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jeudi 2 novembre 2017

PALMARES DU FESTIVAL DU FILM POLITIQUE (CREE PAR KARL ZERO)

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le caractère "international" du festival a été amplement respecté, avec pas moins de trois continents représentés parmi les primés. Du Caire aux terres coréennes en passant par le microcosme du Paris politique, ce sont différents cinémas qui ont été récompensés.
C'est sous le regard bienveillant de Marlène Schiappa que cette cérémonie de clôture avait commencé, avec un rappel de son attachement à la Corse de la part de la secrétaire d'État : "Je suis ici devant une audience composée en grande partie par les membres de ma famille et mes amis. La Corse est une terre de politique, de légendes autour desquelles il y aurait bien des films à faire", n'a pas manqué de rappeler la ministre.
Rapidement, la remise des prix a assuré le relais et le jury, co-présidé par Marlène Schiappa et Niels Arestrup, a désigné le long-métrage Entre deux rives de Kim Ki-duk et l'histoire de ce pêcheur nord-coréen qui dérive chez son voisin du sud et doit prouver qu'il n'est pas un espion en mission.
Si le film est méconnu du grand public, le choix était attendu tant les réactions des spectateurs à la sortie des deux projections étaient fortes :"C'est une oeuvre chargée d'émotion et de violence", commentait juste avant la cérémonie une amie de Rachida Dati, l'ancienne ministre qui devait être membre du jury mais qui n'a pu se rendre en Corse au dernier moment.
Le jury des médias, auquel a participé Corse-Matin, a quant à lui privilégié l'histoire du jeune commissaire Noureddine à l'aube du printemps arabe dans une Egypte corrompue, magnifiquement mise en scène dans Le Caire confidentiel de Tarek Saleh. Présent pour l'occasion, l'acteur Hichem Yacoubi, qui joue le rôle du proxénète Nagui, a exprimé toute son émotion : "J'ai hâte d'annoncer cette bonne nouvelle à Tarek, je suis sûr qu'il sera très heureux."
Le dernier prix a été attribué par le public, qui pouvait voter via le site officiel du festival. C'est une lutte à trois qui s'est jouée pendant un long moment avec le documentaire de Pierre-Antoine Beretti sur Edmond Simeoni et l'excellent I'm not your negro de Raoul Peck.
Finalement, l'épopée de Nicolas Sarkozy réalisée par Xavier Durringer a pris le large dans la dernière ligne droite. Le réalisateur, "étonné mais ravi de recevoir un prix", a déjà pris rendez-vous pour l'année prochaine avec le public, venu en nombre dans la salle du centre culturel.
Pour une seconde édition ? Certainement si on en croit les volontés publiquement affichées de la part de Karl Zéro et des organisateurs ainsi que du maire de Porto-Vecchio, Georges Mela. Ce n'est donc pas un adieu, mais juste un au revoir.
Source : Corse-Matin

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