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vendredi 26 juin 2026

9.50 - MON AVIS SUR LE FILM BUS STOP DE JOSHUA LOGAN (1956)


 Vu le film Bus Stop de Joshua Loganb (1956) avec Marilyne Monroe Don Murray Arthur O'Connell Fay L.Hivor Hope Lange Eileen Heckart


Un jeune cowboy, participant au rodéo de Phoenix, force une vedette de cabaret à le suivre dans l'autobus qui le mène au Montana et à quitter l'homme avec qui elle doit se marier.

Bus Stop de Joshua Logan, 1956. Une gentille comédie romantique qui se veut légère mais qui patine un peu sur la glace. L’histoire suit Bo Decker, un jeune cowboy bourrin et vierge de 21 ans, qui quitte son ranch du Montana avec son pote Virgil pour aller faire un rodéo à Phoenix en Arizona. Virgil, le père de substitution calme et sage, lui a mis dans la tête qu’il était temps de trouver une femme.

Bo, ce grand gaillard qui hurle à tout-va comme un homme préhistorique, tombe raide dingue sur Chérie, une chanteuse de cabaret sexy mais un peu gauche, venue des Ozarks et qui rêve de Hollywood tout en se produisant dans un club minable de Phoenix.

Le gars la repère, décide illico que c’est son « ange », et passe en mode conquête sauvage : il la drague comme on marque un veau, la poursuit, la lasso carrément pour la ramener de force dans le bus vers le Montana. Classique des années 50 où le mec « viril » prend la femme pour un animal. Pendant le trajet, une tempête de neige bloque tout le monde dans un diner au bord de la route. Là, entre les passagers coincés, les discussions nocturnes et les engueulades, Bo va devoir comprendre que les femmes ne sont pas des trophées qu’on attache au bout d’une corde.

Il y a quelques scènes amusantes : le numéro catastrophique de Chérie qui massacre « That Old Black Magic » avec une voix de casserole, les réactions ahuries de Marilyn, ou Bo qui hurle dans le bus comme un taureau en rut. On rit par moments, surtout grâce au charme fou de Monroe qui opère assez bien.

Elle apporte une vraie vulnérabilité à cette fille paumée qui veut quitter ses rêves minables pour un amour neuf, ou rester et oublier tout. Le dilemme est là : tout plaquer pour suivre ce cowboy ou continuer à galérer dans les bars ?Mais sans plus. On ne s’attache pas vraiment aux personnages principaux. Bo reste un beauf des années 50 à la limite du supportable : il braille, il impose, il traite les femmes comme du bétail. Une parodie presque involontaire du mâle dominant qui vieillit mal aujourd’hui. Don Murray en fait des tonnes dans son premier grand rôle, et ça frise parfois le cartoon.

À côté, Marilyn sauve pas mal de séquences avec son sex-appeal fragile et ses mimiques, mais le film ne transcende jamais. C’est mignon, un peu touchant par instants sur le thème de l’amour qui transforme, mais jamais inoubliable.

Joshua Logan adapte la pièce de William Inge avec un casting solide autour : Arthur O’Connell en Virgil parfait, Betty Field et Hope Lange dans les rôles secondaires du diner qui apportent de la respiration.

Pourtant, au final, Bus Stop n’est pas indispensable. Une comédie romantique d’époque sympa pour passer une soirée, avec le plaisir de voir Monroe briller un peu, mais qui laisse un goût de « vu cent fois » et de cowboy insupportable. Pas un chef-d’œuvre, juste un bus qui passe.

NOTE : 9.50

FICHE TECHNIQUE


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