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mercredi 26 janvier 2022

11.50 - MON AVIS SUR LE FILM MADELEINE COLLINS DE ANTOINE BARRAUD (2021)

Vu le film Madeleine Collins de Antoine Barraud (2021) avec Virginie Efira , Bruno Salomone Quim Gutiérrez Loïse Benguerel Jacqueline Bisset Valérie Donzelli Nadav Lapid Thomas Gioria François Rostain Nathalie Boutefeu et Mona Walravens

 Film Franco-Belgo-Suisse par le réalisateur Antoine Barraud jusqu'ici spécialiste du film d'"animation, on lui doit le joli Gus, petit oiseau, grand voyage

Judith a depuis des années une double vie : en Suisse, elle vit avec Abdel, avec qui elle élève une petite fille ; en France, elle est la mère de deux garçons avec Melvil. Elle leur justifie son absence régulière en prétextant des voyages dans d'autres pays européens pour son métier de traductrice.

Film hitchcockien mais sans meurtre, mais rien que par l'ambiance insoutenable pour cette pauvre Judith (Efira) coincée entre deux vies, qui en apparence semble heureuse, grâce à son métier d'interprète qui l'a fait voyager de Suisse en France, elle peut mener ainsi une double vie et depuis longtemps avec deux hommes complètement différents qui eux ont un grand amour de leurs enfants, celui d'en Suisse n'est pas la fille de Judith.

Et l'autre en France avec son mari et ses deux propres enfants, on comprend par l'âge des enfants de chaque côté de la frontière, que son couple avec Abel est venu après celui de Melvil. Pourquoi deux vies, pourquoi deux couples, alors que cela à l'air de bien se passer dans son premier couple ;

Mais son ainé Joris (Thomas Gioria ) est un peu trop curieux et va surprendre sa mère dans son autre vie, et de là Judith va avoir un mal fou à gérer ces deux vies, les confondants parfois, au bord de la folie Judith va perdre pied et entré en conflit avec toute sa famille , même les parents de Melvil qui s'occupent trop pour elle de son couple.

On va essayer petit à petit de comprendre Judith, mais elle a tellement de choses à cachés même dans sa tête, qu'on va perdre pied avec elle.

A part la fin du film banalisé, le film nous emmène dans un monde entre folie et schizophrénie perturbant, Virgine Efira une nouvelle fois parfaite et toujours ce jeune Thomas Gioria dans le jeu énigmatique. Et puis on peut voir Jacqueline Bisset, que demander de plus ;

NOTE : 11.50

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION

lundi 24 janvier 2022

16.10 - MON AVIS SUR LE FILM ONODA 10000 NUITS DANS LA JUNGLE DE ARTHUR HARARI (2020)


 Vu le film Onoda , 10000 Nuits dans la Jungle de Arthur Harari (2020) avec Yūya Endō, Kanji Tsuda , Yūya Matsuura, Tetsuya Chiba , Kai Inowaki,  Nobuhiro Suwa  et Taiga Nakano

En 1944. Le Japon est en train de perdre la guerre. Sur ordre du mystérieux Major Taniguchi, le jeune Hiroo Onoda est envoyé sur une île des Philippines juste avant le débarquement américain. La poignée de soldats qu'il entraîne dans la jungle découvre bientôt la doctrine inconnue qui va les lier à cet homme : la Guerre Secrète. Pour l'Empire, la guerre est sur le point de finir. Pour Onoda, elle s'achèvera 10 000 nuits plus tard.

Le film d’Arthur Harari est un véritable choc visuel, humain et émotionnel, il arrive à capter l’incroyable aventure (si on peut dire) de ce soldat qui des années après des nuits et des jours dans le déni, va être confronté à la réalité avec ce touriste qui va tenter lui dire la vérité, terrible vérité …. La guerre est finie. La scène de fin est tout simplement splendide !

On suit petit à petit la folie des hommes qui suivent aveuglément des ordres qui finalement n’existent pas, obéissant à une doctrine invisible surtout venant d’une culture ou l’obéissance est un sacerdoce. Il est vrai que ces hommes sont loin de leurs bases dans cette île proche des Philippines, et surtout sans moyen de communication et sans recevoir d’ordre de retrait.

C’est d’autant plus impressionnant que c’est une histoire vraie , car avec ses trois camarades il pensait que l’ennemi lui faisait par ruse que la guerre était finie , une histoire de dingue , et comme il va perdre ses camarades petit à petit sans toutefois croire autre chose que la guerre est finie , devenant petit à petit fou par la solitude et sa croyance qu’il croit sans faille , se débrouillant dans cet île tout ce qu’il a besoin ou juste besoin pour se nourrir et vivre surtout dans une région où les conditions climatiques sont en perpétuels mouvement.

Nous aussi on devient fou, car on n’imagine même pas être dans cette situation, je deviendrais complètement barré, même si je n’ai aucune idéologie dans ma tête à qui obéir, cela sert mais il n’y a pas un bateau qui passe tous les jours !

Au départ je pensais au Film Duel dans le Pacifique ou deux hommes américains et japonais se retrouvaient sur une île sans savoir que la guerre était finie, mais finalement non !

L’autre grosse surprise du film c’est la qualité de la vision de cette guerre du réalisateur qui est pourtant loin de sa culture (il avait réalisé le très bon Diamant Noir) et offre ici une fresque dantesque ce que peut être une guerre quand en plus elle n’existe pas , guerre contre l’invisible ennemi, contre soi-même , la mise en scène est absolument fabuleuse  et sa direction d’acteurs notamment les deux  acteurs qui jouent Hiro Onoda,  Yūya Endō et Kanji Tsuda impressionnant de réalisme.

En revanche je ne comprends pas que ce film n’a pas représenté la France aux Oscars, et que malgré le seul Prix Louis Delluc et même pas sélectionné en Compétition à Cannes, je n’arrive pas à comprendre.

Au tous cas nous on va rester plus que 10 000 jours avec les images dans la tête de cet exceptionnel film et Français messieurs dans la lignée des grands films de Malick ou Cimino oui j’ose !!

NOTE : 16.10

FICHE TECHNIQUE


FILMOGRAPHIE

dimanche 23 janvier 2022

TOP LEGENDE CINEMA : LE REALISATEUR HENRY KING (1886/1982)

Dans le cadre de mes TOPLEGENDECINEMA , je vous propose le réalisateur Henry King (1886/1982) , voici mon TOP10 de ses films (Ordre)

Le Brigand Bien-AImé

Le Cygne Noir

Bravados

Les Neiges du Kilimandjaro

La Colline de l'Adieu

L'Incendie de Chicago

Le Chant de Bernadette

Capitaine King

La Folle Parade

Tendre est la Nuit

Né dans une famille sudiste Henry King s'intéresse très vite au cinéma, en étant tout d'abord acteur de 1913 à 1917 avant de devenir réalisateur dès 1915 avec au début une soixantaine de films muets surtout des westerns et péplum pendant un peu plus de 10 ans comme Dans les laves du Vésuve où Romola.

Il tournera Barbara, fille du désert  le premier film de Gary Cooper, 

En 1927 il co-fonde avec 36 autres l'Academy of Motion Picture Arts and Science qui délivre annuellement les fameux Oscars d'Hollywood.

Au début du parlant il sera l'un des plus prolifiques avec sa maitrise du son, avec des films comme L'Incendie de Chicago, La Folle Parade, Le Président Wilson, Le Brigand bien-aimé, Le Cygne noir, Tant que soufflera la tempête, Le chant de Bernadette, ces films sont tous devenus des classiques du cinéma.

On retiendra aussi Les Neiges du Kilimandjaro, Bravados, le Viel Homme et la Mer d'après Ernest d'Hemingway (comme coréalisateur) où Bravados.

Il est à juste titre considéré comme l'un des plus grands du cinéma, son dernier film parmi 120 films sera en 1962 le film Tendre est la nuit d'après  F. Scott Fitzgerald

FILMOGRAPHIE

 

12.10 - MON AVIS SUR LE FILM TRALALA DE ARNAUD ET JEAN-MARIE LARRIEU (2021)

 

Vu le film Tralala de Arnaud et Jean-Marie Larrieu, (2021) avec Mathieu Amalric Mélanie Thierry Josiane Balasko Maïwen Denis Lavant Jalil Lespert Galatea Bellugi Bertrand Belin Joseph Brisset Balthazar Gibert Malik Djoudi

 Un chanteur-compositeur en voie de clochardisation voit apparaître une « fille en bleu » sur le parvis de la gare Montparnasse. Frappé par ce qu'il prend pour une apparition mariale, il décide de partir à sa recherche et se rend à Lourdes en quête de la Sainte Vierge. Il y fait la rencontre d'une sexagénaire qui le prend pour son fils, disparu vingt ans auparavant aux États-Unis.

C'est le CNC qui est à l'origine de ce projet, en faisant en 2019 un appel au projet de comédies musicales, dont les frères Larrieu ont répondus et proposer ce film, alors oui c'est une comédie musicale car c'est pratiquement que chantée mais loin des couleurs pastel des films de Demy ou du La La Land de Chazelle.

Au début j'ai été un peu perdu, car les chansons écrites pourtant pas  Philippe KaterineÉtienne DahoDominique ABertrand BelinJeanne Cherhal, Sein sont interprétés par les acteurs eux-mêmes qui ont peut dire on pas beaucoup de voix .

Jusqu'au départ à Lourdes c'est laborieux malgré le côté bohème de Amalric qui lui sied comme un gant , mais miracle dès arrivée à destination , cela fonctionne mieux grâce à l'arrivée de personnages de la propre famille de Tralala (le héros) avec comme on dit des gueules (Balasko, Thierry, Lavant surtout, Bertrand Belin  et les deux gamins de ce dernier Brisset et Gilbert qui ont pour moi le meilleur numéro musical du film , même si d'autres chansons sont peut-être plus belles mais moins rythmées.

Tralala ne joue pas que de la guitare quand on ne la lui met pas à l’eau, mais il joue aussi de son propre Tralala avec toutes jeunes femmes qu'il va croiser.

Un film brouillon, avec de bon moment et d'autres plus compliquées 

 

NOTE : 12.10

FICHE TECHNIQUE


DISTRIBUTION