Vu le film Ma Pomme de Marc Gilbert Sauvajon (1950) avec Maurice Chevalier Raymond Bussières Jacques Baumer Jean Wall Sophie Desmarest Jane Marken Jean Hebey François Joux Félix Paquet Jaques Dynam Dominique Davray
Il y a des chansons qui restent tellement accrochées à un interprète qu'on a du mal à imaginer quelqu'un d'autre les chanter, et « Ma pomme » fait incontestablement partie de celles-là. Quand on évoque Maurice Chevalier, on retrouve aussitôt son canotier, son accent de titi parisien, sa gouaille et cette façon bien à lui de chanter qui donne l'impression qu'il vous raconte ses petites histoires au comptoir d'un bistrot. Pourtant, cette chanson n'est pas née avec le film qui porte son nom, puisqu'elle avait été créée en 1931 pour L'Homme du jour de Julien Duvivier, déjà interprétée par Chevalier. Sa reprise dans Ma Pomme montre à quel point elle était devenue indissociable de son interprète, bien davantage que d'une œuvre cinématographique.
Réalisé par Marc-Gilbert Sauvajon, ce film tourné en 1950 nous raconte l'histoire d'un vagabond surnommé « Ma Pomme », qui mène une existence sans grandes prétentions, jusqu'au jour où il apprend qu'il vient d'hériter d'une fortune considérable. Seulement voilà, notre homme n'est pas particulièrement emballé par cette perspective et se demande si tous ces millions vont réellement améliorer son existence. Le problème, c'est que les autres héritiers ne pourront toucher leur part que si lui-même accepte la sienne. Le voilà donc devenu la cible de toutes les pressions, entre ceux qui cherchent à le convaincre et ceux qui voient déjà leur fortune leur échapper. Une situation qui ne manque pas de possibilités comiques, surtout lorsqu'on oppose la simplicité d'un vagabond à l'appétit financier de ceux qui l'entourent.
C'est le grand Maurice Chevalier que l'on retrouve ici dans une comédie dramatique qui possède encore ce parfum des productions françaises des années 30, alors que nous sommes pourtant en 1950. Il pousse la chansonnette à quatre reprises, avec naturellement le morceau vedette « Ma Pomme », qu'il interprète avec cette gouaille de Ménilmontant qui a fait sa réputation. Son personnage lui va comme un gant, même si l'on sent que le film repose énormément sur sa personnalité et son immense popularité.
Mais il ne faudrait pas oublier les autres comédiens, car cette distribution réserve également de belles satisfactions, avec notamment un très grand Raymond Bussières, qui apporte sa présence, son naturel et cette truculence dont il avait le secret. On retrouve également autour de Chevalier des seconds rôles qui donnent à cette petite histoire d'héritage toute sa saveur, sans chercher à transformer l'affaire en grande comédie à effets.
Ma Pomme est un film charmant, drôle et sans prétention, qui nous replonge dans un cinéma populaire où l'on savait encore raconter une histoire avec quelques personnages bien dessinés, des situations amusantes et des chansons qui faisaient partie du spectacle. Ce n'est certes pas le film qui aura laissé la plus grande empreinte dans l'histoire du septième art, mais il permet de retrouver un Maurice Chevalier en pleine possession de ses moyens, et un Raymond Bussières particulièrement réjouissant. On passe un bon moment en compagnie de ces deux-là, et finalement, si la chanson a largement survécu au film, celui-ci mérite tout de même qu'on lui accorde une petite visite. Ma pomme, ce n'est peut-être pas grand-chose, mais avec Maurice Chevalier, ça a tout de même de la gueule !
Il y a des chansons qui restent tellement accrochées à un interprète qu'on a du mal à imaginer quelqu'un d'autre les chanter, et « Ma pomme » fait incontestablement partie de celles-là. Quand on évoque Maurice Chevalier, on retrouve aussitôt son canotier, son accent de titi parisien, sa gouaille et cette façon bien à lui de chanter qui donne l'impression qu'il vous raconte ses petites histoires au comptoir d'un bistrot. Pourtant, cette chanson n'est pas née avec le film qui porte son nom, puisqu'elle avait été créée en 1931 pour L'Homme du jour de Julien Duvivier, déjà interprétée par Chevalier. Sa reprise dans Ma Pomme montre à quel point elle était devenue indissociable de son interprète, bien davantage que d'une œuvre cinématographique.
Réalisé par Marc-Gilbert Sauvajon, ce film tourné en 1950 nous raconte l'histoire d'un vagabond surnommé « Ma Pomme », qui mène une existence sans grandes prétentions, jusqu'au jour où il apprend qu'il vient d'hériter d'une fortune considérable. Seulement voilà, notre homme n'est pas particulièrement emballé par cette perspective et se demande si tous ces millions vont réellement améliorer son existence. Le problème, c'est que les autres héritiers ne pourront toucher leur part que si lui-même accepte la sienne. Le voilà donc devenu la cible de toutes les pressions, entre ceux qui cherchent à le convaincre et ceux qui voient déjà leur fortune leur échapper. Une situation qui ne manque pas de possibilités comiques, surtout lorsqu'on oppose la simplicité d'un vagabond à l'appétit financier de ceux qui l'entourent.
C'est le grand Maurice Chevalier que l'on retrouve ici dans une comédie dramatique qui possède encore ce parfum des productions françaises des années 30, alors que nous sommes pourtant en 1950. Il pousse la chansonnette à quatre reprises, avec naturellement le morceau vedette « Ma Pomme », qu'il interprète avec cette gouaille de Ménilmontant qui a fait sa réputation. Son personnage lui va comme un gant, même si l'on sent que le film repose énormément sur sa personnalité et son immense popularité.
Mais il ne faudrait pas oublier les autres comédiens, car cette distribution réserve également de belles satisfactions, avec notamment un très grand Raymond Bussières, qui apporte sa présence, son naturel et cette truculence dont il avait le secret. On retrouve également autour de Chevalier des seconds rôles qui donnent à cette petite histoire d'héritage toute sa saveur, sans chercher à transformer l'affaire en grande comédie à effets.
Ma Pomme est un film charmant, drôle et sans prétention, qui nous replonge dans un cinéma populaire où l'on savait encore raconter une histoire avec quelques personnages bien dessinés, des situations amusantes et des chansons qui faisaient partie du spectacle. Ce n'est certes pas le film qui aura laissé la plus grande empreinte dans l'histoire du septième art, mais il permet de retrouver un Maurice Chevalier en pleine possession de ses moyens, et un Raymond Bussières particulièrement réjouissant. On passe un bon moment en compagnie de ces deux-là, et finalement, si la chanson a largement survécu au film, celui-ci mérite tout de même qu'on lui accorde une petite visite. Ma pomme, ce n'est peut-être pas grand-chose, mais avec Maurice Chevalier, ça a tout de même de la gueule
https://www.youtube.com/watch?v=UjCODmD88Ic
NOTE : 11.50
FICHE TECHNIQUE
- Réalisation : Marc-Gilbert Sauvajon, assisté de : Claude Pinoteau, Ulrich Picard
- Scénario, adaptation et dialogues : Marc-Gilbert Sauvajon
- Décors : Jean d'Eaubonne
- Costumes : Rosine Delamare, exécutés par Balmain
- Photographie : Henri Alekan ; cadreur : Henri Tiquet
- Musique : Charles Borel-Clerc, Fred Freed, G. Kernis, Claude Valéry, Jean Marion (non crédité)
- Chansons :
- Clodo sérénade - musique : Fred Freed, Paroles : Maurice Vandair et Maurice Chevalier.
- T'en fais pas - musique : Jacques Kernys et Fernand Bonifay, paroles : Maurice Chevalier et Fernand Bonifay.
- Y'a tant d'amour - musique : Claude Valéry, paroles : Raymond Asso.
- Ma pomme - musique : Charles Borel-Clerc, paroles : Georges Fronsac et Mme Rigot.
- À l'accordéon : Tony Murena
- Montage : Roger Dwyre
- Son : Antoine Petitjean
- Maquillage : Hagop Arakélian
- Production : André Paulvé, Michel Safra
- Société de production : Speva-Films, Discina
- Pays de production :
France - Tournage : au , Studios de Boulogne, aéroport de Paris-Orly et rue Charlemagne (près de la rue de Jouy) à Paris.
- Maurice Chevalier : Maurice Vallier dit « Ma pomme », clochard
- Sophie Desmarets : Caroline Peuchat, la femme du banquier
- Jean Wall : M. Peuchat, le banquier
- Jane Marken : Mme Deply
- Raymond Bussières : Fricotard, le clochard ami de Maurice
- Véra Norman : Claire Andrieux, l'hôtesse de l'air
- Jacques Baumer : Maître Dubuisson, notaire
- Jean Hebey : M. Bourdonnais, le patron du restaurant
- Jacques Dynam : Jacques Turpin, l'architecte amoureux de Claire
- Suzanne Grey : la serveuse du restaurant
- Odette Barencey : la concierge
- Fernand Rauzena : le maestro
- Pierre Juvenet : le président
- François Joux : le mari inquiet de l'aéroport
- Alexandre Mihalesco : le concierge
- Germaine Stainval : la présidente
- André Wasley : l'agent
- Roger Vincent : le docteur
- Marcel Rouzé : un ouvrier sur le chantier
- Marcel Charvey : le journaliste
- Guy Henry : un invité à la soirée
- Félix Paquet : Valentin, le domestique des « Peuchat »
- Barbara Shaw : Coppélia
- Mag Avril
- Dominique Davray
- René Pascal
- Philippe Janvier
- Guy Derlan
- Ann Rachlin

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire