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samedi 27 juin 2026

14.80 - MON AVIS SUR LE FILM GOLDFINGER DE GUY HGAMILTON (1965)


 Vu le film Goldfinger de Guy Hamilton (1965) avec Sean Connery Honor Bkackman Gert Froebe Shireley Eaton Tania Maillet Harold Sakata Bernard Lee Lois Maxwell Desmond Llewelyn


L'agent secret 007 est chargé d'enquêter sur les revenus d'Auric Goldfinger. La banque d'Angleterre a découvert qu'il entreposait d'énormes quantités d'or, mais s'inquiète de ne pas savoir dans quel but. Quelques verres, parties de golf, poursuites et autres aventures galantes plus loin, James Bond découvre en réalité les préparatifs du « crime du siècle ».

Il y a des grands films. Il y a des films cultes. Et puis il y a ceux qui redéfinissent à eux seuls un personnage, un genre et même une mythologie. Goldfinger de Guy Hamilton appartient à cette catégorie rarissime. Plus qu'un troisième épisode des aventures de James Bond, c'est le film qui grave définitivement l'agent 007 dans le marbre... ou plutôt dans l'or.

Pour moi, c'est tout simplement l'un de mes Bond préférés. Déjà parce qu'il est porté par le meilleur des James Bond : Sean Connery. Charismatique comme personne, élégant sans être prétentieux, brutal quand il le faut, ironique à chaque réplique, séduisant sans jamais perdre son assurance. Il est Bond. Les autres l'ont interprété, lui l'a incarné.

Dès les premières minutes, Guy Hamilton impose un rythme parfait. L'intrigue est intelligente, jamais confuse, alternant espionnage, suspense et action avec une fluidité remarquable. Chaque scène fait avancer le récit, chaque dialogue possède son importance et le spectateur est embarqué dans une aventure qui ne relâche jamais son emprise.

Face à Bond, il fallait un adversaire à sa hauteur. Et quel adversaire ! Gert Fröbe compose un Goldfinger monumental. Un méchant... en or. Pas simplement un criminel mégalomane, mais un homme obsédé par le métal précieux au point d'en faire une véritable religion. Son calme apparent, sa suffisance et son intelligence en font l'un des plus grands vilains de toute la saga.

Et que dire des James Bond Girls ? Ici encore, c'est de l'or massif. Sensuelles, élégantes, inoubliables, elles participent pleinement au charme du film, où la séduction devient une arme aussi redoutable qu'un Walther PPK.

Mais Goldfinger, c'est surtout une accumulation de moments devenus mythiques. Le laser qui s'approche lentement de Bond reste l'une des scènes les plus célèbres de l'histoire du cinéma. La réponse légendaire de Bond lorsqu'il demande s'il peut espérer être épargné est entrée dans la culture populaire. Tout fonctionne, parce que la tension est permanente et que l'humour britannique vient constamment désamorcer la gravité de la situation.

Et puis... l'Aston Martin DB5.

Que serait James Bond sans elle ? C'est dans Goldfinger qu'elle fait sa première apparition, et déjà dans l'esthétique que tout le monde lui connaît aujourd'hui. Mitrailleuses, plaque tournante, écran pare-balles, siège éjectable... elle devient immédiatement bien plus qu'une voiture : un personnage à part entière. Chaque apparition déclenche encore aujourd'hui le même sourire chez les amateurs de cinéma.

Les scènes de poursuite automobile sont d'une générosité folle. Elles possèdent un souffle incroyable et une lisibilité exemplaire. C'est le Ben-Hur des temps modernes, où les chevaux ont laissé leur place aux chevaux-vapeur. Bien avant les débauches d'effets numériques, Guy Hamilton prouvait que le spectacle naît d'abord du talent de mise en scène.

Les cascades sont spectaculaires, inventives et surtout physiques. On sent le poids des carrosseries, la vitesse, le danger. Rien ne paraît artificiel. Chaque explosion, chaque dérapage, chaque bagarre possède une énergie qui continue d'impressionner plus de soixante ans après.

Le film est également un véritable carnet de voyages. Entre les golfs anglais, les paysages suisses et les décors américains, on aimerait passer nos vacances dans chacun de ces lieux... loin des balles, des complots et surtout du poison nommé OR.

Visuellement, Guy Hamilton soigne chacun de ses plans. Il alterne élégance britannique et gigantisme hollywoodien avec une facilité déconcertante. Tout est beau, tout est iconique, tout respire le cinéma populaire dans ce qu'il a de plus noble.

Impossible enfin de ne pas évoquer John Barry, absolument au sommet de son art. Sa partition donne au film une ampleur extraordinaire, mélangeant sophistication, romantisme et tension avec un sens mélodique exceptionnel.

Et puis arrive le générique...

Encore aujourd'hui, il demeure l'un des plus grands de toute la série. Les silhouettes, les jeux de lumière, les projections d'images sur le corps féminin... une idée géniale. Et par-dessus tout, cette voix inimitable de Shirley Bassey. Elle ne chante pas simplement Goldfinger, elle le propulse dans la légende. Dès les premières notes, on sait que l'on assiste à quelque chose de plus grand qu'un simple film d'espionnage.

Ce n'est pas un hasard si Goldfinger demeure, aujourd'hui encore, le film le plus important pour James Bond et surtout pour sa mythologie. Tous les ingrédients qui feront le succès éternel de la saga sont là : le héros parfait, le méchant inoubliable, les gadgets, les voitures de rêve, les femmes fatales, les décors somptueux, les cascades gigantesques, l'humour, la sensualité, l'action et cette capacité unique à faire rêver le spectateur tout en le tenant en haleine.

Bond y est sensuel, sexy, élégant... mais il tire aussi à tout-va sans compter lorsque la mission l'exige. Une sophistication qui n'oublie jamais d'être spectaculaire.

Des voitures de légende, des cascades monumentales, un méchant en or, une James Bond Girl en or, une Aston Martin devenue immortelle, John Barry au sommet, Shirley Bassey impériale, Sean Connery au firmament... que demande le peuple ?

NOTE : 14.80

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION


Raymond Young : Sierra, le contact de Bond au Mexique (pré-générique)

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