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samedi 5 juin 2021

TOP LEGENDE CINEMA : LE REALISATEUR ANATOLE LITVAK (1902/1974)

Dans le cadre de mes TOPLEGENDECINEMA , je vous propose le Réalisateur Anatole Litvak (1902/1974) né à Kiev en Ukraine avant de devenir Russe. Voici mon TOP de ses films (Ordre)

La Nuit des Généraux

La Fosse aux Serpents

Mayerling

La Dame dans l'Auto avec des Lunettes et un fusil

Aimez-vous Brahams

La Bataille d'Angleterre (Docu)

The Long Night

Le Couteau dans la Plaie

Le Traître

Raccrochez c'est une erreur 

Il commencera sa carrière en URSS dans les années 20 comme assistant réalisateur avant de réaliser son premier film très tôt à l'âge de 23 ans "Tatiana" avant de travailler pour Georg Wilhem Pabst.

Il quittera l'Allemagne au milieu des Années 30 étant juif et voyait le monté du nazisme et se réfugia en Angleterre et en France, il deviendra ami avec Kessel et adaptera L'Equipage avec Vanel. Et en 1936 il réalisera un de ses premiers gros succès avec Mayerling avec Danielle Darrieux et Charles Boyer.

Avant la guerre en 36 il s'installe à Hollywood grâce au succès de Mayerling et prend la nationalité américaine ; Il travaille au début pour les frères Warner (Cette nuit est notre nuit avec Boyer), en 1939 il réalise un film antifasciste avec Les Aveux d'un Espion Nazi avec Edward G. Robinson.

Pendant la guerre il collabora avec Frank Capra pour des films de propagande pour les soldats américains dont un Obtiendra un Oscar.

Après la Guerre il réalisera The Long Night un remake du Jour se Lève ou Henry Fonda reprendra le rôle de Gabin, il réalisera le formidable film La Fosse aux Serpents avec Olivia de Havilland.

Il abordera beaucoup des thèmes sur ses origines russes ou de nazisme dans des films comme Le Traître, Anastasia, Le Voyage, son chef d'œuvre pour moi La Nuit des Généraux avec Omar Sharif et un intriguant et vicieux Peter O'Toole scénario signé Kessel 

Il viendra chez nous réalisé trois films , Aimez-vous Brahms d'après Sagan avec Ingrid Bergman et Yves Montand, Le Couteau dans la plaie avec Anthony Perkins et Sophie Loren , puis son dernier film en 1970 avec son étonnant La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil, avec Samantha Eggar et oliver Reed.

Une carrière riche de 39 films très diversifiés 

FILMOGRAPHIE

COLUMBO : MURDER IN THE GLASS AVEC LOUIS JOURDAN

Pour l'occasion de voir Louis Jourdan dont on fêtera  ses 100 ans ce mois-ci , et vu que je me refais tous les épisodes de Columbo  j'ai regarder l'épisode 2 de la saison 7 "Murder in the Glass" où le Lieutnant Columbo va avoir à faire à un se ses pires assassins.

Comme face à Peter Falk, les plus grands du cinéma et de la Télévision on oser affronter le Lieutenant Columbo, il était plus que normal que l'un des Français les plus connus à Hollywood, soit la vedette d'un épisode de Columbo.

Paul Gerard est animateur d'émissions culinaires et critique gastronomique. Il est en conflit avec le grand chef Vittorio Rossi, patron d'un restaurant italien réputé. Rossi décide de tout révéler sur les agissements crapuleux de l'animateur, en particulier un système généralisé de pots-de-vin qui lui sont versés afin d'augmenter les notes qu'il attribue aux établissements culinaires de la ville.

À l'occasion d'un repas pris en commun dans les locaux de Vittorio, un soir, Paul Gerard parvient à lui faire absorber un poison virulent et mortel, secrètement extrait d'un poisson fugu par ses soins.

Un épisode savoureux où on fait référence au Parrain où Gerrard reçoit des bonnes critiques contre de l'argent, d'ailleurs dans l'épisode il y a la présence de Michael V. Gazzo qui jouait dans le Parrain, Falk qui aurait avoir un rôle dans la saga force le trait napolitain quand il interroge un serveur.

Amusant car pour la première fois, le coupable présumé va tenter de tuer aussi notre cher Lieutenant, ce qui est vicieux quand même, pour moi un des meilleurs épisodes, car le fait que Columbo au-delà de l'enquête veut dépasser le maitre en cuisine, c'est quand même savoureux avec son escalope de veau spéciale Columbo. Alors quel sera l'arme du crime, un sushi, une bouteille de vin ? 

Les deux acteurs s'affrontent avec élégance et respect du meilleur des policiers contre un tueur habile et sans faille (enfin presque)

Le réalisateur de la série connait bien les criminels qui adorent la bonne cuisine, c'est Jonathan Demme le réalisateur du Silence des Agneaux, avec un bon Bourgogne.

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vendredi 4 juin 2021

10.20 - MON AVIS SUR BOÎTE NOIRE DE YANN GOZLAN (2021)

Vu le film Boîte Noire de Yann Gozlan (dans le cadre du Festival du Film Policier de Reims 2021) avec Pierre Niney, Lou de Lâage André Dussolier Aurélien Recoing André Marcon Olivier Rabourdin Grégori Dérangère et Sébastien Pouderoux

Que s’est-il passé à bord du vol Dubaï-Paris avant son crash dans le massif alpin ? Technicien au BEA, autorité responsable des enquêtes de sécurité dans l’aviation civile, Mathieu Vasseur est propulsé enquêteur en chef sur une catastrophe aérienne sans précédent. Erreur de pilotage ? Défaillance technique ? Acte terroriste ? L’analyse minutieuse des boîtes noires va pousser Mathieu à mener en secret sa propre investigation. Il ignore encore jusqu’où va le mener sa quête de vérité.

Après avoir survolté François Civil dans Burn Out, Gozlan retrouve le plus clame et flegmatique Pierre Niney après Un Homme Idéal, dans un film d'espionnage avec un peu de Thriller à l’arrivée, mais plus un film d'espionnage dans un monde qui nous est inconnu "L'Aéronautique" et tous les coups bas qui peuvent exister.

Après une séquence d'ouverture qui pouvait nous emmener dans plein de possibilités (jusqu'à Lost) le film s'enfonce lentement et surement dans un film d'espionnage classique où on sait par avance qu'il y aura un coupable dans l'entourage du héros et on le devine assez vite, et sans être Agatha Christie.

Matthieu Vasseur se veut un peu lanceur d'alerte mais pas certain dans la réalité qu'on puisse le laisser tranquille autant de temps, avant de l’éliminer ;

Ce type de film d'espionnage doit avoir un scénario blindé (du style Jason Bourne ou un John Le Carré des Familles, je trouve que les héros anglais d'espionnage ont un plus qu’on n’a pas (n'est-ce pas 007 ?), bon il n’y a pas de bateau ici pour nos espions, mais un avion, mais un peu plus de complot politique n'aurait pas été ma venue, cela manque de fond pour moi, mais ce n'est que mon avis.

Vu que la plupart du film se fait à l'oreille avec l'écoute de bande et de bande, si on n’a pas l'ouïe fine, on s'y perd un peu.

Si nos seconds rôles se débrouillent plus que bien (Dussolier, Rabourdin, Recoing, Marcon), Pierre Niney je le trouve un peu effacé il était plus convainquant dans Un Homme Idéal, maintenant il va retrouver bientôt sur nos écrans, ce que sait un espion sans faille et sans maille à partir, un certain OSS117.

Pour les amateurs de Polar d'Espionnage mais pas écrit par un romancier du genre et cela se voit.


NOTE : 10.20


FILMS DU PASSE : LE COMTE DE MONTE-CRISTO DE CLAUDE AUTANT-LARA (1962)

Vu le film Le Comte de Monte-Cristo de Claude Autant Lara (1962) avec Louis Jourdan Pierre Mondy Yvonne Furneaux Bernard Dhéran Rodalno Lupi Henri Vilbert Franco Silva Henri Guisol Jean Claude Michel Yves Renier Jean Jacques Delbo Georhes Lannes Jacques Dynam

Au début du xixe siècle, à Marseille, Edmond Dantès est victime d'un complot ourdi par trois individus jaloux de son ascension sociale : le magistrat Henri de Villefort, l'officier Fernand de Mortcerf et l'envieux marin Caderousse le dénoncent comme étant bonapartiste. Edmond Dantès est arrêté et condamné à être incarcéré dans la prison de l'île du Château d'If. Villefort devient procureur, Mortcerf se marie avec Mercédès dont il a brisé les fiançailles avec Dantès tandis que Caderousse, qui ne supportait pas de voir Dantès être prochainement promu capitaine de vaisseau, s'établit comme aubergiste

 Plus besoin de présenter le roman de Alexandre Dumas père, un des classiques de notre littérature, où chaque adolescent de mon temps et bien avant se voyait dans les pas de Edmond Dantès et la fameuse prison du château d'Yf qu'on voit en allant à Marseille dans la rade de Marseille.

Co-production Franco-Italienne comme souvent dans les années 60, il a ce défaut qu'on ne s'identifie pas aux acteurs italiens de notre côté de la frontière et dans le film ce ne sont pas meilleurs du film et de loi, mais heureusement les habitués des acteurs français de cette époque (Dhéran, Mondy, Dynam Guisol) amènent un charme particulier de nos soirées des dimanches soir où des samedis pluvieux devant ce type de film.

Ce film de Claude Autant Lara est une de la trentaine de version que le cinéma et la télévision nous ont proposés depuis 1908, de France surtout en passant par l'Italie, L'Angleterre et nos amis américains, il faut que l'histoire Dantès à tous les ingrédients des histoires romanesques, dantesque et avec le héros face aux méchants comme dans toutes les histoires de la famille Dumas.

Si on oublie vite les accents de Marseille pour des acteurs pas nés dans le coin, Cette version reste quand même unique par sa flamboyance , des décors au costumes que nous ont créés Max Douy et Roseline Delamare en y ajoutant la musique René Cloerec , donne la pleine mesure à cette œuvre unique , ou chaque plan est travaillé comme un orfèvre pas étonnant quand on sait que c'est le grand Claude Autant Lara qui est aux manettes, et on profite aussi que ce soit l'un des derniers films de cette période avant que la nouvelle vague enferme ces réalisateurs dans le Chateau d''Yf de la culture.

On y retrouve aussi des pans de notre histoire un peu arrangé par Dumas, mais dans ce film on a en plus le flic le plus célèbre de France à l'époque "Vidocq" dont je n'ai pas souvenir qu'il soit dans le roman.

Mais cette version tient surtout sur la présence héroïque de Louis Jourdan dans le rôle de Edmond Dantès puis dans le rôle du Comte de Monte Cristo, où il se donne à fond, avec un regard noir comme le charbon, les scènes de tribunal montrent sa tellement sa haine de ses ennemis. Louis Jourdan grand personnage du cinéma Français mais surtout le Frenchy le plus adoré de l'autre côté de l’Atlantique, à une classe tellement évidente que ce personnage droit dans ses bottes quand il devient le Comte lui va comme un gant et montre qu'il est d'une exceptionnelle présence à la Jean Marais, on n’oublie pas le personnage de ci-tôt.

Et nous aurons bien sûr nos duels, nos combats d'épées qui ne pouvaient être absence de cette adaptation.

Une belle adaptation de ce roman indispensable de notre jeunesse.

NOTE : 14.20

FICHE TECHNIQUE


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jeudi 3 juin 2021

COMPETITION OFFICIELLE POUR LE FESTIVAL DE CANNES 2021

La sélection officielle du Festival de Cannes 2021 a été dévoilée. Celle-ci sera, comme chaque année, complétée par quelques ajouts des prochains jours. Cette nouvelle édition aura lieu du 6 au 17 juillet. Le réalisateur américain Spike Lee présidera le jury compétition. L’actrice et réalisatrice américaine Jodie Foster recevra une Palme d’or à la carrière lors de la cérémonie d’ouverture. Le festival s’ouvrira par Annette de Leos Carax, présenté en compétition et qui sortira simultanément dans les salles françaises.

Découvrez la sélection et nos premières news ci-dessous.

COMPETITION


Un héros, Asghar Farhadi
Tout s’est bien passé, François Ozon
Tre piani, Nanni Moretti
Titane, Julia Ducournau
The French Dispatch, Wes Anderson
Red Rocket, Sean Baker
Petrov’s Flu, Kirill Serebrennikov
France, Bruno Dumont
Nitram, Justin Kurzel
Memoria, Apichatpong Weerasethakul
Lingui, Mahamat Saleh-Haroun
Les Olympiades, Jacques Audiard
Les Intranquilles, Joachim Lafosse
La Fracture, Catherine Corsini
Julie en douze chapitres, Joachim Trier
Compartment n°6, Juho Kuosmanen
Haut et fort, Nabil Ayouch
Le Genou d’Ahed, Nadav Lapid
Drive My Car, Ryusuke Hamaguchi
Bergman Island, Mia Hansen-Love
Benedetta, Paul Verhoeven
The Story of My Wife, Ildikó Enyedi
Annette, Leos Carax
Flag Day, Sean Penn

UN CERTAIN REGARD


Un monde, Laura Wandel
The Innocents, Eskil Vogt
After Yang, Kogonada
Commitment Hasan, Hasan Semih Kaplanoglu
Lamb, Valdimar Jóhannsson
Noche de fuego, Tatiana Huezo
Bonne mère, Hafsia Herzi
Freda, Gessica Généus
Moneyboys, Yi CB
Blue Bayou, Justin Chon
Delo, Alexey German Jr
La Civil, Teodora Ana Mihai
Et il y eut un matin, Eran Kolirin
Unclenching the Fists, Kira Kovalenko
Women Do Cry, Mina Mileva & Vesela Kazakova
Rehana Maryam Noor, Abdullah Mohammad Saad
Great Freedom, Sebastian Meise
Gaey Wa’r, Na Jiazuo

SEANCES SPECIALES


H6, Yé Yé
Cahiers noirs, Shlomi Elkabetz
O Marinheiro das montanhas, Kaim Aïnouz
Babi Yar. Context, Sergei Loznitsa
The Year of the Everlasting Storm, Collectif

CANNES PREMIERES


Evolution, Kornel Mundruczo
Tromperie, Arnaud Desplechin
Cow, Andrea Arnold
Mothering Sunday, Eva Husson
Cette musique ne joue pour personne, Samuel Benchetrit
Serre-moi fort, Mathieu Amalric
In Front of Your Face, Hong Sangsoo
Jane par Charlotte, Charlotte Gainsbourg
Val, Ting Poo & Leo Scott
JFK Revisited, Oliver Stone

HORS COMPETITION


De son vivant, Emmanuelle Bercot
Emergency Declaration, Han Jae-Rim
The Velvet Underground, Todd Haynes
Stillwater, Todd MacCarthy
Aline, Valérie Lemercier
Bac Nord, Cédric Jimenez

SEANCE DE MINUIT


Orange sanguine, Jean-Christophe Meurisse

Source : Le Polyester

16.20 : MON AVIS SUR LE FILM THE FATHER DE FLORIAN ZELLER (2020) AVEC DEUX OSCARS

Vu le film The Father de Florian Zeller (2020) d'après sa propre pièce avec Anthony Hopkins Olivia Colman Rufus Sewell Imogen Poots Olivia Williams Mark Gatiss 

Anthony est retraité. Il vit seul dans son appartement de Londres et refuse toutes les aides-soignantes que sa fille, Anne, tente de lui imposer. Cettedernière y voit une nécessité d’autant plus grande qu’elle ne pourra plus passer le voir tous les jours : elle a en effet pris la décision de partir vivre à Paris pour s’installer avec l’homme qu’elle vient de rencontrer…

Mais alors, qui est cet étranger sur lequel Anthony tombe dans son salon, et qui prétend être marié avec Anne depuis plus de dix ans ? Et pourquoi affirme-t-il avec conviction qu’ils sont chez eux, et non chez lui ? Anthony est-il en train de perdre la raison ? 

Adapté une pièce de théâtre c'est toujours compliqué et encore plus quand on change la langue au passage, rien que ces deux complications doivent nous éblouir du travail formidable et parfait de Zeller sur sa propre adaptation surtout que celle-ci est considérée comme l'une des meilleures pièces du 21ème siècle.

Aborder la maladie d'Alzheimer est aussi un défi, nombre de films ont aborder le sujet mais on trop voulu joué la carte de l'émotion à coup sûr, ce qui fait à l'arrivé que ce type de films ennuie asses souvent, mais ici grâce à la mise en scène de cette caméra vivante qui suit Anthony comme si elle n’était pas là, on est comme un peu voyeur dans sa misère qui se passe dans son cerveau entre brouillard et vapeurs !

La photo de Ben Smithard dans cet appartement est superbement rendue et donne une impression d'être dans la tête de Anthony. Pas celle de Hopkins mais celle du personnage.

Zeller qui a l'habitude d'écrire les discours de certains Président de Jury à Deauville (lol) donne à son scénario un plus avec des dialogues en or massif, c'est écrit comme une ode à la vie, à l'amour à nos parents et ce n’est pas simple pour Anne (Colman) la fille de Antony de subir les absences répétées mentalement de son père, car elle se demande s'il le fait exprès où il ne s'agit que le début de difficultés plus importantes.

Et si bien sur Olivia Colman est admirable (et c'est toujours le cas) mais que dire de la performance de Anthony Hopkins est absolument dantesque, avec de simple geste, un regard furtif et œil pétillant comme si son personnage s'amuse de la situation à son corps défendant tout de même, et il mérite amplement son deuxième Oscars, qui récompense une carrière magnifique.

Et The Father confirme que Florian Zeller est un réalisateur à suivre, et on attendra son prochain film adapté de sa pièce Le Fils qui avait triomphé au théâtre avec Rod Paradot dans le rôle du fils.

NOTE : 16.20

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mercredi 2 juin 2021

FILMS DU PASSE : UN OISEAU RARE DE RICHARD POTTIER (1935)

Vu (découverte) le film Un Oiseau Rare de Richard Pottier (1935) avec Max Dearly, Jean Tissier, Pierre Brasseur , Monique Rolland , Madeleine Suffel, Pierre Larquey, Léon Arvel, Charles Deschamps, Marcel Duhamel, Henri Vilbert et le perroquet Ravaillac.

Le valet de chambre du milliardaire Melleville gagne un séjour aux sports d’hiver. Ne pouvant s’en séparer, il part avec lui et se fait passer pour le domestique. La substitution réussit jusqu’à ce qu’un autre gagnant se fasse à son tour passer pour le vrai milliardaire.  

Jacques Prévert, d'après le roman Trois hommes dans la neige d'Erich Kästner et qui donne évidement des dialogues savoureux par des acteurs habitués des pièces de boulevard, car comme dans celle-ci les portes claquent comme les différences de classe.

Tout commence par la présence de Ravaillac le perroquet de Melville, dont le secrétaire va connaitre de son langage fleurie le dicton efficace pour gagner un jeu que sont patro à organisé, d'où le titre du film

Même si les personnages sont tous aussi des oiseaux rares, où chaque personnage, joue un jeu qui n'est pas le sien, du richissime Melleville (joué par un étonnant Max Dearly) de Fortichet son valet (Larquey) qui va gagner le prix sans le savoir et prendre la place de Melleville avec son acquiescement, Berthier un employé qui lui a vraiment gagner (Brasseur) mais qui s'est fait léser qui va tomber amoureux de la fille de Melville sans savoir que celui-ci est son patron.

Cela va dans tous les sens et les employés et clients de l'hôtel sont embrouillés dans cette histoire rocambolesque, où chacun dans sa classe sociale bien à lui, voit qu’il n’est pas beaucoup possible de vivre une vie qui n'est pas la sienne.

Melville joue un jeu dangereux, car les employés ne sachant pas qui il est la traite comme un simple client sans sous, et Melville pour se venger achète l'hôtel qui lui appartenait déjà, la morale est sauve.

J'ai trouvé le rythme sympa avec des comédiens qui s'en donnent à cœur jouie sur des dialogues savoureux.

NOTE : 10.70
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FILMS DU PASSE : LE CUIRASSE POTEMKINE DE SERGUEI EISENSTEIN (1926)

Vu (et plus que découverte) Le Cuirassé Potemkine (Броненосец «Потёмкин») de  Sergueï Eisenstein (1926) avec Grigori Alexandrov Alexandre Antonov Vladimir Barsky Ivan Bobrov Julie Eisenstein Béatrice Vitoldi (la maman avec le berceau) Andrei Falt Constantin Isodorovitch Feldman 

La révolte de l'équipage du cuirassé Potemkine, le 14 juin 1905 (27 juin 1905 dans le calendrier grégorien), pendant la révolution russe de 1905, est présentée comme précurseur de la révolution d'Octobre (1917) et du point de vue des insurgés.

Le cuirassé reproduit, dans le microcosme de son équipage, les clivages de la société russe et ses inégalités. L’une des causes de la mutinerie est la question de la nourriture. Les officiers présentés comme cyniques et cruels contraignent l’équipage à consommer de la viande pourrie, alors qu’eux-mêmes maintiennent un train de vie privilégié parmi l’équipage (scène de la vaisselle, « Dieu, donne-moi mon pain quotidien »).

  Je n’avais jamais vu ce film et pour commencer pour un Film Muet Russe quoi de plus simple par commencer par le sommet avec ce classique du cinéma et du cinéma russe film considéré comme le film le plus important comme outil de propagande même si certains films allemands ou américains pour certaine période non rien à lui envier ;

Alors tout d'abord je n'ai aucune sympathie pour le communisme d’ici, d'avant ou d'ailleurs, je ne peux donc pas analyse le bien-fondé de l'idéologie du film et je ne vais que constater qu'à chaque fois c'est le peuple qui déguste et quel que soit la dictature en plein dans ce type de pays et de régime. Ici les habitants d'Odessa massacré par les troupes du Tsar, et bien après ceux qui ont dirigés la révolte s'en prenant au même peuple.

Mais parlons cinéma, car il faut bien reconnaître que Eisenstein a réalisé une fresque dantesque pour parler de ce monument de l'histoire Russe, multipliant les prises de risques osés et réussis dans la mise en scène, le montage très serré (j'ai vu la version de 68 minutes alors qu'il existe une de 80. Chaque plan est travaillé jusqu'à l'intérieur de l'âme de ses hommes soldats dans un premier temps qui vont se révolter sur le bateau pour en prendre le pouvoir, avec une violence inouïe, à cause d'une viande pourrie qu'on leur donnait à manger et dire que 63 ans plus tard nos révolutionnaires c'était pour une histoire de chambrée.

La scène sur le port et dans la ville quand le chef mourant dans la bataille est porté en triomphe comme les grandes révolutions de l'Empire Romain. 

Mais la scène d'anthologie reste la séquence de 6/7 minutes ou les escadrons tsaristes massacrent un bout portant les hommes , femmes et enfants d'une population en désespoir de cause, dévale l'escalier qui mène au port , Et si je connaissais la scène du landau , dans cette scène dantesque il y a d'autres moment où on la gorge serrée avec cet enfant tué à bout portant , et je ne sais pas si c'est mon subconscient ou autres, mais quand les futures victimes ou proches criées leurs désarrois , au moment du plan large alors qu'il y a rien qui ne le prédit, j'avais repéré les futures victimes comme un don de voyance, probablement plus la force de l'image.

Des visages pleines écrans qui explosent leurs peines et leurs douleurs, les armes comme les canons et les fusils comme des symboles de la lutte.

Alors oui en dehors de la propagande, oui ce film est d'une maestria grandiose qui nous laisse dans voix, normal vu que c'est un film muet. Et j'appuierais aussi sur la Bande Originale, qui je ne pense pas est celle d’origine, mais apposée après, mais là chaque note raisonne dans la tête comme cette marche au rythme des pas des escadrons.

NOTE : 16.90

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION

  • Acteurs anonymes :
    • un chauffeur : le médecin-major
    • un jardinier : le pope