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lundi 13 avril 2015

PULP DE FLORIAN HABICHT par Critique Chonchon

Film about life, death et supermarkets.

8 décembre 2012. Une pierre blanche dans l'histoire de l'outsider le plus chic du rock anglais. Jarvis Coocker et son groupe Pulp donnent le dernier concert de leur ultime tournée dans leur ville natale : Sheffield. L'histoire d'une journée presque ordinaire dans cette ville moyenne du Nord de l'Angleterre où les poissonniers remplissent leur étal, où les vendeurs de journaux alignent les éditions de The Star tirant sur Pulp, où les fans de 7 à 77 ans se racontent passionnément leurs souvenirs avant l'ouverture des portres et où les membres du groupe sentent la pression monter.

Alors que le titre du documentaire de Florian Habicht porte le nom du groupe Pulp, le sujet n'est directement tourné vers ce dernier, puisque le réalisateur a souhaité détourner le sujet afin d'évoquer la naissance du groupe et la carrière de ses membres jusqu'à aujourd'hui, à travers la population de Sheffield, la ville natale de Pulp.

En voilà une idée étonnante ! le réalisateur a demande aux habitants de la ville de Sheffield de danser et de chanter sur les chansons du groupe Pulp, pour son documentaire. Ces derniers ont accepté volontiers, puisque le groupe fait partie des légendes de la Brip Pop en Grande-Bretagne.

"Com on People" est comme une chanson hymne honorant avec drôlerie ces gens ordinaires dont on ne parle jamais, pas plus en chanson qu'au cinéma, en littérature, qu'en peinture; Et cette incroyable chanson sert un peu de film conducteur à ce film brillant, drôle et émouvant.

La démarche n'a rien de démagogique. Généreuse, elle traduit un vrai amour du prolétariat, sans lequel "Pulp" n'aurait jamais atteint un tel niveau de vérité et d'émotion dans sa musique. Ce sont ces gens modestes les vrais héros d'un film attachant et original. Plutôt que de faire dans l'archéologie, ce Pulp là montre comment, en trente ans, le groupe a véritablement intégré l'ADN de la ville. Et, au-delà, celui de la Working Class anglaise. C'est aussi beau qu'une exposition des photographies du génial Marin Barr.

Un rare exemple de documentaire consacré à une pop-star, Jarvis Cocker, qui n'est pas rivé sur le nombril de cette star infiniment modeste, ni même sur sa musique, mais tente de les replacer dans leur contexte originel, humain avant toute chose.

Enfin sans mépris ni snobisme, je voudrais dire combien il est agréable et émouvant de voir et écouter, depuis la France, une femme britannique de 70 ans nous expliquer pourquoi elle préfère Pulp à Blur, quand "nous' somme encore les oreilles horriblement bouchées à Johnny Halliday et Michel Sardou, Jean Jacques Goldman et Francis Cabrel !

Et oui, ces gens ordinaires de tous âges qui entonnent "Common".

Critique Chonchon

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