette artistique impressionnante. Son corps parle autant que ses mots, son regard raconte autant que ses silences.
Il y a dans son jeu quelque chose de profondément vrai. Une fragilité assumée qui devient une force. Une pudeur qui finit par nous atteindre en plein cœur. On sourit souvent, on rit parfois, mais surtout on est ému par cette humanité qui affleure à chaque instant.
La scène devient alors un territoire sans frontières. Une terre où se rencontrent la France et la Lettonie, l'enfance et l'âge adulte, les absents et les présents. Chaque souvenir convoqué semble faire renaître un fragment de vie.
Le public ne reste jamais spectateur. Il accompagne ce voyage. Il avance aux côtés de Dimitri Doré comme un compagnon de route, partageant ses doutes, ses découvertes, ses émerveillements. Une émotion collective naît peu à peu dans la salle. On rythme au son du spectacle
Ce qui frappe également, c'est la beauté de la simplicité. Aucun artifice inutile. Tout repose sur la présence magnétique du comédien et sur la puissance du récit. Et cela suffit largement à créer la magie. Seul comme des draps sur scène servent à la dramaturgie du spectacle.
À mesure que le spectacle progresse, on comprend que cette recherche des origines dépasse le simple cadre autobiographique. Elle nous parle à tous. Qui sommes-nous ? D'où venons-nous ? Quelles histoires nous habitent sans que nous les connaissions vraiment ?
Dainas apporte peu de réponses définitives, mais il pose les bonnes questions avec une délicatesse infinie. C'est un spectacle sur la transmission, sur l'appartenance, sur les liens invisibles qui nous façonnent.
Dimitri Doré y déploie un talent multiple et éclatant. Son énergie, sa sensibilité et son engagement impressionnent autant qu'ils touchent. Il captive, il charme, il bouleverse.
On y entend des poèmes lettons (dont j'ai un magnifique recueil offert par Dimitri) , des chants , des moments téléphoniques )
A Travers le personnage fictif de Oleg on remonte dans les lointaines origines Lettones avant de revenir dans l'enfance de Dimitri le petit Lutin du Cinéma Français , qui comme le petit Poucet de Perrault ne sème pas des petits cailloux pour pas se perdre , lui plutôt ramasse ces cailloux pour monter le plus loin possible dans ses origines
De sa nouvelle famille , Dimitri ayant été adopté par une famille rémoise encore bébé , il a conservé la douceur la gentilesse dans son visage et son regard , on y voit à la fin du spectacle qui nous fait couler une larme un film de son enfance où déjà Dimitri avait le spectacle dans la peau utilisant un balai pour chanter et être la rock star , son papa m'a dit que Dimitri petit organisait des spectacles où il se mettait en vedette
Lorsque les lumières se rallument, quelque chose demeure. Comme l'écho d'un chant ancien porté par le vent des plaines baltes. Comme une émotion douce que l'on emporte avec soi.
Dainas est de ces spectacles rares qui ne se contentent pas d'être vus : ils se ressentent. Une œuvre profondément humaine, lumineuse et généreuse, portée par un artiste habité qui transforme son histoire personnelle en un moment de partage universel.
Un voyage au cœur des racines, de la mémoire et de l'identité, dont on ressort enrichi, ému et profondément reconnaissant.
Dimitri est un artiste complet dans tous les domaines et en plus il est très sympatique
« Dimitri voulait devenir artiste pour pouvoir faire son numéro. Le rêve de l'enfant s'est réalisé : il est devenu un artiste, et même un grand artiste. »

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