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vendredi 25 septembre 2020

MON AVIS SUR ENOLA HOLMES DE HARRY BRADBEER

 

Mon avis sur Enola Holmes de Harry Bradbeer Avec Millie Bobby Brown, Henry Cavill, Sam Claflin, Helena Bonham Carter , Louis Patridge, Fiona Show, Louis Patridge et Burn Gorman

Enola, la jeune sœur de Sherlock Holmes, met ses talents de détective à l'épreuve pour tenter de retrouver sa mère disparue et déjouer une dangereuse conspiration.

Donc notre chère Holmes avait une soeur  cachée des fans du célèbre détective t netflix a donc remonté l'arbre généalogique de Sherlock (Sherlock n'a jamais eu de soeur mais chut ...) et sans l'aide de Watson, pour savoir s'il était utile d'acheter le film au studio qui a produit le film et le mettre sur sa plate-forme et une fois de plus profiter de la crise, mais à l'arrivée ce n'est finalement pas une si mauvaise pottentiellement 150 millions de spectateurs possible, et je suis pas certain que le format du film aurait marché en salles.

Première chose qui m'a agacée c'est que Enola n'arrête pas de nous parler directement , comme Léonardo Di Caprio dans le Loup de Wall Street ou Matthew Broderick avec Bueller, si eux c'était réussi, là cela n'apporte rien, cela m'agace et m'ennui.

Après l'histoire est classique avec les qualités de Sherlock , car ici pas de défaut , aucun lien avec les meilleurs Sherlock avant 1923 et ses maux et défauts qui faisaient son charme , ici c'est un gentil Feel Good Movie, ou un frère cherche sa soeur dans une histoire de famille et celle-ci se cachant jusqu'à la fin volontairement du frérot malgré la résolution de l'affaire , ce qui si le film marche sur Netflix appelera une deuxième histoire.

De beaux décors et paysage de Londres et de la campagne Anglaise, ce qui est le mininum dans ce type de films, par contre Cavill en Holmes et Caflyn dans le rôle de son frère mon pas convaincu et où est Holmes , cela reste une histoire de famille où on nous invite à table. et pas du tout convaincu par Millie Bobby Brown , son jeu manque pour moi d'expression , mais elle est jeune cela viendra.

Le film finalemnt efficace mais manque de folie .





FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION




JAKE GYLLENHAAL DANS LE REMAKE DE THE GUILTY PAR ANTOINE FUQUA


 Le cinéma danois s’exporte sur Netflix, et c’est Antoine Fuqua qui dirigera Gyllenhaal dans un remake du fascinant thriller The Guilty.

The Guilty de Gustav Möller, est une bombe filmique dont on n’a pas hésité à vous vanter les vertus cinématographiques. Présélectionné en 2019 pour l’Oscar du meilleur film étranger, il va finalement avoir droit à son remake. Et c’est une sacrée bonne nouvelle de la confirmation que Jake Gyllenhaal en tiendra le rôle principal. Il prendra donc la suite de Jakob Cedergren dans la version originale.

Gyllenhaal avait découvert le film à Sundance et avait immédiatement été séduit, comme il l’a déclaré à Variety : « Möller a remarquablement dépeint un personnage dans une atmosphère de tension. Nous sommes honorés de l’adapter ».

Le pitch de ce remake est très fidèle à l’original : Il se déroule sur une seule matinée dans un centre d’appels de répartition du 911. L’opérateur d’appel Joe Bayler (Gyllenhaal) essaie de sauver un appelant en grave danger – mais il découvre bientôt que rien n’est comme il semble et que faire face à la vérité va être sa seule issue.

Dans ce huis clos dont le téléphone a presque le rôle principal, le spectateur est totalement plongé en immersion. C’est une expérience cinématographique exceptionnelle qui a su trouver son public, notamment en France, mais aussi de l’autre côté de l’Atlantique.

C’est Antoine Fuqua qui sera attaché à la réalisation, déjà cinéaste entre autres d’Equalizer avec Denzel Washington, il enchaînera juste après avec Emancipation, son film avec Will Smith sur le premier esclave noir affranchi. D’autre part Fuqua et Gyllenhaal ont déjà tourné ensemble en 2015 pour le film de boxe La Rage au Ventre.

The Guilty a également reçu le Prix de la critique au Festival international du film policier de Beaune et a été nommé deux fois au Prix du cinéma européen 2018, pour son scénario mais aussi pour la performance de Jakob Cedergren.

Source : See Magazine

jeudi 24 septembre 2020

SELECTION DU FESTIVAL DE LA ROCHE-SUR-YON 2020

 


La sélection du Festival de la Roche-sur-Yon a été dévoilée. Cette 11e édition, la toute première avec Charlotte Serrand dans le rôle de la nouvelle directrice artistique, se déroulera du 12 au 18 octobre.

Outre une invitation à Eric Judor qui présentera une sélection de ces réalisations et créations, cette édition sera l’occasion de (re)découvrir trois réalisatrices rares, à travers des rétrospectives inédites en France : les Britanniques Sally Potter et Joanna Hogg ainsi que l’Américaine Julia Hart. Comme chaque année, le programme est constitué de très nombreuses premières françaises et de beaucoup de découvertes excitantes : nous reviendrons très vite en détails sur les films retenus. Le Festival de la Roche-sur-Yon sera à suivre en direct sur Le Polyester et on vous encourage à y faire un tour ! Découvrez la sélection ci-dessous.

Compétition internationale
Curveball, Johannes Naber (Allemagne)
Gunda, Victor Kossakovsky (Norvège/États-Unis)
Louloute, Hubert Viel (France)
Louxor, Zeina Durra (Égypte/Royaume-Uni)
My Salinger Year, Philippe Falardeau (Irlande/Canada)
The Roads not Taken, Sally Potter (Royaume-Uni)
Le Sorelle Macaluso, Emma Dante (Italie)
Wendy, Benh Zeitlin (États-Unis)

Nouvelle Vague
Bait, Mark Jenkin (Royaume-Uni)
I Carry You With Me, Heidi Ewing (Etats-Unis/Mexique)
Irmã, Luciana Mazeto & Vinícius Lopez (Brésil)
Isabella, Matías Piñeiro (Argentine)
Kala Azar, Janis Rafa (Pays-Bas/Grèce)
Nadia, Butterfly, Pascal Plante (Canada)
El Prófugo, Natalia Meta (Argentine)
Summertime, Carlos López Estrada (États-Unis)
This is not a Burial, it’s a Resurrection, Lemohang Jeremiah Mosese (Lesotho/Afrique du Sud/Italie)

Nouvelle Vague, courts métrages
Corona Voice Mails, Staying Home, David OReilly (Irlande)
Grab Them, Morgane Dziurla-Petit (Suède)
Gramercy, Jamil McGinnis et Pat Heywood (États-Unis)
Hard, Cracked the Wind, Mark Jenkin (Royaume-Uni)
O Black Hole, Renee Zhan (Royaume-Uni)
Passage, Ann Oren (Allemagne)

Séances spéciales
5e Set , Quentin Reynaud (France)
Below Sea Level, Gianfranco Rosi (États-Unis/Italie)
Certain Women, Kelly Reichardt (États-Unis)
City Hall, Frederick Wiseman (États-Unis)
First Cow, Kelly Reichardt (États-Unis)
Genus Pan, Lav Diaz (Philippines)
The Nest, Sean Durkin (États-Unis./Royaume Uni/Canada)
Notturno, Gianfranco Rosi (Italie/France/Allemagne)
This Train I Ride, Arno Bitschy (Finlande/France)
Volevo nascondermi, Giorgio Diritti (Italie) 

Courts métrages hors compétition
Forever’s Gonna Start Tonight, Eliza Hittman (États-Unis)
Mon cœur s’invente des souvenirs, Luc Battiston (France)
Second Cousins Once Removed, Eliza Hittman (États-Unis)
Sudden Light, Sophie Littman (Royaume-Uni)

Perspective
#HandballStrive, Daigo Matsui (Japon)
The Earth Is Blue as an Orange, Iryna Tsilyk (Ukraine)
Happy Old Year, Nawapol Thamrongrattanarit (Thaïlande)
The Mole Agent, Maite Alberdi (Chili)
Mogul Mowgli, Bassam Tariq (Royaume-Uni)
Semina il vento, Danilo Caputo (Italie)
Some Kind Of Heaven, Lance Oppenheim (Etats-Unis)
Sous le béton, Roy Arida (France/Liban)
The Truffle Hunters, Michael Dweck et Gregory Kershaw, (Italie/Grèce/France)

Variété
Hitman: Agent Jun, Choi Won-Sub, Corée du sud
Kingdom, Shinsuke Sato, Japon
Mandibules, Quentin Dupieux (France)

En famille
Calamity, Rémi Chayé (France)
Le Peuple loup, Tomm Moore & Ross Stewart (Iralnde / Luxembourg, France)
La Chouette en toque, Programme de courts-métrages (France/Belgique)

Scolaires
La Baleine et l’escargotte, Programme de courts-métrages inédit
Ensemble c’est mieux, Programme de courts-métrages inédit
Escapades, Programme de courts-métrages inédit
Ciné-concert Planète Felix, par Suzy Levoid et Leah Gracie
La Poudre d’escampette, Programme de courts-métrages inédit
Les Racines du monde, Byambasuren Davaa (Allemagne/Mongolie)

Films du jury
À l’Abordage, Guillaume Brac (France)
Cannabis, Lucie Borleteau (France)

Invitation à Eric Judor
Dumb and Dumber
Seuls Two
La Tour 2 contrôle infernale
La Tour Montparnasse infernale
Platane
Problemos

Rétrospective inédite Sally Potter
Ginger & Rosa
The Gold Diggers
La Leçon de Tango
The Man Who Cried
Orlando
The Party
Rage
The Roads not Taken
Yes
+ Films courts

Rétrospective inédite Joanna Hogg
Archipelago
Exhibition
The Souvenir
Unrelated

Focus Julia Hart
Miss Stevens
Stargirl

Hommages
Last and First Men, Jóhann Jóhannsson (Islande)
Premier contact
Il était une fois dans l’ouest
India Song
The Lunchbox
Une sale histoire
Vénus Beauté Institut

Source : Le Polyester

mercredi 23 septembre 2020

MON AVIS SUR LA SERIE RATCHED (SUR NETFLIX) DE RYANN MURPHY


Mon avis sur la série RATCHED de Evan Romansky et Ryan Murphy avec Sarah Paulson, Finn Wittrock, Cynthia Nixon , Sharon Stone, Brandon Flynn , Judy Davis, Amanda Plummer, Charlie Carver , Corey Toll et Hunter Parish

La série est basée sur le roman Vol au-dessus d'un Nid de Coucou de Ken Kesey, qu'avait adapté Milos Foreman au cinéma avec Jack Nicholson , cette fois la série est centrée sur   le personnage de Mildred Ratched l'infirmière complètement du film , jouée dans le film par Louise Fletcher, ici c'est l'excellente Sarah Paulson qui prête ses traits à la cinglée déjà à cette époque qui va rendre fous les plus fous de son asile .

En 1947, l'infirmière Mildred Ratched arrive à Lucia en Californie du Nord. Ancienne infirmière de guerre, Mildred souhaite rejoindre l'équipe de l'hôpital psychiatrique du Dr Richard Hanover. Au premier abord, elle semble être froide mais tout à fait normale. En réalité, elle cache des secrets, une face très sombre ainsi qu'un lien avec Edmund Tolleson, un homme arrêté pour avoir violemment assassiné un groupe de prêtres.

Arrivée à l'hôpital, elle va être témoin de pratiques proche de la torture comme la lobotomie. Sa rencontre avec Gwendolyn Briggs, la responsable de campagne du gouverneur de Californie, va également bousculer sa vie.

La première qualité de la série, c'est l'implication de Ryan Murphy on retrouve l'univers de ses œuvres, comme Hollywood environ dans la même époque et le contrat signé avec Netflix va nous emmener dans de véritables découvertes et univers qui vont nous faire frissonner.

Ici on ne se frissonne pas non on se cache sous le lit, on vérifie qu’il n’y a personne sur le palier, on vérifie l'antériorité de nos amis et surtout de notre famille, car ici de mère en fils, ou fille, de père en épouse, de mari en amants et maitresse, aucun n'échappe au sanglant à l'hémoglobine, cela tranche, découpe, cisaille grille, ampute et je ne garde que plus sympathique (lol).

C'est super bien écrit on ne lâche pas l'affaire et on appréciera le développement de chacune des histoires et vont être encore plus sanglante dans la saison 2 commandée.

Ce qu'on apprécie aussi c'est la classe des décors, des costumes, de la photographie et cette inventivité des objets ou machines des lieux qu'on l'on va découvrir le temps d'un bon découpage des familles.

Alors bien sûr on est chez Ryan Murphy, c'est très LGBT, que ce soient les acteurs ou les personnages dont le seul défaut c'est qu'ils ont en plein, tous dépravé, pervers et fous (mais pas du chocolat Lanvin) qu'ils soient enfermés, gardiens ou même en dehors.

Une série presque parfaite qui se dévorent vites et on ne lâche pas l'affaire. Les acteurs sont au diapason de la série, avec une excellente Sarah Paulson , Finn Wittrock  qui n'a pas le droit au chocolat cité plus haut , Sharon Stone que cela fait plaisir de revoir et pour les fans de 13 Reasons Why le sexy boy Brandon Flynn.


FILMOGRAPHIE

 

 


MILLE FILMS DE MA VIE : CARNETS DE VOYAGE DE WALTER SALLES


Dans le cadre des Mille Films De Ma Vie, je vous propose Carnets de Voyage de Walter Salles (2004) avec Gael Garcia Bernal, Rodrigo De la Serna et Mila Maestro, Jorge Chiarella, Gustavo Bueno , Mercedes Moran et Jean Pierre Noher

Argentine, 29 Décembre 1952, deux étudiants en médecine, Alberto Granado et Ernesto Guevara De La Serna partent à moto faire le tour de l'Amérique du sud pendant leurs grandes vacances. La moto d'Alberto, une Norton 500 d'avant guerre surnommée La Poderosa les conduit d'abord de filles en filles. Mais après avoir traversé la Patagonie et les Andes enneigées, la Poderosa rend l'âme au Chili. Qu'à cela ne tienne leur périple dans des camions, avec les autochtones , se faisant héberger au gré des rencontres, comme médecins et ambassadeurs itinérants.

Pourquoi ce Film : L'aspect World Cinéma est la limite de ce film fait par un brésilien à propos d'un Argentin joué par un Mexicain, et produit par des américains, dont Robert Redford. On ne s'en plaint pas car le réalisateur est un authentique artiste, inspiré, subtil, sensible, sincère, sachant raconter une histoire, avec limpidité, rythme, humour et surtout sens.

Son film n'est jamais gratuit et il restitue bien la problématique de l'Amérique Latine des années 50. Cette prise de conscience politique individuelle correspond en effet à l'émergence du marxisme sur tout ce continent. Les auteurs ont choisi de reconstituer certains épisodes d'un voyage réellement effectué par Guevara à l'âge de 23 ans. Icône du Che naît donc sous nos yeux. Bien que n'arrêtant pas d'émettre l'interjection 'Che", comme tout bon argentin, Ernesto Guevara est déjà asthmatique mais n'est pas encore le Che (il rencontrera Castro que trois ans plus tard), ce qui permet à Salles de faire une hagiographie du révolutionnaire correct. Le Che se cherche encore et est encore vierge de toute responsabilité.

Sous ce schéma convenu, Salles a réussi à rester authentique et son film est constamment beau. Gael Garcia Bernal est épatant et dresse une statue christique et complexe du Che, en lui donnant une spontanéité crédible, même quand il est transformé en Mère Teresa des léproseries amazoniennes ! Quant à Rodrigo De la Serna, petit cousin du Che, il est lui aussi excellent.

Ce parcours initiatique va nous faire découvrir outre la beauté des paysages de cette Amérique du Sud magnifique mais qui est que l'effet carte postale, car de l'autre côté de cette carte , Ernesto et Alberto vont voir un monde différent du milieu urbain d'où ils viennent, les léproseries, les Indiens expulsés de leurs territoires dans la plus grande misère possible, mais à chacun de leurs passages dans ces territoires hors du monde qu'on dit civilisés ou plutôt conquis , ils vont devenir des héros locaux et va avoir une influence majeure sur le devenir sur Ernesto Guevara avant de devenir le Che plus tard sa rencontre avec Castro et la trahison de ce dernier.

Quand ce périple se termine à Caracas, une scène poignante où Ernesto regarde l'avion ou Alberto repart pour d'autre aventures, après ce voyage avec tant de péripéties et d’amitiés ;

Pour s'imprégner du personnage Bernal va travailler 6 mois son personnage, rencontrant la famille du Che à Cuba, lisant les Bios du Che mais aussi d'imprégnant des idées révolutionnaires en lisant Neruda, Marx en autres.

Et puis quelle beauté des paysages traversés avec cette motocyclette dans un premier temps, le lac Nahuel Lapi, la Cordillère des Andes, le désert d’Atacama, le Machu Picchu et tous les pays et villes traversées.

Le film a obtenu l'Oscar de la Meilleure de la Meilleure Chanson de Jorge Drexel ou Le Bafta du Meilleur Film en Langue Etrangère.

Alors laissez-vous guider dans ce voyage initiatique et après faites-vous votre propre idée du fond.










DISTRIBUTION


SYNOPSIS 

Le 4 janvier 1952, Alberto Granado, artiste de presque 30 ans, et Ernesto Guevara, âgé de 23 ans, bientôt 24 ans et bientôt diplômé de médecine, quittent Buenos Aires pour un long périple à travers l'Amérique du Sud qui doit leur faire traverser l'Argentine, le Chili, le Pérou, la Colombie et atteindre Caracas en 4 mois et demi, à temps pour l'anniversaire de Granado. Ils sont équipés pour cela d'une vieille moto (une Norton 500 cm3) datant de 1939, surnommée « La Vigoureuse » (La Poderosa en espagnol).

Leur circuit prévoit notamment des arrêts en Argentine : Miramar, San Martín de los Andes, Lac Frías, Lac Nahuel Huapi ; au Chili : Temuco, Los Angeles, Valparaíso, désert d'Atacama, Chuquicamata ; au Pérou: Cuzco, Machu Picchu, Lima, la colonie de lépreux de San Pablo ; en Colombie : Leticia ; au Venezuela : Caracas.

Au début de leur périple, le duo s'arrête quelques jours à Miramar où Ernesto retrouve Chichina, sa petite amie. Leur tente s'envole alors qu'ils tentent de l'installer à Piedra del Aguila, alors qu'ils se trouvent à 1 800 km de Buenos-Aires. Ils passent par Bariloche et arrivent au lac Frias le 15 février. La moto commence à avoir de sérieux problèmes mécaniques lors du passage de la cordillère des Andes. Après Temuco, au Chili, ils doivent fuir précipitamment un bal populaire alors qu'ils sont poursuivis par le mari d'une jeune femme que Guevara voulait séduire. Un peu après Los Angeles, la moto devient inutilisable et ils sont contraints de continuer à pied et en auto-stop.

À Valparaíso, où ils arrivent le 7 mars, Ernesto apprend par une lettre de Chichina que celle-ci rompt avec lui. En traversant le désert d'Atacama, les deux amis rencontrent un couple d'Indiens chassé de chez eux et forcé de prendre la route en raison de leurs convictions communistes. Les deux jeunes leur avouent avec un peu de honte qu'ils voyagent quant à eux seulement pour le plaisir de voyager. Ils les accompagnent jusqu'à la mine de cuivre de Chuquicamata au Chili, exploitée par Anaconda, où Ernesto découvre avec colère le rude traitement infligé aux mineurs.

Ils arrivent ensuite à Cuzco, au Pérou, et rencontrent des Indiens qui ont été chassés de leurs terres. Ils découvrent aussi la splendeur du Machu Pitchu, ce qui amène Ernesto à se demander comment une civilisation capable de bâtir un site d'une telle beauté a pu être détruite pour céder la place à des villes sales et polluées telles que Lima. Les injustices dont ils sont témoins transforment une simple aventure en un éveil de leur esprit social. Ils rencontrent à Lima le Dr Pesce qui les recueille chez lui avant de les envoyer à la léproserie de San Pablo, près d'Iquitos, où ils doivent travailler comme bénévoles pendant trois semaines.

Ils sont accueillis à la léproserie par le Dr Bresciani et Ernesto y observe la division métaphorique de la société sud-américaine avec l'équipe médicale vivant sur une rive de l'Amazone alors que les malades les plus gravement atteints vivent sur l'autre. Ernesto noue des liens étroits avec plusieurs malades. Juste avant leur départ, une soirée est donnée pour l'anniversaire d'Ernesto qui fait son premier discours politique à l'occasion d'un toast. Plus tard, il traverse l'Amazone à la nage, malgré son asthme, afin de passer le reste de la nuit avec les malades. Le duo part ensuite pour Caracas et y arrive après un voyage qui aura finalement duré près de 8 mois. Comme ils se font leurs adieux, Granado avoue à Ernesto avoir menti sur la date supposée de son anniversaire, qui était juste un prétexte censé servir de motivation, et Ernesto lui répond qu'il le savait depuis le début...



mardi 22 septembre 2020

DECES DE MICHAEL LONSDALE A L'AGE DE 89 ANS

 


Michael Lonsdale, né le 24 mai 1931, s'est éteint le 21 septembre 2020, à l'âge de 89 ans. Le comédien, auteur et lecteur laisse une riche filmographie de cinéma, aussi éclectique qu'insondable. Ce fervent catholique avait deux religions: sa foi et son jeu. Sur sa foi, il aura écrit une vingtaine de livres, en plus d'un engagement constant, médiatique comme professionnel. Il a reçu les derniers sacrements, à défaut d'avoir été sacré par sa profession (un modeste César du meilleur second-rôle, un prix Lumière).

A l'affiche au théâtre de 1955 à 2017, s'amusant avec un répertoire divers, et souvent moderne, de ses amis Pérec et Duras à Beckett, Handke, Puig et Albee, Lonsdale aimait transmettre les mots avec sa voix lente et son physique de bourgeois, sa diction parfaite et son allure d'anglais provincial.

Un héros très discret

Cette voix n'était pas son seul atout. Il avait aussi les douleurs enfouies qu'il savait rendre palpables. Une enfance ballotée, un accident de voiture qui aurait pu être dramatique, un amour inconsolable (pour Delphine Seyrig). Tel un homme d'église, il fut un célibataire endurci, dédiant sa vie à son métier et à ses croyances, deux passions pour remplir cette solitude existentielle.

Michael Lonsdale pouvait ainsi tout jouer: le vilain et le sage, le candide et le cynique, le pervers et le calme, l'inquiétant et l'intriguant. Il lui suffisait de varier légèrement la tonalité de son regard, les modulations de sa voix, cassante ou douce. Son corps en apparence immobile faisait le reste. Le mouvement était avant tout facial, oral, mais certainement pas charnel ou corporel. Une économie de moyens qui lui permettait subtilement d'être lui tout en étant un autre, d'être crédible en toutes circonstances.

Sur le grand écran, il a aligné les grands noms, les gros succès, les navets, les audaces et les jeunes talents. Logiquement, il fut de nombreuses fois, père, curé, prêtre, pasteur... mais évidemment, il fut aussi commissaire, détective, inspecteur, avocat, ministre, professeur, magistrat, juge, banquier, médecin... Un notable discret, un homme de manigances ou un révélateur de secrets.

Fidèle à Mocky et Duras

Depuis ses débuts en 1956, il aura traîné sa silhouette dans un cinéma sans frontières et sans étiquettes, curieux de tout, peu soucieux d'une carrière cohérente, tout en restant ambitieux dans certains choix. Michael Lonsdale apparaît d'abord chez Michel Deville et Gérard Oury, chez l'ami Jean-Pierre Mocky aussi, chez Darry Cowl comme chez Marin Karmitz. Son premier grand film, il le doit quand même à Orson Welles, en prêtre dans Le procès en 1962.

Cinq ans plus tard, c'est surtout François Truffaut qui lui offre son premier beau rôle, dans La Mariée était en noir, avant de le réengager dans Baisers volés. Il brouille les pistes en acceptant d'être un savant dans Hibernatus face à Louis de Funès, puis en s'invitant chez Jean-Luc Godard dans British Sounds et Jacques Rivette dans Out 1. Michael Lonsdale est insaisissable, et marquera l'inconscient des cinéphiles à travers une myriade de personnages dans des récits "trans-genres".

ames Bond, Belmondo et Delon

Il est aussi devenu incontournable dans les années 1970: entre deux Mocky, il tourne Le Souffle au cœur de Louis Malle, India Song de Marguerite Duras, Papa les p'tits bateaux de Nelly Kaplan, Il était une fois un flic de Georges Lautner, Glissements progressifs du plaisir d’Alain Robbe-Grillet, Stavisky d’Alain Resnais, Le Fantôme de la liberté de Luis Buñuel, Section spéciale de Costa-Gavras... A l'international, fort de sa double culture franco-britannique, il se fait connaître avec le thriller The Day of the Jackal de Fred Zinnemann, des films de Joseph Losey (Une Anglaise romantique, Monsieur Klein), et surtout en méchant Hugo Drax dans Moonraker de Lewis Gilbert, un des James Bond les plus populaires de la franchise.

Cela ne l'empêche pas de rester fidèle à Duras, de fricoter avec Peter Handke ou de s'aventure dans Une sale histoire chez Jean Eustache. Cette ouverture au monde et aux styles perdurera jusqu'à la fin de sa carrière, quitte à passer parfois à côté des grands films de son époque. Lonsdale est au générique de L'Éveillé du pont de l'Alma de Raoul Ruiz comme du Bon Roi Dagobert de Dino Risi, de Billy Ze Kick de Gérard Mordillat comme de Ma vie est un enfer de Josiane Balasko (en archange Gabriel!).

Le nom de la rose et Munich

Dans ces années 1980, on ne retient finalement de lui que sa prestation dans Le Nom de la rose de Jean-Jacques Annaud, une fois de plus en abbé, certes érudit. L'acteur traverse pourtant le cinéma avec son aura, lui ouvrant les portes du cinéma de James Ivory (Les Vestiges du jour, Jefferson à Paris), de Claude Sautet (Nelly et Monsieur Arnaud), de John Frankenheimer (Ronin), de Bertrand Blier (Les acteurs). Il s'amuse aussi en Balzac dans Mauvais genre de Laurent Bénégui, en Don Luis dans le Don Juan de Jacques Weber, en professeur Stangerson dans Le Mystère de la chambre jaune et Le Parfum de la dame en noir de Bruno Podalydès. On le croise chez Mocky, toujours, mais aussi François Ozon (5x2), Milos Forman (Les Fantômes de Goya), Catherine Breillat (Une vieille maîtresse), Alejandro Amenábar (Agora), Ermanno Olmi (Le village de carton), Ermanno Olmi (Gebo et l'ombre), Bouli Lanners (Les premiers, les derniers) et surtout Steven Spielberg (Munich).

Des hommes, des Dieux, des maîtres

Au crépuscule de sa carrière, Michael Lonsdale s'offre une sublime montée des marches à Cannes avec le personnage (réel) du Frère Luc Dochier, moine assassiné dans un couvent en Algérie. Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois est sans aucun doute le film qui lui ressemble le plus, où il est exactement à sa place. A moins que ce ne soit celui du réalisateur Cédric Rovère, double fantasmé d'Eric Rohmer dans Maestro de Lea Fazer. Il y tisse une belle complicité avec son jeune comédien, entre transmission et amitié, respect et dévouement à son art.

L'acteur avait cofondé un groupe de prière, Magnificat, destiné plus spécialement aux artistes, et a été le parrain d'une promotion de l'Institut catholique d'études supérieures situé à La Roche-sur-Yon, en plus d'être membre de la section « arts et lettres » de l'Académie catholique de France. Sa foi n'était jamais loin de son je et de son jeu. Qu'il soit fidèle à Dieu ou aux hommes, Lonsdale se savait éphémère, cherchant la joie plutôt que la souffrance.


SOURCE : LE BLOG D'ECRAN NOIR


FILMOGRAPHIE