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mardi 30 juin 2026

12.80 - MON AVIS SUR LE FILM LA DANSE DES RENARDS DE VALERY CARNOY (2025)


 Vu le Film La Danse des Renards de Valery Carnoy (2025) avec Samuel Kircher Jean Baptiste Durand Faycal Anaflous Anna Heckel Jef Jacobs Yoann Blanc Raphael Thiery


Dans un internat sportif, Camille, un jeune boxeur virtuose, est sauvé in extremis d’un accident mortel par son meilleur ami Matteo. Alors que les médecins le pensent guéri, une douleur inexpliquée l’envahit peu à peu, jusqu’à remettre en question ses rêves de grandeur.

La Danse des Renards de Valery Carnoy est une très belle surprise. Je ne m'attendais pas à être autant embarqué par cette fable de résilience qui parle autant de boxe que de la difficulté de grandir. Et c'est justement là sa plus belle réussite : ne jamais tomber dans les clichés du film sportif.

L'histoire nous plonge au cœur d'un internat où de jeunes boxeurs s'entraînent avec l'espoir d'atteindre le plus haut niveau. Parmi eux, Camille, jeune espoir talentueux mais fragile, doit composer avec une discipline de fer, les sacrifices du quotidien, la concurrence permanente et les attentes d'un encadrement qui ne laisse rien passer. Ici, chaque décision des entraîneurs peut devenir une récompense... ou une blessure d'ego.

Ce qui m'a plu, c'est que l'on ne suit pas des adolescents délinquants ou à problèmes. Certes, leur route est pavée d'échecs et de succès, de doutes et de remises en question, mais ce sont avant tout des jeunes qui cherchent leur place et tentent de construire leur avenir. Le film évite les raccourcis psychologiques et préfère observer ses personnages avec beaucoup de justesse.

On pourrait croire que la boxe occupe tout l'écran, mais en réalité il y en a relativement peu. Les combats comptent, bien sûr, mais ce sont surtout les instants de vie en internat qui donnent toute sa force au récit : les amitiés, les rivalités, la jalousie face aux choix de la direction ou de l'entraîneur, les frustrations qui peuvent faire disjoncter certains lorsque les efforts ne sont pas récompensés. La victoire est une obsession permanente. Pas question de juste participer.

Cette pression constante finit par devenir le véritable adversaire des jeunes pensionnaires. Chacun encaisse les coups à sa manière, parfois sur le ring, souvent en dehors.

Valery Carnoy filme tout cela avec beaucoup d'énergie, sans jamais forcer le trait. Sa mise en scène est tonique, nerveuse, mais laisse aussi respirer les personnages. On sent les corps souffrir, les regards se croiser, les ambitions se fracasser avant de renaître.

Chez les adultes, Jean-Baptiste Durand, que l'on avait adoré derrière et devant la caméra avec Chien de la casse, est excellent. Il apporte une autorité naturelle, sans caricature, et représente parfaitement ces éducateurs qui doivent constamment jongler entre exigence sportive et accompagnement humain.

Du côté des jeunes, beaucoup de visages inconnus apportent une vraie authenticité. Le seul réellement identifiable est Samuel Kircher. Comme son frangin, il n'est pas le plus expressif des comédiens, mais il possède une aura magnétique incroyable. Sa simple présence capte souvent le regard et suffit à transmettre bien des émotions.

Le film parle finalement moins de boxe que de transmission, de confiance et de dépassement de soi. Il rappelle que les plus grands combats ne se déroulent pas toujours entre quatre cordes.

Sans chercher le spectaculaire, La Danse des Renards touche juste. Une belle chronique sur l'adolescence, l'effort, les rêves parfois cabossés et cette envie de continuer malgré les coups reçus.

Un film tonique, humain et sincère où, effectivement, seule la victoire semble importante... et où il n'est jamais question de juste participer.

NOTE : 12.80

FICHE TECHNIQUE

  • Réalisateur Valéry Carnoy
  • Scénario : Valéry Carnoy, en collaboration avec Jacques Akchoti
  • Musique Pierre Desprats
  • Photographie : Arnaud Guez
  • Décors : Yasmina Chavanne
  • Montage : Suzana Pedro
  • Son : Charlie Cabocel, François Aubinet, Thibaud Rie, Mathieu Cox
  • Production : Julie Esparbes, Inès Daïen Dasi
  • Sociétés de production : Hélicotronc et Les Films du poisson
  • Sociétés de distribution : Jour2Fête (France), Lumière (Belgique), Conic Films (Royaume-Uni)
  • Pays de production Drapeau de la Belgique BelgiqueDrapeau de la France France

DESTINATION

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