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dimanche 28 juin 2015

IL Y AURAIT MALHEURESEMENT UN LUCY 2

Le plus grand succès international du cinéma français avec Scarlett Johansson va connaître une suite.
Lors de CineEurope, le show annuel des exploitants européens de cinéma, le studio de Luc Besson Europa Corp vient d'annoncer parmi ses projets Lucy 2. Oui, Lucyavec Scarlett Johansson qui se retrouve dotée de super-pouvoirs cosmiques après l'ingestion d'une drogue expérimentale, sera de retour mais on attend la confirmation du côté de Scarlett. EuropaCorp a dévoilé également Colombiana 2 dans son line-up truffé de films d'action :
Mais on ne sait pas qui réalisera Lucy 2, Besson étant au travail sur son ambitieux space opera Valerian and the City of a Thousand Planets dont la sortie est prévue pour 2017 :Avec 5,2 millions d'entrées en France en 2014 et des recettes mondiales de 458,8 millions de dollars -soit le plus gros succès mondial de tous les temps pour une production française- la mise en chantier d'une suite de Lucy était sans doute inévitable. Europa Corp a déjà donné des suites au Transporteur, à Yamakasi, àBanlieue 13 et aux Rivières pourpres. Pourtant, en août dernier, Besson lui-même admettait qu'une suite à Lucy n'était pas envisageable parce que "le film n'a pas été fait pour ça", mais il restait ouvert d'esprit.

LES MEILLEURS FILMS LGBT QUI ON FAIT AVANCES LES DROITS CETTE NUIT AUX USA

Lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT) participent samedi 27 à Paris à la marche des fiertés pour "porter les nouveaux combats" deux ans après la "victoire" du mariage pour tous. Alors que la Cour suprême des États-Unis reconnaissait la veille la légalité du mariage gay au niveau national, la fête s'annonce plutôt belle (et ensoleillé).
Près de 100.000 personnes avaient battu le pavé au rythme des sonos l'an dernier à Paris et la capitale s'attend à ce que le défilé, qui s'élancera du jardin du Luxembourgà 14h pour rallier la place de la République vers 17-18h, soit aussi peuplé. Les Dj Scratch Massive et Jennifer Cardini, entre autres, feront ensuite durer la fête jusque 22h.

MON TOP DE CETTE LISTE

1 UN APRES MIDI DE CHIEN

2 LA CORDE

3 THE CELLULOID CLOSET

4 TORCH SONG TRILOGY

5 HEDWIG AND THE UNGRY INCH

6 WEEKEND

7 PARIS IS BURNING

8 TRASH

9 WE WERE WERE

10 TANGUES UNITED


TORCH SONG TRILOGY
Arnold enchante les foules d'un cabaret new-yorkais, travesti en chanteuse sous le nom de Virginia Hamm. Juif et homosexuel, il a du mal à faire accepter à sa mère les fantaisies de son mode de vie.
"Le plus intéressant dans Torch Song Trilogy, c'est que le film couvre plusieurs périodes. On voit bien le New York de la fin des années 1970 et celui des années 1980", décrit Didier Lestrade. "Il y a des histoires de drague et énormément de questions qui tournent autour des relations avec les hétéros et les bis ou entre les gays et leur mère. Enfin, la question de l'adoption est abordée, ce qui est particulièrement en avance pour son époque."

"C'est un film complet que j'ai toujours considéré comme faisant partie de ceux qu'on devrait montrer à la télé ou dans les lycées", ajoute Lestrade. "Il n'y a rien d’extrêmement choquant puisque les scènes de sexe sont traitées avec humour et dérision."

HEDWIG AND THE UNGRY INCH

Hedwig Schmidt, un transsexuel allemand, est une des stars du rock les plus étonnantes et une des plus méconnues du monde. Avec son groupe, elle sillonne les États-Unis de restaurants miteux en halls de centres commerciaux. Hedwig raconte, en chansons, son enfance est-allemande, sa solitude, son opération de changement de sexe et ses passions. Elle poursuit également le célébrissime Tommy Gnosis, jeune homme qu'elle a tant aimé et pour qui elle a composé certaines chansons.

"Il y a dans les années 1980 une explosion de films. Chaque sortie, de Tootsie àVictor Victoria, fait tomber une barrière. Le succès de ces films leur donne un poids supplémentaire. Le plus marquant, c'était probablement de passer d'un moment de disette à cette profusion qui montrait qu'Hollywood commençait à s'engager sur ce sujet", se remémore Didier Lestrade.




PARIS IS BURNING

Ce documentaire de Jennie Livingston retrace les pérégrinations des drag queens de New York, où, homosexuels noirs et latinos se déguisent en femme et inventent une nouvelle danse imitant les poses des modèles sur les couvertures des magazines

"Paris Is Burning continue de provoquer des sortes de polémiques, plus de 20 ans après sa sortie", rappelle Didier Lestrade. "C'est un film/documentaire hallucinant, non seulement sur le voguing avant qu'il ne soit récupéré par Madonna (je n'ai rien contre, je suis plutôt content pour elle) mais aussi sur la situation des trans et des travelos à New York



 

THE CELLULOID CLOSET

L’homosexualité vue a travers cent ans de cinéma hollywoodien. Pour les auteursThe Celluloid Closet montre comment notre attitude envers l’homosexualité et notre perception des rôles des deux sexes ont évolué au cours de ce siècle.
"Il y a des archives qui sont disponibles en France mais qu'on utilise pas au moment de faire des documentaires", souligne Didier Lestrade. "Il n'y a pas de centre des archives LGBT alors que la France a bénéficié d'un tissu associatif si riche."

"Un film comme Dallas Buyers Club, on ne pouvait même pas imaginer qu'un sujet aussi précis de notre culture -les clubs d'achat pour les premiers médicaments SIDA- sujet que très peu de gens connaissent en France. Quand Hollywood s'en empare et que le film remporte des prix on est obligé de se rendre compte qu'il y a un effort de fait."



 

THE BOYS IN THE BAND

Harold fête son anniversaire chez Michael. Ses amis lui ont réservé un présent peu commun: un beau jeune homme. La soirée se déroule bien mais se dégrade sous l'effet de l'alcool. Chacun laisse alors éclater ses rancœurs.

"Le film de William Friedkin est un des plus importants d'un point de vue historique. Sorti en 1970, c'est le premier film vraiment gay", raconte Didier Lestrade. "The Boys in the Band se déroule à New York lors d'une soirée typiquement gays qui se termine mal, c'est à dire en un jeu de la vérité où tout le monde se balance les pires saloperies." "À sa sortie, le film a été plutôt mal perçu parce qu'il semblait donner une mauvaise image des gays. Les gays eux-mêmes étaient mal à l'aise. Mais c'est un témoignage de l'auto-pression -le fait d'être malheureux en tant que gay. Et c'est une réussite esthétique, on voit vraiment comment la communauté gay s'habillait. Je ne comprends pas que le film ne soit pas plus connu en France. Aux États-Unis, c'est un film fondateur."





LA CORDE

Deux étudiants en suppriment un troisième, pour la seule beauté du geste. Défi suprême, le meurtre précède de peu une soirée où ils reçoivent les parents de la victime et leur ancien professeur.

"Il y a aussi beaucoup de films au sous-texte homosexuel qui n'est pas spécialement visible pour le spectateur lambda. Rope d'Alfred Hitchcock, est franchement gay", reconnaît Lestrade. "C'est une histoire de crime parfait où deux hommes tuent un autre homme et il n'y a quasiment que des personnages masculins. On pense aussi àSoudain l'été dernier, avec Liz Taylor et Montgomery Clift, à La chatte sur un toit brûlant où Paul Newman n'a pas de relation sexuelle parce qu'il est incapable de digérer la disparition de son coéquipier de rugby du lycée."

"Faire jouer des grands acteurs sur des thèmes que n'aurait pas accepté Hollywood, c'était aussi une manière de détourner la censure de l'époque", poursuit Lestrade. "Même un film comme Ben-Hur étonnait par le type de relation masculine qu'il mettait un scène."





TONGUES UNTIED

Semi-documentaire, le film de Marlon Riggs est d'abord un manifeste qui, selon les mots de son auteur, doit "déchirer le silence brutal de la nation en matière de différences sexuelle et raciale."

"En général, le cinéma gay privilégie beaucoup ce qui est blanc. Mais tous les films ne sont pas comme Tootsie ou Priscilla, folle du désert, quelques uns s'attardent sur les minorités. Tongues Untied est un film militant sur les noirs gays de New York. Il pose des questions pertinentes: quel place on a quand on est noir dans la culture gay? Et revient aussi sur leur exposition au SIDA. C'est un film qui mérite d'être connu hors des festivals où il circule", raconte Didier Lestrade.





TRASH

Le film de Paul Morrissey suit Joe, un hippie incarné par Joe Dallesandro, et Holly, un travesti joué par Holly Woodlawn, actrice transgenre. Le couple partage un appartement miteux à New York et Joe, incapable de satisfaire ses partenaires, se réfugie dans des paradis artificiels et sombre inexorablement dans la déchéance.






UN APRES MIDI DE CHIEN

À Brooklyn, durant une journée d'été, trois criminels entrent dans une banque pour la dévaliser. Un premier change d'avis et sort à peine le braquage commencé. Restent Sonny et Sal qui se retrouvent assiégés par la police. Il s'avère bientôt que Sonny espérait, avec le butin du braquage, payer l'opération de changement de sexe de son mari Leon.

"Un après-midi de chien est un film incroyable car c'est l'un des rares films où l'on voit un trans plutôt issu de la 'working class' et originaire d'Amérique latine. Ce n'est pas une de ses histoires de 'travelo' grand siècle et c'est beaucoup plus compliqué de l'imposer à Hollywood", explique Lestrade à propos du film de Sidney Lumet.




WE WERE WERE

Présenté à Sundance, ce documentaire de David Weissman regroupe cinq points de vue sur l'arrivée et les conséquences du SIDA, dans le San Francisco des années 1980, où se concentrait la plus grande communauté homosexuelle du pays.

"De toutes les explorations cinématographiques sur le SIDA, il n'y en a aucune qui soit aussi touchante et inspirante que We Were Here", raconte Stephen Holden dans les colonnes du New York Times. "Cette combinaison exprimée d'humilité, de sagesse et de chagrin donne au film une aura de spiritualité et une vraie grâce."




WEEKEND

Le film d'Andrew Haigh retrace, comme son nom l'indique, un weekend de la vie de Russell et Glen qui se sont rencontrés dans un club gay la veille. Ce qu'ils avaient pensé n'être qu'une aventure d'un soir va finalement se transformer en toute autre chose. Lors de ce week-end rythmé par les excès, les confidences et le sexe, les deux hommes vont peu à peu apprendre à se connaître.

"C'est un film réalisé par le créateur de la série Looking. Il y a un côté très britannique et très prolétaire, loin de certains clichés "bourgeois". Ce réalisme est un atout. Les scènes de la vie de tous les jours, dans les bars ou les clubs sont très bien faites. C'est pour moi un des plus beaux films de ces dernières années. Je le mets au niveau du Secret de Brokeback Mountain. La photographie est parfaite. Les textures aussi. Quant aux acteurs ce sont devenus des symboles. Sur Tumblr, il y a un nombre incroyable de gifs tirés du film





CONSEIL DE FILM DIMANCHE 28 JUIN 2015 A LA TELE

CONSEIL DE FILM LE DIMANCHE 28 JUIN 2015 A LA TELE


A VOIR 

CLOUD ATLAS DE TOM STYKER ET WACHOWSKY avec Ben Wishaw, Tom Hank et Halle Berry sur CINE PLUS FRISSON

Cloud Atlas


A ZAPPER  

RADIO STARS DE ROMAIN LEVY avec Manu Payet, Clovis Cornillac et Sam Kerman sur FRANCE 2

Radiostars

322 NOUVEAUX MEMBRES A L'ACADEMIE DES OSCARS DONT FRANCOIS OZON

L'Académie des arts et sciences du Cinéma, qui décerne lesOscars, a montré qu'elle tentait de se diversifier en invitant plus de 300 nouveaux membres dont beaucoup de femmes, quelques afro-américains... Et les Français François Ozon et Mathilde Bonnefoy.

"Le cinéma évolue, nous aussi", affirme l'Académie sur son site internet vendredi, alors qu'elle a été fortement critiquée ces derniers mois pour son manque de représentativité. 

Parmi les 322 artistes et cinéastes invités à rejoindre cette organisation qui compte des milliers de membres, en grande majorité des homme blancs, on note l'acteur David Oyelowo. Il a incarné l'an dernier Martin Luther King dans "Selma", un film au coeur de la polémique sur le manque de diversité de l'Académie car aucun de ses acteurs n'avait été finaliste aux Oscars ni sa réalisatrice malgré des critiques dithyrambiques et une nomination pour le prix du meilleur film.

L'actrice Guru Mbatha-Raw et le réalisateur Malcom D. Lee font aussi partie de quelques afro-américains invités.

Des femmes étaient également conviées dans cette sélection qui restait à majorité masculine, dont les comédiennes Heather Graham, Elizabeth Banks, Felicity Jones, Rosamund Pike et Emma Stone ou les réalisatrices Lynn Shelton et Kelly Reichardt.

Le cinéaste français François Ozon et la monteuse Mathilde Bonnefoy, lauréate d'un Oscar pour le documentaire sur Edward Snowden "Citizenfour", représentaient l'Hexagone. 

L'Académie "invite à rejoindre son organisation 322 artistes et dirigeants qui se sont distingués par leurs contributions au cinéma", a-t-elle commenté dans un communiqué affiché vendredi sur son site internet.

"Il est gratifiant de reconnaître le vaste éventail de talents dans notre industrie", a commenté la présidente de l'Académie Cheryl Boone Isaacs.  "Cette année (nous) avons reconnu une liste de cinéastes et d'artistes plus diverse que jamais, et nous avons hâte d'ajouter leur créativité idée et expérience à notre organisation", a ajouté Mme Boone Isaacs, elle-même afro-américaine.

TOUS LES SECRETS DE LA SERIE CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIRS

Hommage à Patrick Macnee : L'histoire secrète de Chapeau Melon et Bottes de Cuir
Après la mort, il y a quelques mois, du scénariste et producteur Brian Clemens, les fans de la série Chapeau Melon et Bottes de Cuir sont à nouveau en deuil.
En effet, hier, nous apprenions la disparition de Patrick Macnee, l'emblématique star de la série la plus flamboyante, originale et emblématique des sixties. Chapeau Melon et Bottes de Cuir est effectivement un monument télévisuel, tout autant que le fut son mythique et inoubliable acteur.
En hommage à Patrick Macnee, nous vous invitons à vous plonger dans l'histoire secrète de Chapeau Melon et Bottes de Cuir.


QUOI DE NEUF, DOCTEUR ?
Londres, 1960. Dans son bureau, Howard Thomas, directeur de la chaîne Britannique ABC (future Thames Télévision), se gratte la tête. Howard Thomas a un problème. Police Surgeon, une série dramatique diffusée en direct qui conte les aventures soporifiques d’un docteur soignant victimes et criminels appréhendés par la police, fait une audience catastrophique. Il vient d’annuler la série - personne ne veut d’une émission a faible taux d’écoute, déjà à cette époque -, mais il en adore la star, un jeune acteur du nom de Ian Hendry. Il est convaincu que l’homme possède un énorme potentiel, et désire développer un autre véhicule pour lui, plus en accord avec ses talents.
Quand il a un problème, Howard Thomas a une solution typique comme tous les directeurs de chaînes. Il s’en lave les mains, et en fait le problème de quelqu’un d’autre, de préférence un subordonné ! C’est donc Sidney Newman, directeur des programmes et futur créateur de Dr Who, qui se voit confier la mission de "capitaliser sur la popularité de Ian Hendry". Thomas lui demande de trouver pour Hendry un rôle similaire, mais plus orienté action et aventure que néo-réaliste. En quelques minutes, Sidney Newman trouve un titre, The Avengers (Les Vengeurs).
"Je n’ai aucune idée de ce que ça veux dire", remarque Howard Thomas. "Moi non plus, mais ça sonne vraiment bien, non ?". Il rebaptise ensuite le Dr Brent de Police Surgeon, qui devient le Dr Keel, et décide de lui adjoindre un partenaire masculin. "Pour contraster avec l’intégrité de Hendry et sa présence physique, il faudrait un agent secret du type MI5, amoral et ténébreux, quelqu’un avec lequel Hendry serait en parfait désaccord". Son nom ? John Steed, un homme habillé d’un imperméable blanc, armé d’un pistolet et n’hésitant pas à s’en servir, un spécialiste des coups bas. Un producteur, Leonard White, est appointé. Pour le rôle de Steed, il pense à Patrick MacNee, une de ses connaissances, acteur de seconde zone, qui a un temps vécu a Hollywood. MacNee est apparu entre autres dans un épisode de Alfred Hitchcock Présente, et est reconverti depuis peu dans la production de documentaires TV.


La production mise en place, le 28 novembre 1960, MacNee rencontre Ian Hendry pour commencer à répéter la première partie de l'épisode pilote, écrite par Ray Rigby. La fiancée du docteur y est assassinée. John Steed rencontre le bon docteur pour la première fois, lui sauve la vie, et offre de l’aider à appréhender les coupables. Après lecture du script, Hendry s’anime tout a coup, à la grande stupéfaction de Macnee. "C’est de la merde ! Un gros tas de merde !". Il arrache des pages et les déchire, puis demande à ce que nombreuses scènes soit réécrites, à la grande fureur du scénariste. "Il traitait les scénaristes comme des pisse-copies", se souvient MacNee, "et en fait, il n’avait pas tort, parce-que ceux-ci s’énervaient, se bougeaient, et devenaient vraiment créatifs".
Hot Snow, le premier épisode complètement remanié, est diffusé le 7 janvier 1961. Le deuxième épisode, Brought To Book, est en fait la deuxième partie du premier, et montre le criminel ayant tué la fiancée du docteur se faire appréhender.  Il est écrit par un jeune loup surdoué nommé Brian Clemens, qui a aussi officieusement retouché la première partie, et est diffusé le 14 janvier. Tout semble aller pour le mieux. Pourtant, MacNee est à deux doigts d’être viré ! Les producteurs trouvent son personnage trop fade, sérieux et stéréotypé. Ils lui demandent de trouver quelque chose pour le rendre plus attrayant. MacNee décide alors de transformer le personnage de Steed. Il s’inspire d’un vieux film intitulé Q Planes, dans lequel Ralph Richardson joue un agent secret élégant portant un chapeau et un parapluie. La différence : lui sera coiffé d’un chapeau melon ! Mélangeant le personnage avec d’autres influences, notamment son père, lui aussi roi de l’élégance, et le Scarlet Pimpernel, un héros classique anglais, qui avait l’air d’un crétin, mais cachait sous son aspect une personnalité dangereuse, ancêtre de Zorro entre autres, MacNee revient au studio avec son nouveau look, et se retrouve nommé attraction de la journée. Les producteurs sont  un peu surpris, mais pourquoi pas après tout ? C’est toujours mieux qu’un imperméable de détective à la Bogart façon fifties !


Diffusés en direct, les épisodes sont répétés pendant deux semaines dans un nuage de filles et d’alcool. Hendry et MacNee sont en effet très portés sur la bouteille et la gente féminine, et s’amusent à pousser les scénaristes dans leur retranchements, refusant toute formule ressassée au profit de scénarios tendant vers le bizarre et l’inhabituel. Les metteurs en scènes se prennent au jeu, et redoublent eux aussi de créativité. Les épisodes se déroulent dans des lieux étranges, comme des zoos ou des cirques. Des morts reviennent à la vie, et des hommes radioactifs se baladent en contaminant tout ce qui bouge. Un nazi est découvert congelé dans un frigo. Un épisode commence même par une scène dans laquelle un homme est poussé dans une cage au fauve. Alors que les rugissements des lions retentissent, la caméra s’attarde sur un panneau à proximité, avertissant de "ne pas nourrir les animaux". Toute la philosophie desAvengers est déjà dans cette séquence ! L’air de rien, quelque chose de nouveau est en train de naitre, entre les thrillers d’espionnage de Ian Fleming (James Bond n’est pas encore apparu à l’écran), et une vision de l’Angleterre surréaliste et dérangée.
La série, tout d’abord uniquement diffusée en province, est enfin programmée à Londres, et grimpe en popularité. Mais en Octobre 1961, une grève d’acteurs met fin, provisoirement, à son existence.


En mai 1962, la série revient pourtant sur les ondes, mais Ian Hendry, qui a répondu aux chants des sirènes du cinéma, n’est plus de la partie. Il est remplacé provisoirement pour trois épisodes par le Dr King, interprété par Jon Rollason. Personne n’est dupe, il s’agit juste de recycler les scripts déjà écrits pour Ian Hendry ! Le personnage de Steed a une promotion, et se retrouve nommé tête d’affiche de la série, à la plus grande joie de MacNee, joie vite retombée, aucune augmentation de salaire significative ne lui étant accordée ! C’est le début pour MacNee d’une lutte acharnée contre les costumes-cravates hantant les coulisses, une lutte qui ne s’arrêtera pas avant l’annulation de la série. En attendant, Sidney Newman n’arrive pas à trouver de remplaçant adéquat au docteur. Il commence à désespérer, lorsqu’il visionne à la télévision un reportage incroyable. Une femme vivant au Kenya, est rentrée un jour chez elle pour découvrir son mari décapité, deux de ses enfants morts, et trois hommes armés de machettes bien décidés à la tuer.

Imperturbable, elle les a descendus tous les trois au revolver ! Cette même dame donne des interviews aux reporters, son bébé survivant accroché au dos, et son arme à la main. Pour Sidney Newman, c’est l’évidence même. Si aucun acteur ne peut marcher sur les traces de Ian Hendry, pourquoi ne pas prendre... une actrice, dont le personnage serait un croisement entre celui qu’il vient de voir sur la lucarne noir et blanc, et celui de Ian Hendry ? Sidney Newman ordonne à Leonard White d’organiser des séances de casting, et part en vacances, avec une directive :"Prendre n’importe qui d’autre qu’Honor Blackman", une actrice ayant surtout joué des personnages à l’eau de rose. A son retour, évidemment, Sidney Newman découvre que Leonard White a signé... Honor Blackman ! Et à sa grande surprise, la relation de l’actrice avec Patrick MacNee fonctionne du tonnerre à l’écran. Honor Blackman devient donc la première Avengers Lady, Cathy Gale, une anthropologue, experte en à peu près tout, contrairement à John Steed ! Ce dernier passe son temps à essayer de s’attirer ses faveurs, sans y parvenir, pour la plus grande joie des téléspectateurs. Cathy partage avec lui quelques aventures très prometteuses, croisant des adeptes de la magie noire, des ordinateurs tueurs, et des criminels excentriques. Steed alterne ses enquêtes avec une autre partenaire féminine, Venus Smith (Julie Stevens), chanteuse de night-club que le retors agent secret entraîne dans les machinations les plus sinistres. Au bout de six épisodes, cette dernière disparaît définitivement, Cathy, ou Mrs Gale, comme l’appelle Steed, remporte en effet les faveurs du public







BEN AFFLECK VEUT PRODUIRE UN FILM SUR LE SCANDALE DE LA FIFA

Les affaires de corruption très médiatisées qui ont récemment agité la FIFA inspire apparemment Ben Affleck. L'acteur, réalisateur et producteur souhaite en effet produire sur grand écran l'histoire rocambolesque de Chuck Blazer, avec le cinéaste Gavin O'Connor eux manettes.
Le scandale a fait la une des journaux depuis quelques semaines : les multiples affaires de corruption dans lesquelles seraient impliqués de nombreux officiels de la FIFA, principale organisation du football à l'échelle mondiale ont en effet ébranlé sérieusement l'institution, coûtant sa place au président en place, le controverséSepp BlatterSelon le Hollywood Reporter, cette histoire très médiatisée devrait très rapidement se retrouver sur grand écran.
La Warner Bros. a en effet acquis les droits d'adaptation de Houses of Deceit, un livre d'investigation du journaliste Ken Bensinger retraçant l'histoire de Chuck Blazer, la taupe de la FBI par qui le scandale est arrivé. Surnommé "Monsieur 10%" pour les énormes commissions qu'il touchait sur ses contrats, cet ancien patron du football nord-américain avait négocié ses nombreuses révélations contre un allègement des charges qui pesaient contre lui.
Et c'est Ben Affleck qui se chargera de produire cette adaptation par l'intermédiaire de Pearl Street Films, qu'il a cofondé avec son ami de toujours Matt Damon. À la réalisation, on retrouvera le réalisateur Gavin O'Connor (Warrior), avec lequel Affleck a déjà collaboré pour The Accountant, un thriller dont la sortie est prévue en janvier prochain. Le scénariste Anthony Tambakis, qui a également travaillé sur le script de Warrior, sera en charge d'écrire le scénario.

PRERMIERES NOUVELLES DU FESTIVAL DE VEZOUL : SEUL FESTIVAL ASIATIQUE

Désormais seul festival de premier plan consacré au cinéma asiatique en France, le Festival international des Cinémas d'Asie de Vesoul continue de creuser son sillon. Ce qui signifie, pour ses organisateurs, une mobilisation permanente pour préparer l'édition à venir. Martine et Jean-Marc Thérouanne ainsi que leur équipe de fidèles travaillent donc d'arrache-pied à l'élaboration du FICA 2016, qui se tiendra du 3 au 10 février.
Une des nombreuses étapes de leur marathon annuel les a mené comme chaque année au Festival de Cannes, où ils ont retrouvé plusieurs de leurs anciens invités d'honneur tel Hou Hsiao-Hsien, Brillante Mendoza (ci-dessus en photo avec l'équipe) et Kore-Eda Hirokazu. C'est souvent lors de ces rencontres informelles que se nouent les contacts primordiaux pour le festival, notamment lorsqu'il s'agit d'inviter acteurs, réalisateurs et producteurs à venir découvrir Vesoul. Qui sera le prochain Cyclo d'honneur ? Le mystère reste pour le moment entier... mais on peut être sûr que les organisateurs nous concoctent quelques belles surprises de leur cru.
Mais s'il est trop tôt pour annoncer les personnalités qui seront honorées au prochain FICA, les grandes lignes de cette 22e édition commencent malgré tout à se mettre en place. Ainsi, on sait d'ores et déjà que la section thématique sera intitulée "entre l'Orient et l'Occident". "C'est une thématique très actuelle", explique Jean-Marc Thérouanne. "On est sans conteste dans le village global où tout s'interpénètre." Ce sera donc l'occasion de présenter des coproductions entre Asie et Occident (à l'image d'Another country de Hong Sang-soo, ou duBarrage contre le pacifique de Rithy Panh) mais aussi des films traitant du colonialisme, des flux migratoires et de la fascination des Occidentaux pour l'Asie.
"Nous avons également reçu le label pour participer à l'Année France-Corée qui commémore le 130e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la Corée du Sud", déclare par ailleurs le délégué général du FICA. "Pour le moment, nous sommes l'un des trois projets cinéma retenus ! Nous avons décidé de proposer une rétrospective de films qui sont des adaptations littéraires. Soit des films coréens basés sur des livres fraçais, soit l'inverse. Cela nous permet de nous renouveler".
Se renouveler, c'est bien l'une des préoccupations majeures de l'équipe de Vesoul, qui propose chaque année un savant dosage de découvertes, de valeurs sûres et de petites pépites rarissimes. Ce sera probablement à nouveau le cas en 2016, ne serait-ce qu'avec le troisième temps fort dévoilé par Jean-Marc Thérouanne : un regard sur "Les maîtres oubliés du cinéma thaïlandais" qui devrait dévoiler les années fondatrices de cette cinématographie aujourd'hui si dynamique.
Cela fait déjà trois bonnes raisons d'aller passer une semaine à Vesoul en février prochain... et c'est loin d'être fini ! D'autant que, cette année, la manifestation se tiendra juste avant Berlin (11-21 février), permettant aux plus gourmands d'entre nous d'enchaîner les deux festivals, pour une double dose de plaisir cinématographique.
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samedi 27 juin 2015

CONSEIL DE FILM LE SAMEDI 27 JUIN 2015 A LA TELE

CONSEIL DE FILM LE SAMEDI 27 JUIN 2015 A LA TELE


A VOIR 

BASIC INSTINC DE PAUL VERHOEVEN avec Sharon Stone, Michael Douglas et Jeanne Triple Horne sur OCS CHOX

Basic instinct



A ZAPPER  

BASIC INSTINCT 2 DE MICHAEL CATON JONES avec Sharon Stone, David Morissey et Charlotte Rampling sur OCS CHOC

Basic instinct 2

EN L'HONNEUR DE LA MARCHE DES FIERTES / FILM COMPLET / LES ROSEAUX SAUVAGES

En l'honneur de la Marche des fiertés à Paris, le Classique Les Roseaux Sauvages de André Téchiné avec Gael Morel, Stéphane Rideau, Elodie Bouchez et Frédéric Gorny.

Le film se déroule en 1962, dans le Sud-Ouest de la France. Deux adolescents, François et Maïté, vont à un mariage. Un militaire y épouse une fille du pays pour éviter de repartir en Algérie y faire la guerre. Il demande à la mère de Maïté, Madame Alvarez, responsable de la cellule locale du Parti communiste français, de l'aider à déserter, mais elle refuse. François rencontre le frère de l'appelé, Serge, qui lui demande de l'aider pour ses cours de français. François accepte et, en devenant plus intime avec Serge, se rend compte qu'il préfère les garçons. Il se confie à Maïté qui, elle, ne se sent attirée par personne et rejette pour le moment la sexualité.
François s'intéresse aussi au compagnon de chambre de Serge, Henri. Ce dernier, pied-noir, a quitté l'Algérie où son père est mort. Il critique le général de Gaulle et se révèle pro-OAS. Serge est appelé lors d'un cours : il apprend que son frère est mort en Algérie. Il voue alors une haine brûlante à Henri, qui soutient la guerre, tandis que la mère de Maïté, rongée de culpabilité pour ne pas avoir pu l'aider, part en cure de sommeil.
Son remplaçant, Monsieur Morelli, cherche à aider Henri à avoir le baccalauréat. Mais ce dernier, révolté par les décisions de de Gaulle et le retrait de la France en Algérie, décide de quitter la ville. Avant cela, il veut mettre le feu à la cellule du Parti communiste, tenue par Madame Alvarez. Il y voit Maïté, qui l'invite à entrer, et à qui il cache ses intentions initiales. Tous deux discutent et se découvrent une attirance.
Lassés d'attendre les résultats du bac, François, Maïté et Serge décident d'aller se baigner dans la rivière. Ils rencontrent sur leur chemin Henri, qui n'a pas encore pris son train. Cette ultime scène de baignade estivale est l'occasion de préciser les rapports de chacun avec les autres.


WIENER-DOG NOUVEAU PROJET DE TODD SOLONDZ AVEC JULIE DELPY

Todd Solondz a commencé le tournage de son nouveau film, selon Variety. Wiener-Dog réunit un casting iconoclaste: deux égéries de la comédie indépendante, Julie Delpy et Greta Gerwig, mais aussi Kieran Culkin, un peu oublié depuis Igby en 2002, Danny DeVito, qui n'a rien tourné de marquant au cinéma depuis plus de dix ans, Brie Larson (21 Jump Street, Don Jon, The Spectacular Now), Ellen Burstyn (Requiem for a Dream, Interstellar), Zosia Mamet (Tout va bien! The Kids Are All Right, Greenberg), Trey Gerrald, Samrat Chakrabarti et Tracy Letts (acteur dans la série Homeland et scénariste d'Un été à Osage County).
Il s'agit de la suite du film qui révéla le cinéaste, Bienvenue dans l'âge ingrat (Welcome to the Dollhouse, 1996). Greta Gerwig reprendrait le rôle de Dawn Wiener, désormais adulte, joué à l'époque par Heather Matarazzo.
Wiener-Dog racontera l'histoire de plusieurs personnes dont la vie est transformée grâce à un teckel, qui semble avoir le pouvoir d'apporter confort et bonheur.
Outre Welcome to the Dollhouse, Todd Solondz a filmé Fear Anxiety & Depression, Life During WartimeHappinessPalindromes, Storytelling et Dark Horse (son dernier film, il y a 4 ans).

PALMARES DU FESTIVAL D'EDIMBOURG : CHARLOTTE RAMPLING DE NOUVEAU

Le 69e Festival du Film d'Edimbourgh (Ecosse) a annoncé son palmarès aujourd'hui, deux jours avant la remise des prix.
45 Years d'Andrew Haigh, qui a déjà été honoré d'un double prix d'interprétation à Berlin et qui vient de faire son avant-première française au Festival de Cabourg, a reçu la plus haute distinction, le Prix Michael Powell du meilleur film britannique. Ce prix a récompensé par le passé des films comme Priest, Jude, Young Adam, My Summer of Love, Tsotsi, Moon...
L'actrice principale du film, Charlotte Rampling, a été récompensée en tant que meilleure interprète, prix qu'elle partage avec James Cosmo (The Pyramid Texts). Eddie Marsan avait été l'unique récipendaire l'an dernier.
Le prix du meilleur film international a distingué The Diary of a Teenage Girl de l'américaine Marielle Heller, le prix du documentaire a été décerné à The Wolfpack de Crystal Moselle et le prix du public récompensant un film d'animation anglais a couronné Stems d'Ainslie Henderson.

LE MUSEE DES OSCARS VA OUVRIR A LOS ANGELES EN 2017

Le musée de l'Académie des Oscars va enfin voir le jour. Le conseil municipal de Los Angeles a donné son feu vert pour la construction du bâtiment.
Budgété à hauteur de 300 millions de $, le permis de construire était loin de faire l'unanimité parmi les riverains qui se sont mêlés des plans de l'architecte Renzo Piano concernant notamment l'accès au bâtiment et les parkings.
Le musée sera situé dans le quadrilatère artistique du Los Angeles County Museum of Art (le Louvre de la ville) où se situent déjà le Petersen Automotive Museum et le La Brea Tar Pits Museum. Il occupera en partie l'aile ouest du LACMA, qui fut aussi un grand magasin. Renzo Piano lui ajoutera une sorte de cocon futuriste.
L'Academy Museum of Motion Pictures  sera un musée entièrement dédié au cinéma.  De Méliès à Kubrick, de Charlie Chaplin à Martin Scorsese, les collections s'étoffent en vue des expositions permanentes. Steven Spielberg et Jeffrey Katzenberg font partie des donateurs.
L'Académie espère ouvrir son musée en 2017.

DES NOUVELLES DU PROCHAIN BONG JOON HO "OKJA"

OKJA: des infos sur le prochain Bong Joon-Ho

OKJA: des infos sur le prochain Bong Joon-Ho
Deux ans après sa dernière réalisation, Snowpiercer, le Coréen Bong Joon-Ho a un nouveau projet. Celui-ci s'intitule Okja et Bong a confié avoir récemment achevé la première version du scénario. Okja raconte l'histoire d'une jeune fille de la campagne, venue de la province de Gangwon, en voyage de la Corée aux États-Unis. Okja n'est pas le nom de cette jeune fille : il s'agit de celui d'un monstre...
40% du film sera tourné aux États-Unis et le reste en Corée. Le budget du film devrait se situer entre celui de The Host (11 millions de dollars) et Snowpiercer(40 millions de dollars). Outre Bong Joon-Ho, d'autres maîtres du cinéma coréens contemporains sont au travail, comme Park Chan-Wook et Kim Jee-Won