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lundi 13 avril 2015

CHRONIQUE DE LA SEMAINE : QUEL EST L'AVENIR DU CINEMA EN SALLES .... CHEZ SOI

Dans les années 60 , l'arrivée de la télévision faisait craindre le pire pour les salles de cinéma, dans un premier temps il avait pas tort avec la crise des entrées dans les années 70/80, puis de nouveau avec l'arrivée du Streaming, et du téléchargement, or beaucoup de film battent des records (voir Fast and Furious 7 qui devaient dépasser le milliard de dollars de recettes dans le monde), bien sur ils pourraient avoir plus, et c'est ce que l'industrie du cinéma et entrain de mettre en place, sauf la France qui a des années de retard avec son protectionnisme et sa chronologies des médias, pensez bien voir un film à la télévision gratuite , 3 ans après alors que ont ai déjà passé au numéro suivant, tenant pas compte des besoins et des envies des gens.

Aujourd'hui le spectateur a envie de consommer vite et rapidement.

Des initiatives sont prises par les Studios, le développement dans les pays asiatiques qui va leur rapporter beaucoup d'argent, et quelques artifices comme le e-cinéma, qui va permettre de voir des films récents dans les mêmes conditions qu'en salles, mais chez soi, au prix moyen de 8€, TF1 est déjà sur le coup et le proposera au plate-forme de diffusion.

HBO aussi va mettre en place ce système, mais n'a pas le problème de la chronologie des médias comme rempart.

Mais l'avenir du cinéma chez soi, ce sont les plate-formes de diffusion (Amazon, Google, ou Yahoo) qui vont proposer dans les années à venir leurs propres films, et rien ne pourra les arrêter , ni le contenu, ni quand on les verra, sans compter bien sur sur les plate-formes comme Netflix qui vont révolutionner le contenu (voir les excellentes séries qui passent sur leur site).

Il faudra aussi s'attendre dans quelques années à un festival de cinéma (sans les vedettes et le tapis rouge) chez soi et on votera en direct sans jury ni paillettes.

A suivre .........

Libby Day est une petite fille de 7 ans qui aime beaucoup sa maman, au point de ce lever la nuit et d'allé vouloir dormir dans le lit de maman (Christina Hendricks) mais au profond de la nuit, toute la famille Day va être assassiné dans cette maison de l'horreur sauf Libby qui arrive à échapper à son ou ses agresseurs et se réfugiés loin de la maison.

Dès cette première scène du film , on se dispensera tout de suite de penser que le réalisateur français Gilles Paquet Brenner (qui avait quand même réaliser Gomez et Tavares pour se donner une idée) film cette scène en infra-rouge pour donner un style film d'horreur, mais pourquoi tant de hâte alors que cette même scène , on la reverra à la fin du film, à la lumière du jour, beaucoup plus réaliste d'ailleurs.

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28 ans plus tard , et oui le temps passe, après avoir dilapidé l'argent qu'elle avait gagné en écrivant son histoire, la belle Libby Day (Charlize Théron) doit faire un choix dans sa vie, abandonner don passé ou continuer à chercher la vérité, car depuis quelques années elle a des doutes sur la vérité, en effet petite fille au moment du drame, elle a dénoncé son frère de 16 ans (l'excellentissime Tye Sheridan) du meurtre de sa mère et de ses deux soeurs.

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Un jour elle reçoit un mystérieux coup de téléphone qui veut la rencontrer pour lui faire part de révélation, jeune homme (Nicholas Hoult) passionné de Faits Divers, qui enquête à la place de la police.

Cette partie du film est nettement la plus faible, un parce que Nicholas Hoult (d'habitude excellent) à un rôle aussi peu consistant que son jeu d'acteur ici.

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Mais que dire de Charlize Théron (malgré tout le talent qu'elle a) ne sert à rien, de plus on peut penser qu'elle est chauve et a des moignons, pourquoi cela, car comment expliqué alors qu'on est dans un film d'action et thriller noir , elle porte une casquette vissé sur la tête pendant tout le film, et les mains fourrés dans ce petit blouson de cuir noir dans ses poches, un rapport avec le scénario que nenni, on regardera de nouveau le nom du réalisateur.

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Mais heureusement , on va allez dans le passé quelques jours avant le drame, ou les protagonistes vont se mettre en place, Le jeune Ben Day (Tye Sheridan qui est confirmation de son talent) est déjà accusé de pédophilie pour avoir fait des approches à une jeune fille mineure , dans cette famille ou la mère endettée jusqu'au va tenter de commettre l'irréparable, un père alcoolique et violent absent de la maison mais venant se servir sur les derniers deniers de la maison, Ben va s'isoler et se rapprocher de la petite Diontra (Excellente Chloé Grace Moretz) qui comme lui se passionne pour le satanisme.

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Les relations mère et père ne sont pas inconnues pour Charlize Theron, car la mère dans la vrai vie a tuer son mari (et père de Charlize) parce que elle le violentait, elle ne fut pas poursuivie, et a eu un énorme impact sur la carrière de sa fille. Le film est produit par Charlize elle-même , ce qui fait une sorte de thérapie de groupe, qu'elle propose aux spectateurs du monde entier.

Diontra est enceinte de Ben , et cette relation va avoir une importance à la fin de l'histoire, un chat ne faisant pas un chien.

Ben est-il coupable comme l'avait dit sa soeur 28 ans plus tôt , ou cache t-il un secret plus lourd que le temps passé en prison, la fin du film étant conforme aux prévisions (pas de surprise majeure) est assez vite bâclée ce qui est dommage, avec en autres le peu de développement du faites qu'on peut acheter quelqu'un pour se faire assassiner.

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En conclusion la partie avec Théron et Hoult est très faible, par contre les deux jeunes Tye Shéridan et Chloe Grace Moretz livre une grande performance qui fait froid dans le dos.

On se croirait quand même dans une production Besson, ou le scénario est resté dans le coffre d'une voiture.

Note : 13.50


The Humbling de Barry Levinson avec Dustin Hoffman  et Diane Wiest.

Hollywood aime bien remettre au goût du jour ces vielles gloires, après Michael Keaton dans Birdman, voici Al Pacino dans ce film de Barry Levinson qui joue ici une vielle gloire théâtrale qui est prêt a tout pour faire le buzz.

Mais voilà Barry Levinson n'est pas Inarittu et il nous sert ici, un film un peu mièvre uniquement par la performance d'acteur de Al Pacino.

A 70 ans tous les deux , Levinson et Pacino s'amusent beaucoup à caboniter et décrire les douleurs des os , secoués par la belle Greta Gerwig vu dans Frances Ha. Simon Axler vieux acteur sur le retour veut faire un baroud d'honneur à la façon shakespearienne proche de la sénilité , malgré l'évidence fatigue du héros des années 70, mais reste malgré tout un très grand comédien.

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On est dans le même sujet et domaine que Birdman, moins visuel que ce dernier, ou à la différence Keaton essaie de remonter la pente , là Pacino malmène son image de star. Entre le personnage et l'acteur on espère que ce dernier à quelques beau parcours encore à effectuer.

Note : 10.80


Après un long jeûne, Jésus (Nabil Djedouani) rejoint les membres de sa communauté , soutenu par son disciple et intendant, Judas (Rabah Ameur-Zaïmeche). Son enseignement sidère les foules et attire l'attention des grands prêtres et de l'autorité romaine.
Peu avant son arrestation, Jésus confie une ultime mission à Judas...

Rabah Ameur-Zaïmeche est un réalisateur que j'aime particulièrement , et ce depuis Wesh-Wesh en 2001 (Prix Jean Vigo). S'ensuivirent "Bled Number One", "Dernier Maquis" , "Les chants de Mandrin (mon préféré jusqu'ici) que j'ai tous aimés, pour des raisons différentes, à des degrés différents. Qu'il ne bénéficie pas d'avantage de promotion et d'audience m'étonne toujours.

D'évidence, en terme de réalisation, de mise en scène, de direction d'acteurs, d'image et de cadrage (c'est magnifique), de lumière inspirée par les tableaux du Carave et de Rambrandt.... Le réalisateur n'a aucune leçon à recevoir. Le film est formellement aussi aqueux que végétal que minéral, et filmer aussi bien les ocres des pierres et de la terre, la poussière dans le vent, est une rareté. Tout le travail fait sur les étoffes est admirable.

Rabah Ameuu- Zaïmeche est un Judas particulièrement troublant; Nabil Djedouani campe un Jésus d'une rare inquiétude ; Mahamed Aroussu en Barabs est ce que j'ai vu de plus éblouissant ces derniers temps; Patricia Malvoiisn et Marie Loustalot sont de parfaites Suzanne et Bethsabée ; Ponce Pilate et Ménérius bénéficient du jeu très retenu de Régis Laroche et Xavier Mussel ; Elliott Khayat est uns cribe troublant. Tout le monde est au diapason, et là aussi , il n'y a rien à redire.

J'en viens au propos du réalisateur, outre le fait que le prime de Judas prévaut, ce qui en soit une idée passionnante. Le film fait de Judas la figure centrale de son récit : "Un personnage comme Judas a une dimension tragique inouïe et il mérite d'être réinventé, ré-imaginé. D'ailleurs, il est surprenant qu'on ne l'ait pas exploré d'avantage au cours de l'histoire du cinéma, explique Rabah Ameur-Zaïmeche. Il  a cherché en quelque sorte, à le "réhabiliter".

Il insiste sur la dimension humaniste de Jésus, guide pour les siens qui évolue au sein de son peuple et leur apporte son aide. Il le présente comme un homme qui partage ses connaissances et se défie de la parole figée qui peut devenir un instrument de domination et de soumission. Et il prête magnifiquement son corps à  une relecture pertinente du personnage biblique.

Pas de reconstitution numérique, ici, ni de morceaux de bravoure, juste quelques hommes, des cailloux et une parole dont chaque mot est lentement énoncé pour mieux la laisser s'écouler en nous. Le pari est fort radical. Tout en ré-orientalisant le récit évangélique, Rabah lui donne une portée et un sens qui, échappant à tout contexte historique précis, le rendent pertinent pour notre temps.

Iconoclaste et hypnotique, le nouveau film de Rabah Ameur-Zaïmeche, cinéaste singulier dans le paysage français, nécessite certes que l'on vienne à lui mais la récompense est grande : par la simple force de ses images, il parvient à générer un envoûtement total.

Et la splendeur du désert Algérien.

Critique Chonchon 


Jamais de la vie de Pierre Jolivet et Gilles Paquet-Brenner avec Olivier Gourmet et Valérie Bonneton.

A partir du moment, qu'on est dans un film de Pierre Jolivet, on s'est qu'on est dans un film qui va parler de social, de luttes des classes et d'abandon dans une société.

Franck (Olivier Gourmet)  est un vigile dans un centre commercial de province, qui vit en célibataire dans une barre en bétons ou grouille une faune locale, qui passe leur temps à s'éviter avec la police locale.

Franck s'ennuie mais fait son travail correctement ayant peu de relation externe à part Ketu (Marc Zinga) qui a des problèmes avec des petits voyous (lui aussi vigile dans ce même centre mais le jour) , en général Franck ne se mêle de rien, une habitude, mais l'empreinte du passé ressurgit (lui qui a fait quelques temps en prison) quand Ketu est poignardé chez lui et qu'il a compris ce qui ce tramait.

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Lorsqu'on aborde le sujet tel que , on ne peut qu'adhérer au message de Jolivet , Gourmet remplaçant Lindon dans ce même type de rôle.

Mais voilà, il faut toujours que les réalisateurs en fassent un peu trop , en allant envoyer son héros à Paris passer une soirée festive dans un grand restaurant, mais si les spectateurs de province ne connaissent pas Paris, quand on est parisien , on a des boutons, et ce n'est pas la première fois je vous le garantie (passant du périph à la Condorde, puis devant la Madeleine puis remontant les Champs Elysées, ou en allant manger dans un restaurant du haut des Champs Elysées, puis sortant par les arcades de la Rue de Rivoli (hic) puis remontant de nouveau les Champs Elysées (re-hic).

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Pas de surprise à l'arrivée on est dans un vrai film de Pierre Jolivet notre Dardenne ou Loach à nous, et puis on regardera avec délectation la performance de OLivier Gourmet, grande masse de talent, qui efface tout de sa présence.

Pour le reste on comptera les oiseaux dans le ciel avec des jumelles.

Dernière question, que faisait t-il au Festival de Beaune du Film Policier, à part une voiture de police au loin.

Note : 13.80


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