Pages

mercredi 24 juillet 2024

16.90 - MILLE FILMS DE MA VIE - LA CHARGE HEROIQUE DE JOHN FORD (1949)


Mille Films de ma vie avec le film La Charge Héroïque de John Ford (1949) avec John Wayne Victor McLaglen Ben Johnson Joan Dru John Agar Harry Carey Jr Mildred Natwick George O’Brien Arthur Shields Michael Dungan Noble Johnson Chef John Big Tree Irving Pichel Harry Woods Peter Julien Ortiz

En 1876, après la défaite de Custer à Little Big Horn, la tension s’intensifie sur les frontières de l’Ouest, où les tribus indiennes commencent à se regrouper pour partir en guerre contre les « visages pâles », qu'ils veulent chasser de leurs terres. Dans un poste isolé, le capitaine Nathan Brittles (John Wayne), à la veille de prendre sa retraite, doit faire face à ce soulèvement. Ami d’un vieux chef indien, il fera tout pour éviter que le sang soit versé et, à cette fin, effectuera en dernier ressort un raid audacieux, mais pensé pour ne coûter la vie à personne. Entre-temps, nous assistons au déroulement de la vie quotidienne au Fort, où notamment deux jeunes lieutenants se disputent les faveurs de la nièce du commandant (Joanne Dru). Celle-ci arbore un ruban jaune (le yellow ribbon du titre original) signifiant, dans la tradition de la cavalerie américaine, que son cœur est pris  

Après Le massacre de Fort Apache. Le film est le second volet de la trilogie que le réalisateur consacra à la cavalerie américaine, suivra Rio Grande, dans laquelle à chaque fois John Wayne est de la distribution.

L’un des grands westerns de l’histoire ou John Ford va utiliser tout son savoir-faire de mise en scène pour raconter cette histoire de ce militaire qui voit arriver la retraite à grand pas, ou plutôt à la vitesse des aiguilles d’une montre que Nathan Brittles regarde très souvent même après avoir passé l’heure ultime

La Charge Héroïque" est un chef-d'œuvre du réalisateur John Ford, connu pour son talent à capturer l'essence des grands espaces et à raconter des histoires profondes et émouvantes. Ce film se déroule dans les décors grandioses du Far West américain, qui deviennent eux-mêmes des personnages à part entière dans l'histoire comment Monument Valley l’un des lieux les plus utilisés par Ford comme s’il était chez lui

L'histoire de ce film met en lumière le combat d'honneur d'un homme qui est prêt à aller jusqu'au bout de sa mission, même au péril de sa vie. Le personnage principal incarne la bravoure, le sacrifice et la détermination, des valeurs intemporelles qui résonnent encore aujourd'hui.

John Ford parvient à créer une atmosphère de tension et de suspense tout au long du film, nous tenant en haleine jusqu'à la dernière seconde. Les scènes de bataille sont d'une intensité rare, filmées avec une maîtrise technique et un sens du rythme qui laissent le spectateur sans voix.

Au-delà de l'action et des scènes d'anthologie, "La Charge Héroïque" aborde des thèmes universels tels que l'honneur, le devoir, la loyauté et le courage. Le film nous invite à réfléchir sur la nature humaine et sur ce qui nous pousse à aller au bout de nos convictions, même dans les situations les plus extrêmes.

Le fameux « yellow ribbon » du titre original, dont le jaune rappelle la couleur distinctive de l'US Cavalry, fait référence à cette habitude, commune à de nombreux pays, d'arborer ce genre de ruban pour rappeler qu'on attend le retour d'un amour, d'un proche. Popularisée aux États-Unis, cette coutume entraîne la création de nombreuses chansons et poèmes s'y rapportant

Si John Wayne par sa stature vampirise le jeu des autres acteurs tellement il en impose, malgré tout Joanne Dru et surtout le génial Victor McLaglen qui aime autant la bouteille que la bouteille amène une touche humoristique dans ce drame

A la différence de son dernier Western Les Cheyennes, Ford film les Indiens comme les ennemis du peuple, mais Ford a sur changer d’avis à la fin de sa carrière, ce qui reste quand même comme le Goat dans cette période du cinéma

"La Charge Héroïque" est un véritable bijou du cinéma, une œuvre intemporelle qui continue de fasciner et d'inspirer les spectateurs des générations successives. John Ford a su transcender le genre du western pour nous offrir un chef-d'œuvre inoubliable, un véritable symbole du cinéma du vrai, où l'émotion et l'action se mêlent pour créer une expérience cinématographique inoubliable.

NOTE : 16.90

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION

5.30 - MOBN AVIS SUR LE FILM CHIENNES DE VIES DE XAVIER SERON (2023)

Vu le film Chiennes de Vies de Xavier Seron (2023) avec Jean-Jacques Rausin, Aurora Marion, Arieh Worthalter Mara Taquin Louise Manteau Ninon Borsei

Les aventures de Tom, qui pour plaire à Cécile, la fille du concierge, consent à recueillir le Chihuahua de son défunt voisin. Seul problème, cette bestiole, en apparence inoffensive, semble avoir poussé son maître au suicide et vouloir lui faire la peau. Celles de Greta, comédienne et égérie d’une célèbre marque de parfum, dont le chien et l’assistante sont mort·es écrasé·es par un camion. Dans une blanchisserie, elle rencontre Charlotte et lui propose de remplacer son assistante… à moins qu’il ne s’agisse de se substituer à son chien. Celles enfin de Franck et Lola, qui vivent un véritable coup de foudre. Jamais Franck n’avait partagé autant de points communs avec quelqu’un… Sauf un : Lola n’aime pas les chiens. Franck va devoir choisir entre Lola, son nouvel amour et Perdita, sa meilleure amie et le meilleur des chiens.

 

Xavier Seron cherche à défier les normes cinématographiques traditionnelles en poussant les limites de l'art et de la provocation. Son objectif est de susciter des émotions fortes chez le public, de le pousser à réfléchir et à remettre en question ses propres croyances et perceptions.

À travers une esthétique visuelle et narrative singulière, le cinéaste cherche à explorer les zones d'ombre de la psyché humaine, à mettre en lumière les aspects les plus sombres de la nature humaine. Il utilise le medium cinématographique pour créer une expérience sensorielle et émotionnelle intense.

En faisant le choix d'une approche radicale et dérangeante, Xavier Seron cherche à provoquer des réactions vives et à stimuler la réflexion sur des sujets tabous et controversés. Son cinéma se veut subversif, engagé et résolument anticonformiste.

Le réalisateur joue avec les codes du cinéma d'auteur pour proposer une vision dérangeante et dérangeante de la réalité, mettant en scène des personnages marginaux et des situations extrêmes. Il utilise l'art cinématographique comme un moyen de déconstruction et de réinvention des conventions narratives.

  Son cinéma radical et audacieux cherche à ouvrir de nouvelles perspectives et à repousser les limites de la narration cinématographique.

NOTE : 5.30

 

14.10 - MON AVIS SUR LE FILM L'ENFANT DE LUC ET JEAN PIERRE DARDENNE (2005)


 Vu le film L’Enfant de Jean Pierre et Luc Dardenne (2005) avec Jérémie Renier Deborah François Jérémie Ségard Fabrizio Rongione Samuel de Ryck Olivier Gourmet Stéphane Bissot Jean Michel Balthazar Philippe Jeusette

En banlieue de Liège (Belgique), Sonia et Bruno parviennent à peine à joindre les deux bouts, vivant notamment des petites magouilles de ce dernier. Alors que Sonia sort tout juste de la maternité avec leur fils, Jimmy, Bruno vend son bébé à des trafiquants pour le marché noir. Face à la douleur de Sonia, il regrette son erreur et rachète l'enfant en rendant l'argent reçu. Mais après avoir été refoulé par Sonia, ses dettes et ses délits vont l'enfermer dans le désespoir, et le conduire tout droit en prison.

Palme d’Or 2005


"L'Enfant" des Frères Dardenne est un chef-d'œuvre du cinéma contemporain qui explore de manière poignante et réaliste le thème de la paternité dans un contexte social difficile. Ce film met en lumière le parcours d'un jeune homme, petit truand insouciant, dont la vie est bouleversée par l'arrivée de son enfant. La performance de Jérémie Renier dans le rôle principal est exceptionnelle, apportant une profondeur émotionnelle et une intensité remarquable au personnage.

Les Frères Dardenne parviennent à capturer avec une grande sensibilité les dilemmes moraux auxquels est confronté le protagoniste, confronté à la responsabilité de devenir père et à la tentation de l'argent facile. Le film aborde de manière subtile et nuancée les thèmes de la rédemption, de l'amour filial et de la lutte pour une seconde chance.

La mise en scène sobre et la caméra intimiste des Frères Dardenne permettent une immersion totale dans l'univers de ce jeune homme en quête de rédemption. Chaque plan est chargé de sens et d'émotion, renforçant l'impact des événements qui se déroulent à l'écran.

"L'Enfant" est un film profondément humain, qui questionne la nature de la responsabilité parentale, l'importance des choix que nous faisons et la possibilité de se racheter. Il s'agit d'une œuvre marquante qui laisse une empreinte durable dans l'esprit du spectateur et qui témoigne du talent incontestable des Frères Dardenne en matière de réalisation cinématographique.

NOTE : 14.10

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION

Jérémie Renier : Bruno
Déborah François : Sonia
Jérémie Ségard : Steve
Fabrizio Rongione : jeune bandit
Olivier Gourmet : policier en civil
Samuel De Ryck : Thomas, l'enfant dealer
Stéphane Bissot : la receleuse
Jean-Michel Balthazar : le barman
Philippe Jeusette : le receleur show-room

mardi 23 juillet 2024

12.30 - MON AVIS SUR L.E FILM ET LA FETE CONTINUE DE ROBERT GUEGUIDIAN (2023)


Vu le Film   Et la Fête Continue de Robert Guédiguian (2023) avec Ariane Ascaride Robinson Stevenin Jacques Boudet Lola Naymark Jean Pierre Darroussin Gérard Meylan Grégoire Leprince-Ringuet Adrien Jolivet Pascal Rénéric Yann Trégouet Pauline Caupenne

Rosa, infirmière à l'hôpital de la Timone et proche de la retraite, se démène pour regrouper les militants de gauche et écologistes pour les prochaines élections municipales. Son fils Sarkis, qui tient le bar « La Nouvelle Arménie » dans le quartier de Noailles, est amoureux d'Alice, comédienne qui milite avec les personnes du quartier qui ont été touchées par l'effondrement des immeubles de la rue d'Aubagne. Alice dirige également un chœur auquel elle fait répéter la chanson de Charles Aznavour Emmenez-moi.

Henri, le père d'Alice, qui vient de prendre sa retraite et transmettre sa librairie, s'installe provisoirement à Marseille pour se rapprocher de sa fille. Il fait la connaissance de Rosa et du petit monde qui évolue autour d'elle : Tonio, son frère chauffeur de taxi, Minas, son autre fils médecin, et Paula, sa belle-fille, Laëtitia, jeune infirmière logée chez Tonio.

Certains membres de l'alliance électorale rose-verte veulent faire de Rosa leur tête de liste pour les élections municipales, mais celle-ci, qui se sent désabusée et rêve de lever le pied, n'est pas très emballée par cette perspective. Sa toute neuve relation avec Henri devient rapidement une histoire d'amour

"Et la Fête Continue" de Robert Guédiguian est une œuvre qui explore les thèmes chers au réalisateur, tels que l'amitié, la solidarité, et les luttes sociales. Guédiguian, originaire de Marseille, a souvent situé ses films dans cette ville et met en scène des personnages issus des classes populaires, confrontés aux difficultés de la vie quotidienne.

Le réalisateur a des idées politiques marquées, en faveur de la justice sociale et de la lutte contre les inégalités. Son cinéma s'inscrit dans une tradition engagée, sans pour autant tomber dans la caricature ou la simplification. À travers ses films, Guédiguian interroge la société contemporaine et met en lumière les injustices et les combats à mener.

Dans "Et la Fête Continue", on retrouve la bande de copains habituelle du réalisateur, des acteurs fidèles qui incarnent avec justesse des personnages touchants et authentiques. Cette proximité entre Guédiguian et ses comédiens contribue à la force émotionnelle de ses films, et crée une véritable intimité à l'écran.

On pourrait reprocher à Guédiguian un certain classicisme dans sa mise en scène, ou le fait que ses thématiques et son style ne se renouvellent pas suffisamment au fil des films. En effet, on retrouve dans "Et la Fête Continue" des motifs récurrents propres à l'univers du réalisateur, sans réelle surprise ou innovation.

Malgré ces possibles critiques, le film de Guédiguian reste une œuvre sincère et engagée, qui porte un regard lucide sur la société et invite à la réflexion. Sa capacité à mettre en lumière les petites histoires pour parler des grandes, et à donner une voix aux oubliés, en fait un cinéaste important de la scène française contemporaine.

NOTE : 12.30

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION

lundi 22 juillet 2024

15.80 - MILLE FILMS DE MA VIE LES CHEYENNES DE JOHN FORD (1964)

Dans le cadre des Mille Films de ma Vie , je vous propose le film Vu le film Les Cheyennes de John Ford (1964) avec Richard Widmark James Stewart Edward G. Robinson William Holden Patrick Wayne Sal Minéo Dolorès Del Rio Gilbert Roland Ricardo Montalban Arthur Kennedy Ken Curtis Elizabeth Allen Mike Mazurki John Carradine


Depuis leur reddition, les Cheyennes végètent dans une réserve administrée par le bureau des affaires indiennes, quelque part dans une région aride de l'Oklahoma. La population souffre d'un manque de vivres et de soins qui, selon l'accord conclu avec le gouvernement, devaient pourtant être fournis.

Fatigués des promesses non tenues, les Cheyennes décident de quitter leur réserve pour rejoindre leurs terres dans le Wyoming. Ils entament alors un long périple à travers le pays, traqués par des troupes de l'armée américaine totalisant 10 000 hommes.
:
"Les Cheyennes" de John Ford est un chef-d'œuvre du cinéma dans la catégorie western. Le réalisateur y aborde la thématique des Amérindiens avec une profonde humanité, montrant un peuple en quête de sa terre, un sujet d'une actualité brûlante. Ce film marque également la fin d'une époque pour le genre du western, avec une approche plus réfléchie et nuancée. C’est le dernier Western de John Ford lui le maitre incontesté du genre aux States avant qu’in réalisateur Italien y viennent mettre son grain de sel.

Richard Widmark incarne avec brio le capitaine Thomas Archer apportant une intensité et une profondeur au personnage qui doit choisir entre sa mission en tant que soldat et son humanité en tant qu’homme (choix cornélien).

James Stewart en tant que Wyatt Earp, le célèbre shérif donne un peu d’humour au film ce qui n’était quand même pas la spécialité de Earp
Les décors et la photographie du film sont d'une qualité exceptionnelle, offrant des paysages grandioses et une mise en scène spectaculaire.

John Ford réussit à capturer l'essence même de l'Ouest sauvage et à explorer les thèmes de l'honneur, de la justice et de la quête de liberté. Les dialogues sont ciselés, les personnages sont complexes et l'histoire est riche en rebondissements.

Ode au peuple Cheyenne , par un réalisateur qui les a massacrés dans la plupart de ses films, arrive sur le tard à leur rendre la fierté qui leur est du. C'est aussi un film sur tous les peuples qui cherchent à se poser dans un coin de terre même si loin de leurs bases d'origines. Même si Ford s'en prend plus à son pays en tant que tel , qu'un véritable hommage aux Cheyennes , mais le principal est de rétablir la vérité

"Les Cheyennes" est un film incontournable pour les amateurs de western, offrant une réflexion profonde sur l'histoire de l'Amérique et sur la condition humaine. John Ford signe ici une œuvre magistrale qui restera gravée dans les mémoires comme l'un des plus grands westerns de tous les temps.

Note : 15.80

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION


14.20 - VU LE FILM DOCUMENTAIRE MARIE JO DE MARC SAVOUREL (2024) SUR CANAL PLUS

 


Vu le film Documentaire #MarieJo de Marc Savourel (sur Canal Plus)

Triple championne olympique et double championne du monde sur 200 et 400 mètres, Marie-José Pérec figure au Panthéon du sport mondial et trône en majesté dans le cœur du grand public. Toute sa vie, Marie-Jo est restée insaisissable, sur la piste comme en-dehors, laissant aux autres commenter sa gloire et ses tourments sans presque jamais prendre la parole. Vingt ans après l'arrêt de sa carrière, la championne décide de livrer sa vérité, sans faux-semblants, sur toute sa trajectoire et ses combats de pionnière. De raconter ce destin de jeune femme noire et fière, parfois blessée par la vie, mais restée debout pour inspirer les générations après elle. Marie-Josée Perec se dévoile sans fard mais avec pudeur, elle qui a toujours essayée de fuir les caméras, elle se livre comme jamais, ses débuts, ses coachs, ses deux Titres de Championne du Monde, son titre Olympique à Barcelone, son doublé historique à Atlanta et sa fuite en avant à Sidney Cette soirée où elle obtient sa deuxième Médaille d’Or à Atlanta sur 200 mètres quelques jours après celle du 400 mètres, est une des plus soirées d’athlétisme que j’ai connu, quelques minutes avant Michael Johnson battait le Record du monde du 200 m et dans un coin du stade pendant que ces athlètes étaient au sommet, un jeune blondinet du nom de Jean Galfione devenait lui aussi Champion Olympique Maintenant après les maintes fois que Marie-Jo a porté la flamme pendant cette Olympiade, un Docu sur Canal, des nombreuses invitations, si elle n’est pas la dernière porteuse de flamme ce n’est plus rien y à comprendre Rendez-vous le 26 Juillet
Image
Image