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mardi 23 juin 2026

13.00 - MON AVIS SUR LE FILM SEND HELP DE SAM RAIMI (2026)


 Vu le Film Send Help de Sam Raimi (2026) avec Dylan O'Brien Rachel McAdams Esyl Ismail Xavier Samuel Emma Raimi Chris Pang


Après un terrible accident d'avion, deux collègues d'une compagnie se retrouvent seuls survivants, coincés sur une île déserte. L'une est une employée maligne et pleine de ressources, l'autre son patron tyrannique et désagréable.

Après des années à naviguer entre productions diverses, Sam Raimi revient enfin derrière la caméra avec un film qui lui ressemble davantage. Pas un retour tonitruant, pas un nouveau Evil Dead, mais un survival thriller qui rappelle que le bonhomme sait toujours tenir un spectateur en haleine.

L'histoire est simple. Trop simple diront certains. Après le crash spectaculaire d'un avion au-dessus de l'océan, deux survivants se retrouvent seuls sur une île perdue. D'un côté Linda, employée discrète dont la carrière piétine. De l'autre Bradley, son patron arrogant et sûr de lui. Deux caractères opposés contraints de cohabiter pour survivre dans un environnement hostile.

La première qualité du film saute immédiatement aux yeux : la mise en scène. Raimi n'a rien perdu de son savoir-faire. La séquence du crash est impressionnante, tendue, spectaculaire sans sombrer dans la surenchère numérique. On ressent la catastrophe, la panique, la violence de l'impact. C'est du grand spectacle maîtrisé.

Visuellement, le film est une réussite. Les paysages sont magnifiques, la photographie met en valeur autant la beauté que l'isolement de cette île qui devient presque un personnage à part entière. On sent la chaleur, l'humidité, la fatigue des survivants. Raimi sait où placer sa caméra et comment raconter une histoire avec des images.

Là où je reste plus partagé, c'est sur le duo principal. Attention, je ne remets pas en cause leur talent. Les deux comédiens font le travail avec sérieux et professionnalisme. Mais quelque chose ne fonctionne pas totalement pour moi. Je n'ai jamais réussi à m'attacher complètement à eux ni à croire pleinement à leur relation. Une impression difficile à expliquer, comme une pièce de puzzle qui refuse obstinément de s'emboîter.

Pourtant le film avance bien. La survie, les tensions, les conflits de personnalité, les rapports de domination évoluent progressivement. Puis Raimi commence à brouiller les pistes.

Et c'est là que j'ai commencé à me gratter la tête.

Les scènes avec les écrans de surveillance, les caméras, cet appartement ou cette villa cachée débarquent dans le récit et pendant plusieurs minutes je me suis demandé si je n'avais pas raté un épisode. J'imaginais presque une organisation secrète, une expérience, un mystère à la Lost. Finalement non. La réponse est beaucoup plus simple et beaucoup plus dérangeante.

Sans trop en révéler, Raimi nous fait comprendre que la véritable menace n'était peut-être pas celle que l'on croyait. La victime n'est pas forcément la victime. Le manipulateur n'est pas forcément celui que l'on imaginait au départ. Une idée intéressante même si je trouve que le film devient alors un peu plus confus qu'il ne devrait l'être.

Cette dernière partie m'a laissé avec quelques doutes. Pas au point de gâcher le film, mais suffisamment pour me faire réfléchir après la projection. Ce n'est pas forcément un défaut. Après tout, un film qui vous accompagne encore en sortant de la salle a déjà gagné quelque chose.

Ce que je retiens surtout, c'est le retour d'un cinéaste qui sait créer de la tension, filmer l'action et donner une vraie personnalité à ses images. Même lorsque le scénario prend des chemins qui m'ont parfois laissé sur le bord de la piste, Raimi reste un raconteur d'histoires redoutablement efficace.

Send Help n'est sans doute pas le meilleur film de Sam Raimi, mais c'est un retour salutaire. Un film de survie élégant, souvent captivant, visuellement superbe, porté par une mise en scène solide et quelques idées suffisamment intrigantes pour alimenter les discussions après le générique.

Et rien que pour cela, le signal de détresse a bien été reçu.

"La boîte noire de l'avion était peut-être plus facile à déchiffrer que les dernières minutes du film, mais au final le signal de détresse de Sam Raimi a bien été reçu

NOTE : 13.00

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION



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